27/02/2008

Bienvenue chez les Ch’tis

Chtis


Bienvenue chez les Ch’tis

 

« Fiers d’être simples »

 

Bruxelles. Lundi 25 Février 2008.

 

Lundi soir, je me suis retrouvé à l’avant première bruxelloise de Bienvenue chez les Ch’tis, le deuxième film réalisé par Dany Boon.

 

Grossièrement résumé, c’est l’histoire d’un homme du Sud de la France (Kad Merad) qui est muté pour deux ans à la Poste de Bergues dans le Nord-Pas-de-Calais, dans une peuplade qui lui est totalement inconnue, les Ch’tis. Evidemment, ce n’est pas ce qui l’enchante le plus. Il est contraint de quitter ses proches mais surtout de confronter ses préjugés à la réalité. A 1000 km de chez lui, il débarque sur une autre planète remplie d’étranges personnages parlant un langage incompréhensible : les Ch’tis et leur Ch’ti.

 

Evidemment, j’ai un rapport un peu particulier avec ce film. Il me touche. Il aborde une culture et un langage dont je suis proche, puisque je suis moi-même originaire du tournaisis à quelques kilomètres de mes amis français du Nord (qui porlent comme cha). Dans le film, je retrouve une langue que je connais mais surtout une culture partagée. Celle du facteur, toujours un peu rougeaud, qui, chaque matin, fait sa tournée… du moins il essaye de la faire, en slalomant entre les propositions de p’tits verres à boire. La tartine trempée dans le café à la chicorée. Les carbonnades et les chicons au gratin.  Je suis amusé de retrouver bon nombre de ces clichés/réalités.

 

Dany Boon nous livre une comédie française grand public. Très grand public même, c’est familial et ça ne vole jamais très haut ; c’est d’ailleurs ce qui est recherché. Ce film n’a pas la prétention de vous faire chauffer les méninges (sauf si vous essayez de déchiffrer l’entièreté du Ch’ti), mais simplement l’ambition de faire passer un moment de franche rigolade, avec des gags qui s’enchainent à toute allure mais aussi un moment rempli d’émotion et de tendresse. C’est plutôt réussi, c’est joliment fait et surtout avec énormément d’humilité. Dans ce film, Dany Boon fait quelque chose qui lui tient à cœur, il rend hommage à sa culture, la culture du Nord de la France mais aussi la culture du rire. Ça ne révolutionne certainement pas le cinéma mais ça fait passer un bon moment.

 

Après le film, en chanceux que nous sommes, nous avons droit à quarante minutes de questions-réponses, ou plutôt d’un two-man-show, en présence de Dany Boon et de Kad Merad, les deux acteurs principaux du film. Au programme, pleins d’anecdotes croustillantes et rigolotes, des infos sur le tournage mais aussi sur les affinités des acteurs avec la région et avec la Belgique, des blagues belges, tout y passe. Un grand moment. Deux comédiens attachants, humbles et extraordinaires.

 

Par contre, si je suis persuadé que ce film fera un carton dans le Nord (et pourquoi pas en Belgique), je me pose la question de savoir si ce film va amuser les parisiens ou encore les français qui sont moins concernés par les deux extrêmes opposés dans ce film à savoir les gens du Nord et ceux du Sud. Au final, au-delà de ce sujet qui tient Dany à cœur, est-ce que le public peut à la fois rire et comprendre cette culture qu’il ne connait pas et à laquelle il n’est pas familier ? J’aimerai beaucoup le savoir. Rendez-vous avec les chiffres du Box Office dans quelques semaines. Et pour ce qui est du scoop, sachez que si le succès est au rendez-vous, une suite pourrait bien vous attendre d’ici quelques années…      

    

06/09/2007

AaRON Showcase @ UGC De Brouckère

Aaron


AaRON Showcase @ UGC De Brouckère

 

… always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don’t be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.

 

Mercredi 5 Septembre 2007. 17h08. 5ième wagon du train en direction de Bruxelles.

Nouveau train, nouveau départ, nouvelle aventure, celle d’avoir le privilège d’assister au concert privé que donne ce soir à Bruxelles le duo français d’AaRON dans…un cinéma, l’UGC De Brouckère.

