03/04/2014

Les Nuits Fauves bientôt en Belgique (Nuits Botanique & Francofolies de Spa)

En attendant l'arrivée de contenu rédactionnel de qualité (si si on y croit !), je vous propose un petit interlude musical avec le groupe qui accompagne mes trajets et mes aventures depuis plusieurs mois maintenant : Fauve

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Au-delà du buzz qui entoure le groupe, la musique et les textes de Fauve ≠ ont eu un impact immédiat sur moi. Quinze ans après leurs compatriotes de Diabologum (écoutez De la neige en été), j'ai retrouvé dans ce collectif la même fougue et les mêmes textes rageurs. Des textes crus, cruels, tristes et réalistes dans lesquels peut se retrouver toute une génération d'ados et d'adulescents de 15 à 30 ans. Mélange des genres, ce sont des groupes français comme Fauve qui me réconcilient avec la chanson française.

Le titre "Nuits Fauves" figure sur leur premier EP de 6 titres sorti fin 2013. Depuis, leur premier album "Vieux Frères - Partie 1" est également dans les bacs.

Enfin, la tournée marathon de Fauve s'arrêtera à deux reprises en Belgique : le 22 mai au Cirque Royal dans le cadre des Nuits Botanique (concert complet), et le 20 juillet aux Francofolies de Spa

Quant à leur deuxième album studio "Vieux Frères - Partie 2", il est déjà attendu pour la fin 2014.

 

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14/05/2008

Sebastien Tellier, Blitzen Trapper, Rogue Wave @ Nuits Botanique

 

« Les hommes s’en mêlent »

 

Ces derniers jours, dans vos commentaires (cf. les deux chroniques précédentes), vous avez été particulièrement critiques et acerbes (et anonymes). Surprenantes, perturbantes ou amusantes, ces critiques me permettent surtout de remettre l’église au milieu du village. Vous vous trouvez ici sur un blog personnel, mon blog personnel, sur lequel est partagé un avis personnel, mon avis personnel. Loin de toute objectivité, il s’agit ici de mon regard, de mes perceptions et de mes ressentis. Depuis bientôt un an et demi, j’essaie de respecter cette ligne éditoriale. Si vous cherchez quelque chose de plus sérieux et de plus objectif, alors certainement que ToX n’est pas pour vous. Je ne suis ni journaliste, ni critique musical alors revoyez peut-être vos attentes. Vous avez ici à faire à un étudiant de 21 ans qui essaie, tant bien que mal, de faire partager ses découvertes, ses concerts et ses impressions… rien de plus… A bon entendeur, salut !

 

Soit. Ce qui m’intéresse ce soir c’est une nouvelle série de concerts au Bota, avec pour l’occasion, sous le Chapiteau : Sebastien Tellier mais aussi, et c’est peut-être le plus intéressant, deux outsiders américains de chez Subpop qui tenteront de voler la vedette à Sebastien, Rogue Wave (www.myspace.com/roguewave)  et Blitzen Trapper (http://www.myspace.com/blitzentrapper).

 

Tellier (2)

 

Après une très bonne impression sur cd, c’était avec impatience que j’attendais la venue des américains de Rogue Wave. A peine 1 mois après leur prestation au très populaire festival de Coachella, les voici aux Nuits Botanique ! Apparemment, ce n’est pas pour Rogue Wave que le public avait acheté son ticket puisqu’à 20h, lorsqu’ils débutent leur set, ce n’est que devant une petite cinquantaine de personnes. Dès les premières notes, à l’écoute de leur pop mélodieuse, je pense à leurs compatriotes de Nada Surf et de Death Cab for Cutie. Les ressemblances sont flagrantes. Et même si, sur scène, avec l’appuie de trois guitares électriques, leur pop prend des accents beaucoup plus rock, leur musique reste quand même profondément ancrée dans la pop… sans vraiment qu’ils puissent se démarquer des groupes cités précédemment. Néanmoins, même si en quarante minutes on semble avoir fait le tour, leur musique me plait beaucoup et j’assiste à un très bon set ! Dans dix jours, ils reprennent la route pour le pays de l’Oncle Sam, ils y finiront leur tournée fin août après des dizaines de concerts. On en reparlera.     

