30/04/2014

Mud Flow de retour pour un concert unique à Louvain-La-Neuve

mud flow,tox,concert,2014,lln,louvain-la-neuve,louvain-la-plage,25 juillet,gratuit,vincent liben,re act

Mud Flow et moi

Mud Flow. Que de souvenirs pour moi à l'évocation de ce groupe. C'est d'abord, le premier vrai concert de ma vie. C'était en 2002 à la Maison de la Culture de Tournai. J'avais alors 16 ans et je vivais ma petite vie d'adolescent. Premières bières, premières sorties entre potes et surtout cette première grosse claque musicale sur scène. A l'époque, le groupe venait défendre son album "Re*Act" sorti un an plus tôt. A l'issue du concert, je ressortais avec une grosse claque dans la gueule, mais également l'album du groupe ainsi qu'un poster dédicacé par tous les membres qui, tel une relique, trône encore aujourd'hui dans ma chambre d'ado.

En apprenant la reformation du groupe pour une date unique, un concert gratuit le 25 juillet 2014 au festival Louvain-La-Plage à Louvain-La-Neuve, j'ai ressorti cet album mythique et je me suis surpris en connaissant encore toutes les paroles de titres vieux de plus de 10 ans comme Panic, Your X, Child's Play,...

Il faut dire qu'après cet épisode, j'ai eu l'occasion de revoir Mud Flow à de multiples reprises. En 2004, le groupe sort l'excellent "A Life On Standby", puis en 2007 le nettement plus mitigé "Ryonosuke". Mais cette année 2007 avec la sortie de leur dernier album en date reste pour moi synonyme de sentiments très partagés. D'un côté, j'ai été très déçu par cet album et surtout par les mauvais concerts qui l'ont accompagné. De l'autre, en début d'année j'ai eu le privilège d'assister à la présentation live de "Ryonosuke", 2 mois avant sa sortie, devant 50 personnes. Et surtout, en fin d'année, j'ai pu découvrir Mud Flow au Cirque Royal en première partie de Wilco pour un magnifique concert acoustique.

Et puis, Mud Flow s'est peu à peu éteint. On les retrouve en 2008 chez mon ami Sylvain Fesson pour une interview rock dont il a le secret (en deux parties : 1 et 2). Avec son titre "Liquidation avant inventaire", Sylvain avait perçu l'arrêt du groupe, 2 ans avant l'annonce officielle. Cette interview me marquera également personnellement puisque Vincent Liben, leader de Mud Flow, évoquera ToX et mes critiques.

Pas mal de gens ont effectivement été déçus par Ryunosuke. En comparaison au précédent qu'ils adoraient, certains ont même dit que celui-ci était un navet...


Oui, j'ai lu ça sur un webzine belge : ToX. Le type a été injustement dur par rapport à Ryunosuke. Il ne l'a pas vu pour ce qu'il est, c'est-à-dire un album de transition, avec toutes les imperfections que ça implique. Et puis si on avait fait la même chose que sur A life on standby on se serait fait tout autant descendre. Mais il n'a pas eu tort pour ce qui est de la scène. On a fait certains live qui étaient catastrophiques, notamment notre concert aux Nuits Botaniques, pour cause de problèmes avec l'ingé-son. J'ai mis un mois à m'en remettre alors quand j'ai vu ce qu'en disait ce webzine, ça m'a achevé. Mais bon il ne me serait jamais venu à l'esprit de traiter ce mec de connard. Nous on propose un CD et il a le droit de dire que c'est un navet. Je respecte son avis. C'est des mecs comme ça qui te font réfléchir. Maintenant je crois qu'on s'est réconcilié. Depuis il nous a vu deux fois en version trio acoustique et ça lui a plu. Il ne s'est d'ailleurs pas privé pour le dire. Il a bien senti que c'est vers ça qu'on voulait se diriger. Après ce n'est pas étonnant que ça lui plaise plus : en acoustique notre musique se fait plus mélancolique et c'est sans doute ce qui plait le plus aux fans de pop-rock.