 

8 mois et 7 jours, c’est l’âge de ToX. A sa création, lors une soirée hivernale de blocus où je devais sans doute m’embêter, j’étais loin de m’imaginer les aventures et les jolies choses auxquelles ‘il’ me donne accès…

 

En Février dernier je faisais découvrir (ou tenter de le faire) à mes lecteurs belges le groupe AaRON, totalement inconnu en Belgique, découvert sur les ondes française par leur tube ‘U-Turn (Lili)’ sorti de nulle part… enfin si, du film « Je vais bien, ne t’en fais pas ». Et si je me rappelle bien, le groupe n’avait suscité que peu d’intérêt chez vous…

 

Il y a deux mois, j’ai eu la chance de rencontrer un garçon génial, disponible et authentique, c’était au festival de Dour, c’était Simon, la voix et l’auteur compositeur d’AaRON.

Le même jour, j’ai eu l’occasion de découvrir le groupe sur scène… avec un avis plutôt mitigé.

Toujours le même jour, j’ai eu la chance d’assister à un mini session acoustique donnée par Olivier et Simon sur un tas de gravier, c’était ‘Mister K’ et c’est un grand souvenir. Heureusement, Jérôme Colin a filmé ça.

 

 

 Pourtant, il restait cet avis mitigé à propos des prestations scéniques du groupe. C’est l’ami Sylvain Fesson qui m’avait mis la puce à l’oreille… Ils chantent une pop-rock triste avec le sourire des mecs qui maîtrisent. Ils vont bien, ne vous en faites pas. (…)

 

AaRON sur scène, c’était trop. Trop de monde, trop de sons préenregistrés, trop de démonstrations scéniques. Pour pas assez d’acoustique, pas assez d’intimité, pas assez de mélancolie.

AaRON c’est plutôt le groupe aimerait voir jouer dans son salon (ou au pire dans une petite salle) avec juste une guitare sèche et un piano. Seulement voilà, en moins d’un an, AaRON a acquis le statut de ‘star’, et remplit désormais des scènes de festivals ou des salles de concerts bien plus grandes que nos salons… Encore une fois, j’ai ce sentiment de m’être fait dérober… heureusement qu’il reste le cd…

J’en avais touché un mot à Simon qui m’annonçait l’éventualité d’une petite tournée acoustique. Affaire à suivre donc…

 

17h28. Dans une heure, c’est l’ouverture des portes, j’attends impatiemment ; impatient de découvrir l’approche que le groupe aura ce soir… intimiste… ou démonstratif…

22h46. De retour au bercail. Tout est fini… et comme en Juillet, reste un arrière goût amer, un résultat final mitigé… mais aussi de magnifiques souvenirs…

 

Quelques longues minutes, seul, dans la file d’attente. Pour me faire patienter, devant moi, invitées par le journal ‘Le Soir’, deux dames d’une soixantaine d’années discutant d’André Rieu et de sa probable nationalité. Selon l’une, il est allemand. Elle se trompe car comme son nom ne l’indique pas, il est néerlandais… Une chose est sure, je ressortirai moins con de cette soirée.

Les invités sont nombreux et variés. Quelques groupies, quelques fous de concours, quelques personnes plus âgées et bien sûr quelques (pseudo) VIP.

 

Imaginez ensuite une immense salle de cinéma, ‘L’Eldorado’, ostensiblement décorée façon « opéra/temple ». Au pied du gigantesque écran, ni podium, ni scène, juste la plateforme traditionnelle d’un cinéma. Au centre, un micro, celui de Simon. A gauche, un piano, celui d’Olivier. Autour, quelques amplis, rien de plus. Le ton est donné, leur prestation sera acoustique.

Imaginez le milieu de la deuxième rangée, à la même hauteur et juste en face du micro.

 

Pour la deuxième fois en deux mois, j’ai cette impression géniale d’avoir AaRON rien que pour moi.

 

Simon est souriant et communique beaucoup avec le public. Olivier lui est nettement plus en retrait.

Simon avertit qu’il est malade et que sa voix (à la Marge Simpson) risque de partir en couille, il s’en excuse et décide quand même de jouer. Pourtant sa voix est toujours aussi juste, parfaite, impressionnante.

