06/05/2014

Des Lego jouent la finale de la Coupe du Monde : Brésil - Belgique

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Les Lego et les Diables Rouges ont le vent en poupe. Une petite troupe belge s'est donc amusée à mélanger ces deux univers avec un résultat très surprenant.

L'émission Studio 1 La Tribune diffusée hier soir La Deux a mis un petit coup de projecteur sur une excellente vidéo de 3 minutes. Celle-ci est l’œuvre d'un groupe carnavalesque de Martelange dans la province de Luxembourg nommé Les P'timarans. Sur la musique originale du récent film The LEGO® Movie, ces joyeux lurons déguisés en Lego jouent ce qu'ils imaginent être la future finale de la Coupe du Monde 2014 : Brésil - Belgique.

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A la 89ème minute de ce match au sommet, alors que les deux équipes sont toujours dos à dos, Marouane Fellaini obtient un pénalty et s'apprête à se faire justice lui-même. Je vous laisse découvrir la suite dans la vidéo ci-dessous.

Espérons que nos Diables Rouges connaitront le même destin que leurs homologues Lego !

03/09/2007

L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

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L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

 

« Actuellement, nous marchons dans une plantation de tomates et nous pouvons voir debout, devant nous, un être humain. En l’occurrence un japonais. Les japonais se distinguent des autres êtres humains par la forme de leurs yeux, leurs cheveux noirs et leurs noms caractéristiques.

Les êtres humains sont des animaux bipèdes qui se distinguent des autres mammifères  principalement par deux caractéristiques : le télé-encéphale hautement développé et le pouce préhenseur. »

 

L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien sorti en 1989 et réalisé par Jorge Furtado.

 

Douze minutes : c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 22% de Brésiliens qui meurent de faim.

 

Le début du film commence par ces quelques mots en portugais :

"Este nao é um filme de ficçao" = "Ceci n'est pas une fiction"
"Existe um lugar chamado ilha das flores" = "Il existe un lieu appelé île aux fleurs"
"Deus nao existe" = "Dieu n'existe pas"

 

Derrière ces quelques petits messages, un court métrage frappant et intelligent.

Pas de réelles prises de positions ni de jugements de valeurs, juste une narration, un point de vue extérieur et détaché. Dès les premières secondes, il y a cette impression géniale d’une analyse ‘extraterrestre’ de l’espèce humaine. Un exercice dans lequel de nombreux auteurs/réalisateurs se sont déjà cassés les dents… (Cfr Bernard Wercher ‘Nos amis les humains’)

Mais dès les premières minutes, on comprend rapidement que ça ne sera pas le cas dans ce documentaire…

Par un savant mélange d’humour et de vérité, l’être humain est directement remis à sa place, dans les mammifères.

 

La premier aspect marquant, et sans doute l’aspect essentiel, c’est que ce documentaire, 18 ans après sa sortie, n’a pas pris une ride et reste malheureusement (plus que jamais ?) d’actualité…

Et là où d’autres films sortis en 1989 peuvent paraître dépassés, entre autre à travers des détails liés à la technologie, L’île aux Fleurs ne souffre nullement de ce vieillissement pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucune trace de la technologie dans ce documentaire.

Dix-huit ans plus tard, on cueille toujours des tomates à la main, on les cuisine et on les jette.

Dix-huit ans plus tard, on ramasse toujours les poubelles, les déchets sont transportés dans des décharges et sont récupérés.

Pareil pour les cochons. Pareil pour les supermarchés. Pareil pour l’économie.

 

Un film prenant, choquant, intelligent. A découvrir absolument.

 

12 minutes de film valent mieux qu’un grand discours.

 

Portez vous bien.

 

Le Film: