25/02/2008

Boutik Rock 2008 [Elvy, Blue Velvet, Puggy…]

« Accro »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Bruxelles. Vendredi 22 Février 2008.

 

Après une courte nuit et une longue chronique, la Boutik Rock est de retour en ce vendredi soir.

On tache d’arriver cette fois un peu en retard de sorte d’éviter soigneusement King Lee ; mais pas trop pour quand même pouvoir jeter un œil sur Jakob Maersk (http://www.myspace.com/jakobmaersk). Un groupe inconnu pour moi mais qui, avec sa présentation plutôt élogieuse, me laissait entrevoir du lourd…et du bon. Ces liègeois ont parfaitement digéré les influences punk américaines et la tornade Franz Ferdinand. Jakob Maersk est bien parti pour devenir le porte-voix du rock belge dans les mois avenir. 

Pourtant, mise à part leur 110 décibels, rien de très impressionnant. Ils se détachent néanmoins de la pop wallonne en proposant du punk rock us. C’est lourd, puissant et rempli de tatouages. Ça manque de mélodies à mon goût mais ça a le mérite de me replonger dans les groupes punk rock de mon adolescence.

 

Boutik (2)


 
Elvy (http://www.myspace.com/elvymusic). Ou un instant de douceur dans ce monde de brutes. Elvy, seul sur son tabouret, guitare à la main, propose une pop-folk délicate et subtile dans une Rotonde où l’on pourrait entendre une mouche voler. Magique et reposant. Joli mais prévisible. A la fin de son set, après avoir offert une des plus jolies prestations du festival, il reçoit une standing ovation totalement méritée. Ce qui rend le personnage encore plus intéressant et sympathique, c’est que tous ses albums sont téléchargeables gratuitement sur son site web http://www.elvy.be/ A découvrir de toute urgence. 

 

22h15. On préfère les bières à Akro… mais de là à dire que nous sommes accros aux bières…

Pour ce qui est de son concert, je suppose que ça n’a pas énormément changé depuis l’année dernière. Je vous renvoi donc par ici : http://tox.skynetblogs.be/post/4175381/boutik-rock--botanique-140207

 

Boutik (3)


 
Après cette accalmie et ces quelques bières, je suis (presque) en pleine forme pour profiter pleinement du concert de Blue Velvet (http://www.myspace.com/bluevelvetbe). Après les avoir déjà vu cet été, ils n’ont fait que confirmer tout le bien que je pensais. C’est sympathique, énergique et plaisant. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils n’explosent pas plus sur le devant de la scène belge.

 

Minuit. La fin de la soirée approche déjà. Pourtant, la foule est venue en nombre pour soutenir Puggy (http://www.myspace.com/puggyband). Après avoir tourné en 2007 avec Incubus et après avoir, plus récemment, ouvert pour les Smashing Pumpkins à Paris Bercy, les voici de retour en Belgique. Et même si le public est conquis, j’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Puggy. C’est-à-dire que dès la première note j’y ai décelé (ou j’ai cru y déceler) des sonorités orientales… autrement dit un petit côté Tarkan. :o) Du coup, ça ne m’a pas quitté durant tout le set, même durant leur reprise de Jacques Brel, et j’ai donc eu beaucoup de mal à apprécier leur prestation, la trouvant bien trop lisse, gentille, superficielle et surtout si peu surprenante. Je dois néanmoins reconnaitre une bonne prestation scénique, plus qu’appréciée par un public (presque) conquis d’avance.

 

Boutik


Minuit trente. Une fois de plus, il ne reste plus que quelques irréductibles. La Rotonde, presque déserte, se transforme en fumoir de Coffee Shop. Quelques gars bourrés ne cachent pas leur enthousiasme et leur entrain pour Elvis Ghettoblaster (http://www.myspace.com/elvisghettoblaster). De mon côté, après avoir découvert le groupe il y a deux ans au même endroit, je suis déçu de ne plus retrouvé Grégory à la tête de Elvis Ghettoblaster. Il n’en reste plus qu’un trio… un peu comme un groupe qui aurait perdu son âme. Et puis, un peu trop fatigué, on quitte rapidement la salle… histoire d’être en grande forme pour le dernier jour de la Boutik Rock (qui ne sera pas chroniqué, faute d’intérêt pour les groupes en présence Soy Un Caballo, The Vismets, Poison Heart, Saint André,...)