 

Pas de surprises pour les spectateurs, pas de déception non plus puisque d’entrée de jeu on nous annonce que seuls six morceaux seront joués ce soir…

 

Six petits morceaux. Trente petites minutes, dont trois de rappel.

Quatre morceaux acoustiques excellentissimes (Angel Dust, U-Turn, Mister K, Leonard Cohen). Vingt minutes de bonheur.

Deux morceaux nettement moins acoustiques (Endless Song, Blow). Dix minutes de réflexions.

 

Commençons justement avec ces dix minutes de réflexions. Même dans une disposition acoustique, pour les interprétations de ‘Endless song’ et de ‘Blow’, ils n’auront pas pu s’empêcher de sortir de leur pc leurs affreux sons préenregistrés… agrémentés des désormais traditionnels démonstrations de Simon, entendez par là des ‘tourbillons’ en veux-tu, en voilà, et des petits sauts… Dommage. Ils auraient pu pour le même prix nous offrir le délicieux ‘Tunnel d’or’. Dix minutes de la face d’AaRON que j’apprécie le moins donc. Normal puisque vous devez connaître mon goût pour l’acoustique…

 

Mais les vingt autres minutes auront vite fait de balayer ces quelques déceptions. Notamment grâce à l’interprétation magistrale de ‘Angel Dust’, mon morceau préféré de l’album, réinterpréter dans une combinaison piano/voix fabuleuse, un grand moment.

‘Lili’ et ‘Mister K’ quant à eux furent sans réelles surprises.  Beaux mais sans surprises.

Après un (ridicule ?) rappel, place au cadeau, une découverte pour moi, une reprise d’un morceau de Léonard Cohen qui vient clôturer ce showcase de la plus belle manière qu’il soit.

 

La setlist :

-         Endless Song

-         Angel Dust

-         U-Turn (Lili)

-         Mister K

-         Blow

-         Leonard Cohen

 

Showcase qui sera suivi de la projection de « Je vais bien, ne t’en fais pas », déjà vu il y a quelques mois. Un film à l’image de ‘U-Turn (Lili)’, très joli mais pas ce qu’il y a de mieux pour donner la pêche.

Malheureusement, Simon et Olivier ne sont pas restés après le concert, overbookés, ils ont rapidement sauté dans le premier train… ça doit être ça avoir le statut de star… Dire qu’il y a un an ils étaient inconnus du grand public, chouette pour eux, un peu moins chouette pour Marguerite, puisque je n’ai pas pu t’avoir l’autographe que tu désirais tant…

Dommage pour moi, j’aurai encore aimé m’entretenir avec Simon…

 

Merci au label ‘Bang !’ pour cette jolie soirée, à Amandine mais aussi à Mr. l’attaché de presse d’Aaron.

 

Prochain passage d’AaRON en Belgique : Le 26 Novembre au Cirque Royal.

 

C’en est fini pour cette (trop ?) longue chronique. Pourtant je vais encore donner un peu de lecture aux plus courageux d’entre vous car… il n’y en aura plus durant une dizaine de jours…

Aujourd’hui, je réalise un rêve de gosse : partir à l’aventure vers le Nord. Une voiture, trois amis, une tente et pas mal de débrouillardise.

Pour ceux qui voudraient nous rejoindre ou nous suivre, les étapes de cette expédition danoise sont : Breda (ce soir), Amsterdam, Groningue, Hambourg, Esjberg, Alborg et Arhus.

Et puis, si vous vous embêtez, il y a toujours les archives de ToX.

 

Je penserai à vous. Portez vous bien et surtout ne soyez pas sage.

 

Ps : inutile de préciser que mon carnet de route complet et le récit de mes aventures danoises (sans mauvais jeu de mot) seront partagés sur ToX.

 

Retour le 15 Septembre. 17 Septembre, rentrée universitaire. 18 Septembre, concert de ‘Maps’ au Bota. Du 21 au 24 Septembre, voyage d’affaire à Paris.

 

Tchusss

 

Thomas

   

Edit: LaLibre vient de publier son compte rendu de la soirée.

 

Si vous avez des photos ou vidéos de la soirée, je suis preneur !

 

 

… always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don’t be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.

