15/10/2015

Comment j’ai gagné le casque de The Martian / Seul sur Mars

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Après « Comment j’ai rencontré Phoenix » et « Comment j’ai déniché un art toy ultra collector dans un marché aux puces », la série des « Comment j’ai… » se poursuit avec aujourd'hui « Comment j’ai gagné le casque d’astronaute du film The Martian / Seul sur Mars ».

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 Il y a un peu plus de trois ans, il m’arrivait d’aller jusqu’à cinq fois au cinéma par semaine. A l'époque, j’habitais à Bruxelles, j’étais célibataire et j’avais le pass UGC Unlimited. Mais les temps changent et pour plein de raisons différentes, je fréquente de moins en moins les salles obscures. Mais la semaine dernière, Aurélie et moi étions tombés d’accord pour aller voir Seul sur Mars. Et on n’a pas été déçu. À la sortie de la salle, on était également tous les deux d’accord pour dire que la combinaison d’astronautes portée sur Mars était vraiment trop stylée.

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Le lendemain, on glande tranquillement à la maison quand je tombe sur un tweet sponsorisé de Belgique pour remporter une réplique du casque du film. Un retweet suffisait et comme il n’y avait qu’une centaine de participants, j’ai tenté ma chance, tout en transférant le message à Aurélie et en pensant que ce serait tellement cool de gagner ce concours. Lundi, je reprends le travail et je suis trop occupé pour penser au concours. Quand peu après 16h, une notification Twitter m’apprend que je fais partie des deux gagnants pour la Belgique !

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Trois jours plus tard, un coursier est venu m’apporter sur pièce collector. Je ne sais pas combien de répliques ont été fabriquées mais le mien porte le numéro 204. Après quelques recherches sur Internet j’ai découvert que quelques-uns étaient à gagner aux USA et lors d’avant-première en France. Le casque est exposé sur un grand socle noir The Martian avec son numéro de fabrication. Il est protégé par un énorme caisson transparent. Mais on peut tout à fait le prendre et le porter ! Bon c’est pas hyper confortable et il est plutôt fragile, mais ça fait quand même son petit effet. Un site américain qui permettait de le remporter annonce une valeur de 999 dollars. Bon j’y crois pas trop et je ne compte absolument pas m’en séparer, mais une chose est sûre, c’est une pièce de collection rare que tous les cinéphiles et les geeks apprécieront d’avoir dans leur salon !  

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27/02/2008

Bienvenue chez les Ch’tis

Chtis


Bienvenue chez les Ch’tis

 

« Fiers d’être simples »

 

Bruxelles. Lundi 25 Février 2008.

 

Lundi soir, je me suis retrouvé à l’avant première bruxelloise de Bienvenue chez les Ch’tis, le deuxième film réalisé par Dany Boon.

 

Grossièrement résumé, c’est l’histoire d’un homme du Sud de la France (Kad Merad) qui est muté pour deux ans à la Poste de Bergues dans le Nord-Pas-de-Calais, dans une peuplade qui lui est totalement inconnue, les Ch’tis. Evidemment, ce n’est pas ce qui l’enchante le plus. Il est contraint de quitter ses proches mais surtout de confronter ses préjugés à la réalité. A 1000 km de chez lui, il débarque sur une autre planète remplie d’étranges personnages parlant un langage incompréhensible : les Ch’tis et leur Ch’ti.

 

Evidemment, j’ai un rapport un peu particulier avec ce film. Il me touche. Il aborde une culture et un langage dont je suis proche, puisque je suis moi-même originaire du tournaisis à quelques kilomètres de mes amis français du Nord (qui porlent comme cha). Dans le film, je retrouve une langue que je connais mais surtout une culture partagée. Celle du facteur, toujours un peu rougeaud, qui, chaque matin, fait sa tournée… du moins il essaye de la faire, en slalomant entre les propositions de p’tits verres à boire. La tartine trempée dans le café à la chicorée. Les carbonnades et les chicons au gratin.  Je suis amusé de retrouver bon nombre de ces clichés/réalités.

