19/06/2007

Sur ma platine : Interpol – The Scale

interpol

Sur ma platine : Interpol – The Scale

 

Avec leur nouvel et troisième album « Our Love To Admire » qui sortira le 9 Juillet, les new-yorkais d’Interpol aiment décidément brouiller les pistes.

Tout d’abord avec le premier single extrait de ce nouvel opus « The Heinrich Maneuver ».

Un morceau qui m’avait laissé dubitatif. Je n’y ai pas retrouvé la profondeur habituelle des morceaux d’Interpol et je n’y voyais aucune évolution dans leur son. Pas de grande surprise, juste une déception.

 

S’ajoutait à cela, il y a quelques mois cette (affreuse) citation : « Nous avons mis des claviers comme jamais. Le synthé sera comme le cinquième membre. Il y a beaucoup plus de textures et de bruits intéressants. Là réside notre progression. » De quoi amplifier mon inquiétude…

 

Et si finalement, Interpol nous réservait une surprise. Un album incroyable, une réelle évolution dans leur sonorité… L’attente était longue, restait à être patient et à attendre de nouveaux extraits, et 20 jours avant la sortie de « Our Love To Admire », c’est chose faite.

 

Et parmi les trois nouveaux morceaux de l’album, j’ai choisi de vous présenter/partager le plus surprenant : « The Scale ». Cette fois, la surprise est bien au rendez-vous, et quelle surprise ! Mes doutes sont effacés, que dis-je, balayés par l’intensité et la profondeur de ces nouveaux morceaux.

Oui, Interpol a bel et bien évolué. Oui, Interpol va nous surprendre avec ce nouvel album. Oui, Interpol est un grand groupe. Non, on n’y retrouve pas « des claviers comme jamais ».

Et même si l’on retrouve avec plaisir la marque de fabrique des new-yorkais, Interpol nous propose un visage nouveau avec ce morceau.

On est loin des synthés annoncés, avec au contraire, un morceau extrêmement lent et progressif. Un morceau qui plus s’écoute, plus prend de la valeur et de l’intensité.

 

Interpol est de retour et ça risque de faire très mal.

 

 

Les Paroles :

 

The Scale

 

i have a secret for and i
take a rose and hide my face
this is a band, it's life
it comes and goes and there's the breaks
under a molten sky
beyond the row we lie and wait

you think they know us now
wait till the stars come out
you see that
well i made you
and now i take you back
it's too late but too late
i can't be buying all that
i made you
and now i take you back

i saw you sleep in clouds afar
that's all and that's right
i saw you sleep in clouds afar
that's all and that's right

i can't still feel it when you lie
take a rose just to hide my face
if there's something i should know
a secret science where there is no shade

under a molten sky
let the days collide
well i made you
and now i take you back

i saw you sleep in clouds afar
that's all and that's right
i saw you sleep in clouds afar
that's all and that's right

 

02/06/2007

Sur ma platine : Editors - Smokers Outside the Hospital Doors

Editors


Sur ma platine : Editors - Smokers Outside the Hospital Doors

 

Toujours dans l’optique de nous faire patienter dans l’attente du nouvel album d’Interpol, après The National, c’est Editors qui s’y colle. Et je dois dire que c’est assez bien réussit. Evidemment, si les voix caverneuses ne sont pas trop votre truc et que vous cherchez la gaieté et la légèreté d’un tube de l’été,  vous pouvez repasser. Par contre si vous aimez un rock plutôt glacial et sombre, vous risquez d’être séduit par ce premier single extrait du nouvel album des anglais de Editors.

Un rock glacial et sombre, c’est ce à quoi Editors nous avait habitué avec son premier album « The Black Room ». Cependant, et c’est la mode en ce moment, vous y ajouterez ici en fond sonore des côtés électro bien présents, qui rendent la musique plus entraînante.

J’ai l’impression avec ce premier single extrêmement efficace qu’on sort ici de la caverne pour plutôt atterrir dans un ... stade.

Décidément, après la réussite de The National avec Boxer leur nouvel opus, avec An End Has A Start, Editors réussit aussi un joli coup… C’est sur new yorkais d'Interpol que repose maintenant la pression...

 

Le deuxième album de Editors «An End Has A Start » sortira le 25 Juin. Pour les voir sur scène, ce sera le 30 juin aux Eurockéennes de Belfort, le 6 juillet au festival Solidays et le 16 août au Pukkelpop.

 

Le Clip :

 

 

Les Paroles :

 

Smokers Outside the Hospital Doors

 

Pull the blindfold down
So your eyes can't see
Now run as fast as you can
Through this field of trees

Say goodbye to everyone
You have ever known
You are not gonna see them ever again

I can't shake this feeling I've got
My dirty hands, have I been in the wars?
The saddest thing that I'd ever seen
Were smokers outside the hospital doors

Someone turn me around
Can I start this again?

