22/06/2014

Avant Rock Werchter, découvrez Interpol en concert live vidéo

2014 sonne le retour des new-yorkais d'Interpol. Leur cinquième album "El Pintor" est attendu pour le 9 septembre prochain. En attendant, quelques grosses dates attendent le groupe : Glastonbury en Angleterre, Rock A Field au Luxembourg, Roskilde Fest au Danemark, ou encore Rock Werchter le 6 juillet prochain en Belgique.

Depuis quelques semaines, lors de leurs concerts, Interpol a déjà commencé à faire découvrir aux fans quelques morceaux du nouvel album comme My Desire ou All the Rage Back Home.

Vendredi, ils jouaient au festival Best Kept Secret Festival au Pays-Bas et leur concert a été filmé et diffusé à la TV hollandaise.

A quelques jours de leur concert ultra-soldout à Werchter, découvrez donc en vidéo le set qu'ils devraient proposer :

Setlist :

Say Hello to the Angels
Evil
C'mere
My Desire
Hands Away
Not Even Jail
Obstacle 1
NYC
Anywhere
Narc
Take You on a Cruise
All the Rage Back Home
PDA
Slow Hands

Une setlist en forme de best-of qui nous ramène 10 ans en arrière avec de 6 morceaux extraits du chef d’œuvre inégalé d'Interpol, l'album Antics. A partir de 36'48, on y retrouve par exemple le splendide enchaînement Narc et Take You On A Cruise. Perso, ça me fout la chaire de poule et ça me rappelle la première fois que je les ai vus en concert aux Eurockéennes 2005 (dont le concert complet est également en vidéo).

04/07/2007

ToX @ Rock Werchter Festival 01/07/2007

 
« Aventure un jour, Aventure toujours »

 

Dimanche 1er Juillet 2007, 04h10 du matin. Une soirée d’anniversaire exceptionnelle et magistrale se termine. Je regagne mon lit, pensant déjà à l’horrible journée de Dimanche qui m’attend : nettoyage, GP de France de F1, nettoyage et nettoyage.

09h10. Après cinq petites heures de sommeil, je suis (encore une fois) le premier levé. Dans mon salon, un tas d’épaves somnole. Un dafalgan. Ma journée peut commencer.

Le temps de jeter un oeil sur mes mails. Tiens, surprise, un mail de Phil H, et pour le moment les mails de Phil H sont synonymes de bonnes surprises…

Et une proposition pour passer la journée à Werchter… ça ne peut évidemment pas se refuser. Et encore moins à la vue de l’affiche exceptionnelle de ce dimanche : Cold War Kids, Maxïmo Park, Interpol et Damien Rice. Quel beau cadeau !

Pas le temps de déjeuner, ni de se laver ou de se changer, juste le temps de prendre la voiture, de monter dans le premier train en direction de Leuven et espérer arriver à l’heure pour Cold War Kids (Tiens, tiens les revoilà).

Récit de cette journée épique.

 

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14h05. Je suis resté pendant 8 mois dans le souvenir d’une prestation impressionnante, mémorable et impeccable de Cold War Kids à leur début au Botanique. Moins d’un an plus tard, les voici à Werchter sous la Pyramide. Et même si je suis ravi de constater que l’âme du groupe n’a pas changé malgré leur succès et qu’ils gardent toujours leur côté très ‘amateur’ (chanteur assis sur une caisse de matos quand il joue du piano, sons en tapant sur une bouteille, constantes taquineries entre les membres,…), je suis néanmoins un poil déçu de leur concert. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le côté enragé et fougueux de leur début. La fatigue d’une tournée éprouvante peut être…

En face de nous, un groupe assez faiblard et fatigué qui ne surprend qu’avec la puissance de ses singles : ‘We used to vacation’ qui ouvre le concert, ‘Hospital Beds’ ou encore ‘Hang me up to dry’ qui clôturera 50 minutes assez laborieuses. Mise à part, ces trois excellents tubes, aussi majestueux sur cd que sur scène, les autres morceaux ne semblent pas tous être à la hauteur et leur niveau baisse l’intensité du concert. Cold War Kids, c’était pour moi 20 minutes captivantes pour 30 minutes soporifiques…

 

15h25. Je profite du soleil et je reste allongé sur la plaine pour profiter (de loin) de Maxïmo Park. Un chanteur charismatique, une musique sympathique… et surtout extrêmement efficace pour une petite sieste. Je me réveille avec un énorme coup de soleil, le premier de la saison mais surtout gonflé à bloc pour retrouver les premiers rangs de la Main Stage et accueillir Interpol comme il se doit. Ma petite sieste m’aide à affronter calmement la horde de fans de Metallica (Tous un T-shirt noir et des longs cheveux, un stéréotype ?) venus squatter les premiers rangs 3h à l’avance.