En 2009, Vincent Liben se lance dans une aventure solo et dans la chanson française avec l'excellent et surprenant album "Tout va disparaitre". Tandis qu'en 2010, le groupe annonce officiellement sa séparation.

Un concert unique à Louvain-La-Neuve le 25 juillet 2014

Au vu du rapport étroit que j'entretiens avec Mud Flow, c'est avec un immense plaisir que j'ai appris leur retour sur scène pour un concert unique à quelques kilomètres de chez moi. Ce sera le 25 juillet 2014 à Louvain-La-Neuve dans le cadre de Louvain-La-Plage. Cerise sur le gâteau : le concert sera gratuit !

En espérant que cette reformation leur donnera des idées pour la suite ! :-)

En attendant l'été, pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir ou redécouvrir Mud Flow, je vous ai concocté une petite playlist perso de 10 titres :

09/05/2008

I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique

Nuits Bota


I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique

 

13 Mars 2008. 12h20. Deux mois avant le début des Nuits Botanique, la programmation tombe au compte goûte. Au programme cette année, le même concept que l’année dernière avec la Nuit belge, c’est-à-dire une vraie soirée festival avec un ticket à 20€ qui donne accès aux trois salles du Bota. L’occasion de voir, ou d’espérer voir, douze groupes en une soirée. Quand j’ai acheté mon billet, seuls les premiers noms étaient annoncés : I am from Barcelona, Two Gallants et Of Montreal. Plutôt alléchant. Je m’attendais à une affiche qui allait continuer dans cette lignée avec peut-être même des têtes d’affiches plus importantes. Pourtant, les neufs noms suivants s’avéreront nettement moins intéressants…

 

Vendredi 9 mai 2008. Ca y est, c’est le jour J, celui que beaucoup de personnes attendent avec impatience. 7h10, mon réveil sonne. C’est Kate Nash et Foundation qui me réveille… la honte… Je relis une dernière fois mon exposé qui a lieu dans 50 minutes devant un public de sociologues avertis et je file sous la douche… haut lieu de réflexion.

 

Et si je loupais cette Nuit ? Et si je réussissais à revendre mon billet ? Et si j’en avais déjà marre des Nuits Botanique ? Après tout, tous les groupes que je veux voir son sous le Chapiteau… un Chapiteau qui m’a tant déçu l’année passée… la soirée passée… Après tout, j’ai déjà vu I am from Barcelona. Une fois. Quatre fois pour les Two Gallants. Après tout, tous les groupes jouent en même temps donc impossible de voir plus de quatre sets complets.  Après tout, je suis crevé, à bout de souffle et je risque d’amener ma mauvaise humeur et ma fatigue au Bota. Après tout, il fait trop chaud, il y aura trop de monde.

 

Il est 18h55, je file vendre mon billet.

Dans le tram, je croise Vincent Liben… le chanteur de Mud Flow… il y a tout juste un an, il était la tête d’affiche de la Nuit Belge. Je l’avais d’ailleurs beaucoup critiqué. Le monde est décidemment très petit… Quel hasard. Une charmante demoiselle m’achète mon ticket. Soulagement…

 

Est-ce que cette soirée en valait vraiment la peine ? Je l’espère et j’espère aussi que vous me raconterez tout !

 

Au fait, toujours dans le cadre des Nuits Botanique, j’ai une place à donner pour la soirée Les femmes s’en mêlent de ce dimanche à la Rotonde avec Duchess Says, Lonely Drifter Karen et Tangstype. Avis aux amateurs.      

26/04/2008

Ez3kiel et leur Battlefield

eZ3kiel_titel


Ez3kiel – Battlefield

« Sound & Graphik »

 

D’Ez3kiel, je n’avais qu’un vague souvenir. Celui d’une rencontre improbable avec Nosfell lors de l’édition 2005 des Eurockéennes de Belfort. A l’époque, du haut de mes 18 ans, j’étais plutôt attiré par les grosses pointures qui s’y produisaient : Interpol, Garbage ou encore Nine Inch Nails. Trois ans plus tard, c’est bon, je suis prêt. Prêt à m’attaquer à Ez3kiel et à me laisser surprendre par son Battlefield.

