25/11/2007

The New Pornographers @ Botanique

TNP


The New Pornographers @ Botanique

 

Ceux qui s’attendent à des détails d’un show « Pornographique » peuvent (malheureusement ?) arrêter la chronique ici. Ce drôle de nom est juste un clin d’œil à un certain Jimmy Swaggart, un gars qui a décrit la musique comme étant la nouvelle pornographie… La ressemblance s’arrête donc là, pour le moment en tout cas.

La Rotonde est pleine à craquer en ce samedi soir. Un public nombreux et… relativement « vieux », bien plus âgé que d’habitude en tout cas…

 

Alors, The New Pornographers, déjà papy du rock après 10 ans d’existence ? Juste un nom pour attirer les pervers ?

Ce sera plutôt la première hypothèse qui sera retenue…

 

Formé il y à plus de dix ans à Vancouver, The New Pornographers se revendique comme un groupe indépendant. Mené par le compositeur Carl Newman et souvent accompagné par Neko Case, les Canadiens débarquent avec « Challenger », un quatrième opus qui délaisse le son du synthétiseur au profit du piano, des mandolines et des cordes. Leur pop rock influencé tant par le Velvet Underground que par les Flaming Lips accompagne des textes personnels qui racontent des tranches de vie.

 

20h15. A ma grande stupeur, c’est un groupe un peu grisonnant qui monte sur scène. Moi qui m’attendait à voir débarquer une grande troupe de musiciens, je suis un peu déçu de voir qu’il n’y en aura « que » six ce soir. Parmi celui-ci, trois « acteurs » et trois « figurants ». Les acteurs se contentant de jouer, les figurants de figurer. Le début du set est assez catastrophique, des compos sans saveur qui s’enchaînent, un son pas tout à fait au point, un groupe qui se contente de jouer et de ne rien proposer de bien original. Du classique. Alors, je commence déjà à établir des théories du genre « en fait, les New Pornographers, c’est comme le porno c’est sans âme et si c’est mou ça ne prend pas ».

Pourtant sur le set de 1h20, il y a bien quelques morceaux qui font mouche, quatre ou cinq tout au plus, la reprise que le groupe à jouer il y a quelques jours à « Taratata » ou encore les ballades mélodiques sur lesquels c’est le piano et l’incroyable voix de la chanteuse qui l’emportent sur la guitare et la voix trop basse du chanteur.

Malgré tout, globalement ça reste très lisse, sans contacts et sans émotions. En dix ans de carrière, le groupe a acquis en professionnalisme mais a perdu en émotions et en intensité.

Le clou du spectacle sera la montée, ou plutôt le débarquement surprise, sur scène d’un petit gars du premier rang qui rejoindra Carl Newman au micro le temps d’une chanson, sa compagne, elle-aussi au premier rang, filme ce rendez-vous cocasse … C’est l’événement le plus palpitant de ce set, c’est dire l’intensité du spectacle.    

 

En bonus, une jolie photo et une vidéo prisent hier soir par Jean que j’avais rencontré au concert de The National il y a quelques semaines.

 

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