10/06/2014

Pretty Pink : la DJ allemande qui remixe Daft Punk, Pharrel Williams ou U2

L'été arrive à grands pas. Le soleil pointe de plus en plus le bout de son nez et les températures ne cessent de grimper. Et à l'approche des vacances, il faudra penser à renouveler votre playlist et à trouver les bons MP3 qui vous accompagneront au bord de la piscine ou qui animeront vos barbecues. Pour ce faire, je vous propose de découvrir Pretty Pink.

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Pretty Pink est une jeune (et accessoirement jolie) DJ originaire de Leipzig en Allemagne. Avec beaucoup de talent, elle remixe (ou re-remixe) les plus grands tubes du moment pour ensuite les offrir en téléchargement gratuit. Parfait pour vous refaire votre playlist MP3 !

Par exemple, vous connaissez tous "Get Lucky" de Daft Punk, mais vous connaissez sans doute un peu moins la très jolie, triste et méconnaissable reprise du morceau par Daughter. Hé ben, Pretty Pink intervient et propose un remix du remix.

Elle s'est également attaquée à "Happy" de Pharrel Williams ou encore "I Need Your Love" de Ellie Goulding.

Il y a 4 jours, Pretty Pink s'est encore illustrée en postant un remix de "Ordinary Love" de U2.

Tous ces morceaux (et bien plus encore) sont téléchargeables gratuitement en MP3, simplement en likant la page FaceBook de DJ Pretty Pink

Retrouvez également des heures de Mixtapes et de Livecuts en téléchargement

10/07/2007

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

 

« L’aventure un jour, l’aventure toujours : Nuit Blanche aux Ardentes. »

 

A peine le temps de souffler après une dure et fatigante semaine de travail que me voici déjà reparti sur la route des festivals. La tournée des Grands Ducs continue.

09h29. Départ de la gare de Tournai, accompagné de mon fidèle ami, l’économiste Romain Dupont. C’est parti pour traverser la Wallonie en 2h41.

Arrivés en gare de Liège, nous sommes directement accueillis par une navette qui nous emmènera gratuitement sur le site du festival. Premiers éléments marquants : On est bien loin des 15% de francophones de Werchter, ça fait plaisir ; par contre au premier coup d’œil le public semble lui plutôt jeune. Une bonne ambiance.

C’est aussi la découverte du site des Ardentes, du cadre très sympathique, de l’ambiance et surtout d’un accueil remarquable de la part de l’organisation. Un festival humain, enfin !

 

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(La photo qui m'a vallu LE compliment de la journée:

 "Enfin quelqu'un d'intelligent")

 

"Les Ardentes" c'est aussi un cadre et une atmosphère incomparable qui classent d'emblée le festival parmi les manifestations les plus conviviales et agréables de Belgique. Cela grâce à l'un des plus beaux sites de festival : le Parc Astrid de Coronmeuse, lieu verdoyant en bord de Meuse situé à deux pas de la ville. 

 

Au-delà de l’affiche musicale, plus qu’honorable pour un festival qui n’en est qu’à sa seconde édition, c’est surtout l’ambiance et le côté humain du festival que je retiendrai. Des rencontres, des connaissances, des sourires, des pseudo discussions, le tout sur fond d’une grande diversité musicale et vous aurez la grande fête des Ardentes. Tous dans le même bateau pour une douzaine d’heure de musique, de soleil (!) et d’alcool.

 

Romain Dupont et ses 5€, Manon la drum & basseuse et ses copines qui n’existent pas, Jean-Luc Maitrank, Phil H, Benoît l’infirmier bourré de Soignies et son connard de pote de militaire, la serveuse de frites liégeoise avec son incroyable accent, Red Wine, the girl of stairs, les gens de la navette de 4h, les squatteurs de la gare,… MERCI    

 

13h. En 6 jours, c’est la deuxième fois que j’ai l’occasion de voir !!! (Chk Chk Chk). Malheureusement, fort est de constater qu’ils ont toujours la dure tâche d’ouvrir la journée et ils se retrouvent encore une fois à jouer en début d’après-midi, dans des conditions pas toujours simples ou efficaces. Dommage car leur présence, leur énergie et leurs prestations énergiques endiablées sont à découvrir absolument. C’est à la fois ‘triste’ et émouvant de voir un gars débordant d’énergie, qui se donne à fond sur scène et qui a la capacité de mettre une ambiance de folie, se retrouvant à ouvrir la journée et à jouer devant une foule compacte et peu motivée.

