27/07/2014

Mud Flow en concert @ Louvain-La-Neuve 25/07/2014

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Vendredi 25 juillet 2014. 20h. Louvain-La-Plage. Louvain-La-Neuve est une ville qui m’a toujours fait flipper. Sur quelques km² de bétons, se retrouvent entassés un bon nombre d’étudiants, mais aussi des familles plutôt bien sous tout rapport, beaucoup de bobos et quelques clodos aussi. Dans ses rues, j’y croise à la fois ce que j’ai été et ce que je devrais être. Le temps d'une soirée,  tout ce petit monde a été rejoint par quelques dizaines de fans de mud flow, comme moi, venus des quatre coins de la Belgique francophone. On était rassemblé devant un podium installé sur la Place de l’Université pour assister à un concert unique, celui du retour scène du groupe mud flow après plusieurs longues années de silence radio.

Sur le coup de 20h30, la première partie commence. Il s’agit du groupe Mineral, un quatuor électro-pop franco-britannique emmené par Craig Walker, ancien membre du groupe Archive. Leur prestation est plutôt sympa, mais c’est surtout le fabuleux spectacle sociologique qui se déroule sous mes yeux qui retient mon attention. Les concerts étant gratuits et le beau temps étant de la partie, la soirée a attiré un public très varié. Évidemment, comme moi, beaucoup n’attendaient que le retour de mud flow. Mais il y avait aussi des curieux, des alcooliques, plein de bambins qui courent partout, et des étudiants (qui semblent) insouciants. C’était pas la foire au boudin mais on y était pas loin. Juste en face de moi, un petit groupe de 4 jeunes hommes sortaient des bouteilles de pils bon marché de leur sac à dos dont ils faisaient sauter les capsules avec une fourchette. Genre ils pensent à prendre une fourchette dans leur sac mais pas un décapsuleur. Puis, le plus grand d'entre eux se lève, il prépare 10€ et dit aux autres qu'il serait temps d'aller faire des réserves avant que supermarché du coin ne ferme ses ports. Quelques minutes plus tard,  il épate ses potes en revenant avec 24 canettes de 33 cl dans les mains.  Il était tombé sur une promo 18+6 gratuites et il n'a pas pu passer à côté de cette bonne affaire. Leur soirée était faite. Quelques secondes plus tard,  un autre jeune homme, seul, se place devant moi,  une canette dans la main,  un pack de 5 Jupiler spéciales Diables rouges dans l'autre. Pas de doute, je suis bien à Louvain-La-Neuve !

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Mais c'est un autre souvenir qui m'a fait faire le déplacement ce soir : la reformation du groupe mud Ffow pour une date et un concert unique. Avec tout ce que représente le groupe pour moi,  je ne pouvais pas passer à côté de cette soirée.

Peu avant 22h, Vincent Liben, décontracté et clope au bec, monte sur scène. Pour cette reformation, il est accompagné de divers musiciens ayant participé au projet de mud flow dans le passé. Pour ma part, j’étais à la fois ravi et surpris de retrouver à la batterie Charly qui était déjà dans le groupe lorsque je les ai vu le pour la première fois sur scène en 2002.

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N’ayant pas d’album à défendre, le groupe semblait ne pas avoir de pression. Ils étaient là pour se faire et pour nous faire plaisir. Cela s’est directement ressenti dans la setlist. Dès les premières notes, ils nous ont offert le plus formidable enchaînement de leur répertoire : The Sense Of Me suivi de Chemicals. Personne n’aurait pu rêver mieux. Mud flow nous a directement offert ce qu’ils avaient de plus beau. Leurs prestations moyennes à l’époque de la sortie de "Ryonosuke" ont ainsi été balayées en quelques notes.

On avait en face de nous, non pas des machines, mais bien une bande de potes souriants, comme des fous de remonter sur les planches. Certains morceaux n’avaient plus été joués depuis de nombreuses années, quelques fausses notes et faux accords se sont inévitablement glissés dans le set, mais même cela m’a semblé les rendre plus proches et plus humains.

Le concert a été construit comme un best of avec les meilleurs morceaux des 4 albums du groupe dont la plupart issus de « A Life On Standby ». Quel bonheur aussi de retrouver « Panic », leur premier single sorti en 2001, dont le "My love, my love, I hope someday I'll find a way to talk to you" inspirait mes déclarations d'amour d’adolescent. Le concert n’a été qu’une succession de souvenirs et de moments de bonheur. Comme une cerise sur le gâteau, après 1 bonne heure de show, l’incroyable et émouvant « Song 1 » au piano est venu clôturer la soirée et cette tracklist absolument parfaite.

Pas de blabla entre les morceaux, l’ambiance, les sourires et la communion avec le public se suffisaient à eux-mêmes. Mais une info de taille sera quand même lâchée par Vincent : le groupe remontera sur scène le 21 décembre 2014 au Botanique, pour un second concert unique. Et à mon avis, ça sent bon pour le futur de mud flow.

