15/12/2007

Cold War Kids - Hospital Beds

Samedi 14 Décembre 2007 (Edit: on me souffle dans l'oreillette que nous sommes le 15 décembre et non le 14). Dehors, il gèle. Le mercure peine à franchir la barre des zéro degrés. Dehors, les jours raccourcissent. Le soleil se lève à 08h38 et se couche à 16h36. Les magasins grouillent d’agitation. Les rues sont illuminées de mille feux. Les chants de noël envahissent nos oreilles. Nonnnnnnnn. Tous les éléments semblent s’associer pour forcer les étudiants à rester chez eux, les forcer à étudier… Quoique…

C’est aussi la période parfaite pour les traditionnels bilans de l’année écoulée. Pas de quoi se casser le cul, pas de grandes nouveautés (pour les lecteurs assidus de ToX en tout cas), pas de top 5 ou de top 10 j’en suis incapable, juste une sorte de récapitulatif avec en prime quelques cadeaux de fin d’année. Bienvenue dans la rubrique ‘ToP Of ToX’.

C’est aussi la période parfaite pour créer un blog. Mesdames, Messieurs, ToX fête sa première année d’existence le 29 décembre.

 

En 2007, j’ai écouté plusieurs centaines d’heures de musique, plusieurs milliers de morceaux. Pourtant, parmi les merdes, parmi les tubes, parmi les morceaux éphémères consommés après quelques écoutes, il en reste encore quelques uns qui font mouche ; ‘Hospital Beds’ des Cold War Kids en fait partie.

Cold War Kids et moi, c’était aussi une belle histoire d’amour que je vous avez conté sur ToX en mai dernier, par ici. Déjà vu deux fois sur scène, le groupe américain m’a tout de suite surpris et séduit. Et même si en prenant un peu de recul, leur premier album ‘Robbers & Cowards’ est inégale et loin d’être parfait, il y reste quand même quelques perles. C’est ‘Hospital Beds’ que je retiendrai, l’histoire de deux gars dans une chambre d’hôpital. Leur fin approche mais ils s’en foutent, ils n’ont rien à faire, ils s’emmerdent et ils se lient d’amitiés.

 

J’ai un ami allongé en face de moi

Je ne l’ai pas choisi, il ne m’a pas choisi

Nous n’avons aucune chance de rétablissement

Partageant l’hôpital. Joie et misère. La joyeuse misère.

 

J’adore cette chanson et même si, pour quelques semaines, elle n’est pas vraiment sortie en 2007, je ne m’en lasse pas et elle rejoint logiquement et facilement le ToP Of ToX.

 

Cold War Kids


Enjoy.

 

Le Clip :

 

 

Le Live :

 

 

Les Paroles :

Hospital Beds

 

There's nothing to do here, some just whine and complain, in bed at the hospital
Coming and going, asleep and awake, in bed at the hospital
Tell me the story of how you ended up here, I've heard it all in the hospital
Nurses are fussin, doctors on tour somewhere in India
I got one friend laying across from me
I did not choose him, he did not choose me
We've got no chance of recovery
Sharing hospital joy and misery...

Put out the fire boys, don't stop don't stop
Put out the fire on us...
Bring your buckets by the dozens, bring your nieces and your cousins, come put out the fire on us

Vietnam, fishing trips, italian opera...


I got one friend laying across from me
I did not choose him, he did not choose me
We've got no chance of recovery
Sharing hospital joy and misery...

Put out the fire boys, don't stop don't stop
Put out the fire on us...
Bring your buckets by the dozens, bring your nieces and your cousins, come put out the fire on us

 

 

 

04/07/2007

ToX @ Rock Werchter Festival 01/07/2007

 
« Aventure un jour, Aventure toujours »

 

Dimanche 1er Juillet 2007, 04h10 du matin. Une soirée d’anniversaire exceptionnelle et magistrale se termine. Je regagne mon lit, pensant déjà à l’horrible journée de Dimanche qui m’attend : nettoyage, GP de France de F1, nettoyage et nettoyage.

09h10. Après cinq petites heures de sommeil, je suis (encore une fois) le premier levé. Dans mon salon, un tas d’épaves somnole. Un dafalgan. Ma journée peut commencer.

Le temps de jeter un oeil sur mes mails. Tiens, surprise, un mail de Phil H, et pour le moment les mails de Phil H sont synonymes de bonnes surprises…

Et une proposition pour passer la journée à Werchter… ça ne peut évidemment pas se refuser. Et encore moins à la vue de l’affiche exceptionnelle de ce dimanche : Cold War Kids, Maxïmo Park, Interpol et Damien Rice. Quel beau cadeau !

Pas le temps de déjeuner, ni de se laver ou de se changer, juste le temps de prendre la voiture, de monter dans le premier train en direction de Leuven et espérer arriver à l’heure pour Cold War Kids (Tiens, tiens les revoilà).

Récit de cette journée épique.