Dommage aussi qu’au niveau de l’organisation, le changement de programme de dernière minute n’a pas été mieux signalé ; ainsi une grande majorité du public présent devant ‘!!!’ pensait voir… Good Shoes…

 

Pas de temps de s’attarder et de profiter du beau temps allonger sur la plaine puisque ce qu’il y a de bien aux Ardentes c’est qu’il y a toujours une alternance bien calculée entre les deux scènes principales de sorte qu’il n’y a jamais deux concerts en même temps.

 

Direction la Halle des Foires, une grande scène intérieure d’une capacité de 4000 personnes, une sorte d’énorme entrepôt couvert et obscur dans lequel l’ambiance monte au quart de tour. Ça promet du grand spectacle pour les DJ de la soirée.

Pour le moment, ce sont les néo-zélandais de ‘The Datsuns’ qui occupent la scène. Je les avais découvert il y a déjà 4 ans au Pukkelpop et je retrouve leur garage rock et leur son puissant et ‘Heavy’. Un bon set, parfaitement rodé et une ambiance qui commence déjà à monter.

 

14h30. Il n’y a pas grand monde devant la main stage pour accueillir ‘Good Shoes’ et l’ambiance est apparemment restée du côté de l’entrepôt… Après avoir rencontré Baptiste, le plus grand fan belge de ‘Good Shoes’, je m’attendais à quelque chose d’impressionnant… ce ne fut pas vraiment le cas. C’est mélodique, énergique et rempli de bonnes intentions mais… ça ne prend pas. Rien de bien original ou de passionnant. Dans le même genre, ils m’ont fait penser à Franz Ferdinand qui fait bien mieux. Je retiendrai néanmoins cette magnifique phrase du chanteur « C’est vraiment étrange de jouer ici et de voir des mecs pisser. » (L’urinoir se trouvant en effet à 20 mètres de la scène.)   

(Tiens, il y a Maria Arena qui se ballade parmi la foule)

 

15h. Place à ma première claque de la journée : Absynthe Minded.

 

Groupe belge préféré d'Arno et de Tom Barman, Absynthe Minded vient de sortir un troisième album salué par toute la presse du Nord mais aussi du Sud du Pays. Avec cette première sortie sur une "major", les Gantois font très fort. Chaque morceau est un hit en puissance. On pense ainsi à de grosses machines américaines, mais ici bien dégraissées, et dotées d'une certaine subtilité. En effet, la bande à Bert Ostyn n'évolue pas toujours dans les schémas habituels du rock. En effet, leur musique est aussi teintée d'influences jazzy, voire parfois manouches. Sur scène, ces influences donnent des ailes à ces excellents musiciens qui livrent alors des prestations à la fois "cool" et enlevées. Une formation qui a de "l'énergie positive" à revendre, et qui laisse toujours un excellent souvenir là où elle est passée!

www.absyntheminded.be

 

Et ça faisait longtemps qui je n’avais plus ressenti un tel engouement pour un groupe belge ;  en voici enfin un qui sort du moule. Ces flamands produisent un son  puissant et original entre Jazz et Pop et la présence d’instruments comme la piano ou le violon rendent le tout vraiment très plaisant et impressionnant. À suivre.

 

15h40. Nous retrouvons notre place assise dans l’herbe pour admirer de loin The Blood Arm. Un moment sympathique. Et quand je suis réveillé à deux morceaux de la fin par ‘I like all the girls and all the girls like me’, je suis tout d’abord très heureux d’apprendre que c’est Blood Arm qui chante ce titre, ensuite je me remémore leur passage mouvementé à Tararata pour ce même tube. Heureux de constater que le chanteur est le même sur scène qu’à Taratata, ç’est à dire qu’il passe la moitié de son concert au milieu du public. Pour le dernier morceau, il invite même une dizaine de personnes à le rejoindre sur scène. Une bonne ambiance.

