13/04/2007

Laura Veirs & The Saltbreakers / Your Heart Breaks @ Botanique 12/04/2007


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Soirée sympa au Bota.

En première partie, Your Heart Breaks

Une demoiselle originaire de Seattle, Whashington, Usa avec sa guitare et sa jolie voix. Elle est accompagnée d’un pianiste et d’un batteur, tous deux membres du groupe Saltbreakers qui accompagnera ensuite Laura Veirs sur scène. Je vous ai parlé de sa voix et de sa guitare mais pas encore de son style…Tout d’un garçon manqué : le short (mais pas du tout le short sexy que pourrait porter une starlette Us, plutôt le pantalon découpé à l’arrache et qui arrive juste au dessus des genoux), les cheveux cours, les lunettes, les tatouages,… Le tout dans une grande simplicité, mais surtout avec une voix très féminine, surprenante et touchante. Elle est très proche du public et communique beaucoup. Ainsi, avant chaque morceau, elle prend le temps de nous raconter l’histoire de celui-ci. Au programme, des ruptures amoureuses, le fait de devoir trouver un boulot, d’avoir un boulot… Touchant et intéressant, avec parfois l’impression d’assister à un one-woman-show. Entre autre, lorsqu’elle nous raconte l’anecdote suivante : quand elle était petite et qu’elle allait à l’école sa maman lui disait d’apprendre le français, que ça pourrait lui être utile et na na na… elle ne l’a pas écoutée et se trouve maintenant bien embarrassée aujourd’hui de ne parler que l’anglais ! Sur scène, l’entente avec les membres des Saltbreakers saute aux yeux et une réelle complicité est instaurée. Grosse surprise et un très bon moment avec cette jeune femme touchante et amusante. C’est d’ailleurs à mon goût, ce qui peut se faire de mieux en matière d’indie us. Une première partie excellente. Je n’en avais d’ailleurs pas vu une aussi bonne depuis… les Cold War Kids en première partie des Two Gallants il y a quelques mois. Je ne peux d’ailleurs lui souhaiter que le même succès… enfin pas trop quand même… Je n’ai pu m’empêcher de sauter sur son dernier Cd… très amateur, il faut se donner le temps de le découvrir, de l’apprécier… mais il pourrait bien se révéler être un petit bijoux. Affaire à suivre… 

21h02 Place à Laura Veirs.

Avec la régularité d’un métronome ou du cycle des saisons, Laura Veirs revient avec une nouvelle pépinière de chansons douces-amères. L’Américaine ne fait pas la révolution mais s’appuie sur les mêmes recettes efficaces de ses précédents disques. Soit un songwriting à la fois simple, classique mais aussi poétique, rêveur et légèrement frivole. Sensuelles, ses chansons puisent une énergie émotionnelle dans un folk soigné et travaillé pour livrer un ensemble fait de mélodies rassurantes. (…) JG Extrait de RifRaf Avril 2007

On laisse ici le style garçon manqué de côté pour l’univers qui est celui de Laura Veirs et de son groupe. A l’opposé du garçon manqué même, puisque c’est en robe que Laura débarque sur scène. Pour l’occasion, elle avait mis ses plus belles sandalettes rouges, ses bas collants noirs, sa petite robe d’écolière ornée de magnifiques broderies de fleurs rouges et jaunes et sa belle coupe de cheveux. Un tout qui lui donne un style d’écolière studieuse. Concernant le reste du groupe, ils ont aussi sorti leurs plus beaux costumes, tous décorés de broderies et de motifs. Pour le pianiste, c’était les oiseaux, pour le batteur des étoiles et pour le guitariste/bassiste des papillons. La classe !

 

Le public était nombreux mais pas trop, juste ce qu’il faut (pour pouvoir rester assis). Et que ça fait du bien de pouvoir rester assis dans la magnifique rotonde devant ces deux chanteuses talentueuses. L’ambiance était calme et admirative. Ainsi, quand Laura a demandé de projeter l’éclairage vers la boule à facette qui siège dans le dôme de la rotonde, on assiste vraiment à un moment féerique. Au niveau de l’âge moyen, et c’est assez rare pour le signaler, c’était un des rares concerts auxquels j’ai assisté ces derniers mois où je me retrouvais en dessous de celle-ci. 20 ans et il n’y avait pas beaucoup plus jeune… Un public d’amateurs et de connaisseurs dont un certain nombre était déjà venu voir Laura lors de ses passages précédents en Belgique.
Comme pour son dernier album ‘Saltbreakers’, c’est l’entêtant ‘Pink Light’ qui se charge de l’ouverture. Suivent ensuite ‘Saltbreakers’et l’excellentissime ‘Nightgale’, un de mes morceaux préféré de l’album. Après cinq morceaux, elle délaisse sa guitare électrique pour prendre, le temps de quelques chansons, sa guitare acoustique. Pendant ‘Cast a Hook’, le batteur descend de son emplacement pour…allumer les guirlandes lumineuses de noël autour de sa batterie. D’un Kitch rarement vu ! Ainsi pour le morceau suivant, très calme, cet éclairage de fortune clignote dans un rythme qui n’a rien à voir avec celui de la musique. Le concert continue, les morceaux s’enchaînent, la bonne humeur est toujours présente et l’ambiance ne retombe pas d’un poil. Laura communique assez bien avec le public et nous demande si nous avons des questions sur le groupe… C’est alors que quelqu’un demande « How much for the suit ? » et elle nous explique alors comment elle réalise tout ça, des vêtements pas cher du tout, achetés dans des boutiques vintage,…

