22/06/2014

Avant Rock Werchter, découvrez Interpol en concert live vidéo

2014 sonne le retour des new-yorkais d'Interpol. Leur cinquième album "El Pintor" est attendu pour le 9 septembre prochain. En attendant, quelques grosses dates attendent le groupe : Glastonbury en Angleterre, Rock A Field au Luxembourg, Roskilde Fest au Danemark, ou encore Rock Werchter le 6 juillet prochain en Belgique.

Depuis quelques semaines, lors de leurs concerts, Interpol a déjà commencé à faire découvrir aux fans quelques morceaux du nouvel album comme My Desire ou All the Rage Back Home.

Vendredi, ils jouaient au festival Best Kept Secret Festival au Pays-Bas et leur concert a été filmé et diffusé à la TV hollandaise.

A quelques jours de leur concert ultra-soldout à Werchter, découvrez donc en vidéo le set qu'ils devraient proposer :

Setlist :

Say Hello to the Angels
Evil
C'mere
My Desire
Hands Away
Not Even Jail
Obstacle 1
NYC
Anywhere
Narc
Take You on a Cruise
All the Rage Back Home
PDA
Slow Hands

Une setlist en forme de best-of qui nous ramène 10 ans en arrière avec de 6 morceaux extraits du chef d’œuvre inégalé d'Interpol, l'album Antics. A partir de 36'48, on y retrouve par exemple le splendide enchaînement Narc et Take You On A Cruise. Perso, ça me fout la chaire de poule et ça me rappelle la première fois que je les ai vus en concert aux Eurockéennes 2005 (dont le concert complet est également en vidéo).

01/04/2010

Chokebore – CIAO L.A.

 

Chokebore

 


 

Retour au millénaire précédent et plus précisément aux débuts des années 90. A l’époque, sur mon lecteur cassette Fisher Price, je devais écouter en boucle les œuvres d’Henry Dès, de Christian Merveille ou de Chantal Goya. Quelques années plus tard, je passais aux Boys Band : les World Aparts, les 2BE3 et autres Backstreet Boys. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, se formait le groupe Chokebore. Quatre hawaïens qui sortirent six albums entre 1993 et 2003, date à laquelle ils décidèrent de se séparer. Ils ont, entre autres, fait parler d’eux pour avoir assurer les premières de Nirvana. Pour la petite histoire, Kurt Cobain n’hésitait d’ailleurs pas à les citer comme son groupe préféré.

Comme vous l’avez pu le constater, à l’époque, j’étais loin de tout ça et ce n’est que très récemment que je me suis mis à connaitre et à écouter Chokebore.

Tout à commencé il y a 1 an, lors de l’édition 2009 des Nuits Botanique. N’ayant pas vraiment de coup de cœur dans la programmation, je me rendis comme ça à quelques concerts. Je pense que j’avais choisi cette soirée à l’Orangerie car il y avait 4 groupes et qu’elle ne coutait pas très cher. Programme de la soirée : A Hawk & A Hacksaw + Troy Von Balthazar + Wild Beasts + Nervous Nellie.-Prix : quelque chose  10 ou 12€. Quelques années auparavant, pour la sortie de son premier album solo, je me souviens avoir beaucoup entendu parler de Troy Von Balthazar. J’ai d’ailleurs toujours en tête la couverture qu’il avait faite pour le magazine RifRaf. Pourtant, quelques jours avant le concert, je n’avais toujours eu l’occasion, ou plutôt, je n’avais jamais pris le temps d’écouter ce qu’il faisait. Que ce soit en CD ou en live, j’ai tout de suite été envouté et son concert reste l’un de mes meilleurs souvenirs live de ces dernières années. Tout comme son album « Troy Von Balthazar » d’ailleurs.  Je me rappelle que lors du concert, il avait joué quelques morceaux de Chokebore, son groupe précédent, dont il était le leader…

Pourtant, j’ai laissé couler Chokebore pour entiérement me consacrer à l’œuvre de Troy Von Balthazar en solo. Ainsi si j’ai beaucoup écouté l’album de Troy Von Balthazar, je ne me suis jamais penché sur les nombreux albums de son ex-groupe, Chokebore.

