18/02/2007

D’Hiver Rock Festival @ Maison de la Culture de Tournai 17/02/07

Dimanche 18 février 2007, 12h12.

 

Voilà c’en est fini de cette folle semaine. Avec l’occasion de dresser un petit bilan statistique (Oui oui je sais vous adorez ça) : Une trentaine de groupes vus sur scène, un total de 24 heures de concerts, une dizaine de bière bues, une bouteille de champagne, un resto St-Valentin, 16h de cours, 2h de médecin, 0h de grasse mat, 3h de Pro Evolution Soccer, plus de 5h de rédaction pour ToX, très peu d’heures de sommeil, 4 cartes de visites données, 2 interviews, quelques poignées de mains serrées (poignées de mains ou mains serrées, il faut choisir), 1 autographe signé, 1 fois interviewé, 1 photo de groupie, le mot « tchussss » utilisé près de 30 fois et surtout quelques rencontres surprenantes, captivantes et super intéressantes. (Non non, je vous assure j’ai pas (encore) la grosse tête).

 

Voila si un producteur passe dans le coin, y’a pas de soucis pour en faire un film, je suis dispo.

 

Bon ça c’est fait, c’était pour les stats de la semaine.

Passons maintenant à l’objet de ce post, la deuxième et dernière journée du D’Hiver Rock Festival.

 

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Bon allons tout de suite au but, comme ce fut le cas à la Boutik Rock, il y a eu un deuxième jour nettement moins bon à Tournai. Et ce tant au niveau de l’ambiance, que de l’affluence du public. Une malédiction cette semaine pour les deuxièmes jours donc.

 

Mais que s’est-il donc passé hier à Tournai pour qu’il y ait si peu de monde, si peu d’ambiance et si peu de bons groupes ?

Sur le papier, pourtant, l’affiche était assez alléchante, un festival qui commence à 15h pour se terminer 10h plus tard, un prix plus que démocratique, 2 scènes, une myriade de groupes, dont quelques plus grosses têtes d’ affiche comme The Tellers ou My Little Cheap Dictaphone.

 

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé… toujours est-il que le public a mis longtemps à arriver sur la grande scène. Au final, les deux prestations les plus convaincantes furent celles des Tellers et de My Little Cheap. Avec à côté de ça, une scène A très « Underground » totalement à l’opposée de la scène B, plus amène à plaire au grand public.

 

Premier élément marquant. Alors que hier je vous faisais l’éloge de Raoul et de Jacqueline (en photo sur le post précédent), ils ne sont plus présents en cette dernière journée à mon grand désarroi ! Dommage parce que l’idée était vraiment chouette et utile.

 

15h29 : Premier groupe à jouer cette journée, ce sont les lillois de Crisis Crew, lauréat du concours Open Stage de Mouscron. Et la journée commence au plus mal, puisque qu’un énorme problème de son oblige le groupe à meubler durant quelques interminables minutes.

Côté musical, c’est décrit comme une fusion néo-métal et rap pour un chant, deux guitares et un DJ qui n’a rien à envier aux groupes « habituels ».

C’est devant 20 personnes que le groupe a la « chance » de se produire… et apparemment ce ne fut pas très convaincant pour le public comme pour moi d’ailleurs…

 

16h15 : la journée tarde vraiment à commencer et c’est au tour de Sour Puss de monter sur scène et de tenter de mettre de l’ambiance. Je dis bien tenter car avec le manque de public ce n’est pas tâche aisée. Ils sont 3, viennent de Tournai et font du, accrochez-vous, Noisy Rotten Punk… Et en fait, j’ai pas mal aimé leur son, des morceaux courts, rapides, puissants et efficaces. Tellement court qu’en à peine 30 minutes, le concert était bouclé.

Leur style m’a fait pensé à celui de Jay Reatard que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup.

Un aperçu de la musique de Sour Puss sur leur MySpace : http://www.myspace.com/sourpusses

 

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16h40 : Changement de salle et changement de registre avec Al Dente.

Al Dente fait partie de ces groupes inclassables et indéfinissables. Il y a des sons électro, du saxo, de la trompette, un synthé, deux guitares… Un joyeux mélange qui donne du rock expérimental, décalé et imaginatif.

Mélange dantesque d'harmonies et de rythmiques aériennes, où s’entrecroisent joyeusement Rock, Fanfares, Pop, Jazz ludique, opéra, techno, cirque, transe et autres expérimentations délirantes en tout genre.

Dans une salle encore une fois bien peu remplie, le chanteur nous accueille avec un « Salut les filles » « Ca va les filles ? » le tout enroulé dans une jolie écharpe rose… Machin Bazar.