 

Dany Boon nous livre une comédie française grand public. Très grand public même, c’est familial et ça ne vole jamais très haut ; c’est d’ailleurs ce qui est recherché. Ce film n’a pas la prétention de vous faire chauffer les méninges (sauf si vous essayez de déchiffrer l’entièreté du Ch’ti), mais simplement l’ambition de faire passer un moment de franche rigolade, avec des gags qui s’enchainent à toute allure mais aussi un moment rempli d’émotion et de tendresse. C’est plutôt réussi, c’est joliment fait et surtout avec énormément d’humilité. Dans ce film, Dany Boon fait quelque chose qui lui tient à cœur, il rend hommage à sa culture, la culture du Nord de la France mais aussi la culture du rire. Ça ne révolutionne certainement pas le cinéma mais ça fait passer un bon moment.

 

Après le film, en chanceux que nous sommes, nous avons droit à quarante minutes de questions-réponses, ou plutôt d’un two-man-show, en présence de Dany Boon et de Kad Merad, les deux acteurs principaux du film. Au programme, pleins d’anecdotes croustillantes et rigolotes, des infos sur le tournage mais aussi sur les affinités des acteurs avec la région et avec la Belgique, des blagues belges, tout y passe. Un grand moment. Deux comédiens attachants, humbles et extraordinaires.

 

Par contre, si je suis persuadé que ce film fera un carton dans le Nord (et pourquoi pas en Belgique), je me pose la question de savoir si ce film va amuser les parisiens ou encore les français qui sont moins concernés par les deux extrêmes opposés dans ce film à savoir les gens du Nord et ceux du Sud. Au final, au-delà de ce sujet qui tient Dany à cœur, est-ce que le public peut à la fois rire et comprendre cette culture qu’il ne connait pas et à laquelle il n’est pas familier ? J’aimerai beaucoup le savoir. Rendez-vous avec les chiffres du Box Office dans quelques semaines. Et pour ce qui est du scoop, sachez que si le succès est au rendez-vous, une suite pourrait bien vous attendre d’ici quelques années…      

    

03/09/2007

L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

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L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

 

« Actuellement, nous marchons dans une plantation de tomates et nous pouvons voir debout, devant nous, un être humain. En l’occurrence un japonais. Les japonais se distinguent des autres êtres humains par la forme de leurs yeux, leurs cheveux noirs et leurs noms caractéristiques.

Les êtres humains sont des animaux bipèdes qui se distinguent des autres mammifères  principalement par deux caractéristiques : le télé-encéphale hautement développé et le pouce préhenseur. »

 

L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien sorti en 1989 et réalisé par Jorge Furtado.

 

Douze minutes : c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 22% de Brésiliens qui meurent de faim.

 

Le début du film commence par ces quelques mots en portugais :

"Este nao é um filme de ficçao" = "Ceci n'est pas une fiction"
"Existe um lugar chamado ilha das flores" = "Il existe un lieu appelé île aux fleurs"
"Deus nao existe" = "Dieu n'existe pas"

 

Derrière ces quelques petits messages, un court métrage frappant et intelligent.

Pas de réelles prises de positions ni de jugements de valeurs, juste une narration, un point de vue extérieur et détaché. Dès les premières secondes, il y a cette impression géniale d’une analyse ‘extraterrestre’ de l’espèce humaine. Un exercice dans lequel de nombreux auteurs/réalisateurs se sont déjà cassés les dents… (Cfr Bernard Wercher ‘Nos amis les humains’)

Mais dès les premières minutes, on comprend rapidement que ça ne sera pas le cas dans ce documentaire…

Par un savant mélange d’humour et de vérité, l’être humain est directement remis à sa place, dans les mammifères.

 

La premier aspect marquant, et sans doute l’aspect essentiel, c’est que ce documentaire, 18 ans après sa sortie, n’a pas pris une ride et reste malheureusement (plus que jamais ?) d’actualité…

Et là où d’autres films sortis en 1989 peuvent paraître dépassés, entre autre à travers des détails liés à la technologie, L’île aux Fleurs ne souffre nullement de ce vieillissement pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucune trace de la technologie dans ce documentaire.

Dix-huit ans plus tard, on cueille toujours des tomates à la main, on les cuisine et on les jette.

Dix-huit ans plus tard, on ramasse toujours les poubelles, les déchets sont transportés dans des décharges et sont récupérés.

Pareil pour les cochons. Pareil pour les supermarchés. Pareil pour l’économie.

 

Un film prenant, choquant, intelligent. A découvrir absolument.

 

12 minutes de film valent mieux qu’un grand discours.

 

Portez vous bien.

 

Le Film: