03/04/2014

Mistaken For Strangers : le docu rock sur The National

En 2007, à l'occasion de la sortie de leur album "Boxer", je déclarais pour la première fois sur la toile ma flamme pour le groupe The National. A l'époque, on pouvait encore les croiser tranquillement en plein aprèm sur la plaine du festival de Dour, ou encore dans une Ancienne Belgique qui n'affichait même pas complet. Sept ans plus tard, malgré leur succès populaire et planétaire, je reste fidèle et un grand amateur de The National.

C'était donc avec une grande impatience que j'attendais la sortie de "Mistaken For Strangers, un an en tournée avec le groupe de mon frère", un documentaire réalisé par Tom Berninger, le frère de Matt Berninger leader charismatique de The National.

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Tom, c'est la version XXL et 9 ans plus jeune de Matt, à quelques détails près comme la classe, le charisme et a priori le talent en moins. C'est surtout un petit gars un peu perdu qui a du mal à vivre dans l'ombre de son frère. En 2010, Matt lui fait une fleur et l'engage comme roadie pour accompagner le groupe en Europe lors de son "High Violet tour". Mais Tom a une toute autre idée en tête : tourner un documentaire sur le groupe de son frère. "Mistaken For Strangers" nous entraîne donc pendant 1 an dans les coulisses du groupe, mais sous un regard pour le moins particulier, celui de Tom Berninger. 

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Paris, Londres, Cracovie, les dates européennes s'enchaînent. Mais Tom ne semble ni être à l'aise avec son rôle de roadie, ni avec celui de réalisateur. Cela donne droit à quelques questions décalées et mémorables que sans doute aucun journaliste n'aurait osé poser au groupe : à Matt "A quel point penses-tu être célèbre ?", aux autres membres du groupes "Où vois-tu The National dans 50 ans ?", "Que fais-tu avec ton portefeuille et ta carte d'identité quand tu joues ?", "Quel type et quelle quantité de drogues consommes-tu ?",...

Mais au fil de jours, Tom se rend rapidement compte que la seule raison pour laquelle il est présent est qu'il est le frère de Matt. Alors que les membres du groupe sont dans le stress de leur tournée et de leurs prestations,  Tom consomme pas mal d'alcool et de nombreuses tensions apparaissent.

La seconde partie du documentaire est plus introspective. Le groupe est de retour aux Etats-Unis et Tom s'interroge sur ses relations avec son frère.

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Le documentaire est agrémenté de nombreux morceaux et passages live du groupe pendant sa tournée.

"Mistaken For Strangers" est un excellent documentaire rock qui ravira tous les amateurs de The National qui pourront découvrir une autre facette des membres du groupe. Mais les autres ne doivent pas pour autant passer leur chemin, l'approche, le sujet et le contexte du documentaire méritent également le coup d’œil !

Reste qu'à l'heure actuelle, le documentaire est uniquement disponible aux Etats-Unis et il faudra au moins attendre l'été 2014 avant de le voir débarquer en Europe.

En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur le bande-annonce (ou sur les plateformes illégales, mais attention il y a beaucoup de fake) :

27/12/2007

The National – Slow Show

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The National – Slow Show

 

Jeudi 27 Décembre 2007. Aujourd’hui, il fait gris, le temps est pourri. Pas de gel, pas de neige, difficile de croire que nous sommes à cinq jours de la nouvelle année. Pourtant, c’est le cas et le Top Of ToX, qui était bien parti, se doit de continuer. Place à mon coup de cœur de l’année…

 

Standing at the punch table swallowing punch
can’t pay attention to the sound of anyone
a little more stupid, a little more scared
every minute more unprepared

 

Si parmi les centaines de concerts auxquels j’ai assistés en 2007, si parmi les centaines d’artistes que j’ai écoutés en 2007, si je ne devais en retenir qu’un seul ; incontestablement, indéniablement, ce serait The National.

 

L’histoire d’amour est pourtant assez récente. Tout a commencé au début de l’année, quand j’ai découvert, un peu par hasard, en téléchargement illégal, et deux mois avant sa sortie, « Boxer » un album au nom assez étrange pour éveiller ma curiosité derrière lequel se cache un groupe indépendant américain dont j’avais vaguement entendu parler…  Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, je commence par le premier morceau de l’album ‘Fake Empire’. C’est la première fois que j’entendais le groupe. Ses mélodies, sa voix grave mais aussi ses paroles riches, sublimes … et qui me parlent. A l’époque, je devais me dire quelque chose comme : « Wouaaa, c’est vachement sympa, ça ressemble à Interpol mais en mieux ».

Le reste de l’album me conquit tout aussi rapidement que ‘Fake Empire’. S’ensuit quelques recherches Internet pour finalement tomber sur ‘Les concerts à emporter’ de la Blogothèque (encore eux, décidemment ils sont dans tous les bons coups) et surtout sur une magnifique vidéo de Ada. De quoi ajouter encore un peu plus à la magie du groupe. Il n’en fallait pas plus pour que je tombe littéralement sous le charme, envouté par The National.

 

 

Un album qui tourne inlassablement sur ma platine. A sa sortie, le 22 mai 2007, je me rue sur les grandes enseignes bruxelloises qui m’annoncent malheureusement que l’album est en rupture de stock… Heureusement, Alapage est passé par là…

  

Fin juin, je me décide enfin à vous présenter The National à l’aide de ‘Mistaken for Strangers’ et ‘Brainy’.

 

Le 13 Juillet 2007, 16h, Festival de Dour, collé à la barrière, à quelques mètres de Matt Berninger, je découvre pour la première fois le groupe en live.