Kitch et Sympa.

 

Mais une interrogation revient : Ou est passée l’ambiance qui régnait ici même lors de la première journée ?

 

18h : C’est au tour de Pillow et on dirait que la soirée va enfin commencer. Le public arrive peu à peu, les groupes présents sont de plus en plus connus et c’était l’occasion pour le groupe de nous présenter leur nouvel album, sorti cette semaine. On notera au passage qu’ils partent la semaine prochaine pour une mini tournée en Angleterre. Bonne nouvelle pour eux !

Niveau musical, c’est du Post-Rock, une musique instrumentale, d’ambiance, bien sympathique avec 3 guitaristes (!) et les traditionnels batteurs et bassistes.

On pouvait lire dans leur présentation : Leur influence vont de Explosion in the sky, Interpol, dEUS, Radiohead,…  Une vaste blague et c’est surtout à Mogwaï que j’ai pensé en écoutant leur musique… manquant à mon goût quelque peu d’originalité… Qu’importe 18h30, le public est de plus en plus réceptif, ce qui sera rassurant pour la suite des hostilités : Les Tellers et My Little Cheap Dictaphone

 

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Dans la salle A, appelons-la « la salle underground », par contre, c’est toujours un public peu réceptif pour accueillir Driving Dead Girls. C’est du Rock’n’roll garage aux riffs énergiques, simples, directs et explosifs.  

Un groupe pas si mal dans son genre, le garage rock, un rock puissant et efficace.

 

19h20, c’est Monsoon qui est attendu. Sympathique quoiqu’un peu répétitif. J’me suis senti un peu seul devant la scène, mais c’est avec plaisir que j’assistais à une bonne prestation scénique de la chanteuse… :-)

 

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A 20h, enfin un peu de musique festive sur la scène A avec les français de Zetlaskars. Ils sont 7 sur scène et nous présente leur prochain album « Les fables de la foutaise » qui sortira en septembre. C’est la fête sur scène, mais un peu moins dans le public avec quelques échauffourées venant de quelques imbéciles. Même le chanteur interviendra pour les remettre à l’ordre. Leur musique est d’influence Ska et festive, leurs textes sont comme je les aime avec des morceaux comme « J’en ai rien à foutre » ou « Dieu est un manouche ».

 

20h30 sur la scène B, c’est l’arrivée des groupies… pour accueillir les Tellers :-) Voila qui mettra un peu d’ambiance en cette journée même si la salle n’est toujours pas remplie.

 

Fraîchement atterri sur 62 TV (Girls in Hawaï, Malibu Stacy, Austin Lace, Etc.), ce tout jeune duo (20 et 21 ans) de Bousval n’était jusqu’il y a peu qu’un secret de chambre à couche. L’histoire de deux grands gamins, pas vraiment intéressés par les études, qui passent leurs journées à composer des chansons, un genre de folk éminemment rock, à la croisée des chemins de Dylan, des Libertines ou de Violent Femmes.

Une signature sur V2 en France et un album pour la fin du printemps…Dire s’ils ont le vent en poupe !

 

Hier soir, c’est eux qui l’ont emporté à l’applaudimètre mais aussi au groupiemètre et au nombre d’autographes signés. Bien qu’ayant leur EP, c’était la première fois que je les voyais sur scène. Surprise ! Dans la présentation, on nous parle du duo. Mais qui est le bassiste de ce « duo » ? J’ai du être le seul à le remarquer hier soir, Fabrice Detry le leader de Austin Lace. J’en reparlerai.

Au niveau de leur prestation, ce fut sympathique. Ben, le chanteur, a une voix particulière, à la fois chouette et originale. Leur présence sur scène est bien aussi, ils jouent bien le jeu et communiquent bien avec le public. De plus, Ben semble vraiment apprécier son statut de « star pour groupies » et il y contribue pas mal. Marrant.

Un concert de 40 minutes, qui malgré sa courte durée, comporte tout de même quelques temps morts, quelques chansons un peu moins bonnes. Mais les morceaux les plus connus sont là pour réveiller les troupes et rehausser le niveau.

Pour le moment, ils n’ont qu’un EP de 6 titres qui commence à dater un peu et ils vont vraiment devoir assurer au niveau de l’album.

 

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Petite pause dans ce récit avec ce que j’appellerais « L’épisode Tellers ». J’ai longuement hésité à l’insérer dans la rubrique tranche de vie, mais finalement je vais vous le proposer dans son contexte, entre deux concerts à D’Hiver Rock.