 

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(Il le voulait. Voilà c'est fait, il a sa photo sur Internet)

(et son nom sur Google par la même occasion)

Il devait être 17h et me voila un peu embêté puisque mes notes s’arrêtent ici… Le reste est une vague histoire de bouteilles de Maitrank, d’escaliers et de tatouages Pure Fm.

 

Le Maitrank… apéritif traditionnel arlonais

Le Maitrank est un apéritif artisanal et naturel.
Il est élaboré par macération d'aspérule odorante, plante aux multiples vertus, dans du vin blanc sec. Son goût est sauvage et fruité. Il se déguste bien frais, avec une tranche d'orange.

 

Il y a pourtant bien eu les chirurgiens masqués de Clinic, les londoniens de Infadels, le quattuor de Liverpool Ladytron et leur electro vintage-pop sympathique, le fameux Joey Starr (qui n’a pas fait le cri du Jaguar qui m’avait demandé des jours d’entraînements) ou encore l’excellent duo de DJ liégeois The Others, auxquels j’ai jeté un œil plus ou moins attentif mais…l’important n’était pas là…

 

22h50. Après avoir ingurgité un paquet de frites sans sauce (0,5€ pour celle-ci ça fait mal :o) c’est le prix d’un pot en magasin !), je suis pseudo retapé pour affronter GHINZU et leur retour tant attendu. Et même si vous pouvez lire partout qu’ils ont donné une prestation extraordinaire, je ne suis pas vraiment de cet avis. C’était la troisième fois que je les voyais sur scène et pour moi c’était juste du bon Ghinzu mais pas du grand Ghinzu. Quel plaisir néanmoins de retrouver John Stargasm et sa bande, son synthé, ses fantastiques pas de danse, sa façon bien à lui de se la jouer, ses quatre bières à portée de mains, son charisme, sa prestance et surtout les tubes de son album précédent ‘Blow’. Après plus d’un an d’absence, j’aurai aimé voir monter sur scène sur une autre intro que la traditionnelle marche impériale de Star Wars. J’aurai aussi aimé les voir débuter par un autre morceau que celui qu’ils ont choisi, un morceau du prochain album pas vraiment passionnant. Et même si les quelques nouveaux morceaux ne m’ont pas vraiment plu et sont (pour le moment ?) nettement moins envoûtés et envoûtant que ceux de l’album précédent ‘Blow’, ‘The Dragster-Wave’ ou ‘High Voltage Queen’, c’est toujours le même plaisir qui m’habite à l’écoute de ces morceaux plus anciens. Excellent. Un bon concert, un bon retour, un bon moment, une assez bonne ambiance, mais rien d’exceptionnel.

 

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(John Stargasm. Photo extraite du Blog de Pure Fm.)

Minuit. A peine le temps de ‘boire’ (pour ne pas dire affoner) mes quatre derniers verres de Maitrank de la soirée que c’est déjà Martin Solveig et sa house commerciale qui envahissent la main stage. Ça commence très fort avec un léger remix de ‘Never Be Alone’ de Justice, le reste étant nettement moins passionnant nous suivons mes conseils et nous dirigeons vers l’aquarium pour le set de ‘datA’.

