17/03/2015

[Test] The Order : 1886 - Entre mythe et réalité - PS4

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Première exclusivité PS4 de l’année, The Order : 1886 était attendu de pied ferme par les joueurs. Avant même sa sortie, tout ou presque semblait avoir été dit sur le jeu. Mais que faut-il vraiment en retenir ? Je l’ai testé pour vous.

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03/04/2014

Mistaken For Strangers : le docu rock sur The National

En 2007, à l'occasion de la sortie de leur album "Boxer", je déclarais pour la première fois sur la toile ma flamme pour le groupe The National. A l'époque, on pouvait encore les croiser tranquillement en plein aprèm sur la plaine du festival de Dour, ou encore dans une Ancienne Belgique qui n'affichait même pas complet. Sept ans plus tard, malgré leur succès populaire et planétaire, je reste fidèle et un grand amateur de The National.

C'était donc avec une grande impatience que j'attendais la sortie de "Mistaken For Strangers, un an en tournée avec le groupe de mon frère", un documentaire réalisé par Tom Berninger, le frère de Matt Berninger leader charismatique de The National.

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Tom, c'est la version XXL et 9 ans plus jeune de Matt, à quelques détails près comme la classe, le charisme et a priori le talent en moins. C'est surtout un petit gars un peu perdu qui a du mal à vivre dans l'ombre de son frère. En 2010, Matt lui fait une fleur et l'engage comme roadie pour accompagner le groupe en Europe lors de son "High Violet tour". Mais Tom a une toute autre idée en tête : tourner un documentaire sur le groupe de son frère. "Mistaken For Strangers" nous entraîne donc pendant 1 an dans les coulisses du groupe, mais sous un regard pour le moins particulier, celui de Tom Berninger. 

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Paris, Londres, Cracovie, les dates européennes s'enchaînent. Mais Tom ne semble ni être à l'aise avec son rôle de roadie, ni avec celui de réalisateur. Cela donne droit à quelques questions décalées et mémorables que sans doute aucun journaliste n'aurait osé poser au groupe : à Matt "A quel point penses-tu être célèbre ?", aux autres membres du groupes "Où vois-tu The National dans 50 ans ?", "Que fais-tu avec ton portefeuille et ta carte d'identité quand tu joues ?", "Quel type et quelle quantité de drogues consommes-tu ?",...

Mais au fil de jours, Tom se rend rapidement compte que la seule raison pour laquelle il est présent est qu'il est le frère de Matt. Alors que les membres du groupe sont dans le stress de leur tournée et de leurs prestations,  Tom consomme pas mal d'alcool et de nombreuses tensions apparaissent.

La seconde partie du documentaire est plus introspective. Le groupe est de retour aux Etats-Unis et Tom s'interroge sur ses relations avec son frère.

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Le documentaire est agrémenté de nombreux morceaux et passages live du groupe pendant sa tournée.

"Mistaken For Strangers" est un excellent documentaire rock qui ravira tous les amateurs de The National qui pourront découvrir une autre facette des membres du groupe. Mais les autres ne doivent pas pour autant passer leur chemin, l'approche, le sujet et le contexte du documentaire méritent également le coup d’œil !

Reste qu'à l'heure actuelle, le documentaire est uniquement disponible aux Etats-Unis et il faudra au moins attendre l'été 2014 avant de le voir débarquer en Europe.

En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur le bande-annonce (ou sur les plateformes illégales, mais attention il y a beaucoup de fake) :

14/05/2008

Sebastien Tellier, Blitzen Trapper, Rogue Wave @ Nuits Botanique

 

« Les hommes s’en mêlent »

 

Ces derniers jours, dans vos commentaires (cf. les deux chroniques précédentes), vous avez été particulièrement critiques et acerbes (et anonymes). Surprenantes, perturbantes ou amusantes, ces critiques me permettent surtout de remettre l’église au milieu du village. Vous vous trouvez ici sur un blog personnel, mon blog personnel, sur lequel est partagé un avis personnel, mon avis personnel. Loin de toute objectivité, il s’agit ici de mon regard, de mes perceptions et de mes ressentis. Depuis bientôt un an et demi, j’essaie de respecter cette ligne éditoriale. Si vous cherchez quelque chose de plus sérieux et de plus objectif, alors certainement que ToX n’est pas pour vous. Je ne suis ni journaliste, ni critique musical alors revoyez peut-être vos attentes. Vous avez ici à faire à un étudiant de 21 ans qui essaie, tant bien que mal, de faire partager ses découvertes, ses concerts et ses impressions… rien de plus… A bon entendeur, salut !

 

Soit. Ce qui m’intéresse ce soir c’est une nouvelle série de concerts au Bota, avec pour l’occasion, sous le Chapiteau : Sebastien Tellier mais aussi, et c’est peut-être le plus intéressant, deux outsiders américains de chez Subpop qui tenteront de voler la vedette à Sebastien, Rogue Wave (www.myspace.com/roguewave)  et Blitzen Trapper (http://www.myspace.com/blitzentrapper).

