13/11/2007

The National @ Ancienne Belgique

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The National @ Ancienne Belgique

 

Today you were far away
and I didn't ask you why
What could I say
I was far away
You just walked away
and I just watched you
What could I say

 

 

Chronique imparfaite d’un concert parfait.

 

Découvert au début de l’année 2007 par l’album Boxer, The National fut ma révélation 2007… ma révélation de ce début de troisième millénaire.Ma première rencontre avec le groupe, lors du Dour Festival 2007, m’avait laissé quelque peu perplexe. Leur passage en salle à l’Ancienne Belgique était l’occasion d’oublier tout ça, de repartir à zéro et de pouvoir apprécier le groupe sur scène à sa juste valeur. Somptueux.

 

La première partie est assurée par un canadien mi-ours mi-cowboy,  mi-bucheron mi-Damien Rice, mi-comique mi-romantique, au capital sympathie énorme, Hayden. Seul sur la grande scène de l’AB, il ne quitte jamais son harmonica (ni son humour), qu’il soit au piano ou à la guitare. Ses folks songs sont justes et efficaces. Un bon concert.

 

Un de ces gens qui compose inlassablement des chansons folk tous seuls à la guitare dans leur chambre, qui ne cherchent pas à changer la face du monde, ni même du rock, et qui se foutent de ne pas être foncièrement révolutionnaires. Conteur prolixe d’historiettes véritables ou imaginaires, l’homme manie l’humour et la dérision avec une simplicité réellement désarmante.

 

21h. Place à la perfection d’un concert.

 

Le groupe The National nous offre une impressionnante série de perles musicales, orchestrées par le chanteur Matt Berninger accompagné des frères Dessner et Devendorf. Leurs racines musicales sont issues tant de la scène américaine que du postpunk, alors que l'on trouve parmi leurs influences des artistes tels que Leonard Cohen, Joy Division ou encore Wilco. Leur son rock navigue entre acoustique country-folk et électrique indie rock, créant de riches textures pour la voix profonde du chanteur. Un univers singulier pour des chansons simples. Une écriture élégante, exigeante.

 

Une heure quarante de perfection. La  perfection de six artistes américains et de leurs compositions. La perfection de leur setlist. La perfection de l’univers construit et développé par le groupe. La perfection des sonorités et de l’association de nombreux instruments. La perfection de l’éclairage. La perfection d’une place dans les premiers rangs. La perfection dans la façon de Matt Berninger d’interrompre le concert pour enrouler ses souliers de papier collant pour ne pas glisser sur la scène. La perfection lorsque le groupe est rejoint sur scène par trois trompettistes bruxellois pour Racing Like A Pro, Ada et Fake Empire. La perfection de la fin de concert avec trois anciens morceaux : Mr. November, Virginia, About Today. La perfection dans la générosité des six membres du groupe.

 

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La Setlist :

 

Start a War
Mistaken for Strangers
Secret Meeting
Brainy
Baby We'll Be Fine
Slow Show
Squalor Victoria
Abel
All the Wine
Racing Like A Pro
Ada
Geese
Apartment Story
Daughters
Fake Empire

Green Gloves
Mr. November
Virginia
About Today

 

La perfection le temps d’une soirée.

 

Reste la perfection des souvenirs, de leur dernier album ‘Boxer’ aussi.

 

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Looking for somewhere to stand and stay
I leaned on the wall and the wall leaned away
Can I get a minute of not being nervous
and not thinking of my dick
My leg is sparkles, my leg is pins
I better get my shit together, better gather my shit in
You could drive a car through my head in five minutes
from one side of it to the other

 

 

Il y a quelques mois, j’avais tant bien que mal essayé de vous faire découvrir et apprécier le groupe… sans grand succès… Voici quelques petites vidéos pour ceux d’entre vous qui souhaiterez retenter l’expérience