 

À 20 ans tout juste sonné, David Guillon aka datA sort il y a presque un an son premier morceau "J’aime pas l’Art" via Myspace. En l’espace d’un semestre, les commentaires affluent, les blogs s’agitent (l’américain Music for Robots ou encore le franco-anglais Fluokids), Libération cite datA a plusieurs reprises dans son dossier consacré au phénomène MySpace, un label japonais manifeste son intérêt pour une licence, bref, le buzz est là. Ses morceaux conquièrent le statut de club hits en puissance pour kids nourris aux écuries BPitch, Institubes ou Ed Banger. Son premier EP, le bien nommé "Trop Laser" Ep, est une histoire d’amour entre la musique pop, le rap et l’electro. Au rang des influences, datA cite pêle-mêle Daft Punk, Jacques Lu Cont et ses Rythmes Digitales, les classiques de Michael Jackson, le trop fluorescent Jean-Michel Jarre, Vladimir Cosma, et plus récemment Chroméo, Justice et Digitalism. Mais peu importe à quoi ou à qui pourrait ressembler tel ou tel morceau de datA, tant son enthousiasme et sa maîtrise, aussi bien au niveau de ses sets que de sa déconcertante capacité à composer des mélodies entêtantes, sortent du commun. On signe et on lève les bras en l’air.

www.myspace.com/0data0

 

C’est parti pour 1h de set incroyable ! Cela faisait 10 mois et le Pukkelpop 2006 que je n’avais pas autant apprécier un DJ-set. A quelques mètres de nous, le jeune parisien, hyper concentré, ne quitte jamais les yeux de ses platines et enchaîne les tubes et les remix. Quel bonheur de retrouver ‘Around The World’ de Daft Punk côtoyer les derniers tubes de Justice décidemment très (trop ?) souvent présent chez les DJ actuels. DatA => À suivre de très très près. Ça fait extrêmement mal.

1h30. Le set de DatA s’achève. Je n’ai plus de pieds, plus de genoux et la fatigue de cette journée semble m’achever définitivement. J’irais néanmoins jeter un coup d’œil sur ‘Birdy Nam Nam’ impressionnant mais pas très dansant et surtout sur ‘Joakim’ que je n’avais pas eu l’occasion de voir aux dernières ‘Nuits Botaniques’. Et malgré tout les problèmes de sons et d’installations son live m’a beaucoup plu. C’est toujours très agréable et impressionnant de voir un DJ jouer en Live accompagné sur scène d’un batteur, d’un guitariste et d’un bassiste. J’ai vraiment hâte de le revoir.

 

Reste à errer encore un peu. Prendre la navette de 4h remplie de gars bourrés/drogués/endormis/lourds/chiants, grand moment. Squatter la gare de Liège et attendre le train en direction de Bruxelles de 05h50 sous des températures hivernales, ça, c’est fait.

8h40. Arrivée en gare de Tournai.

9h. Ma nuit peut commencer.

 

Superbe journée et excellent moment aux Ardentes. Je retiendrai surtout l’ambiance extraordinaire, la découverte de ‘Absynthe Minded et celle de ‘datA’.

Un festival qui après sa seconde édition joue déjà dans la cour des grands. Le rendez-vous pour l’année prochaine est pris.

 

La tournée des Grands Ducs continue avec le Dour Festival dans… 2 jours !

 

Tchusss    

 

PS: 1000 points ToX à celui qui aura eu le courage de lire l'entiéreté de la chronique! ^^

 

23/05/2007

JUSTICE : Après le buzz, le verdict…

Justice

 

JUSTICE : Après le buzz, le verdict…

 

Voici des semaines, des mois, des années qu’on nous rabat les oreilles - que je vous rabats les oreilles - avec Justice.

 

Justice, leurs remix, leurs DJ sets, leurs vidéo clips, leurs EP,…

 

Et dès leurs premiers pas, le duo français se voyait déjà coller l’étiquette de ‘Nouveaux Daft Punk’.

Un statut qui pourrait sembler difficile à assumer… Mais ça n'a pas du tout été le cas pour Justice. Au contraire... Cela s'est avéré être un élément, parmi tant d’autres, qui a permis d’orchestrer autour de Justice, un buzz gigantesque.  Le tout, géré de mains de maître par Pedro Winter, le boss de leur label ‘Ed Banger’. Et il fallait vraiment que ce soit orchestré à la perfection pour tenir le public en haleine durant 4 ans. Hé oui, 4 ans. 4 années au bout desquelles on retiendra finalement de Justice : 3 maxis, quelques remix dont le premier ‘Never Be Alone’ de Simian, l’élément déclencheur du buzz, une récompense pour ce clip et surtout des prestations remarquables et remarquées dans les plus grands clubs du monde entier. Pas grand-chose somme toute en 4 ans…

Il ne restait qu’une chose : un album. Ce dernier sortira (enfin) le 11 juin prochain et s’intitulera ‘†’.