 

Tellier (2)

 

Après une très bonne impression sur cd, c’était avec impatience que j’attendais la venue des américains de Rogue Wave. A peine 1 mois après leur prestation au très populaire festival de Coachella, les voici aux Nuits Botanique ! Apparemment, ce n’est pas pour Rogue Wave que le public avait acheté son ticket puisqu’à 20h, lorsqu’ils débutent leur set, ce n’est que devant une petite cinquantaine de personnes. Dès les premières notes, à l’écoute de leur pop mélodieuse, je pense à leurs compatriotes de Nada Surf et de Death Cab for Cutie. Les ressemblances sont flagrantes. Et même si, sur scène, avec l’appuie de trois guitares électriques, leur pop prend des accents beaucoup plus rock, leur musique reste quand même profondément ancrée dans la pop… sans vraiment qu’ils puissent se démarquer des groupes cités précédemment. Néanmoins, même si en quarante minutes on semble avoir fait le tour, leur musique me plait beaucoup et j’assiste à un très bon set ! Dans dix jours, ils reprennent la route pour le pays de l’Oncle Sam, ils y finiront leur tournée fin août après des dizaines de concerts. On en reparlera.     

 

Tellier


 

Là où l’on peut facilement enfermer Rogue Wave dans une bulle « pop gentille et efficace », ça devient beaucoup plus compliqué de catégoriser Blitzen Trapper, quelque part entre la folk, la country, la pop et le classic rock avec quelques poussées expérimentales. Sur scène, si la complicité entre les deux frontmen et leur acolyte le batteur semble évidente, c’est nettement moins le cas avec les trois autres membres du groupe, nettement plus en retrait. C’est plutôt sympa, intéressant et rafraichissant même si, encore une fois, un set de 40 minutes est suffisant.

 

« Sébastien Tellier déchaîné/déchet né »

 

Pour Sébastien Tellier, c’est différent. D’abord, pour lui, quarante minutes ne suffisent pas. Ensuite, pour lui, le public est venu en nombre. Et juste avant 22h, pendant que les techniciens installent le bazar de Sébastien (consoles, synthés, batterie, guitare, boules à facettes, bouteille de vin,…), la salle commence déjà à se remplir. Chacun voulant être aux premières loges pour assister à ce show… à la française. C’est sans doute ça l’effet Eurovision. Pourtant, de l’Eurovision, de son sérieux et de sa débilité, Sébastien Tellier en sera bien loin  ce soir… Pour mon plus grand plaisir ! A 22h, accompagné de trois musiciens, il monte sur scène. Chaussures blanches, pantalon blanc, ceinture blanche, chemise noire, écharpe atour du cou, lunettes de soleil. Dans le style bourgeois chic et bien soigné, il n’a rien oublié. Sur scène, j’avais cru entendre qu’il s’était calmé… Au début, c’est vrai que ça aurait pu être plausible… Son jeu scénique est parfaitement rodé. Verres de vins, cigarettes, mouvements pseudo-sensuels. Sur un tempo electro, il mime continuellement des gestes plus ou moins sensu/sexuels ou encore des injections dans le bras. Ça aurait pu et ça aurait dû rester dans cet univers qui lui colle définitivement à la peau. Mais… c’est parti en couille et quand la bête est lâchée, rien ne peut l’arrêter. On adore ou on déteste, en tout cas, il ne peut laisser indifférent. Moi, j’ai beaucoup rigolé. Même si derrière ça, il y avait un gars complètement drogué, qui blaguera en racontant que c’est un enfant qui l’a contraint et forcé et qui lui a fourré du LSD dans la bouche. Des blagues, il en racontera beaucoup. Des histoires aussi. Sans queue ni tête… enfin si, avec beaucoup de queues et un peu de tête. Il n’y a ni limites, ni tabous pour Sébastien Tellier, il évoque le sexe mais surtout sa consommation excessive d’alcool et de drogues. Presqu’une apologie… 

 

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 Il flirte constamment avec les limites. Ses limites mais aussi celles du public, notamment en frôlant l’irrespect envers ce public qui a payé sa place pour cette prestation. Durant des dizaines de minutes, il fait des interludes et assure non pas un spectacle musical mais un véritable one-man-show. Certains n’apprécieront pas et quelques « Ta gueule et joue » fuseront dans l’assemblée même si la majorité reste, rigole et le pousse dans ses délires. Musicalement, c’est l’electro sensuel de ces disques… mais vous l’aurez compris, c’est surtout l’univers du personnage qui intéresse. À 23h, après une heure de show, alors que Sébastien a quant à lui déjà complètement décroché depuis un petit temps, le public décroche lui-aussi peu à peu… ça tourne en rond… les mêmes blagues et les mêmes gestes reviennent (avec une prédominance du suçage de micro !) Pourtant, malgré les avertissements des programmateurs (qu’il jugera de nazis) et de ses musiciens qui tenteront tant bien que mal de le faire revenir à la raison, sont set durera encore 1h… soit 45 minutes de plus que le temps qui lui était imparti. Il est comme ça Sébastien. C’était l’une des dernières dates de la première partie de sa tournée, il était bien et il s’est fait plaisir. Ça réserve peut-être quelques surprises pour l’Eurovision. J’espère en tout cas qu’on pourra le retrouver vivant pour l’été et pour la deuxième partie de sa tournée… et ça, c’est pas ce qu’il y a de plus évident…

 

Moi, j’ai plutôt apprécié même si, avec quatre heures de concerts dans les jambes et avec un Tellier qui fait des prolongations inutiles sur scène, j’en ressors crevé.

 

Mais avec, en une soirée, trois groupes excellents et vraiment très différents, avec près de 4 heures de concerts, avec une soirée entièrement masculine (un total de 15 mecs sont montés sur scène !), c’était à mon goût la soirée qu’il ne fallait pas manquer aux Nuits Botanique.

 

Tellier (4)