 

Tellier


 

Là où l’on peut facilement enfermer Rogue Wave dans une bulle « pop gentille et efficace », ça devient beaucoup plus compliqué de catégoriser Blitzen Trapper, quelque part entre la folk, la country, la pop et le classic rock avec quelques poussées expérimentales. Sur scène, si la complicité entre les deux frontmen et leur acolyte le batteur semble évidente, c’est nettement moins le cas avec les trois autres membres du groupe, nettement plus en retrait. C’est plutôt sympa, intéressant et rafraichissant même si, encore une fois, un set de 40 minutes est suffisant.

 

« Sébastien Tellier déchaîné/déchet né »

 

Pour Sébastien Tellier, c’est différent. D’abord, pour lui, quarante minutes ne suffisent pas. Ensuite, pour lui, le public est venu en nombre. Et juste avant 22h, pendant que les techniciens installent le bazar de Sébastien (consoles, synthés, batterie, guitare, boules à facettes, bouteille de vin,…), la salle commence déjà à se remplir. Chacun voulant être aux premières loges pour assister à ce show… à la française. C’est sans doute ça l’effet Eurovision. Pourtant, de l’Eurovision, de son sérieux et de sa débilité, Sébastien Tellier en sera bien loin  ce soir… Pour mon plus grand plaisir ! A 22h, accompagné de trois musiciens, il monte sur scène. Chaussures blanches, pantalon blanc, ceinture blanche, chemise noire, écharpe atour du cou, lunettes de soleil. Dans le style bourgeois chic et bien soigné, il n’a rien oublié. Sur scène, j’avais cru entendre qu’il s’était calmé… Au début, c’est vrai que ça aurait pu être plausible… Son jeu scénique est parfaitement rodé. Verres de vins, cigarettes, mouvements pseudo-sensuels. Sur un tempo electro, il mime continuellement des gestes plus ou moins sensu/sexuels ou encore des injections dans le bras. Ça aurait pu et ça aurait dû rester dans cet univers qui lui colle définitivement à la peau. Mais… c’est parti en couille et quand la bête est lâchée, rien ne peut l’arrêter. On adore ou on déteste, en tout cas, il ne peut laisser indifférent. Moi, j’ai beaucoup rigolé. Même si derrière ça, il y avait un gars complètement drogué, qui blaguera en racontant que c’est un enfant qui l’a contraint et forcé et qui lui a fourré du LSD dans la bouche. Des blagues, il en racontera beaucoup. Des histoires aussi. Sans queue ni tête… enfin si, avec beaucoup de queues et un peu de tête. Il n’y a ni limites, ni tabous pour Sébastien Tellier, il évoque le sexe mais surtout sa consommation excessive d’alcool et de drogues. Presqu’une apologie… 

 

Tellier (3)


 

 Il flirte constamment avec les limites. Ses limites mais aussi celles du public, notamment en frôlant l’irrespect envers ce public qui a payé sa place pour cette prestation. Durant des dizaines de minutes, il fait des interludes et assure non pas un spectacle musical mais un véritable one-man-show. Certains n’apprécieront pas et quelques « Ta gueule et joue » fuseront dans l’assemblée même si la majorité reste, rigole et le pousse dans ses délires. Musicalement, c’est l’electro sensuel de ces disques… mais vous l’aurez compris, c’est surtout l’univers du personnage qui intéresse. À 23h, après une heure de show, alors que Sébastien a quant à lui déjà complètement décroché depuis un petit temps, le public décroche lui-aussi peu à peu… ça tourne en rond… les mêmes blagues et les mêmes gestes reviennent (avec une prédominance du suçage de micro !) Pourtant, malgré les avertissements des programmateurs (qu’il jugera de nazis) et de ses musiciens qui tenteront tant bien que mal de le faire revenir à la raison, sont set durera encore 1h… soit 45 minutes de plus que le temps qui lui était imparti. Il est comme ça Sébastien. C’était l’une des dernières dates de la première partie de sa tournée, il était bien et il s’est fait plaisir. Ça réserve peut-être quelques surprises pour l’Eurovision. J’espère en tout cas qu’on pourra le retrouver vivant pour l’été et pour la deuxième partie de sa tournée… et ça, c’est pas ce qu’il y a de plus évident…