How can we wear our smiles
With our mouths wide shut
'Cause you stopped us from singin'

I can't shake this feeling I've got
My dirty hands, have I been in the wars?
The saddest thing that I'd ever seen
Were smokers outside the hospital doors

Someone turn me around
Can I start this again?
Now someone turn us around
Can we start this again?

We've all been changed
From what we were
Our broken parts
Left smashed off the floor

I can't believe you
If I can't hear you
I can't believe you
If I can't hear you

We've all been changed
From what we were
Our broken parts
Smashed off the floor

We've all been changed
From what we were
Our broken parts
Smashed off the floor

Someone turn me around
(We've all been changed from what we were)
Can I start this again?
(Our broken parts smashed off the floor)
Now someone turn us around
(We've all been changed from what we were)
Can we start this again?
(Our broken parts smashed off the floor)

 

23/05/2007

JUSTICE : Après le buzz, le verdict…

Justice

 

JUSTICE : Après le buzz, le verdict…

 

Voici des semaines, des mois, des années qu’on nous rabat les oreilles - que je vous rabats les oreilles - avec Justice.

 

Justice, leurs remix, leurs DJ sets, leurs vidéo clips, leurs EP,…

 

Et dès leurs premiers pas, le duo français se voyait déjà coller l’étiquette de ‘Nouveaux Daft Punk’.

Un statut qui pourrait sembler difficile à assumer… Mais ça n'a pas du tout été le cas pour Justice. Au contraire... Cela s'est avéré être un élément, parmi tant d’autres, qui a permis d’orchestrer autour de Justice, un buzz gigantesque.  Le tout, géré de mains de maître par Pedro Winter, le boss de leur label ‘Ed Banger’. Et il fallait vraiment que ce soit orchestré à la perfection pour tenir le public en haleine durant 4 ans. Hé oui, 4 ans. 4 années au bout desquelles on retiendra finalement de Justice : 3 maxis, quelques remix dont le premier ‘Never Be Alone’ de Simian, l’élément déclencheur du buzz, une récompense pour ce clip et surtout des prestations remarquables et remarquées dans les plus grands clubs du monde entier. Pas grand-chose somme toute en 4 ans…

Il ne restait qu’une chose : un album. Ce dernier sortira (enfin) le 11 juin prochain et s’intitulera ‘†’.

 

Justement, n’en aurait-on pas fait trop autour de ce groupe ? Toute cette attente aura-t-elle été bénéfique ? Avec la sortie imminente de ce premier album, toute l’agitation autour du groupe va-t-elle continuer ou… enfin prendre fin ?

 

‘†’, Une croix, c’est l’appellation de leur premier album qui sortira le 11 juin. Que se cache t-il dernière ce symbole ? La bombe tant attendue ou l’effondrement d’un buzz ?

Premier élément de réponse sur ToX. Vu la sortie imminente de l'album, les premières critiques ne devraient plus tarder. Autre élément nouveau et au combien important, sur scène, Justice va enfin se prester en Live en non plus avec toujours le même DJ set… Le verdict est proche. En exclusivité, la découverte de l’album pas à pas, morceau par morceau avec ToX.

 

Jusqu'à présent, Justice nous avait habitué à deux visages : le premier, découvert avec le remix ‘Never Be Alone’, est léger, dynamique et résonne résolument pop ; le second est beaucoup plus ‘dur’, on l'a découvert en 2005 avec l’EP ‘Waters Of Nazareth’.

Justice aimait déjà brouiller les pistes.

Et bien, si vous avez connaissance de ces deux visages de Justice, sachez que vous n’allez pas être dépaysé par ‘†’ qui suit cette même logique, une logique de changements et de variété. Peut-être pour plaire au plus grand nombre… peut-être par goût de l’expérimentation et de la surprise… Cependant, si vous ne connaissez de Justice que ‘Never Be Alone’ ou encore ‘D.A.N.C.E.’ le premier single extrait de cet album, vous risquez de bien vite déchanter

 

Première surprise: la pochette. Sombre, sobre, simple et dépouillée de tout artifice. Bien loin du talent graphique auquel les deux petits gars de Justice nous avaient habitué et dont ils avaient déjà pu nous donner un aperçu avec leurs précédentes pochettes, compositions et affiches.

Deuxième surprise: la durée. 46 petites minutes et 12 morceaux seulement…

Troisième surprise, et c'est plutôt un constat : Suite aux premières écoutes et réécoutes de l'album,  les premières impressions sont plus que mitigées et elles laissent place à une énorme déception.

Ce n’était évidemment qu’un premier constat, je comprendrai par la suite que les morceaux nécessitent un certains temps d’adaptation pour dévoiler tout leur potentiel.

