15/11/2007

Beirut & Dan San @ Botanique

Beirut


Beirut & Dan San @ Botanique

 

Mercredi 14 Novembre 2007.

Avec seulement quatre degré au thermomètre, c’est une soirée hivernale qui s’annonce sur Bruxelles.

Avec un concert complet depuis plusieurs semaines déjà, c’est Beirut qui se chargera de réchauffer l’atmosphère. Du moins, il essayera...

 

Avec cependant un petit changement de dernière minute pour cause de maladie, ce ne sont pas les écossais de Twilight Sad qui ouvriront les hostilités mais des belges… un peu moins exotique donc…

 

20h. (Trop) Timidement accueillis, c’est donc le duo liégeois de Dan San qui monte sur scène.

Deux petits gars en jeans/sweat noir à capuche, deux tabourets, deux micros et deux guitares acoustiques. Le décor est planté.

Leurs compositions en anglais sont dans la lignée de la pop folk wallonne actuelle et c'est surtout vers un groupe comme les Tellers que les comparaisons se dirigeront.

Sans réellement se démarquer, le duo livre une excellente prestation et offre un petit set de trente minutes plutôt agréable, sympathique et surprenant. 

 

Sandan


 

21h. Voici Zach Condon et ses sept musiciens qui envahissent la scène.

 

Inspiré par le folklore balkanique et des artistes tel que Matt Elliott ou encore le Kocani Orkestar, le multi-instrumentiste Zach Condon allie un songwriting inspiré à des compositions sans guitare où cuivres et percussions dominent. Sur scène, entouré de nombreux musiciens extravagants, le jeune prodige jongle entre sa trompette, son ukulélé et son micro pour enchaîner les morceaux.

 

Au début, j’étais heureux. Heureux de voir arriver sur scène un garçon de mon âge qui porte des ‘chaussures bateaux’ et le même genre de gilet noir en laine avec de gros boutons que j’étais obliger de porter quand j’étais gosse. Heureux de voir le concert débuter par le fabuleux morceau ‘Nantes’. Heureux ensuite de voir Zach s’exprimer dans un français quasi-irréprochable avec le public.

 

Pourtant, au fil des minutes et des morceaux, je déchante. On est loin de l’ingéniosité, de la générosité et de la magie que le groupe a donné dans ses ‘concerts à emporter’ . Après vingt minutes de concert, Zach, personnage quelque peu hautain et nonchalant, ne prend même plus la peine de s’adresser au public, ni même de le remercier. C'est la déception qui commence à l'emporter...

 

Beirut (3)


 

Pourtant, il reste quelques éclairs de génie. L’excellent morceau ‘The Penalty’ par exemple ou encore le dernier morceau que le chanteur ira jouer, trompette à la main, au milieu du public. Un public qui sera venu en nombre pour acclamer le jeune artiste… pourtant, la magie ne prend pas. Sans être mauvais, Beirut déçoit.

 

Reste malgré tout ‘The Flying Club Cup’ un excellentissime deuxième album mais surtout un set de soixante minutes qui sonne comme LA grosse déception de cette rentrée musicale.

Avec comme seul regret de ne pas avoir cédé ma place à une des nombreuses personnes qui en recherchaient une à l’entrée du Botanique…

 

A ne pas voir sur scène mais à écouter en cd... (ou dans 'les concerts à emporter')