Un très bon moment, dans un univers passionnant et agréable. Quasiment tous les morceaux de son dernier album ont été joués… pas beaucoup des précédents par contre…. Deux rappels au programme, alors que selon la tracklist un seul était prévu. 1h20 de concert, pour une quinzaine de morceaux. Deux minutes plus tard, le groupe nous attendait dehors pour les autographes et compagnie. Pour ma part, j’en ai profité pour aller saluer Clyde, chanteuse de Your heart breaks pour la remercier, lui lâcher mon traditionnel « Great Show » et surtout lui acheter son dernier Cd. Une bonne poignée de main cette Clyde ! Très bonne soirée au Bota et deux très bon groupe. Notons au passage, la présence et l’accompagnement des talentueux gars des SaltBreakers.   

Par contre, ce concert a fait naître en moi, une certaine réflexion, un raisonnement. Pourquoi lorsqu’un groupe devient connu, ou qu’il a sorti plusieurs albums, ils ne prennent plus le temps d’expliquer leurs morceaux ? Ça peut pourtant être vraiment chouette pour le public, pour pouvoir rentrer dans l’univers de groupe (enfin si il en a un)… et c’est une chose que Clyde de Your Heart Breaks a fait à la perfection !

Et puis, la réussite d’une soirée peut aussi se jouer sur des détails, la présence et la disponibilité des groupes après le concert et surtout le fait d’aller commander une bière au bar de donner 2€, de recevoir sa bière ainsi que 3€30 en retour :o)

 

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12/04/2007

Laura Veirs, découverte musicale

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Mercredi 11 mars 2007. Entrée officielle en blocus. Synonyme de retour à Bruxelles, de solitude, d’isolement et d’étude intensive.

Début par la formule la plus light : levé à 9h, commencement à 10h et tentative de travailler jusqu’à l’heure de midi. Pareil pour l’après-midi, en travaillant plus ou moins tard dans la soirée, dépendant du nombre de pauses accordées dans la journée. La formule light est aussi synonyme d’ordinateur et d’une connection Internet à portés de main… Mon talon d’Achille… Mais ça m’apporte aussi du bon. Par exemple, je reçois un mail qui me dit que j’ai gagné 2 places pour assister à la soirée de samedi du Domino Festival à l’Ancienne Belgique. Avec au programme, les anglais de The Strange Death of Liberal England, l’autrichien Christian Fennesz et en tête d’affiche les canadiens de Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra é Tra-la-la Band. Chouette.

 

J’en profite aussi pour faire un tour sur www.botanique.be, dans l’espoir de trouver un groupe sympa qui pourrait combler une de mes soirées dans les prochains jours. Surprise, au programme dans la rotonde ce jeudi, une inconnue pour moi : Laura Veirs.

 

Produit par Tucker Martine « Saltbreakers », terme utilisé pour désigner une vague, est le titre du troisième opus de l’auteur interprète Laura Veirs sorti sur Nonesuch Record (The Black Keys, Buena Vista Social Club,…). Ses textes poétiques racontent les mystères de la nature, de l’océan et des étoiles sur des compositions folk rock alternatives.

 

Elle m’a l’air plutôt sympathique cette demoiselle, qui en plus est accompagnée d’un pianiste et d’un violoniste et du groupe des Saltbreakers. Et puis pour 7€… Elle en est déjà à son troisième album et on a droit à une première partie… Pourquoi pas donc…

 

La page d’accueil de son site internet http://www.lauraveirs.com , nous fait entrer dans son univers et nous informe que son album est sorti d’abord en Europe et quelques semaines plus tard aux USA. De plus en plus emballé, je m’empresse d’aller visiter son MySpace www.myspace.com/lauraveirs pour y écouter quelques uns de ces morceaux. Et là, c’est le coup de foudre. C’est frais, c’est pop, c’est mélodique, c’est joli. Restait à voir si ces quelques morceaux étaient représentatif de son album. Direction la médiathèque. Confirmation : Cette demoiselle est extrêmement talentueuse.

 

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Le premier single ‘Pink Light’ ouvre l’album.(…) Et puis zut, pas envie de me faire chroniqueur d’album. Juste l’envie de vous faire découvrir une artiste qui en vaut la peine et qui je l’espère vous étonnera. Mais aussi la richesse d’un album et ce, dans les instruments, dans les mélodies, et dans les ambiances. Il a presque tout pour lui.

 

Ecoutez les quelques morceaux sur son Myspace, un petit coup d’œil sur son clip.

 

Jetez y un coup d’œil. Pour ma part, je reviendrai vous en parler dans quelques jours après sa prestation scénique de ce soir au Botanique.

 

Et si vous en avez encore l’occasion, rendez vous ce soir au Botanique.

 

Par contre, j’avoue qu’à la vue des vidéos live sur youtube lors de ces précédents concerts en Europe… avoir un peu peur….

 

www.myspace.com/lauraveirs

 

15:10 Écrit par ToX dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saltbreakers, pink light, laura veirs |  Facebook | | |