13/05/2007

Nuits Botanique 12/05 : Two Gallants en acoustique

Nuits Botanique 12/05 : Two Gallants en acoustique

 

Les Nuits Botanique, c’est fini ! Du moins, c’est ce que je pensais avant le concert des Two Gallants de ce vendredi soir. Pas de première partie, rien qu’eux deux, leur batterie et leur guitare pour un show acoustique. En perspective, c’était donc une soirée calme et rapidement terminée qui s’annonçait…

En perspective…

Mais cette année, les Nuits Botanique auront décidé de me réserver des surprises jusqu’au dernier moment.

 

Le concert devait débuté à 20h et avoir lieu dans le Witloof Bar. Suite à l’énorme surprise qu’avaient été pour moi la découverte des Two Gallants sur scène en novembre dernier et vu que le concert est complet, je décide même d’être 30 minutes à l’avance. Surprise et changement de dernière minute, le concert n’aura pas lieu dans le Witloof mais dans la Rotonde (ce qui n’est pas mal), mais, la Rotonde étant occupée, le concert commencera à 22h… Machin Bazar… 2h à attendre, tout seul :o(… Cependant, l’immense générosité du Botanique nous donne accès gratuitement jusqu’à 22h au Chapiteau. L’occasion pour moi de voir Les Vedettes et Dez Mona mais pas The Young Gods…

 

Découvertes sur scène aux côtés de Philippe Katerine, Les Vedettes forment un sextuor trash pop de majorettes version années 60. Les Bruxelloises proposent "Papa est mort", un titre déjanté écrit et composé par Katerine qui allie humour et ironie dans un univers electro pop à la croisée des Zombies, de Sheila et des Claudettes de Claude François.

 

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J’avais (vite fait) entendu parler des Vedettes. Au programme, un spectacle de majorettes… tourné sous la forme d’un show pseudo-comique, avec un entraîneur en survêt Adidas et  fumant son cigare, deux gardes du corps et toute une troupe de majorettes… … … … Le tout se veut comique et amusant…

 

Enfin, ça fait toujours passer 20 minutes d’attente… Le temps de sortir prendre l’air sur les marches où mon regard de sociologue en formation est attiré par une certaine catégorie de jeunes hommes, venant passer leur soirée au Bota, sans avoir accès aux salles, juste pour se montrer et regarder les gens et boire de la vodka lemon pétillante du Lidl… Intéressant…Amusant…

 

Plus qu’1h20 à patienter avant les Two Gallants et c’est Dez Mona qui viendra essayer de nous faire passer le temps… chose un peu réussie… Mais décidément en cette dernière soirée, le Chapiteau est désespérément peu rempli. 

 

Près du bar, 20 minutes avant le concert, j’ai l’occasion de croiser Tyson et Adam, les deux larrons des Two Gallants. Ils sont tranquilles, détendus, signes quelques autographes et font quelques photos avec les fans. Allez magné vous les mecs.

 

Après un concert sold out en novembre, Two Gallant n’a pas finit de faire parler d’eux. Formant un duo issu de San Francisco, Adam et Tyson sont tombés dans le blues étant petits, comme au siècle passé un Dylan ou hier des White Stripes. Leur dernier album «What the tolls tell» sorti en février 2006 laisse entrevoir un répertoire qui s’étend d’une certaine tradition folk jusqu’à un garage-rock énergique.

 

22h. Zzzz. Les Two Gallants sont en retards et il faut attendre 22h20 pour entrer dans la salle. Les surprises sont-elles enfin terminées ? Assister à 1h de concert, à écouter ce set acoustique et après faire un gros dodo ? Je passe la porte et j’entends les deux ‘hôtesses’ dire : « Tu penses qu’il faut leur dire ? », « Il faudrait, mais ils le verront bien »… Humhum il y avait donc encore de la surprise dans l’air. Et quelle surprise : des coussins rouges sont installés autour de la scène, et le concert sera OBLIGATOIREMENT assis. Surpris, tout le monde prend donc place sur les reposes cul rouges. Et alors qu’on aurait pu penser qu’un concert assis est synonyme de quiétude, d’aucuns soucis et d’aucunes aventures, ce ne sera pas le cas. Trois énergumènes (totalement explosés) se chargeront d’animer la soirée. Tout le monde est installé mais les Two Gallants tardent à arriver. Deux gars, sous l’effet de certaines substances, s’impatientent, commencent à crier, se lèvent, tentant d’applaudir, et attendent debout. Deux hurluberlus, debout, seuls au milieu de la salle. Après quelques plaintes, ils tentent, difficilement, de regagner leur position assise.