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Bref, Vincent Liben et ses musiciens ont fêté leur retour sur scène en offrant un grand moment d’émotion aux quelques centaines de personnes présentes à Louvain-La-Neuve. La beauté, l’ambiance, l’osmose étaient au rendez-vous et devraient encore être là en décembre au Botanique.

16/09/2007

« Arrêt sur images » contre attaque !

arret sur images

« Arrêt sur images » contre attaque !

 

Parce que « Arrêt sur images » était l’une des émissions les plus géniales du paysage audiovisuel français.

Parce que « Arrêt sur images » a été injustement supprimée pour cette rentrée.

Parce que l’émission a encore beaucoup de choses à dire et à décrypter et qu’elle veut encore (librement) ouvrir sa gueule.

Parce que je ne boude pas mon plaisir de la voir de retour.

Voici la première ébauche de ce que sera le nouveau « Arrêt sur images ».

http://arretsurimages.net

Avec pour le moment quelques chroniques, quelques archives mais aussi déjà quelques coups de gueules et surtout un grand retour programmé en exclue sur le net le 7 Janvier 2008 à 13h.

 

C’est ‘Le Monde’ qui m’en a informé avec cette brève extraite de l’édition du 16 et 17 Septembre.

 

« Arrêt sur images » redémarre sur le Net

« Chassée de la télé », l’ancienne émission de France 5 « Arrêt sur images » revient par la fenêtre du Web. C’est désormais sur le site du journaliste Daniel Schneidermann (arretsurimages.net), en ligne depuis le 13 septembre, que l’on peut retrouver une partie des chroniques de cette émission de décryptage des médias.

 

C’est dans un projet ambitieux que s’apprête à se lancer la fine équipe de journaliste de Daniel Schneidermann. Voyez plutôt ces quelques infos pratiques :

 

Dès aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour faire renaître Arrêt sur images sur le Net.

Vous avez été près de 200 000 à signer la pétition de soutien à Arrêt sur images, après sa suppression par France 5.

Les dirigeants de la télévision publique sont restés sourds à votre appel, pourtant sans précédent.

La télévision publique ayant renoncé à la mission d’éducation à l’audiovisuel et aux medias que lui a pourtant assignée le législateur, l’équipe d’Arrêt sur images n’a d’autre ressource que de l’accomplir... sur le Net.

Nous allons relever ce défi. Nous allons faire renaître Arrêt sur images sur Internet. Et elle sera financée par... vous.

 

Plutôt qu’une longue émission hebdomadaire, @rrêt sur images vous proposera des rendez-vous télévisés plus courts, plus fréquents, ainsi que des enquêtes et des dossiers multimedia.

Mais vous y retrouverez le ton, et la plupart de l’équipe, que vous aimiez.

 

L’émission sera exclusivement financée  par ses abonnés, et par la publicité. Pour rester totalement indépendants, nous n'avons pas voulu faire appel à des investisseurs. Les seuls actionnaires de l'émission seront les partenaires et les salariés qui contribueront à sa production.

 

L’abonnement coûte 3 euros par mois (au total, 30 euros par an : les deux mois d’été sont offerts).

Vous pouvez souscrire un abonnement d’essai de trois mois, pour 10 euros.

Pour les étudiants, les chômeurs et les précaires, l'abonnement est fixé à 1 euro par mois (soit 12 euros par an). Pas besoin de justificatif, nous avons choisi de vous faire confiance.

 

Les non-abonnés auront-ils aussi accès au site ?

Oui. Certains des contenus du site seront en accès libre et gratuit dans un premier temps, après leur mise en ligne. @rrêt sur images contribuera ainsi au débat public.

Mais seuls les abonnés (et les amis radins) auront accès, au delà de ce délai, à nos dossiers multimedia, et à nos archives classées. Ils auront en outre accès à un espace personnel d’un nouveau type, qui leur permettra d’échanger informations et tuyaux de toutes sortes avec d’autres membres de la communauté.

 

De belles idées sur le papier. J’espère juste qu’elles ne sont pas trop ambitieuses et qu’elles pourront être mises en œuvre.

Cependant, en plus des chroniques quotidiennes, vous pouvez d’ors et déjà jeter un œil sur l’excellente rubrique ‘Ils ne veulent plus d’arrêt sur images…’ Avec en illustration visuelle, des archives de Patrick de Carolis, Ardisson, Drucker, Morandini, Poutine ou Sarkozy.

 

Et puis, il y a cette chronique qui, en tant que belge, me fait beaucoup sourire :

 

Ils ont perdu. Les rugbymen, les footballeurs, les basketteurs, les volleyeurs. Tous en bloc. En une semaine.

Quels nuls.

Tenez, dans le match de football contre l’Ecosse qu’on a perdu mercredi et qui nous disqualifie presque du prochain Euro, regardez comme ce pauvre gardien français se fait lober par un tir lointain. Ce n’est pas lamentable, ça ?

 

 

Je pense que j’en ai assez dit. Allez de vous-même vous intéresser, vous renseigner mais aussi rigoler sur http://arretsurimages.net

 

Pas de doutes, ils sont bel et bien de retour. Pour mon plus grand plaisir.