 

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17h20. Mon attente de 40 minutes debout parmi les métalleux porte finalement ses fruits : je suis à quelques mètres de la scène quand les new-yorkais d’Interpol débarquent. La Main Stage était apparemment trop grande et surtout inappropriée à l’univers du groupe, puisqu’ils restent confiné dans un petit espace n’occupant  à peine 1/3 de l’immense scène.

J’ai une fois de plus pris une jolie claque devant Interpol et leurs prestations aussi…parfaites.

Un son parfait comme à leur habitude mais aussi une grande classe et une grande maturité pour un set bluffant et impressionnant.

Encore une fois, me voila scotché et ému par une telle puissance. Venu présenter leur troisième album, Interpol enchaîne durant 1h des morceaux de leur trois opus. Les tubes de ‘Antics’, leurs premiers morceaux issus de ‘Turn on the Bright Lights’ et trois morceaux du nouveaux ‘Our Love To Admire’, une tracklist variée et travaillée.

Prochain rendez vous en salle et en Belgique, en octobre à Forest National.     

 

19h. Incubus et son pseudo métal commercial tente de faire patienter les fans de Metallica. Rien de bien captivant.

 

19h30. Je me fraye un passage sous la Pyramide pour mon dernier concert de la journée : Damien Rice. Son précédent passage il y a quelques mois en Belgique avait été un énorme succès et la foule était présente en nombre pour apercevoir le talentueux irlandais.

Ce que j’aime dans Damien Rice, c’est l’émotion qu’il fait passé à travers ses compositions douces et mélodieuses… et pour cela, la disposition acoustique y joue pour beaucoup. Et malgré le sublime ‘9 Crimes’ en ouverture où l’on retrouve Damien Rice seul sur son piano pour un morceau qui donne la chaire de poule, je déchanterai rapidement… En effet, Damien est loin d’être venu seul aujourd’hui, il est entouré de quatre autres musiciens et les instruments présents sur scène sont nombreux (piano, synthé, violoncelle, basse, batterie) Son set sera plus rock qu’acoustique… Et l’émotion qui m’envahit dès le premier morceau s’envolera bien vite… La délicatesse des compositions originales est oubliée au profit d’arrangements musicaux et autres ‘bidouillages’ sonores de la part de l’artiste. Avec ses deux micros et sa guitare électrique, Damien innove et se lance dans l’expérimentation. Dommage, ce n’était pas ce que j’attendais…

J’imaginais aussi le chanteur compositeur plus charismatique/sympathique et malgré un accueil formidable de la part du public, l’irlandais reste de marbre et ne laisse transparaître aucunes émotions ou autres marques de sympathie… Dommage.

 

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Malgré la fatigue, une agréable journée s’achève et par la même occasion, un festival de Werchter juste sympathique, histoire de me faire entrer dans le bain avant mes nombreux autres rendez-vous musicaux de cet été.

 

La suite des aventures, ce sera ce samedi 7 Juillet aux Ardentes à Liège ! :-)

 

Mais pour le moment, c’est mon job étudiant et le travail dans les champs qui m’attendent.

 

Tchusss et merci pour vos nombreuses visites de ces derniers jours (400/jour) !

02/07/2007

ToX @ Rock Werchter Festival 29/06/2007 [Part 2]

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13h. Sous la Pyramide Marquee, c’est une scène totalement vide qui s’apprête à accueillir Jason Mraz. Juste un micro posé au milieu de la scène, aucun élément de décor et aucun instrument. Devant nous, débarque un petit gars avec un chapeau de paille et des lunettes de soleil, juste une guitare sèche à la main.

Ce sera la première surprise de cette journée, et quelle surprise, une voix incroyable et un personnage absolument génial. Il insérera même, le temps d’un complet, ‘Wonderwall’ d’Oasis. Une jolie claque. Un mélange pop folk blues hip hop vraiment (d)étonnant. Le public est conquis et adopte facilement ce petit américain blagueur, joueur et fascinant en de nombreux points. Un excellent concert.

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Juste le temps de passer 10 minutes devant les anglais de ‘Enter Shikari’. Des arrangements musicaux certes sympathiques mais si peu originaux et surtout massacrés par une voix de barbare… ce qui n’est pas vraiment pour me plaire, certainement plus destinée pour les plus jeunes présents sur la plaine.

