13/03/2008

Boutik Rock 2008 [Depotax, Diplomat, Bambi Kramer,...]

Me revoici, en douceur, avec l’article que Skynet m’avait aimablement censuré et supprimé.

 

« The Depotax Show »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.

Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.

Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.

 

Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.

Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

 

Boutik Rock  (2)


 Dans un registre complètement différent, j’enchaine avec Bambi Kramer (http://www.myspace.com/bambikramer). Après les avoir beaucoup apprécié à Dour en Juillet dernier, ils étaient sans doute le groupe que j’attendais le plus lors de cette Boutik Rock.

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.

 

De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public. (Dommage que ce soit le manipulateur Eric Lowie qui soit derrière le groupe.)

 

Boutik Rock  (3)


23h. C’est sans grande conviction que je me dirige vers la prestation des bruxellois de Suture (http://www.myspace.com/suturebxlz) dont je n’avais jamais entendu parler. Laissant une grande place aux instruments, leurs premiers morceaux sont intéressants. Mais malgré le peu de temps qu’il leur est accordé, leur set sombre dans la répétitivité et dans une certaine monotonie. J’n’accroche pas vraiment.

 

La fin de la soirée approche, les couloirs du Bota se vident peu à peu. Pourtant, il aurait été dommage de manquer la prestation de Two-Star Hotel (http://www.myspace.com/2starhotel). Au début, n’y voyant qu’une simple copie, quelque part entre The Hives et Sissor Sisters, je suis assez septique.  C’était sans compter leur bonne humeur, leur sympathie, leur accoutrement, leur professionnalisme et leurs morceaux amusants et dansants. Au final, ça donne quelque chose d’original et de plaisant. Un petit coup de cœur. Déjanté et dansant. Ça prend facilement, c’est bon et amusant. Excellente prestation scénique.

 

Boutik Rock


Il est presque 1h. Seuls quelques irréductibles sont encore présents. Nous rejoignons la Rotonde pour y découvrir Frank Shinobi (http://www.myspace.com/frankshinobi). Leurs posters sont sympas, mais je ne trouve pas leur concert vraiment captivant. La fatigue peut-être… ou les bières…

 

Il est temps d’aller se reposer, après une soirée surprenante, remplie de bon concerts et de jolies surprises. Je ne me voyais pas écrire autant de bien sur la Boutik Rock et sur des groupes belges, mais je me suis réellement bien amusé !!!

       

22/02/2008

Boutik Rock 2008 [dEPOTAX, Two-Star Hotel, Diplomat,…]

« The Depotax Show »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.

Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.

Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.

 

Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.

Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

 

Boutik Rock  (2)


 Dans un registre complètement différent, j’enchaine avec Bambi Kramer (http://www.myspace.com/bambikramer). Après les avoir beaucoup apprécié à Dour en Juillet dernier, ils étaient sans doute le groupe que j’attendais le plus lors de cette Boutik Rock.

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.

 

De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public.