 

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14h05. Je suis resté pendant 8 mois dans le souvenir d’une prestation impressionnante, mémorable et impeccable de Cold War Kids à leur début au Botanique. Moins d’un an plus tard, les voici à Werchter sous la Pyramide. Et même si je suis ravi de constater que l’âme du groupe n’a pas changé malgré leur succès et qu’ils gardent toujours leur côté très ‘amateur’ (chanteur assis sur une caisse de matos quand il joue du piano, sons en tapant sur une bouteille, constantes taquineries entre les membres,…), je suis néanmoins un poil déçu de leur concert. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le côté enragé et fougueux de leur début. La fatigue d’une tournée éprouvante peut être…

En face de nous, un groupe assez faiblard et fatigué qui ne surprend qu’avec la puissance de ses singles : ‘We used to vacation’ qui ouvre le concert, ‘Hospital Beds’ ou encore ‘Hang me up to dry’ qui clôturera 50 minutes assez laborieuses. Mise à part, ces trois excellents tubes, aussi majestueux sur cd que sur scène, les autres morceaux ne semblent pas tous être à la hauteur et leur niveau baisse l’intensité du concert. Cold War Kids, c’était pour moi 20 minutes captivantes pour 30 minutes soporifiques…

 

15h25. Je profite du soleil et je reste allongé sur la plaine pour profiter (de loin) de Maxïmo Park. Un chanteur charismatique, une musique sympathique… et surtout extrêmement efficace pour une petite sieste. Je me réveille avec un énorme coup de soleil, le premier de la saison mais surtout gonflé à bloc pour retrouver les premiers rangs de la Main Stage et accueillir Interpol comme il se doit. Ma petite sieste m’aide à affronter calmement la horde de fans de Metallica (Tous un T-shirt noir et des longs cheveux, un stéréotype ?) venus squatter les premiers rangs 3h à l’avance.

 

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17h20. Mon attente de 40 minutes debout parmi les métalleux porte finalement ses fruits : je suis à quelques mètres de la scène quand les new-yorkais d’Interpol débarquent. La Main Stage était apparemment trop grande et surtout inappropriée à l’univers du groupe, puisqu’ils restent confiné dans un petit espace n’occupant  à peine 1/3 de l’immense scène.

J’ai une fois de plus pris une jolie claque devant Interpol et leurs prestations aussi…parfaites.

Un son parfait comme à leur habitude mais aussi une grande classe et une grande maturité pour un set bluffant et impressionnant.

Encore une fois, me voila scotché et ému par une telle puissance. Venu présenter leur troisième album, Interpol enchaîne durant 1h des morceaux de leur trois opus. Les tubes de ‘Antics’, leurs premiers morceaux issus de ‘Turn on the Bright Lights’ et trois morceaux du nouveaux ‘Our Love To Admire’, une tracklist variée et travaillée.

Prochain rendez vous en salle et en Belgique, en octobre à Forest National.     

 

19h. Incubus et son pseudo métal commercial tente de faire patienter les fans de Metallica. Rien de bien captivant.

 

19h30. Je me fraye un passage sous la Pyramide pour mon dernier concert de la journée : Damien Rice. Son précédent passage il y a quelques mois en Belgique avait été un énorme succès et la foule était présente en nombre pour apercevoir le talentueux irlandais.

Ce que j’aime dans Damien Rice, c’est l’émotion qu’il fait passé à travers ses compositions douces et mélodieuses… et pour cela, la disposition acoustique y joue pour beaucoup. Et malgré le sublime ‘9 Crimes’ en ouverture où l’on retrouve Damien Rice seul sur son piano pour un morceau qui donne la chaire de poule, je déchanterai rapidement… En effet, Damien est loin d’être venu seul aujourd’hui, il est entouré de quatre autres musiciens et les instruments présents sur scène sont nombreux (piano, synthé, violoncelle, basse, batterie) Son set sera plus rock qu’acoustique… Et l’émotion qui m’envahit dès le premier morceau s’envolera bien vite… La délicatesse des compositions originales est oubliée au profit d’arrangements musicaux et autres ‘bidouillages’ sonores de la part de l’artiste. Avec ses deux micros et sa guitare électrique, Damien innove et se lance dans l’expérimentation. Dommage, ce n’était pas ce que j’attendais…

J’imaginais aussi le chanteur compositeur plus charismatique/sympathique et malgré un accueil formidable de la part du public, l’irlandais reste de marbre et ne laisse transparaître aucunes émotions ou autres marques de sympathie… Dommage.

 

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Malgré la fatigue, une agréable journée s’achève et par la même occasion, un festival de Werchter juste sympathique, histoire de me faire entrer dans le bain avant mes nombreux autres rendez-vous musicaux de cet été.

 

La suite des aventures, ce sera ce samedi 7 Juillet aux Ardentes à Liège ! :-)

 

Mais pour le moment, c’est mon job étudiant et le travail dans les champs qui m’attendent.

 

Tchusss et merci pour vos nombreuses visites de ces derniers jours (400/jour) !