Quelques mois plus tard, alors que j’avais plus ou moins oublié ce groupe, j’apprends qu’il se reforme pour une petite dizaine de concerts en France, en Allemagne, en République Tchèque et…en Belgique. Ce retour après 6 ans d’absence comblait les fans et leur concert parisien afficha rapidement complet. Mais du côté de leur date bruxelloise, bizarrement, rien ne bougeait. C’est ainsi que quelques jours avant le concert, vu le nombre de places qu’ils restaient, je ne résiste pas au fait de revoir Troy sur scène et je me laisse tenter par le retour de Chokebore. C’est à ce moment que je découvre enfin la discographie du groupe et j’y adhère instantanément.

En live, ils joueront une vingtaine de titres de leurs répertoires. Parmi ceux-ci, le morceau d’ouverture « Ciao L.A. ». Depuis, celui-ci ne me quitte plus. 2 minutes 42 d’un morceau superbement balancé, d’une efficacité rare. Deux guitares, une basse et une batterie, rien de superflu. Une puissance sonore extraordinaire en live comme sur CD. Ce moment a été très bien capté par easyoli. Voici ce que ça donnait :

 

 

 


 

Ciao L.A., les paroles :

I'm not here I'm looking out into the distance, I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black" { You can't make me stay, I am not like you are. I won't stay in L.A. and die inside my car } You're cut out from my memory. I thought that we'd never be but we're surrounded { } { } I'm not here I'm looking out into the distance. I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black"......

Ciao L.A., les explications:

A priori, les paroles peuvent apparaitre comme pas super intéressantes. Mais elles méritent tout de même quelques explications et quelques éclaircissements. Ciao L.A. était le morceau d’ouverture du cinquième album du groupe « It’s a Miracle » paru en 2002. L’album précédent n’était autre que « Black Black ». Ce premier morceau est en fait une référence à cet album précédent  et à la tournée lors de laquelle Chokebore a défendu cet opus.

I'm not here I'm looking out into the distance, I'm not here I'm looking back against the tour of "Black Black"

 

28/03/2010

Phoenix @ Ancienne Belgique 27/03/2010

« How I Met Phoenix ? »

« Comment j’ai rencontré Phoenix ? »

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Samedi 27 mars 2010. 23h. Bruxelles. Retour sur la journée extraordinaire que je viens de passer avec en prime, la recette pour rencontrer Phoenix en toute simplicité et sans dépenser un rond.

Jusqu’en 2009, j’appréciais Phoenix même si je connaissais surtout le groupe pour ses plus grands succès au hit parade, à commencer par If I ever feel better. En 2009, avec la sortie de leur 4ième album studio « Wolgang Amadeus Phoenix », j’ai commencé à de plus en plus m’intéresser à ses français un peu particulier et à leur discographie déjà bien fournie. Et je dois bien avouer que cet album reste l’une des choses que j’ai le plus apprécié cette année. Ensuite, surtout, au mois de juin, j’ai enfin eu l’occasion de les découvrir pour la première fois en live. C’était à l’Orangerie du Botanique et ça reste  un bon souvenir… bien que le résultat final fût un peu mitigé.

Soit. Venons-en aux faits. Leur date de ce soir à l’Ancienne Belgique était complète depuis belle lurette et c’était tout simplement l’un des concerts les plus attendus de ce début 2010. Résultat des courses : des places qui s’arrachent à prix d’or au marché noir. Malgré tout, cela faisait quelques jours que je scrutais/squattais le forum de l’AB en essayant de trouver la bonne affaire à faire, des tickets en vente pas cher ! Puis, jeudi, j’ai eu cette info que je me suis empressé de publier chez Guismo.