 

Les grands gagnants de la soirée : Elvy, Blue Velvet et … Damien Diop. Merci à lui et à toute l’équipe derrière la Boutik Rock 2008. Un cru 2008 très réussi pour un festival toujours aussi sympathique au fils des années. Le rendez-vous pour l’année prochaine est déjà pris !    

 

14/06/2007

ToX. La fin de la saison approche.

Black-In-White-Big


ToX. La fin approche. A bientôt.

 

Ces derniers temps, ToX s’essouffle un peu. Malgré, les 300 visites quotidiennes, je ne ressent plus l’engouement qui tournait autour de ToX il y a encore quelques semaines. Un phénomène qui se ressent notamment dans les commentaires. Je n’ai pas trop d’explications à ce constat, la fin de la saison culturelle 2006-2007 et l’approche des vacances peut-être…

 

A peine 6 mois se sont écoulés depuis le premier post sur ToX, c’était le 29 décembre 2006 et quel plaisir, quelle aventure ! Tout d’abord, la barre des 20.000 visites dépassée, un score honorable, mais aussi l’entrée dans le top 15 de fréquentation des blogs musicaux sur Skynet mon hébergeur. Mais au-delà de ces données quantitatives, ce sont des rencontres, des contacts, des opportunités, des découvertes et des concerts qui sont venus forger et construire ToX. Une aventure vraiment formidable et bien au-delà de mes attentes.

 

Depuis le début, j’ai tenté de ne pas perdre de vue mon objectif initial : ne pas rester cantonné dans un domaine particulier, rester « touche à tout » et ouvert sur de nombreux sujets et domaines. Et bien qu’au fil des jours, c’est surtout la musique qui s’est imposée, j’ai toujours essayé de garder le côté amateur et totalement subjectif de ToX.

 

Justement, ce n’est pas toujours simple à gérer. D’un côté, j’ai les amateurs de musique et la blogosphère musicale francophone (A ce propos, je remercie les nombreux blogs francophones qui m’ont cité ou placé dans leur top ou autres favoris) mais ces derniers n’ont sans doute que très peu à faire du reste ç à d du hors sujet et des mes aventures. De l’autre côté, j’ai mes amis, mes premiers visiteurs dont la majorité ne lit pas grand-chose de mes articles et autres découvertes musicales.

Justement à propos des découvertes musicales, c’est avec une certaine amertume que je constate que ces dernières n’ont suscité que très peu de réactions. (Kid Harpoon ou The Whip)

 

Ajoutez à ce constat, la fin de la saison culturelle 2006-2007 (Entendez par là qu’à part les festivals, il n’y a pas grand-chose l’été), les récents refus d’accréditation à ces festivals et que suite à certains évènements je n’en ferai certainement aucun cet été, et vous aurez ma décision de laisser la musique de côté pour quelques mois.

Avis à tous les professionnels musicaux, à tous les amateurs de découvertes musicales, à tous mes lecteurs intéressés uniquement par la musique : repassez à la rentrée et vous serez servis !

Car durant ces 3 mois de « vacances », ToX sera exclusivement consacré à tout le reste : ma vie, mes aventures, mes histoires, mes coups de cœur, mes expériences,… (C’est là que je me rends compte que ça va être très compliqué de ne pas parler de musique)

 

La saison de concert s’est achevée pour moi avec le concert de Just Jack. Depuis octobre 2006, j’ai eu l’occasion d’assister à une cinquantaine de concerts et de voir sur scène près d’une centaine de groupes.

I Like Trains, Cali, Two Gallants, Cold War Kids, Woven Hand, The Long Blondes, Nerina Pallot, mud flow, Jarvis, +44, The Servant, Au Revoir Simone, Album Leaf, The Sounds, I’m From Barcelona, Laura Veirs, IAMX, Architecture in Helsinki, Thee Silver Mt. Zion, Keren Ann, Abd Al Malik, Basia Bulat, Cat Power, Peter Von Poehl, The Kissaway Trail, Loney Dear,... et j’en passe

 

Une expérience incroyable et inimaginable. Des souvenirs pleins la tête. Je tenais à remercier le Botanique, qui fut en quelque sorte ma seconde maison cette année. Merci aussi à la Maison de la Culture de Tournai de m’avoir fait couvrir le festival D’Hiver Rock.