 

Ez3kiel, c’est avant tout un univers, aussi bien musical que graphique. Ez3kiel, ce sont des images qui marquent. Ainsi dès ses débuts, le groupe s’est créé une réelle identité graphique. Un corbeau mécanique surréaliste. Le visuel de Battlefield, leur sixième opus, est bien là pour confirmer cette tendance.

 

ez3up


 
 

Je n’ai été jamais fan des dénominations ou des étiquettes. Celles qui fourmillent  sur le net pour tenter de définir Ez3kiel sont pourtant nombreuses et variées.

 

Le groupe EZ3kiel développe un trip hop orienté dub et jungle.

Savoureux mélange de reggae-ska, de funk et de hard core.

Entre indus et dub.

Dub Indubitablement du dub. EZ3kiel donne dans le baroque futuriste.

Leur dub émaillé de crépitements electro, est passé aux moulinettes industrielles, trash et hip hop. on baigne en plein trip-hop avant d’être entraîné dans un tourbillon de syncopes electro-jungle-indus puis immergé dans des climats planants.

 

Indéfinissable. Vous l’aurez compris, en plus de l’union entre le visuel et le musical, le groupe joue sur le mélange des styles et des genres. De mon côté, je ne me lancerai pas l’exercice difficile qu’est de définir, ou plutôt de cloisonner, Ez3kiel.        

Qu’importe, le résultat est là. Sorti le 21 janvier dernier en France et le 14 Mars en Belgique, Battlefield est le sixième album de l’indéfinissable trio, désormais quatuor, français. Un album instrumental qui alterne entre douceur et fureur. Doux mais souvent lourd et violent (pour mes petites oreilles de popeux) ; dans tous les cas, Ez3kiel garde un sens certain de la mélodie et c’est sans doute ce qui fait tout son charme.

 

Mais là où Ez3kiel devient vraiment intéressant, c’est dans la pluralité des expériences qu’il propose. Un mélange constant de musical et de visuel qui prend tout son sens en live, dans l’expérience que le groupe propose à ses spectateurs. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de redéployer en live sur ce que le groupe a construit en studio avec Battlefield.

 

Il semblerait que le défi soit en passe d’être réalisé : c’est maintenant sur scène qu’EZ3kiel s’essaye à de nouveaux contacts avec le public : pendant le concert, un ballon truffé de capteurs sonores se ballade au gré des envies de la foule, la musique saccadée et aléatoire qui en découle vient alors immédiatement se caler sur la musique jouée sur scène, imparable!

EZ3kiel franchit une étape supplémentaire dans l’excellence, réussissant à immerger totalement le public dans leur univers poétique et si singulier.

 

Une expérience à vivre sur scène, le 14 mai à la Rotonde dans le cadre des Nuits Botanique. En juillet, le groupe sera de retour en Belgique le 17 juillet du côté du Dour Festival.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas du tout conquis d’avance par Ez3kiel et ses mélanges de styles musicaux. Le résultat est pourtant intéressant et plutôt épatant. L’album n’est pas ce qu’il y a de plus accessible pour les non-habitués. Et ce n’est qu’après plusieurs écoutes qu’il se déploie et prend toute son ampleur.

 

La suite ? Dans quelques semaines au Botanique pour un compte-rendu de l’expérience live.

 

Malheureusement, pas grand-chose de légal à se mettre sous la dent. Je vous renvoie donc vers leur MySpace, http://www.myspace.com/ez3kielmyspace , et vers cette interview récemment réalisée par l’équipe de mativi.fr. C’est par ici que ça se passe : http://www.dailymotion.com/video/x506cj_ez3kiel-le-son-puissance-4_music