Ça donnait quelque chose comme ça :

« Wow, je viens d'apprendre qu'en marge de leur concert complet à l'AB, Phoenix donnait ce samedi un petit showcase privé et acoustique suivi d'une séance de dédicace. Evidemment ça se passe sur invit’ et ça risque d'être assez chaud de rentrer mais après les guests, une fois que le concert aura commencé, il devrait bien y avoir moyen... Moi je pense tenter ma chance. »

L’annonce était faite, il ne manquait plus qu’un petit barbu nommé Manu passe par là et y adhère. Ce fût rapidement le cas. « Je tenterais bien le coup avec toi... et si on se fait refouler, ce sera toujours l'occasion d'aller prendre une chope... Qu'en penses-tu ? »

Le rendez-vous était fixé, il ne manquait plus qu’à mettre un plan sur pied. On s’installe chez Jenny et chez moi  et on se rend rapidement compte qu’on est finalement tous pareil : on est tous tombé sous le charme du Télémoustique de cette semaine. C’est donc autour d’une Tauro qu’on se retrouve…

Le plan finalement, il n’y en avait pas vraiment. On s’est dit qu’on allait juste essayer d’avoir confiance en nous. La première chose était de trouver l’endroit du showcase secret. En passant devant l’AB, on était bien quelques sons résonner mais… impossible de trouver l’entrée. On désespérait, prêts à abandonner (Enfin, surtout Manu qui semblait ne pas pouvoir résister à l’appel de la bière). Alors, on a tenté le tout pour le tout. On s’est retrouvé dans une petite ruelle bien glauque dans laquelle on trouvait des pigeons écrasés et… jackpot, des gardes de sécurité. Devant, ces deux gars baraqués, Manu n’a pas hésité, il a demandé si la porte qu’ils surveillaient menée bien  au concert de Phoenix et… le gars nous y a gentiment amené. Résultat, après cet accueil poli et chaleureux de la part de la sécurité, quelques mètres plus loin, on se retrouve dans LA grande salle de l’Ancienne Belgique, logiquement complètement déserte 4h avant le début du concert, et devant le groupe Phoenix effectuant leur soundcheck. Evidement, on est tout content même si, assister à un pseudo showcase qui est en réalité la séance où le groupe effectue les derniers réglages avant la prestation du soir, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant… surtout lorsqu’on arrive au dernier morceau. Heureusement, c’était Lisztomania.

Après, ça a commencé à devenir marrant. On s’est retrouvé dans un bar lounge, avec de beaux canapés rouges, des bières gratuites à volonté (mais à la tête du client) et puis accessoirement, avec les gars de Phoenix. Manu et moi, on n’a pas vraiment l’âme d’une groupie, on a donc préféré s’installer et boire. Puis, on a décidé d’utiliser notre atout secret ; on s’est dit que ce serait pas mal que Jenny aille voir le chanteur de Phoenix, qu’elle lui explique qu’on n’a malheureusement pas de places pour ce soir, que sur Ebay elles s’échangent à 80€ et blablabla et tout simplement, s’il ne pouvait pas nous aider. Aussi sympa qu’il ait pu être, il n’avait malheureusement plus de places sur leur guestlist perso mais, il n’a pas tardé à nous refiler le meilleur bon plan qu’il ait pu trouver. Nous, toujours posé dans notre canapé, on rencontre des gars du groupe et on commence à discuter. A commencer par Deck D’Arcy, bassiste et claviériste. Bon, il est un peu à la masse. Hier soir, ils jouaient à Amsterdam où ils ont ensuite fêté son anniversaire… ça donnait un gars un peu crevé avec lequel on pouvait tranquillement discuter de bien des choses. On apprend par exemple qu’il est sans domicile fixe mais aussi, on le rend un peu plus intelligent en lui expliquant ce qu’est le couchsurfing. Après on rencontre aussi Laurent et Christian, un peu plus réveillés mais aussi un peu plus sympas et réceptifs! En tout cas, on n’a rien à redire sur les membres Phoenix. Ils sont super accessibles, sympas et disponibles.