 

Moi, j’ai plutôt apprécié même si, avec quatre heures de concerts dans les jambes et avec un Tellier qui fait des prolongations inutiles sur scène, j’en ressors crevé.

 

Mais avec, en une soirée, trois groupes excellents et vraiment très différents, avec près de 4 heures de concerts, avec une soirée entièrement masculine (un total de 15 mecs sont montés sur scène !), c’était à mon goût la soirée qu’il ne fallait pas manquer aux Nuits Botanique.

 

Tellier (4)


09/05/2008

I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique

Nuits Bota


I am from Barcelona, Of Montreal, Two Gallants @ Nuits Botanique

 

13 Mars 2008. 12h20. Deux mois avant le début des Nuits Botanique, la programmation tombe au compte goûte. Au programme cette année, le même concept que l’année dernière avec la Nuit belge, c’est-à-dire une vraie soirée festival avec un ticket à 20€ qui donne accès aux trois salles du Bota. L’occasion de voir, ou d’espérer voir, douze groupes en une soirée. Quand j’ai acheté mon billet, seuls les premiers noms étaient annoncés : I am from Barcelona, Two Gallants et Of Montreal. Plutôt alléchant. Je m’attendais à une affiche qui allait continuer dans cette lignée avec peut-être même des têtes d’affiches plus importantes. Pourtant, les neufs noms suivants s’avéreront nettement moins intéressants…

 

Vendredi 9 mai 2008. Ca y est, c’est le jour J, celui que beaucoup de personnes attendent avec impatience. 7h10, mon réveil sonne. C’est Kate Nash et Foundation qui me réveille… la honte… Je relis une dernière fois mon exposé qui a lieu dans 50 minutes devant un public de sociologues avertis et je file sous la douche… haut lieu de réflexion.

 

Et si je loupais cette Nuit ? Et si je réussissais à revendre mon billet ? Et si j’en avais déjà marre des Nuits Botanique ? Après tout, tous les groupes que je veux voir son sous le Chapiteau… un Chapiteau qui m’a tant déçu l’année passée… la soirée passée… Après tout, j’ai déjà vu I am from Barcelona. Une fois. Quatre fois pour les Two Gallants. Après tout, tous les groupes jouent en même temps donc impossible de voir plus de quatre sets complets.  Après tout, je suis crevé, à bout de souffle et je risque d’amener ma mauvaise humeur et ma fatigue au Bota. Après tout, il fait trop chaud, il y aura trop de monde.

 

Il est 18h55, je file vendre mon billet.

Dans le tram, je croise Vincent Liben… le chanteur de Mud Flow… il y a tout juste un an, il était la tête d’affiche de la Nuit Belge. Je l’avais d’ailleurs beaucoup critiqué. Le monde est décidemment très petit… Quel hasard. Une charmante demoiselle m’achète mon ticket. Soulagement…

 

Est-ce que cette soirée en valait vraiment la peine ? Je l’espère et j’espère aussi que vous me raconterez tout !

 

Au fait, toujours dans le cadre des Nuits Botanique, j’ai une place à donner pour la soirée Les femmes s’en mêlent de ce dimanche à la Rotonde avec Duchess Says, Lonely Drifter Karen et Tangstype. Avis aux amateurs.