 

 

 

27/03/2007

Hugh Grant @ UGC De Brouckère Bruxelles

Hier soir, 21h39, je reçois le sms suivant : « P*tain comment c’était rigolo… J’étais à 1m de Hugh pendant son interview en français… Va voir c’est dans le journal de 19h de RTL (…) Tu veux une chronique de fille pour ToX ? »

 

Aie aie aie… Sachant que ce message vient de Catherine… ça pourrait signifier : des envolées lyriques, un style pompeux, long et machin bazar… (Son compte rendu de Mud Flow à l’AB vous vous en souvenez ? Non, et bien c’est normal)

 

Alors allez vous arrivez jusqu’à la fin de celui-ci ? C’est le défi ToX de la soirée ! :o)

 

C’est partiiiiii

 

(Accrochez vous !)

 

dyn010_original_640_427_pjpeg_2543688_819ec88aa7beb309a852ad29851815ae

 

Il y a quelques jours ToX nous annonçait la venue de Hugh Grant à Bruxelles pour l'avant-première de son dernier film "Le Come-Back'. Évidemment, nul ne lui a semblé plus apte à se charger de mener l'enquête que son excellente manageuse qui a par ailleurs des talents de groupies plus que remarquables.

 

Scepticisme de la part de l'intéressée. C'est que voyez-vous, Hugh a beau être très beau, il est toujours "trop", ça m'empêche de craquer. Trop cucu concon dans certaines comédies romantiques ou drames (4 mariages et 1 enterrements, Raison et Sentiments), trop playboy de base dans d'autres (Bridget Jones). C'est d'ailleurs cette image que j'avais accroché à la réalité connaissant les frasques de la vie sentimentale de la bête (nul n'a oublié plus de 10 ans plus tard que le coco a couché avec une prostituée alors qu'il sortait avec le mannequin actrice à ses heures perdues Liz Hurley).

J'étais également dubitative quant à sa dernière comédie, "Le come-back", catégorisée par une décision impitoyable de midinette aguerrie de "saupoudrée au pop corn américain et donc à gerber".

A mon plus grand dam, je n'ai pas résisté et j'ai mis directement Madâme P. au courant (grande auteure, spécialiste de diverses questions d'actualité dont vous avez pu voir la chevelure de feu et la verve distinguée se balader sur vos écrans, faut dire qu'elle a un bon coach la demoiselle). Ce que j'ignorais, c'est que la dite lady est une fan acharnée. Elle a donc décrété qu'on ne pouvait louper ce moment. Et j'vous le dis, quand Madame décrète quelque chose, on s'incline. De plus, j'y ai vu une bonne occasion de pousser des cris hystériques et de s'imprégner de l'ambiance de foule survoltée. Toujours bon à prendre.  J'ai rapidement réalisé que la nouvelle se répandait comme une traînée de poudre:  toutes les demoiselles de mon entourage semble être fans de l'acteur britannique, tout le monde voulait être de la partie.

 

16h30. On se gare en face du Métropole, place de Brouckère (Mme P. doit s'y reprendre à deux fois). Le public est déjà sur place. 16h32. Nous sommes en route pour dévorer les succulents yaourts glacés du city 2 (je vous conseille de choisir les bouboules de couleurs pour décorer tout ça!).

 

Peu avant 17h30, nous sommes de retour sur la place. Face à l'ugc. Décontenancées par une foule finalement pas si nombreuse quoique déjà bien présente. Des gens dans les bacs de fleurs pour être en hauteur, voilà qui laisse augurer d'un évènement populaire avec son lot de badauds comme il se doit! On tourne en rond pour se choisir une place. On se fait éjecter par les flamandes agressives parce qu'on est pas des demonstrators! Ce sont des pseudos manifestantes qui acclament Alex, la star has been manifestement, à grand renfort de pancartes, nounours et chorégraphies! hummm kiiitsch. J'emmène la dame de l'autre côté du tapis rouge. Brillante idée. La foule s'étaient agglutinée d'un côté. L'autre est plus calme et offre surtout un point de vue plus intéressant. On voit l'ensemble du tapis. On est collé aux journalistes de RTL-TVI, de Rode Loper et autres. L'ennui? Il y a un gigantesque pot contenant un arbre devant nous. Voui comme tous ces pots qui orne la Place de Brouckère: hop photos.