 

Le 12 Novembre, en salle cette fois, à l’Ancienne Belgique, le groupe me fait vivre mon meilleur concert de l’année.

 

Quasiment un an plus tard, je peux réitérer et confirmer ce que j’ai ressenti dès la première écoute : The National a sorti cette année le meilleur album que je n’ai jamais écouté.

Et comme vous l’aurez compris, c’est en toute logique que je place ce groupe au sommet de l’année 2007, voire au sommet de ce début de millénaire.

Après quelques centaines d’écoutes, si je devais retirer un morceau de ‘Boxer’, ce serait ‘Slow Show’. Par la même occasion, je le désigne comme mon morceau de l’année.

 

Slow Show lors de la session AOL :

 

 

Les Paroles :

Slow Show

 

Standing at the punch table swallowing punch
can’t pay attention to the sound of anyone
a little more stupid, a little more scared
every minute more unprepared

I made a mistake in my life today
everything I love gets lost in drawers
I want to start over, I want to be winning
way out of sync from the beginning

I wanna hurry home to you
put on a slow, dumb show for you
and crack you up
so you can put a blue ribbon on my brain
god I’m very, very frightening
I’ll overdo it

Looking for somewhere to stand and stay
I leaned on the wall and the wall leaned away
Can I get a minute of not being nervous
and not thinking of my dick
My leg is sparkles, my leg is pins
I better get my shit together, better gather my shit in
You could drive a car through my head in five minutes
from one side of it to the other

I wanna hurry home to you
put on a slow, dumb show for you
and crack you up
so you can put a blue ribbon on my brain
god I’m very, very frightening
I’ll overdo it

You know I dreamed about you
for twenty-nine years before I saw you
You know I dreamed about you
I missed you for
for twenty-nine years

You know I dreamed about you
for twenty-nine years before I saw you
You know I dreamed about you
I missed you for
for twenty-nine years

 

13/11/2007

The National @ Ancienne Belgique

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The National @ Ancienne Belgique

 

Today you were far away
and I didn't ask you why
What could I say
I was far away
You just walked away
and I just watched you
What could I say

 

 

Chronique imparfaite d’un concert parfait.

 

Découvert au début de l’année 2007 par l’album Boxer, The National fut ma révélation 2007… ma révélation de ce début de troisième millénaire.Ma première rencontre avec le groupe, lors du Dour Festival 2007, m’avait laissé quelque peu perplexe. Leur passage en salle à l’Ancienne Belgique était l’occasion d’oublier tout ça, de repartir à zéro et de pouvoir apprécier le groupe sur scène à sa juste valeur. Somptueux.

 

La première partie est assurée par un canadien mi-ours mi-cowboy,  mi-bucheron mi-Damien Rice, mi-comique mi-romantique, au capital sympathie énorme, Hayden. Seul sur la grande scène de l’AB, il ne quitte jamais son harmonica (ni son humour), qu’il soit au piano ou à la guitare. Ses folks songs sont justes et efficaces. Un bon concert.

 

Un de ces gens qui compose inlassablement des chansons folk tous seuls à la guitare dans leur chambre, qui ne cherchent pas à changer la face du monde, ni même du rock, et qui se foutent de ne pas être foncièrement révolutionnaires. Conteur prolixe d’historiettes véritables ou imaginaires, l’homme manie l’humour et la dérision avec une simplicité réellement désarmante.

 

21h. Place à la perfection d’un concert.

 

Le groupe The National nous offre une impressionnante série de perles musicales, orchestrées par le chanteur Matt Berninger accompagné des frères Dessner et Devendorf. Leurs racines musicales sont issues tant de la scène américaine que du postpunk, alors que l'on trouve parmi leurs influences des artistes tels que Leonard Cohen, Joy Division ou encore Wilco. Leur son rock navigue entre acoustique country-folk et électrique indie rock, créant de riches textures pour la voix profonde du chanteur. Un univers singulier pour des chansons simples. Une écriture élégante, exigeante.

 

Une heure quarante de perfection. La  perfection de six artistes américains et de leurs compositions. La perfection de leur setlist. La perfection de l’univers construit et développé par le groupe. La perfection des sonorités et de l’association de nombreux instruments. La perfection de l’éclairage. La perfection d’une place dans les premiers rangs. La perfection dans la façon de Matt Berninger d’interrompre le concert pour enrouler ses souliers de papier collant pour ne pas glisser sur la scène. La perfection lorsque le groupe est rejoint sur scène par trois trompettistes bruxellois pour Racing Like A Pro, Ada et Fake Empire. La perfection de la fin de concert avec trois anciens morceaux : Mr. November, Virginia, About Today. La perfection dans la générosité des six membres du groupe.

 

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La Setlist :

 

Start a War
Mistaken for Strangers
Secret Meeting
Brainy
Baby We'll Be Fine
Slow Show
Squalor Victoria
Abel
All the Wine
Racing Like A Pro
Ada
Geese
Apartment Story
Daughters
Fake Empire

Green Gloves
Mr. November
Virginia
About Today

 

La perfection le temps d’une soirée.

 

Reste la perfection des souvenirs, de leur dernier album ‘Boxer’ aussi.

 

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Looking for somewhere to stand and stay
I leaned on the wall and the wall leaned away
Can I get a minute of not being nervous
and not thinking of my dick
My leg is sparkles, my leg is pins
I better get my shit together, better gather my shit in
You could drive a car through my head in five minutes
from one side of it to the other

 

 

Il y a quelques mois, j’avais tant bien que mal essayé de vous faire découvrir et apprécier le groupe… sans grand succès… Voici quelques petites vidéos pour ceux d’entre vous qui souhaiterez retenter l’expérience