23/06/2014

Le cratère de Darvaza au Turkménistan : aux portes de l'Enfer

Au coeur du désert de Karakoum, un cratère géant crache du feu depuis quarante ans. Malgré le danger, aucune grille ni protection n'entoure le site ou n'empêche les touristes les plus intrépides de s'approcher du bord. À leurs risques et périls. (AFP)

Darvasa_gas_crater_panorama_crop.jpg

Surprenante histoire que celle racontée par l'AFP le 20 juin dernier à propos du cratère dit des "portes de l'Enfer", dans le désert Karakoum, au Turkménistan.

Le cratère de Darvaza est un énorme trou de 70 mètres de diamètre et de 20 mètres de profondeur. Il est en combustion continue depuis 1971.

Il ne s'agit pas d'un phénomène naturel puisque le cratère de Darvaza est en fait le résultat d'une erreur de calcul de la part de scientifiques et géologues soviétiques.

"En 1971, les géologues soviétiques ont commencé à forer pour prospecter. Personne n'aurait pu deviner qu'au final, ils allaient percer des couches souterraines qui contenaient du gaz", raconte à l'AFP Anatoli Bouchmakine, géologue turkmène. "En forant, ils sont tombés dans une poche souterraine, le matériel de forage y a disparu, mais heureusement personne n'est mort. Comme ils craignaient que le cratère n'émette des gaz empoisonnés, ils ont décidé d'y mettre feu", explique-t-il. Avant d'y mettre le feu, les scientifiques soviétiques avaient estimé que la réserve de gaz s'épuiserait en quelques semaines. Mais cela fait maintenant plus de 40 ans que le puits brûle sans interruption et que l'endroit est surnommé "la porte de l'Enfer".

En avril 2010, le président Gurbanguly Berdimuhamedow a signé un décret visant à l'extinction du cratère, mais malgré les nombreuses tentatives pour éteindre les flammes, celui-ci est toujours actif à l'heure actuelle.

Darvaza, door to hell, porte de l'enfer, désert Karakoum, Turkménistan, AFP, photos, foto

Darvaza, door to hell, porte de l'enfer, désert Karakoum, Turkménistan, AFP, photos, foto

J'aurais pu vous diffuser l'une des nombreuses vidéos YouTube du phénomène, mais au final je vous propose d'écouter un petit "Highway To Hell" de AC/DC, on ne peut plus de circonstance à la vue des photos.

20/02/2007

Actu diverse et on ne peut plus sérieuse.

On commence avec le Billet de Robert Solé en dernière page du journal Le Monde de ce mardi 20 février.

 

Zapping

 

CO-INVENTEUR de la télécommande pour télévision, l’Américain Robert Adler vient de mourir aux Etats-Unis, à l’âge de 93 ans. Faut-il le considérer comme un bienfaiteur de l’humanité ? La télécommande est entrée dans nos vies, elle est devenue aussi indispensable que l’aspirateur ou la brosse à dents. Grâce à ce prolongement de la main et du cerveau, le petit écran se gouverne à distance. Il suffit d’effleurer les touches de cette boîte à merveilles pour changer de chaîne, d’époque ou de genre, passant de la fiction à la réalité, du génocide à la gaudriole… La télécommande, c’est la liberté, le vagabondage, le nomadisme. C’est le monde à portée de la main, au bout des doigts. Nomades ou sédentaires ? Nous ne quittons plus notre fauteuil. Au moindre ennui, nous zappons. Les producteurs d’images ne savent plus comment épicer leurs mets pour nous retenir. La télécommande, c’est le papillonnage, l’impatience, l’infidélité. C’est la consommation effrénée, la goinfrerie sans limites. Illusion du voyage, et du pouvoir. La télécommande, c’est la télé qui commande.


J’aimerais aborder maintenant un sujet important, celui qui porte sur le Turkménistan. Ce pays entre le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et l’Iran, qui finalement n’est pas si loin de chez nous et où des choses inimaginables se déroulent et se sont déroulées.

 

map_country_turkmenistan


 

Un pays dont on ne parle pas beaucoup et qui avait attiré mon attention l’année dernière suite à un reportage de l’émission Envoyé Spécial sur France 2. Pour ceux qui à l’époque n’aurait pas entendu parler de cet épisode, voici un petit résumé :

 

Catherine Berthillier fut la première journaliste à avoir ramené des images non officielles du Turkménistan, l’une des dictatures les plus dures au monde. Reportage tragique puisque les deux reporters locaux, qui l’ont aidé dans la réalisation, ont été retrouvés, torturés et tués. (Mais ceci est un autre débat, qui a déjà eu largement sa place sur internet.)

 

Voici quelques extraits d’un entretien de Catherine Berthillier à l’occasion du passage du reportage à la télé :

 

Il est très difficile d'avoir un visa pour le Turkmenistan, comment avez vous procédé ?


J'avais très peu de chance d'avoir un visa de journaliste et même un visa de touriste implique d'être accompagné par un "guide". J'ai donc choisi le visa de transit en expliquant que je voulais aller en Ouzbekistan. J'ai filmé en camera cachée, 22 h sur 24 durant les 5 jours que durait mon séjour.

 

Comment fonctionne la dictature de Niazov ?


C'est comme une secte. Le culte de la personnalité est incroyable : Saparmourad Niazov est en permanence à la télé,contrôle tout,  il n'y a aucun media d'opposition. Au Turkmenistan, un tiers de la population a déjà été en prison où 20% des détenus meurent. L'endoctrinement est total, les jeunes turkmènes croient que Niazov est aussi puissant que Bush ou Poutine.

 

La situation sanitaire y est donc dramatique.


Oui pas qu'en prison. Parmi les 200 000 Russes qui ont quitté le Turkmenistan après la prise de pourvoir de Niazov, 30 OOO étaient médecins. On voit réapparaitre des maladies comme la peste, le choléra mais les médecins n'ont pas le droit d'effectuer les vrais diagnostics.

 

Source

 

Choquant, interpellant et surprenant.

Surprenant que les medias ne parlent pas plus de la situation de ce pays.

 

Chose qui a pourtant changé en décembre dernier avec la mort de ce dictateur. J’ai donc récolté quelques infos sur le sujet et je m’empresse de vous les faire partager.

 

Sujet, tout d’abord traité dans Le Monde du 16 Février, avec cet éditorial qui résume très bien à lui seul la situation. A lire ICI.

 

On continue sur ce sujet avec dans Le Monde d’aujourd’hui, un article de Sophie Shihab dont je vous retranscris l’intégralité ICI.

 

En espérant que ça puisse attirer votre attention, vous interpeller, éveiller un petit quelque chose en vous ou vous faire réagir. C’est un sujet que je voulais aborder depuis longtemps.


 

Sans transition aucune, je suis tombé sur un article surprenant et qui s’insére bien dans le fourre-tout qu’est ToX. Un article original, pour en plus se retrouver dans Le Monde, intitulé Ces chanteuses vénérées par les gays.

Intéressant et étonnant, et que vous pouvez lire dans son intégralité ICI.

En accompagnement de cet article une superbe photographie peinte de Mireille Matthieu.

 

QUO

 

 

A très bientôt!