 

Justement, n’en aurait-on pas fait trop autour de ce groupe ? Toute cette attente aura-t-elle été bénéfique ? Avec la sortie imminente de ce premier album, toute l’agitation autour du groupe va-t-elle continuer ou… enfin prendre fin ?

 

‘†’, Une croix, c’est l’appellation de leur premier album qui sortira le 11 juin. Que se cache t-il dernière ce symbole ? La bombe tant attendue ou l’effondrement d’un buzz ?

Premier élément de réponse sur ToX. Vu la sortie imminente de l'album, les premières critiques ne devraient plus tarder. Autre élément nouveau et au combien important, sur scène, Justice va enfin se prester en Live en non plus avec toujours le même DJ set… Le verdict est proche. En exclusivité, la découverte de l’album pas à pas, morceau par morceau avec ToX.

 

Jusqu'à présent, Justice nous avait habitué à deux visages : le premier, découvert avec le remix ‘Never Be Alone’, est léger, dynamique et résonne résolument pop ; le second est beaucoup plus ‘dur’, on l'a découvert en 2005 avec l’EP ‘Waters Of Nazareth’.

Justice aimait déjà brouiller les pistes.

Et bien, si vous avez connaissance de ces deux visages de Justice, sachez que vous n’allez pas être dépaysé par ‘†’ qui suit cette même logique, une logique de changements et de variété. Peut-être pour plaire au plus grand nombre… peut-être par goût de l’expérimentation et de la surprise… Cependant, si vous ne connaissez de Justice que ‘Never Be Alone’ ou encore ‘D.A.N.C.E.’ le premier single extrait de cet album, vous risquez de bien vite déchanter

 

Première surprise: la pochette. Sombre, sobre, simple et dépouillée de tout artifice. Bien loin du talent graphique auquel les deux petits gars de Justice nous avaient habitué et dont ils avaient déjà pu nous donner un aperçu avec leurs précédentes pochettes, compositions et affiches.

Deuxième surprise: la durée. 46 petites minutes et 12 morceaux seulement…

Troisième surprise, et c'est plutôt un constat : Suite aux premières écoutes et réécoutes de l'album,  les premières impressions sont plus que mitigées et elles laissent place à une énorme déception.

Ce n’était évidemment qu’un premier constat, je comprendrai par la suite que les morceaux nécessitent un certains temps d’adaptation pour dévoiler tout leur potentiel.

 

Justice Dance


 

Découverte de l’album morceau par morceau :

 

1/ Genesis : Une intro bien fade qui résonne très musique de film, à la pseudo Star Wars, avec, pour agrémenter le tout, des sons de pistolets futuristes tout droit sorti d’un jeu vidéo. Premier constat : aucun potentiel dansant. Juste les 40 dernières secondes sortent de lot, avec une ressemblance à Daft Punk… mais 40 secondes, c’est court…

2/ Let There Be Light : Voilà qui s'anime un peu. Un son en concordance avec ce à quoi Justice nous a habitués. Un morceau extrêmement répétitif qui ne révolutionnera pas le genre. A noter que dans les dernières secondes, on y retrouve également la douceur, les mélodies et les résonances de Daft Punk.

3/ D.A.N.C.E. : Premier single extrait de cet album. Un morceau extrêmement différent des deux premiers. Place au côté pop de Justice ainsi qu’au chant dont c’est la première apparition sur cet album et c’est plutôt réussi et sympathique puisque tout le morceau est chanté par une chorale d’enfants. Morceau au potentiel non négligeable pour se trémousser sur le dancefloor. J'adore!

4/ New Jack : Morceau expérimental à souhait et difficilement écoutable… à oublier au plus vite.