Finalement, après 1 heure de réception VIP, on est invité à sortir et, un peu saoul, on se retrouve à la porte. Le plan B pouvait commencer. Ainsi en un peu moins d’une heure, on a pu rencontrer des gars de l’AB, un DJ Has Been qui anime le bar avant, pendant et après les concerts, des fans lillois qui suivent Phoenix lors de leur tournée, des gens bizarres, un paquet de frite, le chanteur de Two Door Cinema Club et enfin, notre contact, l’homme qui allait nous filer deux invitations pour assister à la soirée.

A peine le temps de réaliser et de boire une dernière chope pour la route que sur le coup de 20h, on se retrouve au premier rang d’une Ancienne Belgique archi-complète et sur-motivée pour assister à la prestation du groupe qui allait ouvrir la soirée : les Two Door Cinéma Club. J’avais déjà écouté, j’en avais beaucoup entendu parler, sans avoir réellement accroché. Pourtant, ces jeunes anglais assurent pas mal sur scène, ils remplissent parfaitement leur rôle de chauffeur de salle et leurs mélodies accrocheuses et bien balancées arriveront aisément à faire bouger les premiers rangs (qui semblaient déjà conquis d’avance). C’était surprenant, une heure plus tôt, on rencontrait ce petit rouquin, timide et crevé qui se fumait une dernière clope avant de monter sur scène le leader du groupe. Et quelques minutes plus tard, de le voir assurer sur scène en tant que leader des Two Door Cinema Club. Il était transfiguré. Comme si la scène lui donnait des ailes. Même si perso je ne risque pas d’en faire mon album de l’année, le public semble avoir apprécié et c’est plutôt mérité. Un groupe dont on reparlera certainement.

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A 21h, après une attente insoutenable, entouré de jeunes filles en fleurs qui n’arrêtaient pas de gueuler dans nos oreilles, nos nouveaux amis de Phoenix arrivent enfin sur scène. Dernière un immense drap blanc, ils débutent leur set par, et ce n’est pas une surprise c’est comme ça qu’ils ouvrent leurs concerts depuis maintenant 1 an par le même morceau, Lisztomania. Le public est réellement déchainé et le groupe est ravi de le constater. Je n’avais pas connu une telle ambiance dans les premiers rangs depuis bien longtemps. Bien plus présent scéniquement qu’il y a quelques mois à l’Orangerie, le groupe est en grande forme, apparemment complètement remis de leur soirée de la veille à Amsterdam et des dizaines de dates qu’ils ont déjà dans les pattes. Ils balancent la plupart des morceaux du dernier album dont les fans sont ravis de reprendre toutes paroles à l’unisson. De son côté, Thomas Mars, leader du groupe, n’hésite pas à y mettre du sien et à se rendre régulièrement dans la fosse auprès des fans en liesse.  Ensuite, place à une petite période creuse, une dizaine de minutes où il ne se passe pas grand-chose de bien intéressant. Je décide alors de quitter l’énergie et la chaleur des premiers rangs et de voyager un peu dans la salle. Histoire de constater que ce soir, c’était vraiment la grande affluence et la grosse ambiance. Après 1h, le groupe quitte la scène. Avant de revenir pour un rappel de 25 minutes. Phoenix en live, ça reste quand même un peu particulier, c’est parfois un peu…timide mais c’est souvent excellent. Pourtant cette fois, avec des centaines de fans à leurs pieds, j’ai trouvé que le groupe s’est vraiment bien débrouillé. Il faut dire que leur répertoire ultra efficace se prête vraiment bien à ce genre de soirée.

Même si c’est surtout l’ensemble de cette journée que je retiendrais et qui m’a enchanté. Impossible de m’imaginer, en me levant le matin tout ce qui allait m’arriver.

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