 

Justice Dance


 

Découverte de l’album morceau par morceau :

 

1/ Genesis : Une intro bien fade qui résonne très musique de film, à la pseudo Star Wars, avec, pour agrémenter le tout, des sons de pistolets futuristes tout droit sorti d’un jeu vidéo. Premier constat : aucun potentiel dansant. Juste les 40 dernières secondes sortent de lot, avec une ressemblance à Daft Punk… mais 40 secondes, c’est court…

2/ Let There Be Light : Voilà qui s'anime un peu. Un son en concordance avec ce à quoi Justice nous a habitués. Un morceau extrêmement répétitif qui ne révolutionnera pas le genre. A noter que dans les dernières secondes, on y retrouve également la douceur, les mélodies et les résonances de Daft Punk.

3/ D.A.N.C.E. : Premier single extrait de cet album. Un morceau extrêmement différent des deux premiers. Place au côté pop de Justice ainsi qu’au chant dont c’est la première apparition sur cet album et c’est plutôt réussi et sympathique puisque tout le morceau est chanté par une chorale d’enfants. Morceau au potentiel non négligeable pour se trémousser sur le dancefloor. J'adore!

4/ New Jack : Morceau expérimental à souhait et difficilement écoutable… à oublier au plus vite.

5/ Phantom : Enfin un bon morceau, un excellent morceau, un des meilleurs de l’album. Nous ne sommes néanmoins pas en terre inconnue puisque ce morceau figurait déjà sur l’EP de D.A.N.C.E. Rien de nouveau donc mais ne gâchons pas notre plaisir, c'est extrêmement bon!

6/ Phantom Part II : Le morceau commence par les même sonorité que Phantom Part I mais s’en détache très rapidement. Excellent morceau.

7/ Valentine : Une pâle copie du son de Daft Punk, c’est gentil mais mou et sans saveur. Un morceau très calme qui malheureusement ne décollera jamais.

8/ The Party : Décidemment, les morceaux chantés sont très réussis sur cet album. The Party en est une parfaite illustration. Un morceau repris de Uffie, autre groupe de label ‘Ed Banger’. Excellente chanson!

9/ DVNO : Rien de bien emballant.

10/ Stress : Assez horrible, stressant et hardcore mais vu le titre c’est l’effet recherché…

11/ Waters Of Nazareth : Le morceau est le même que celui figurant sur l’EP du même nom, sorti il y a 2 ans, il n’a pas changé mais reste cependant toujours aussi bon et entraînant. Un des meilleurs morceaux de l’album.

12/ One Minute To Midnight : Pour finir l’album, un morceau agréable et qui se laisse écouter ce qui n’est pas le cas de tous les morceaux…

 

Verdict : Une déception, grande ou petite, je ne sais pas. Grande déception après les premières écoutes. Petite déception après quelques journées (de recul).  Un album varié mais trompeur. Non, les Justice ne sont pas les nouveaux Daft Punk Non, ils ne sont pas les

nouveaux justiciers des temps modernes. Non, aucun morceau ne ressemble à leurs tubes ‘Never Be Alone’ ou ‘D.A.N.C.E.’. Non, ce n’est pas une révolution. Non, ce n’est pas l’album à avoir sur sa platine. Non, ce n'est pas le meilleur album électro de ces derniers années.

 

Il faut néanmoins nuancer les choses, l’album est loin d’être mauvais, juste qu'il ne renouvelle en rien le genre… Les quelques perles de l’album ? Phantom et Waters Of Nazareth auxquels vous ajouterez les sympathique D.A.N.C.E. et The Party. Une alternance de morceaux pop et de morceaux plus ‘durs’, plus fermés, plus expérimentaux. L'excellence côtoie l'inécoutable... et si c'était ça qui faisait le charme de Justice.

Au final, on se retrouve avec un bon album, comportant quelques titres géniaux mais qui reste cependant loin de tout le tintamarre et de l'agitation qui ont été faits autour de sa sortie...        

Des morceaux (trop) courts, rarement réellement efficaces et qui nécessitent, pour certains, un petit temps d'adaptation pour être appréciés à leur juste valeur. Par contre pour d'autres titres, c'est vraiment une tâche pénible et je pense que je ne m'y ferai jamais à 'Genesis', 'New Jack', 'DVNO' ou encore à l'horrible 'Stress'.

 

Reste à voir comment Justice va pouvoir se débrouiller avec cet album en live qui remplacera  leurs désormais classiques DJ sets. La réponse, ce sera sur les dancefloors. Pour les belges, ce sera mi-juillet à Dour et fin août au Pukkelpop. Le rendez-vous est pris!

 

Mais pour le moment, le buzz est fini, mon buzz est fini.

A qui le tour ? D’autres prétendants pour la place des 'nouveaux Daft Punk' ?

La place est libre… encore faudrait-il considérer Daft Punk comme mort…

 

Que fait la Justice ? Où sont nos justiciers des temps modernes tant attendus, nos nouveaux super héros?

 

La suite? Dans 4 ans qui sait...

 

Le Clip de D.A.N.C.E. :

 


 

Le Bonus : A vous de le choisir! Vous aimeriez découvrir un morceau de l’album? Faites le savoir dans les commentaires ! Attention, les premiers arrivés seront les premiers servis !