5/ Phantom : Enfin un bon morceau, un excellent morceau, un des meilleurs de l’album. Nous ne sommes néanmoins pas en terre inconnue puisque ce morceau figurait déjà sur l’EP de D.A.N.C.E. Rien de nouveau donc mais ne gâchons pas notre plaisir, c'est extrêmement bon!

6/ Phantom Part II : Le morceau commence par les même sonorité que Phantom Part I mais s’en détache très rapidement. Excellent morceau.

7/ Valentine : Une pâle copie du son de Daft Punk, c’est gentil mais mou et sans saveur. Un morceau très calme qui malheureusement ne décollera jamais.

8/ The Party : Décidemment, les morceaux chantés sont très réussis sur cet album. The Party en est une parfaite illustration. Un morceau repris de Uffie, autre groupe de label ‘Ed Banger’. Excellente chanson!

9/ DVNO : Rien de bien emballant.

10/ Stress : Assez horrible, stressant et hardcore mais vu le titre c’est l’effet recherché…

11/ Waters Of Nazareth : Le morceau est le même que celui figurant sur l’EP du même nom, sorti il y a 2 ans, il n’a pas changé mais reste cependant toujours aussi bon et entraînant. Un des meilleurs morceaux de l’album.

12/ One Minute To Midnight : Pour finir l’album, un morceau agréable et qui se laisse écouter ce qui n’est pas le cas de tous les morceaux…

 

Verdict : Une déception, grande ou petite, je ne sais pas. Grande déception après les premières écoutes. Petite déception après quelques journées (de recul).  Un album varié mais trompeur. Non, les Justice ne sont pas les nouveaux Daft Punk Non, ils ne sont pas les

nouveaux justiciers des temps modernes. Non, aucun morceau ne ressemble à leurs tubes ‘Never Be Alone’ ou ‘D.A.N.C.E.’. Non, ce n’est pas une révolution. Non, ce n’est pas l’album à avoir sur sa platine. Non, ce n'est pas le meilleur album électro de ces derniers années.

 

Il faut néanmoins nuancer les choses, l’album est loin d’être mauvais, juste qu'il ne renouvelle en rien le genre… Les quelques perles de l’album ? Phantom et Waters Of Nazareth auxquels vous ajouterez les sympathique D.A.N.C.E. et The Party. Une alternance de morceaux pop et de morceaux plus ‘durs’, plus fermés, plus expérimentaux. L'excellence côtoie l'inécoutable... et si c'était ça qui faisait le charme de Justice.

Au final, on se retrouve avec un bon album, comportant quelques titres géniaux mais qui reste cependant loin de tout le tintamarre et de l'agitation qui ont été faits autour de sa sortie...        

Des morceaux (trop) courts, rarement réellement efficaces et qui nécessitent, pour certains, un petit temps d'adaptation pour être appréciés à leur juste valeur. Par contre pour d'autres titres, c'est vraiment une tâche pénible et je pense que je ne m'y ferai jamais à 'Genesis', 'New Jack', 'DVNO' ou encore à l'horrible 'Stress'.

 

Reste à voir comment Justice va pouvoir se débrouiller avec cet album en live qui remplacera  leurs désormais classiques DJ sets. La réponse, ce sera sur les dancefloors. Pour les belges, ce sera mi-juillet à Dour et fin août au Pukkelpop. Le rendez-vous est pris!

 

Mais pour le moment, le buzz est fini, mon buzz est fini.

A qui le tour ? D’autres prétendants pour la place des 'nouveaux Daft Punk' ?

La place est libre… encore faudrait-il considérer Daft Punk comme mort…

 

Que fait la Justice ? Où sont nos justiciers des temps modernes tant attendus, nos nouveaux super héros?

 

La suite? Dans 4 ans qui sait...

 

Le Clip de D.A.N.C.E. :

 


 

Le Bonus : A vous de le choisir! Vous aimeriez découvrir un morceau de l’album? Faites le savoir dans les commentaires ! Attention, les premiers arrivés seront les premiers servis !