Donc cette grande bassine à arbre nous sépare de la barrière mais n'enlève rien au confort de la place. On nous balance de la musique dans les oreilles en particulier les chansons interprétée par Hugh dans le film. Elles sont kitschissime, héros star has been oblige. Je ne tarde pas à sortir mes plus belles chorégraphies. La lady visiblement lâchée par ses hormones ne tient pas en place non plus. Les heureux possesseurs d'une invitation pour l'avant-première commencent à défiler sur le tapis. Je ne résiste pas à l'envie de donner leur heure de gloire à ces communs des mortels et distillent mes cris de groupie. Moment de solitude, le public attend la star et se moque éperdument de l'amusant défilé d'anonymes. Autour de nous, c 'est l'effervescence, les photographes mitraillent la foule, les journalistes se préparent, les starlettes et les bekende vlamingen font leur show.  Et pourtant, à part les fameuses demonstrators visiblement engagée en référence au film, la foule reste sage, indifférente et focalisée sur la venue du Monsieur Grant. Ce calme est presque étonnant. Les gens sont nombreux mais pas assez pour se bousculer ou se crier dessus. Une chance pour eux que je sois dans mon coin, je ne peux pas foutre le caca. Notre arbre jusque là délaissé par les groupies attirent deux gamines. Notre belle vue commence à s'obstruer.

 

dyn010_original_640_427_pjpeg_2543688_f59891317cc5c670a71499341087be37

 

18h30. (échange de sms pour ToX : "J'suis là. vous êtes où?" de Flore, j'avais parié qu'elle n'appellerait pas, elle ne m'a jamais téléphoné de sa vie, ça n'allait pas commencer pour Hugh. "On est dans la foule et toi?")  Florinette arrive et je lui donne mon tube de bubulles. C'est toujours une excellente préposée aux bubulles, la demoiselle. On hésite pendant 5 minutes à monter dans la terre pour le point de vue! Je persiste à affirmer que mes bourrelets ne peuvent pas escalader ça. Flore se lance, les bubulles doivent être lancées de haut. La foule frémit. Arrivée imminente de la star. Les ados, qui attendaient sagement derrière nous, décident de prendre l'arbre d'assaut aussi! Nooooon, pas ça, on ne verra plus rien si ils se mettent devant nous!! Notre sang ne fait qu'un tour . Madame et moi nous précipitons sur ce podium improvisé. Je me casse un ongle dans la foulée, Céline n'est pas en reste, elle se fait mal partout. Et hop, 30 secondes plus tard, nous voilà surplombant la foule avec une proximité du tapis que seul cet endroit nous permettait, il était à mes pieds! Le public crie, il est ravi mais pas de violence, pas de groupies en pâmoison (comme dirait l'autre machin bazar), l'ambiance reste bon enfant. Il y a des filles de 15 ans, des chasseurs d'autographes, des photographes et un soudain crépitement de gsm, ils sont partout.

Hugh est impeccable. Cheveux légèrement ébouriffés, chemise immaculée légèrement ouverte.  Une désinvolture cultivée qui lui sied à ravir. J'écarquille les yeux: son costume en velours noir est d'une couleur très profonde et il n'a pas accroché la moindre poussière. Waw. Ça doit être ce qu'on appelle la classe. Alors oui, il est aussi beau que sur écran. Oui oui. Il a cette simplicité qui empêche de décoller. Je le regarde et je répète: mais c'est vraiment un mec normal. Il avance très lentement. Il s'arrête pour signer des autographes. Prendre des photos. Faire la bise ou serrer la main selon ce que le public lui réclame. En face de moi, il y a cette fille de 14-15 ans qui tient elle-même son portable pour prendre une photo avec lui. Le monsieur met sa main autour de la sienne vraisemblablement tremblante pour tirer la photo. Toujours cynique, toujours dans le but de casser le trip de mes voisins je ris très fort : qu'est-ce que ça fait cliché!

