01/03/2007

mud flow @ AB 28/02/2007

Hier soir, il y avait deux soirées en parallèle, d’un côté The Album Leaf au Botanique et de l’autre, le retour de mud flow à l’AB.

 

Ayant déjà découvert le nouvel album de mud flow en exclu mondiale il y a plus d’un mois ; hier soir, j’avais choisi le bota. Catherine, et il semblerait que ce soit ma grande sœur (voila pour le scoop), avait choisi l’Ancienne Belgique. L’occasion de tenter quelque chose de nouveau sur ToX : Publier la chronique de quelqu’un d’autre… enfin pas n’importe qui puisque c’est ma grande sœur et ma manageuse à l’occasion :o)

 

Avant de publier son texte, je vous joins ses commentaires pour cette « expérience ».

 

Mon texte. Publie ou pas. Je m'en fiche, j'l'ai pas écrit pour publier. C'est mon style, je ne prétends pas avoir du talent et cette poésie dégoulinante est p-ê lourde à lire. Sûrement. Et puis rien à voir avec ce que tu fais d'habitude... P-ê dans l'optique du blog comme un lieu d'échange mais sinon le ton est p-ê trop différent de ce qu'on lit d'habitude.

 

Voila, ToX comme espace de partage, pas de censure donc, je vous laisse l’intégralité de son texte… Machin bazar :D

 

 

Ryunosuke01-3

 

 

Peut-être que les meilleurs concerts sont ceux durant lesquels on s'oublie. Certainement.

Ceux durant lesquels ton esprit flotte si haut au-dessus de la foule que tu soupçonnes ton âme de s'être fait la malle pour Mars, le Népal. Le Nirvana? Tu crois?

Ces concerts pendant lesquels tes pensées sont absorbées par un flot d'argile qui les liquéfie en d'invisibles larmes qui coulent sur tes joues, pénètrent les Harmonies et s'y blottissent.

Ce sont certainement ces concerts après lesquels la plénitude envahi toutes tes cellules en dépit de l'ineffable mélancolie qui devrait te vouer à la tristesse.

S'il est des concerts où symbiose (entre quoi et quoi? d'insignifiants êtres humains et l'univers? soyons lyriques jusqu'au bout...) cesse d'être un mot vain, celui de mud flow ce soir à l'AB devait en être un. De ceux qui restent au firmament. A jamais extirpés de la substance boueuse qui condamne à être terrestre. Céleste, c'est ça...

Un mot contient toute cette essence : envolée.

Epoustouflée. Est-ce quand tu perds ton souffle? Ou est-ce quand tu le retrouves enfin?

 

Envolée.

 

 

Je déteste attendre que les concerts commencent. J'ai des exigences dix fois plus élevées pour les artistes qui jouent les stars et se font attendre. Pas difficile de m'imaginer bougonne, maugréant dans mon coin, pestant contre les emmerdeurs qui ont décidé de débuter à 21h un concert annoncé à 20h. Je suis la plus grande des râleuses... noms d'oiseaux à l'appui, je dénonce ceux qui se prennent pour des vedettes un  peu hâtivement. Il s'est rapidement avéré que je suis beaucoup trop hâtive dans mes jugements... fallait s'y attendre.

Concert un peu court, propres, poétique. Parfait.

Il y a cette tache, ce que l'on appelle une chanson joyeuse, le single auquel je n'accroche pas "Monkey Doll". D'une légèreté qui le rend lourd et indigeste. Il y a la légèreté de toutes les autres chansons qui ne semble jamais gratuite, toujours tempérée par une gravité qui n'est pas pesante. Un sens du spleen qui donne sens aux gimmicks pops et aux riffs qui s'envolent vers des horizons inconnus.  Une harmonie, un fil de diamant qui relie tous ces morceaux pour donner une cohérence à ces minutes de plénitude.

