13/06/2014

Mouv'Session : Fink - In Bloom (Nirvana Acoustic Cover)

S'il y a bien une chose qui me manque à ne plus habiter près de la frontière française, c'est de ne plus recevoir certaines chaînes TV et radio hexagonales. Parmi celles-ci, la fréquence radio du Mouv' que je pouvais capter depuis Lille. Fort heureusement, le net permet de combler en partie ce manque.

Hier par exemple, Le Mouv' recevait Fink (dont je vous parlais déjà en 2007)  pour une session acoustique. Parmi les morceaux joués, une surprenante reprise acoustique, celle de In Bloom de Nirvana. Sans dénaturer ce classique du rock, on retrouve quand même la patte et la réinterprétation du songwriter anglais.


Fink - In Bloom (reprise de Nirvana) par LeMouv

Découvrez d'autres Mouv'Sessions et de nombreuses autres reprises surprenantes sur la chaîne Dailymotion du Mouv' 

Envie de découvrir Fink ? Ecoutez mon morceau préféré Blueberry Pancakes

31/12/2007

Top Of ToX 2007

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Lundi 31 Décembre 2007. Dernier jour de l’année.

Il y a quinze jours, j’ai décidé de créer la rubrique ‘Top of ToX’. Ici, pas de classements, je suis incapable de faire ce genre de trucs. Je partais plutôt dans l’optique d’un récapitulatif, d’un compte-rendu de mes coups de cœurs de l’année, des artistes qui, pour moi, ont fait l’année 2007. Je vous en ai déjà présenté quelques uns : Cold War Kids, Elvis Perkins, The National, Superlux, Absynthe Minded et kIM NOVAk. Pourtant, j’en avais encore quelques uns à vous présenter… Même si la majorité ne vous sera pas inconnue si vous êtes fidèles à ToX depuis un an, parmi ceux-ci il y a malgré tout quelques nouveautés. J’ai essayé de les rassembler dans ce dernier billet de l’année.

 

L’assassinat de Jesse James

 

Chaque année, il y a une bande originale de film, le plus souvent instrumentale, qui me plait particulièrement et que je peux écouter en boucle, inlassablement. Après Requiem for a dream, Me, You & Everyone I Know, ou The Fountain l’année dernière, c’est The Assassination of Jesse James qui l’emporte facilement en 2007. Une BO, composée par Nick Cave et Warren Ellis, à l’image du film, splendide. Un de mes meilleurs films de l’année dont les morceaux instrumentaux n’y sont pas pour rien, tant ils contribuent et s’insèrent dans l’atmosphère du film. Quatorze morceaux acoustiques. Guitare, piano, violon. 

 

Au Revoir Simone

 

Haaaa, Au Revoir Simone et leur premier opus ‘The Birth of Music’, un des premiers albums à avoir attiré mon attention en 2007. L’Electro Pop du trio féminin new yorkais m’avait même beaucoup emballé… à l’époque… C’était avant de les voir en concert le 23 Février au Botanique. Une grande déception qui me fera oublier le groupe et leur album. Pourtant, leurs morceaux sont, sur cd, toujours aussi délicieux…   

 

Beirut

 

Ha, Zach Condon de Beirut… un des musiciens les plus talentueux de sa génération (la deuxième moitié des années 80, un très bon cru !) qui a sorti à la rentrée 2007 ‘The Flying Cup Club’, son deuxième album. Une magnifique machine à remonter le temps… et les sentiments. Beaucoup de nostalgie de cet album merveilleux. Malheureusement et paradoxalement, c’est aussi une de mes déceptions live de l’année. Il y a quelques mois, j’avais choisi de vous présenter Nantes, cette fois, je vous livre The Penalty.