La caméra de rtl est à mes côtés mais elle a l'avantage d'être sur le sol! Ils veulent Hugh, ils le veulent pour le journal. Ainsi donc, on aura le coco à un mètre de nous. Il traverse le tapis, on le presse de se hâter mais il prend le temps de signer des autographes aux gens qui sont près de nous! Je crie "Brad, braaaaad", il ne sourcille pas.  Avant de s'installer devant la caméra, il lève les yeux vers nous et nous fait un petit signe. Aaaaaah, ses yeux bleus, dit ma voisine. Tandis que la jeune femme derrière moi me bouscule toujours plus pour prendre une photo avec son appareil. Céline fait de même. Et moi. Moi, j'avoue... quand ses yeux bleus ciels ont regardé en notre direction, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un clin d'oeil. Mouarf, vous me connaissez hein, je suis une grande séductrice.  ;;)

L'interview pour RTL-TVI commence. Apparemment, elle sera diffusée en différé dans le journal de 19h qui doit débuter un quart d'heure plus tard. Voici le lien pour le site. Cliquez sur le JT en vidéo puis sélectionner 26 mars 19h puis le sujet approprié. Il semble malheureusement que ce système ne permette pas d'entendre. Ne vous inquiétez pas je vais tout vous révéler!

 

LIFE1_G2G1A1413.1+LIFE1_GGRANT
hg-b

L'interview débute. On lui propose de faire l'interview en français. Je ricane persuadée qu'il n'alignera pas plus de 3 mots. Stupeur, il parle couramment français. Il s'exprime pendant de longues minutes alors que la personne qui  l'accompagne le tire par le bras pour qu'il se dépêche. Accent délicieux. Pêle-mêle on apprend:

- qu'il a 46 ans ce qui lui vaut des grands cris de Cathou! quooooi? tu les fais pas coco! En fait, il les fait et c'est tant mieux, il y a de la sagesse dans les pattes d'oies  qui souligne son regard. Je ne suis pourtant pas de celles qui ont répété 100 fois: ah il a des yeux siiii bleus. Non, en fait, je vous confirme qu'il a des yeux on ne peut plus normaux.

- "Vous avez du apprendre à chanter. Comment ça s'est passé?" "Mal..." Couinement dans le public émis par les fans de l'humour british!

- "Est-ce que ça vous ennuie ce côté people?" Faut répéter. La réponse est oui mais je crois que mes remarques de chieuse empêchent autant mes voisins que moi d'entendre plus de détails.

- "De quoi avez vous profité en Belgique?" "Le chocolat bien sûr!" Ouais et les frites les frites! Mes voisins reprennent: les frites! Hugh reprend "haha frites oui!" :D Et laissez-moi vous dire que je suis fière de moi!

- enfin à part ça, j'ai rien retenu, j'étais bien trop occupé à faire des réflexions stupides et à hurler de temps en temps (c'est pour le bien de la télé, faut que les gens croient qu'il y a des groupies)

 

Un camarade de podium a quelque chose à lui demander. Hugh s'éloigne en promettant de revenir. Il s'exécutera même si c'est uniquement le temps d'un autographe. Il est d'une disponibilité incroyable. Je veux dire, je serais un comédien comme lui, j'en aurais strictement rien à faire de ces gens, ils m'effraieraient, je fuirais. Et lui, non, adorable. Il continue à jongler entre les fans et les nombreuses interviews.  Nous quittons les lieux car il ne semble pas pressé de quitter le tapis rouge.

 

Je suis restée sceptique. Oui, il est beau mais comment peut-t-on être fan, ça n'est qu'un acteur, il a l'air tellement hum banal. Je ne réalisais pas...

 

Je suis rentrée chez moi. Et je suis devenue euphorique. Pendant 5 minutes, Hugh Grant a parlé à 1 mètre de moi! Un mètre, tu te rends compte? Et puis, zut, c'est une star quand même! C'est pas n'importe quoi ce que j'ai vécu!  Presque magique!

 

Merci Tommy, merci pour le tuyau, j'ai vécu quelque chose de particulier. Quelque chose qui n'arrive pas tous les jours! Merci à toi! Merci à la chance qui a fait que j'ai eu la seule place pour la populace près du caméra de télé! Et puis hihihiiiiiiiiiiiiii! Qu'est-ce que c'est rigolo la vie!

 

Merci à toi !!!

PS : Les deux premières photos illustratives de ce billet sont issues du blog de Michelle consacré au cinéma et si vous ne le connaissez pas encore vous risquez de vite y être accro : http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/

Par contre, je n’ai pu trouver son email pour lui demander l’autorisation, mais si cela pose le moindre problème, je les retire sur le champ ! Merci !