 

A peine le temps de se remettre de ce petit massacre musical qu’il faut se frayer un passage sous la Pyramide à l’abri de la pluie pour jeter un œil sur ‘Oi Va Voi’. C’est une ambiance de ‘musique du monde’ qui y règne. Ils sont 7 sur scène et les instruments sont nombreux (violon, synthé, trompette). Rien d’exceptionnel, le groupe a vraiment beaucoup de mal de déchaîner les foules. Je quitte rapidement la Pyramide peu emballée pour me diriger vers la Main Stage et ses grosses pointures à commencer par les américains de ‘Kings of Leon’.

 

15h. ça commence très mal avec les ‘Kings of Leon’. Un son extrêmement mauvais et mal réglé et un groupe vraiment très peu présent et charismatique. Des gars qui se contentent juste de faire leur boulot : enchainer les morceaux durant 50 minutes… sans âme… dommage

 

Devant cette piètre prestation, l’enchaînement Pyramide/Main Stage continue. Ce qui me laisse l’occasion de voir l’entièreté du set de ‘Joan as Police Woman’.

Joan, telle une diva dans sa tenue pailletée, accompagnée de son batteur et de sa bassiste, nous livre une prestation émouvante et sans accros. Jolie et magique. Quand elle quitte son piano pour prendre sa guitare le temps de quelques morceaux, le groupe prend une toute autre dimension, beaucoup plus rock. Je retiendrai une superbe chanson qu’elle dédie à Eliot Smith. Un magnifique moment sous la Pyramide.

 

16h25. Place à une valeur sure sur la Main Stage avec ‘Kaizer Chiefs’.

J’avais déjà pu goûter aux prestations scéniques déchaînées de Kaizer Chiefs, un groupe charismatique et entraînant qui a déjà fait ses preuves sur scène et sur lequel on peut compter pour mettre l'ambiance. Une fois de plus, ils n’ont pas failli à leur réputation. Après deux morceaux, Ricky Wilson, chanteur et leader du groupe, prend déjà un premier bain de foule. Il réussit facilement à mettre le feu et l’ambiance et à rallier le public à sa cause. Un groupe qui a le don de rassembler les foules grâce l’énergie et la présence de Ricky mais aussi grâce à la simplicité des refrains accrocheurs de leurs tubes. D’ailleurs, c’est surtout ceux-ci, scandés par la foule, que l'on retiendra : le très récent ‘Rubi’, ‘Oh My God’ ou encore le plus ancien ‘I predict a riot’. Un rock fédérateur, à n’en pas douter.

Quant au reste, je reste plus septique, sans les singles accrocheurs et sans les bains de foule, l’ennui pourrait rapidement s’installer…

 

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30 minutes d’attentes et à 18h, c’est ‘Bloc Party’ qui débarque sur la Main Stage.

C’est avec une certaine appréhension que j’attendais cette prestation. En effet, je les avais déjà vu sur scène, c’était à leur début, il y a deux ans aux Eurockéennes de Belfort. Et malgré un excellent premier album, ils m’avaient fortement déçu en live.

Et pourtant, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en deux ans, Bloc Party a acquis la maturité des grands. Le groupe m’a impressionné par autant de maturité et d’émotions ; deux albums seulement mais un grand groupe déjà qui trouve parfaitement sa place parmi les grosses pointures de la Main Stage.

Présence, émotion, communication, tout y était pour avoir une prestation impressionnante. Quel plaisir de redécouvrir les tubes de ‘Silent Alarm’ comme ‘Banquet’, ‘Modern Love’ ou ‘Like Eating Glass’ mais aussi de découvrir les morceaux plus récents auxquels je n’avais pas spécialement accroché sur leur nouvel album.

 

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Ensuite, c’est 10 minutes rafraîchissantes de ‘Lily Allen’ qui m’attendent. La petite anglaise semble en forme et très à l’aise sur scène. Juste le temps de l’apercevoir clope au bec et pieds nus à dire quelques mots de français et à dédier son dernier morceau à son petit frère, Alfie. (Et de demander à la sécurité de laisser monter sur scène un hurluberlu du public torse nu et armé d’un étrange bâton)

 

19h30. Quelques minutes loin dernière pour jeter un œil sur ‘Queens of the Stone Age’ venu présenter leur nouvel opus. Je les avais déjà vu en concert, je les regarde donc de loin proposer un rock bien orchestré et maîtrisé.

 

Juste quelques minutes pour (déjà) clôturer cette belle journée de festival.

Heureux d’avoir retrouver Werchter et son ambiance particulière, le temps d’une petite journée.

 

Des révélations : Jason Mraz et Joan as Police Woman.

Une déception : Kings of Leon

Une stupéfaction : Bloc Party