27/02/2008

Bienvenue chez les Ch’tis

Chtis


Bienvenue chez les Ch’tis

 

« Fiers d’être simples »

 

Bruxelles. Lundi 25 Février 2008.

 

Lundi soir, je me suis retrouvé à l’avant première bruxelloise de Bienvenue chez les Ch’tis, le deuxième film réalisé par Dany Boon.

 

Grossièrement résumé, c’est l’histoire d’un homme du Sud de la France (Kad Merad) qui est muté pour deux ans à la Poste de Bergues dans le Nord-Pas-de-Calais, dans une peuplade qui lui est totalement inconnue, les Ch’tis. Evidemment, ce n’est pas ce qui l’enchante le plus. Il est contraint de quitter ses proches mais surtout de confronter ses préjugés à la réalité. A 1000 km de chez lui, il débarque sur une autre planète remplie d’étranges personnages parlant un langage incompréhensible : les Ch’tis et leur Ch’ti.

 

Evidemment, j’ai un rapport un peu particulier avec ce film. Il me touche. Il aborde une culture et un langage dont je suis proche, puisque je suis moi-même originaire du tournaisis à quelques kilomètres de mes amis français du Nord (qui porlent comme cha). Dans le film, je retrouve une langue que je connais mais surtout une culture partagée. Celle du facteur, toujours un peu rougeaud, qui, chaque matin, fait sa tournée… du moins il essaye de la faire, en slalomant entre les propositions de p’tits verres à boire. La tartine trempée dans le café à la chicorée. Les carbonnades et les chicons au gratin.  Je suis amusé de retrouver bon nombre de ces clichés/réalités.

 

Dany Boon nous livre une comédie française grand public. Très grand public même, c’est familial et ça ne vole jamais très haut ; c’est d’ailleurs ce qui est recherché. Ce film n’a pas la prétention de vous faire chauffer les méninges (sauf si vous essayez de déchiffrer l’entièreté du Ch’ti), mais simplement l’ambition de faire passer un moment de franche rigolade, avec des gags qui s’enchainent à toute allure mais aussi un moment rempli d’émotion et de tendresse. C’est plutôt réussi, c’est joliment fait et surtout avec énormément d’humilité. Dans ce film, Dany Boon fait quelque chose qui lui tient à cœur, il rend hommage à sa culture, la culture du Nord de la France mais aussi la culture du rire. Ça ne révolutionne certainement pas le cinéma mais ça fait passer un bon moment.

 

Après le film, en chanceux que nous sommes, nous avons droit à quarante minutes de questions-réponses, ou plutôt d’un two-man-show, en présence de Dany Boon et de Kad Merad, les deux acteurs principaux du film. Au programme, pleins d’anecdotes croustillantes et rigolotes, des infos sur le tournage mais aussi sur les affinités des acteurs avec la région et avec la Belgique, des blagues belges, tout y passe. Un grand moment. Deux comédiens attachants, humbles et extraordinaires.

 

Par contre, si je suis persuadé que ce film fera un carton dans le Nord (et pourquoi pas en Belgique), je me pose la question de savoir si ce film va amuser les parisiens ou encore les français qui sont moins concernés par les deux extrêmes opposés dans ce film à savoir les gens du Nord et ceux du Sud. Au final, au-delà de ce sujet qui tient Dany à cœur, est-ce que le public peut à la fois rire et comprendre cette culture qu’il ne connait pas et à laquelle il n’est pas familier ? J’aimerai beaucoup le savoir. Rendez-vous avec les chiffres du Box Office dans quelques semaines. Et pour ce qui est du scoop, sachez que si le succès est au rendez-vous, une suite pourrait bien vous attendre d’ici quelques années…      

    

28/07/2007

Les Simpson : Le film

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Les Simpson : Le Film.

 

Tournai, ma ville natale. Sa cathédrale, son beffroi et heuuuu c’est à peu près tout, son festival D’hiver Rock et son cinéma peut-être.