 

A côté de ça, s’achève aussi ma troisième saison universitaire, enfin surtout dans les résidences universitaires. Déjà ma troisième saison (je n’avais malheureusement signé que pour 5, et le contrat n’est pas renouvelable L ) et certainement la meilleure. Ce petit étage de 12 portes (pour ne pas dire potes) m’a encore une fois fait vivre de belles aventures. Une saison qui n’a manqué de rien : amitié, disputes, aventures, rigolades, fêtes,… La venue de nouveaux personnages (comme chaque bonne saison) et de quelques invités ont rendu celle-ci bien palpitantes et sans temps morts. Une saison très ‘Sex, Alcool & Rock’n’Roll’. Merci à tous les acteurs de ces aventures formidables.

 

Bon, c’est pas tout ça mais ça parle, ça parle, ça parle et j’en oublierai presque que j’ai mon avant dernier examen demain ; sociologie des rapports sociaux, tout un programme…

Mais avant ça, dans 1h, m’attend encore une aventure quelque peu particulière, si tout se passe bien, je vous en ferai part sur ToX.

 

Non, non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas mort et j’ai encore plein de choses totalement inintéressantes à vous raconter. A très bientôt !

 

Tchusss

 

Thomas

 

Album écouté pendant la rédaction de ce post: Mogwai - Mr. Beast

  

12:52 Écrit par ToX | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tox, concerts |  Facebook | | |

10/05/2007

Nuits Botanique 09/05 : Kissaway, Peter Von Poehl

Nuits Botanique 09/05 : Kissaway, Peter Von Poehl

 

Première surprise de taille en entrant en ce mercredi soir dans l’Orangerie : l’agencement de la salle, c’était en effet la disposition en places assises qui avait été choisie. Ambiance tranquille en perspective donc, et vu mon état de fatigue ce n’était pas plus mal. C’était néanmoins la première fois que je voyais l’Orangerie dans une telle disposition… et Dieu sait si l’ambiance dans la salle s’en ressent…

 

Deux formations françaises étaient chargées d’ouvrir la soirée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut extrêmement peu convainquant. 20H, Superflu (l’histoire dira que je ne compris que 1h plus tard que c’était Superflu et non Seb Martel) commence une prestation bien fade, aucune émotion, aucune présence scénique et ce ne sont ni leurs textes ni leur prise de position politique qui viendront les sauver.

 

1h plus tard, c’est au tour de Seb Martel. On aurait pu croire qu’il n’aurait pu faire que mieux que Superflu…Erreur… Une prestation anecdotique à oublier au plus vite. Et ce n’est pas l’attitude de Seb qui viendra sauver les meubles. En effet, ce jeune homme (guitariste de M au passage) n’a aucune reconnaissance envers le public, c’est à peine si il nous remercie et ne peut que se plaindre sur le fait que ce soit des places assises… Tchusss Seb Martel.

 

22h, laissons de côté les prestations de piètre qualité de ces artistes français. Place à ce vent du Nord qui s’abat depuis quelques mois sur l’Europe, avec d’excellents artistes nordiques et scandinaves. C’est que pour le moment, ces artistes scandinaves occupent la part belle de la scène rock européenne.

 

Oublions donc la première partie de soirée. Et recommençons à zéro avec tout d’abord, The Kissaway Trail.

 

Anciens membres du groupe Isles, le groupe danois a changé d'identité pour devenir The Kissaway Trail. La voix perçante du chanteur accompagne les compositions planantes aux tonalités d’un rock alternatif. Remarqué via Myspace, leur premier album éponyme enregistré par Mandy Parnell (Sigur Rós, Depeche Mode) est sorti chez Bella Union en 2007.