La tâche n'était pas des moindres, séduire un public qui connaît le groupe avec un album qui n'est pas encore sorti. La part belle est donc judicieusement faite aux mélodies déjà connues du magnifique album précédent A life on standby. Illustrations dans le désordre:

- Song 1 (à vous arracher des larmes, ou à vous pousser à arracher les yeux des spectateurs bourrés qui tentent de vous gâcher un instant magique. A ce propos, mes deux connards, je n'ai pas envie de m'en tenir aux mots ou aux regards, on se retrouve quand vous voulez pour s'ôter des lambeaux de peaux dans la boue. De tels idiots ne parviennent pas toujours à me sortir de mes gonds mais lors d'un concert à fleur de peau durant lequel les émotions affleurent intouchables à la surface de la conscience, je ne parviens que difficilement à réprimer la violence que les harmonies réveillent au fond de mes tripes)

- Unfinished relief, une de mes chansons favorites, belle sur scène mais au final moins touchante que d'autres et reléguée parmi les chansons les plus faibles du concert. Un regret: je n'ai pas le numéro de cette copine à moi qui a repris cet intitulé pour veiller sur ses secrets. Je pense à elle, Séverine, fille extraordinaire, bien loin d'ici. Celle qui doit trépigner d'impatience dans l'attente des mes impressions sur le concert. (hey, miss, je te laisse quelque chose pour ta liste, le ministère ne sera pas très regardant *private joke*)

- Today. Pop sautillante. Le public adore, il connaît ses classiques. Allez zinneke, on va à la foire, on va à la mer, on va valser sous la pluie pour oublier les jours plus lourds.

- Tribal dance tout en force.

- Un puissant Chemicals pour ouvrir le rappel. Magistral.

 

Les ballades sont longues. Les secondes durant lesquels on plane avec elles ne semblent jamais superflues. Pas une de trop. Ni une de trop peu. After all, every second counts. Les youhouh de la dernière chanson, la vraie dernière, sont plein d'entrain tout en évitant le too-much. Ryonosuké (définitivement imprononçable), la plage titulaire comme on dit, sera certainement une de mes chansons préférées de l'album. In time qui se trouve sur myspace, excellent également. On m'excusera de ne pouvoir reprendre les autres chansons une à une mais je ne peux les nommer donc...

 

 

Pêle-mêle. La déclaration d'amour du bassiste à 'la femme qui partage son quotidien', émouvante, simple, ordinaire, forte pour dédicacer une chanson entraînante. Le look play-boy du chanteur qui n'est finalement pas dérangeant même si je suis loin d'y succomber. Une homogénéité plurielle, alchimie assurée à ce groupe dont aucun des membres ne manquent pas de charisme même si celui de Vincent éclipsera peut-être celui des autres dans les coeurs de quelques midinettes. Il y a un élan dans cette unité... Un public attentif.

 

Pour ne pas salir la beauté de ce concert, les affiches qui nous annoncent l'album mais aussi le graphisme de sa pochette laisse espérer que l'objet lui-même sera un trésor. Je croise les doigts également pour que le cd s'accompagnent de paroles, j'ai hâte de pouvoir m'imprégner davantage de ces textes qui ne semblent pas mal du tout.

 

Le 11 mai, ils seront avec d'autres bijoux à la Nuit Belge du Bota, le rédacteur de ce blog et son humble manageuse ont déjà leurs places.

 

Ne soyons pas hypocrites, je donne d'ores et déjà raison à tous ceux qui trouveront que cette chronique manque cruellement d'objectivité. Je vis la musique en mode intuitif. Je n'ai aucune qualification pour juger techniquement que la qualité d'un concert. Ce sont mes sens à l'abandon qui me dicte mes impressions.

 

Le Soir a déjà écouté l'album :  http://lesoir.be/culture/musiques/2007/02/26/article_musique_ryunosuke_le_nouvel.shtml

 

 

Voila, ça c’est fait! Merci à elle pour les impressions. N’hésitez pas à réagir!

 

Tchusss

 

 

Petit cadeau qui n’a rien à voir avec hier soir, une reprise de Madonna pour mud flow. C’était lors de leur tournée en 2005.