 

Tournai n’est plus ce qu’il était, c’est un fait. La banlieue riche de Lille contient désormais une dose presque mortelle du profil suivant : homme, cheveux courts, casquette (de préférence à carreaux) avec une visière redressée et surtout pas pliée, boucles d’oreille ou autres diamants, vêtements de marque orientés ‘fashion’, crachats, regards haineux et surtout aucunes formules de politesse… Une ville qui respire le bonheur et la bonne ambiance. Autant vous dire tout de suite que je me sentais comme un poisson dans l’eau à 22h30 à l’entrée du cinéma. :o)

 

Enfin, je m’égare. Je suis censé vous parler d’un des films les plus attendus de l’été : LES SIMPSON.

 

Je passerai les 30 minutes de retard et le flot de publicité avant que le film ne commence enfin, par contre je soulignerai le prix des places commandées via Internet quelques minutes plus tôt : 5,5€.

Amusant, les nombreux fans achetant des pop-corn juste pour recevoir…le masque des Simpson. Dans la famille, c’est Homer qui l’emporte et qui est le plus souvent choisi. Quand on me disait qu’un Homer Simpson sommeillait en chacun de nous…

 

Autant vous l’avouer tout de suite, je ne suis pas le plus grand fan des petits bonhommes jaunes et je ne suis pas fidèle à la série depuis ma plus tendre enfance, loin de là. Et c’est peut-être ce qui fera la force de cette pseudo critique.

 

23h. C’est parti pour 87 minutes. (au final ce sera en fait 1h15 de film)

 

Dès les premières minutes, je comprends vite que cet épisode sera génial, à part entière et rempli de gags (plus ou moins subtiles). Avant  même que le générique ne débute, Homer s’adresse au spectateur, soulignant la stupidité de celle-ci de payer pour voir une série que l’on peut regarder gratuitement chez soi, derrière son téléviseur. Le ton est donné. Quelques secondes plus tard, dans le traditionnel générique de début, la punition de Bart est de noter sur le tableau ‘Je ne téléchargerai pas ce film’. Génial.

 

Je ne vous en dévoilerai pas plus, même pas sur le début du film avec la présence de Green Day en parodie de leur tournée ‘Bullet in a Bible’.

Juste vous signalez que les 30 premières minutes du film sont excellentissimes et je pèse mes mots. Les clins d’œils et les gags s’enchaînent de manière incroyable. (cfr Spidercochon)

C’est surtout le personnage de Homer qui est mis en avant dans le film et comment ne pas résister à ses réflexions, ses commentaires ou encore à ses pitreries avec son nouvel ami ‘Spider-cochon’ ou ‘Harry Crotter’. J’ai rarement autant souris dans une salle de ciné.

Je pourrai juste regretter que les autres personnages de la famille ne soient pas plus mis en avant et que leurs personnalités atypiques ne soient pas plus exploitées. Mais le film centré sur Homer Simpson permet de toujours garder l’humour au premier plan. Marge est quant à elle à peine visible et Bart bien pâle…

 

Après ces 30 premières minutes, consacrées au plantage du décor et à la présentation des principaux acteurs, place à l’aventure, au scénario et à la problématique de cet épisode géant : l’écologie et le sauvetage de Springfield. Malgré les clins d’oeils constants et bien trouvés, notamment la présentation de Lisa de ‘Une Vérité qui démange’, le rythme s’essouffle un peu. .

Ce scénario consacré à l’écologie n’est pas des plus géniaux. On tombe dans ‘l’un peu trop’, trop gros, trop grotesque. Pour moi, cela fera passer le film à côté du titre de ‘Chef d’œuvre’. Néanmoins, le film reste excellent et a été pour moi une grosse surprise. Un grand moment cinématographique, un film déjà culte pour les fans de la série.

 

Mon envie du moment : Le revoir

 

Le résumé :

 

Lorsqu'Homer pollue gravement le lac de Springfield, une agence de protection de l'environnement décide de mettre la ville en quarantaine en l'isolant sous un énorme dôme. Les Springfieldiens, fous de rage, sont bien décidés à lyncher le coupable. Devant cette vague d'animosité, les Simpson n'ont d'autre choix que de fuir et de s'exiler en Alaska.

 

La Bande-Annonce :

 


 
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