 

Tournant de la soirée, dans les coulisses je rencontre les gars de www.cecinestpasuneradio.net et quelques moments extraordinaires suivront. Pendant le concert, ils discutaient avec le manager pour avoir un interview pour leur nouveau projet, à la base ils s’occupent d’une radio sur le net mais ils voudraient développer un nouveau côté, une approche sympa : se balader avec leur caméra et leur micro et interviewer les artistes avant et après les concerts. Ils s’intéressent un peu à tout et ne font nullement ça pour un but lucratif, un peu comme ToX.

Je leur présente alors ToX et leur demande si je peux les suivre pour l’interview des Tellers. Ce qu’ils acceptent immédiatement. Et c’est parti pour l’aventure ! On attend les Tellers devant leur loge en attendant qu’ils fument leur clope. On rencontre une autre équipe télé qui veut nous piquer notre place et qui use de méthodes journalistiques crapuleuses :-), c’est la loi de la jungle. A ce moment-là, c’est Xaxier, le bassiste de My Little Cheap qui sort de sa loge, l’occasion de le saluer. Les Tellers n’arrivant pas, les petits gars de cecinestpasuneradio décident de m’interviewer. Au programme, présentation de ToX, de son point de vue, de mes idées sur la musique, les groupes, le festival,… J’ai été surpris, ils utilisent les même méthodes que moi, rien de préparé, des questions et des réponses qui viennent sur le moment. Une chouette expérience.

Le manager des Tellers débarque enfin pour nous dire que le groupe est retenu en haut, sur leur stand et qu’on va aller faire l’interview là-bas. Et c’est parti. Les affaires marchent pour eux, pas mal de cd’s vendu ce soir là, de séances photos et dédicaces. C’est surtout Ben qui est à la tâche, puisqu’il semble apprécier. L’occasion de s’attarder sur les autres membres du groupe. Et de m’entretenir plus particulièrement avec Fab bassiste remplaçant pour les Tellers, et pourquoi pas définitif. On discute de sa participation avec les Tellers, de son concert d’il y a 2 ans au même endroit, de l’actualité d’Austin Lace, de Tox, de Myspace. Super moment, très intéressant. On reçoit des bières, on nous prend en photo,… :D

 

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Allez assez parlé, je redescends les pieds sur terre…

22h10, c’est au tour de My Little Cheap Dictaphone. Je les avais vu il y a 6 mois au 100% Festival d’Hannut et j’étais quelque peu resté sur ma faim. Mais à Tournai, ce fut tout autre. Une très belle prestation, une bonne ambiance, un concert super sympa. Une alternance de country, de pop rock et de chansons d’amour.

 

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23h, les Astro Zombie sur la scène « underground ». Ils ont acquis un nom dans le monde de psychobilly.

Les remarques du chanteur sur l’ambiance fusent : « Tout le monde dort en Belgique à cette heure-ci ? », ce sont exactement sept « Non ! » qui émergent de la salle.

De la musique, qui personnellement ne me déplait pas trop, mais qui ne fait « bouger » que les quelques punks de la salle...

Avec la mention du chanteur «  Pas mal, peu mieux faire ». Deux chansons plus tard, son discours change un peu : « Vous êtes encore debout avec toutes les bières que vous avez bu ? ». Et au final, « Vous êtes sage en Belgique hein, pourtant on est pas loin… »

 

Quelques réflexions qui reflètent bien l’ambiance qui a régné toute la journée dans cette salle.

 

Minuit, on finit, un peu fatigué, avec le groupe Kofeee. Pas vraiment une grosse pointure pour clôturer ce festival…

 

Ouf, voila c’en est fini pour le récit de mes aventures de la semaine. J’ai pu y survivre et j’espère que vous survivrez à la lecture (ça doit être long à lire, non ?)

 

C’était vraiment une très chouette expérience, merci à Cathy de m’avoir permis de la vivre à D’Hiver Rock !

 

En conclusion, deux journées drôlement différentes, avec tout de même une préférence pour la première, mais la seconde m’a fait vivre des choses drôlement sympa.

 

J’espère que mes récits vous ont plu. Merci de vos visites en nombres ces derniers jours. Merci pour les commentaires, pour les rencontres pendant les concerts. Merci pour tout.

 

Prochain compte rendu, ce sera celui du délicieux trio féminin de Au Revoir Simone, jeudi soir au Bota, il reste encore des places et pour 10€, sachez que c’est une très bonne découverte.

 

Je vous salue et ne vous dirais pas (cette fois) Tchusssss

 

Ps: On notera la création d'un Myspace pour ToX : http://www.myspace.com/tox_blog