 

 

The Strange death of liberal England

 

Un groupe qui m’aura, en 2007, aussi bien enchanté en live (vu deux fois en 2007) que sur cd. ‘Forward March’ est le premier album de cette formation anglaise. Huit morceaux, trente et une minutes, il n’en faut pas beaucoup plus à ces jeunes anglais pour démontrer tout leur talent et leur potentiel. Une voix criarde et atypique qui débute les morceaux en douceur pour les finir en joyeuse cacophonie musicale et vocale. Un groupe à suivre…  

 

Fink

 

Découvert sur les conseils de Vincent Duke, Fink est un artiste qui m’a directement touché. Son deuxième album ‘Distance and Time’, sorti sur le label Ninja Tune, comporte quelques perles. Parmi celles-ci, Blueberry Pancakes, un des morceaux les plus réussis de 2007. Et même si sa prestation à l’ABClub, à cause de conditions live pas vraiment optimales, m’a un peu déçu, c’est un artiste et un album que je ne peux que vivement vous conseiller.   

 

Sigur Ros

 

En 2007, les islandais de Sigur Ros ont fêté leurs treize ans d’existence avec la sorti de leur sixième album ‘Heim / Hvarf’, loin, très loin du battage médiatique autour du nouvel album de Radiohead. La douceur et la magie nordique dans un double album envoutant duquel j’ai retiré Samskeyti, morceau inaugural du deuxième cd qui comporte six titres acoustiques live.  

 

Stars

 

La ballade Your Ex-Lover is Dead des canadiens de Stars, revue et corrigée par leur compatriote Owen Pallett, ne donne ni plus ni moins que la plus triste, la plus romantique et la plus jolie chanson de (dés)amour de l’année 2007. Présenté sur ToX ici. En concert en Février à Bruxelles.

 

 

Pour finir, parmi tout ces perles, je ne résiste pas à vous reconseiller Attitude Gratitude d'Absynthe Minded; un morceau qui m'a donné beaucoup d'inspiration pour ces chroniques de fin d'année.

 

The National, Fink, Cold War Kids, Beirut, Au Revoir Simone, The Strange Death of Liberal England, Elvis Perkins, kIM NOVAk et Absynthe Minded. Voici les artistes qui ont fait mon année 2007. Les artistes qui m’ont fait dépensés quelques centaines d’euros en albums et en concerts, mais surtout les artistes qui m’ont fait rêvés pendant des heures. Quatre groupes américains, deux anglais, un français et un belge. Huit groupes que j’ai eu la chance de voir sur scène en 2007.

 

Voilà, mon tour d’horizon de l’année 2007 est enfin terminé. Je pense n’avoir rien oublié. Je peux désormais retourner dans mes syllabus, soulagé et satisfait d’avoir partagé avec vous les morceaux que j’ai le plus apprécié au cours de cette année musicale.

Reste à vous souhaiter un bon réveillon du 31 décembre (même si je ne pense pas qu’il se fera avec les morceaux qui je vous ai présenté, un peu trop tristes peut-être) et surtout, vous souhaiter le meilleur pour 2008.

 

Rendez-vous l’année prochaine,

 

Thomas

02/12/2007

Fink & Justin Nozuka @ ABClub

Fink & Justin Nozuka @ ABClub

 

Vendredi 30 novembre 2007, Bruxelles.

 

Un vendredi soir à Bruxelles avec une soirée à l’Ancienne Belgique qui se joue à guichets fermés. En tête d’affiche, Justin Nozuka. Mais cette fois-ci, c’est pour la première partie que j’avais décidé de faire le déplacement : Fink.

 

19h10. Plus mon putain de bus prend du retard, plus je vois ma place s’éloigner du premier rang.

19h25. Toujours pas de bus à l’horizon et c’est maintenant les premiers morceaux du concert que j’imagine s’éloigner. Grrr.

20h02. Après un jogging sous la pluie. Après une traversée de la Grand-Place illuminée de mille feu pour des centaines de touristes béats d’admiration et bercés par les douces et horribles mélodies des chants de noël, terrifié, j’entre enfin dans l’enceinte de l’AB. Je pensais enfin être au bout de mes surprises mais pas du tout. 1) Le concert n’est pas encore commencé, ouf. 2) Je pousse la porte et je tombe face à une salle comble d’un public assis amène le seul, majoritairement jeune, pseudo-branché et féminin… ce qui a l’avantage de me faciliter la tâche pour rejoindre le devant de la scène.