26/05/2007

Cold War Kids

ColdWarKidsBotanique


« Quand j’étais gamin, je considérais que certains groupes m’appartenaient, qu’ils étaient « à moi » et à personne d’autre. Je me sentais trahi quand ils devenaient trop populaires et je me démerdais vite fait pour trouver un autre groupe que personne ne connaissait… »  

Jeff Tweedy, leader de Wilco, Technikart mai 2007

 

Ces derniers jours, les journées se suivent et se ressemblent… Elles se résument à étudier, passer un examen, dormir, étudier, passer un examen, (faire un match de PES), dormir,… Un magnifique cycle, enfin brisé par 4 jours sans examens…

 

4 jours un peu plus tranquilles, ce qui laisse le temps d’écrire quelques billets pour ToX. J’ai toujours une multitude d’idées en tête, de groupes, de découvertes, de versions acoustiques qui n’attendent que vous. Pourtant, toujours cette interrogation : Pourquoi n’avoir jamais parler des Cold War Kids ?

Je les avais bien brièvement mentionné dans mon top de concert en 2006 mais depuis, plus rien…

 

C’est que le groupe et surtout leur statut ont bien changé depuis…

Je les avais découvert avec leurs EP (ils en avaient 3 quand même!), quelques semaines avant leur passage au Botanique en novembre 2006. Ils étaient alors en première partie des Two Gallants et inconnus à l’époque. Quel plaisir  de les découvrir sur scène et surtout de reconnaître les morceaux inconnus que je connaissais :o) Une prestation et un groupe remarquables et sensationnels. Le genre de groupe qu’on aimerait bien garder rien que pour soi… Malheureusement pour moi (heureusement pour eux !), il y a eu quelques fuites ! Et en à peine 2 mois, voilà qu’on parle des Cold War Kids partout ou presque. Dans la foulée, leur premier album ‘robbers & cowards’ sort et est adulé par la critique.

J’étais dépossédé… Et pour enfoncer encore un peu plus le clou, à peine 6 mois après leur prestation devant 200 personnes dans la rotonde, ils sont annoncés au Rock Werchter Festival…

 

Nostalgique, il m’arrive encore de remettre la main sur leur EP et de l’écouter, des souvenirs plein la tête :D

Et comme j’avais l’impression d’être à la fois dépossédé mais aussi victime d’une grande machination… je n’ai jamais rien posté sur Cold War Kids… Pourtant, il y a toujours leur nom qui reste là, qui vous attend sur ma liste des groupes dont je pourrai parler… avec l’idée de faire au plus simple, juste présenter un morceau, ‘We Used To Vacation’ ou ‘Hospital Beds’, quelques explications, le clip, les paroles et on n’en parle plus… mon erreur est réparée…

 

Et pour tout vous dire, je comptais m’y mettre samedi. Seulement voila, nous sommes le vendredi 25 mai, il est 23h33, je suis exténué par ces quelques jours d’examens, il ne me reste plus qu’une chose, récupérer un peu de sommeil… Seulement voilà, j’ai la petite habitude de prendre le premier magasine qui traîne aux alentours de mon lit, histoire de lire quelques pages avant de m’endormir…et ce soir, ça tombe sur un certain ‘Technikart’ (tient tient Justice en couverture). Et à la page 114, je tombe sur l’interview de Wilco pour la sortie de son dernier album… Voila qui devrait faire l’affaire… m’endormir en 5 minutes…

 

Seulement voilà, je tombe sur ce passage très intéressant : « Quand j’étais gamin, je considérais que certains groupes m’appartenaient, qu’ils étaient « à moi » et à personne d’autre. Je me sentais trahi quand ils devenaient trop populaires et je me démerdais vite fait pour trouver un autre groupe que personne ne connaissait… »

 

Et puis merde, je vous présente Cold War Kids ! C’est un groupe super, ils sont géniaux sur scène, leurs morceaux sont originaux et variés, leurs paroles sont censées. La plupart de leurs morceaux sont taillés pour être des tubes en puissance. Vous devez certainement déjà en avoir entendu parler. Dans le cas contraire, c’est avec plaisir que je vous les présente. Il y a quelques semaines, ils étaient présents aux Nuits Botaniques, en tête d’affiche pour une soirée Soldout. Leur prochain passage près de chez nous, ce sera le 30 juin aux Eurockéennes de Belfort le 1er Juillet à Werchter.

 

Le Clip de ‘We Used To Vacation :

 

 

Le Clip de ‘Hang Me Up To Dry’ :

 

 

Quelques explications : Le morceau ‘We Used To Vacation’, c’est l’histoire d’un père alcoolique qui écrit à la première personne. Ça ne parle pas du tout des vacances, c’est plutôt une explication rapide de l’état de sa famille et de sa vie qu’il est en train de détruire…

Ce gars n’essaie pas de nier sa situation, il essaie juste de s’en sortir… Chose pas vraiment évidente…

Sinon j’aime aussi beaucoup le morceau ‘Hospital Beds’ qui est l’histoire de deux hommes, assez âgés, qui partagent une chambre d’hôpital. Ils sont peut être en train de mourir mais ça n’a pas d’importance, ils commencent à se lier d’amitiés.