 

DSC02103


Découvert il y a quelques jours, j’attendais beaucoup de les voir sur scène. Ces 5 danois ont énormément de talent et ont prouvé qu’il faudra compter sur eux dans les années à venir. Alors que la plupart des nouvelles formations rock ont désormais tendance à insérer un claviériste pour donner ce petit côté électro qui marche si bien pour le moment, Kissaway laisse la part belle aux voix et aux guitares. En effet, 5 membres sur scènes et 5 micro pour une harmonie pourtant toujours au rendez-vous. Le son est fort, puissant et mélodique à la fois. Leur prestation est certes assez courte (35 minutes) et les places assises ne permettent pas de créer une ambiance et un accueil digne de ce nom, mais ils ont cependant eu l’occasion de nous montrer tout leur potentiel. Et même si leur prestation scénique n’est pas parfaite, la puissance de leurs morceaux est présente et se retrouve avec plaisir sur leur excellent premier album. A suivre et rendez-vous dans quelques jours sur ma platine, puisque et c’est une agréable surprise, à l’achat de leur album, nous recevons gratuitement l’album de Isles, leur précédente formation !

 

Après cette agréable surprise, c’est au tour de Peter Von Poehl, la tête d’affiche de la soirée, de se prester.

 

Après avoir assuré la première partie de Dominique A au Cirque Royal, Peter Von Poehl revient lors des Nuits Botanique. Encouragé par Burgalat qui l’a engagé comme guitariste, il compose et écrit de sublimes ballades folk. “Going to where the tea trees are”, au départ un modeste 45 Tours, devient le titre de son premier album sorti fin 2006.      

 

DSC02111

Le moins que l’on puisse dire c’est que Peter a largement assuré son statut de tête d’affiche. Sur scène tout d’abord, l’éclairage et la disposition créent une ambiance intimiste vraiment très chouette. Peter est accompagné d’un claviériste, d’un bassiste et d’un batteur mais sur scène c’est vers lui que les regards sont tournés. Peter a cette certaine classe et fait la plus belle des impressions. Ajoutez à cela le français exemplaire de ce suédois et une communication avec le public omniprésente et vous obtiendrez la cerise sur le gâteau. Sa voix est sublime, exactement comme sur son disque et nous emmène dans des ballades folk très agréables. Toujours en français, Peter nous fait pousser la chansonnette (ou du moins il le tente) et nous raconte des anecdotes et histoires pas toujours drôles à propos de ses enregistrements ou encore de ses superstitions. (Serait ce d’ailleurs pour cela qu’il a un chiffon blanc noué à l’arrière de sa ceinture ?) Je suis conquis. Pour le rappel final, après une petite heure de concert, il nous revient seule sur scène pour nous interpréter ‘Tooth Fairy Part 1’.

Merci Peter, tu nous a prouvé (mais était ce nécessaire ?) qu’il faut réellement compter sur les suédois dans le paysage musicale actuelle.

 

Minuit et quart, l’Orangerie ferme ses portes mais nos aventures sont loin d’être terminée. En effet grâce à une gestion sans faille, la STIB (Société des transports en communs bruxellois) à cette heure si tardive, ne propose plus aucun service… Pour éviter de payer le taxi, nous voila donc lancé dans la traversé pédestre et nocturne de la capitale européenne. 1h15 plus tard, je suis enfin chez moi, n’attendant qu’une chose… que mon réveil sonne, 5h30 plus tard, pour me rappeler d’aller en cours. Machin Bazar.

 

Ce soir, c’est reparti pour de nouvelles aventures avec l’invitation du Botanique à la Rotonde.

 

 

Et pour finir, l’avis de Télémoustique à propos de cette soirée :

 

Ce devait être une soirée tout en douceur et finesse. Ce le fût presque, si l'on excepte la performance de The Kissaway Train, un jeune groupe danois sympa mais dont le rock progressif manquait de toute once de subtilité.

Pour le reste, les lillois de Superflu firent ce que l'on attendait d'eux avec un set bien en place et des mélodies folk impeccables tandis que l'excellent Seb Martel épatait la galerie avec une succession de petites perles pop au goût délicieux. Dans la foulée, le plus francophile des artistes suédois, Peter Von Poehl (qui a, entre autres collaboré au dernier album de Vincent Delerm) entamait son set sur un mode mineur interprétant les chansons les plus complexes de son album Going Where The Tea Trees are. Puis, moment miraculeux, il fit une reprise somptueuse, seul à la guitare de Heartbreak Hotel d'Elvis avant d'enchaîner avec ses plus belles chansons, le tubesque Story Of The Impossible, suivi du pêchu Broken Skeleton Key, pour terminer avec le très joli Tooth Fairy (part 1). Une belle soirée dans une orangerie assisse mais bien pleine.