 

Pourtant, j’y tenais à mon concert de Fink…

 

Deux minutes plus tard, en toute simplicité, Fink alias Fin Greenall monte sur les planches. Sur scène, deux tabourets, deux micros, une batterie, une basse et une guitare sèche. Du côté du public, je devais malheureusement faire partie des cinq personnes qui connaissaient le groupe, qui l’appréciaient et qui étaient venues pour Fink et non pour Justin Nozuka.

Le set débute par ‘Biscuits’ extrait du premier album. Après un autre morceau du premier album, place à ‘This is the thing’, le premier single extrait de ‘Distance and Time’ leur nouvel album. J’attendais beaucoup de ce concert, pourtant, à part le brouhaha du public, la dimension scénique n’apporte que très peu et surtout elle n’apporte pas ce que j’espérais, à savoir de l’intimité, de l’émotion et de l’intensité. Du Fink, simple, trop simple peut-être et un public jeune et bruyant.

 

Fink


C’est beau, c’est simple mais pas assez touchant. Fin Greenall ne semble pas véritablement à l’aise sur scène, il communique très peu avec le public et se contente durant une heure d’enchainer compositions du premier et du deuxième album. Fink est un artiste excellentissime sur cd, il doit être excellent seul avec sa guitare dans votre salon… mais sur scène, ce n’est pas vraiment le cas et j’en suis déçu,… Comme sur l’album, quelques morceaux ressortent néanmoins du lot ‘Blueberry Pancakes’, ‘This is the thing’ ou ‘If Only’ mais crevé, après une heure je suis néanmoins content que le concert s’arrête. Petit déception donc. Déception aussi de croiser le groupe dans le public pour assister au concert suivant mais de ne pas voir ses produits au merchandising.

 

21h30. Avant que Justin Nozuka ne commence à jouer, en voyant le public de celui-ci, je partais déjà avec un énorme a priori. Il ne fallut que quelques minutes de son concert pour que cet a priori se confirme sur scène. Justin est un chanteur à minettes. De la musique aseptisée pour adolescentes en manque de je ne sais quoi. Sur scène, un jeune pseudo sex-symbol qui cultive son ancien côté R’N’B et qui l’introduit dans ses compositions. C’est lisse, assez mauvais et inintéressant. Je résiste dix petites minutes pour ensuite préférer laisser Justin à ses fans. Tchusss. 

 

La bonne nouvelle de la soirée : Menomena, après un concert mémorable le 5 octobre dernier, est de retour au Bota le 14 mars 2008 !!! Go Go Go        

 


Originaire de Brighton, FINK est loin d'être un inconnu à l'AB. En avril 2006, il ouvrait déjà pour Arsenal. A l'époque, nous le décrivions comme un croisement entre John Martyn et José Gonzáles. Fink est, il est vrai, le premier singer-songwriter à être repris sur le label Ninja Tune qui publie ici son troisième album 'Distance and Time'. Cette fois, c'est Andy Barlow de Lamb qui se colle à la production, créant un son somptueux et sophistiqué qui vient enrober la voix bluesy de Fink et son finger-picking à la guitare acoustique. Fink a tourné avec Zero 7, il a aussi étroitement collaboré avec Nitin Sawhney et a été l'un des premiers producteurs à travailler avec Amy Winehouse.

 

JUSTIN NOZUKA est un singer-songwriter canado-japonais dont la musique a été décrite comme un mélange de folk et de blues baigné de soul. Sorti cette année, 'Holly', le premier album de ce jeune homme de 18 ans, met essentiellement en valeur la maturité de sa voix. On retrouve en Nozuka le meilleur d'un Marvin Gaye ou d'une Lauryn Hill où pointe par moments l'ombre de Ray Lamontagne. Une véritable découverte.

'A 18 ans, Justin Nozuka joue dans la cour des grands. Celle des singers-songwriters qui ont une voix, une plume, et la musique chevillée au corps.' (La Libre Belgique)