22h30. Tyson et Adam arrivent enfin. Adam avait pour l’occasion sortie sa plus belle chemise de bûcheron, à carreaux rouge et noir. La scène est épurée au maximum. Juste les Two Gallants et leurs instruments entourés de micros. Ceux qui espéraient les voir sortir une guitare électrique seront déçus. Et la déception de certains ne se fit pas attendre, après quelques morceaux, un gars au fond, se lève brusquement et commence à gueuler « Wake Up, Wake Up S’il vous plait, Wake Up » et il quitte la salle furieux. Devant un des deux énergumènes du début, s’endort profondément. Ce qui lui vaudra une remarque du chanteur… qu’il n’entendra pas. Et bien que tout le monde soit assis, un gars de la sécurité est obligé de rester débout sur le côté de la scène. Au premier rang, quelques demoiselles n’hésitent pas à constamment bombarder Adam et Tyson de flash dans la gueule, alors qu’à côté d’elles, leur voisin a sorti son matos de pro pour enregistrer l’intégralité du concert. Au premier rang, il fallait oser. Alalala.

 

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Et si on en venait enfin au concert ? Pas énormément de choses à dire. Une session acoustique de la sorte est un moment unique et très agréable mais voilà, ça reste très endormant. Ce qui fait tout le charme des Two Gallants, c’est justement d’alterner entre énergie et calme lors de leurs morceaux. Et c’est ce qui avait fait leur succès en novembre dernier. Ici, nous n’avons droit qu’au calme. Cependant, quel plaisir d’assister à leurs plus beaux morceaux dans cette disposition acoustique, ‘Steady Rollin’, ‘Long Summer Day’ ou ‘Threnody’ valent à eux seuls les 7€ déboursés pour la soirée. Ce sera cependant avec plaisir que nous les retrouverons en Belgique, à Dour et au Pukkelpop, dans leur disposition habituelle. Et là, je peux vous dire qu’ils sauront vous faire danser et pogoter (parfois), tout comme vous émouvoir (souvent).

 

1h15 de concert acoustique et cette fois s’en est vraiment fini avec les Nuits Botanique. Un festival riche en surprise, bonnes ou mauvaises mais une quinzaine très agréable, entre le Cirque Royal, l’Orangerie, la Rotonde et le Chapiteau. Maintenant place aux examens…

21/04/2007

La blague du vendredi soir...

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Samedi 21 Avril. 14h55. Réception d’un message qui me réjouit énormément. Nous avons réussi !

 

« Je suis fier de vous annoncer que vous avez fait la meilleure blague de tous les temps dans les kots universitaires, fier d’avoir été la victime de cette blague, fier d’être votre cokoteur »

 

Waw ça rend tout chose… ça fait plaisir… mais cette blague sent la fin… la fin de cette saison, la troisième pour moi, dans les résidences universitaires. Le temps du bilan ? Pas encore tout à fait. L’aventure, toujours l’aventure.

 

Mais ce message mérite peut être une petite explication, non ?

 

Les résidences universitaires sont le vendredi soir généralement des lieux assez désert. En effet, les résidents ont pour la plupart l’habitude de rentrer dans leur brousse natale ou dans leur lointaine contrée. Mais ce vendredi 20 Avril était un peu particulier… Et, nous voila, aux alentours de 20h, après un délicieux repas du chef ToX (viande, patates en cube qui sortent du congélateur et compote), à trois dans cet immense couloir. Pour certains, il pourrait apparaître comme le couloir de la mort ; pour nous, pas du tout… même si il s’y passe quelques fois des choses particulières… Nous régnions donc sur notre domaine, quand tout à coup, m’est venu une idée certes un peu folle, mais totalement géniale, du mois si elle pouvait être mise en œuvre comme elle l’était dans mon esprit.

 

Mise en situation : Notre cokoteur, et surtout ami, du fond du couloir est parti pour toute la soirée fêter un anniversaire dans le centre de Bruxelles. Vu la chaleur, il a probablement laissé sa fenêtre ouverte… L’idée : Entrer par effraction dans son kot et… lui faire une belle surprise, le genre de surprise qu’il ne risque pas d’oublier.

 

Mais qu’est ce qui pourrait vraiment être une belle surprise ? [Réflexion]

 

Pourquoi ne pas refaire toute la disposition et l’aménagement de son kot ? Pourquoi ne pas changer son lit de place, son bureau, son frigo, sa table de nuit, ses étagères ?

 

Et lui, qui rentrera, sobre ou non, aux petites heures de la nuit, et qui se retrouve totalement désorienté devant son espace personnel totalement chamboulé… Cette idée m’emballa grandement.

 

Huit mois que tous ces meubles n’avaient pas bougé d’un poil… Pendant quelques longues minutes, avec ce petit stress de l’effraction, nous nous mettons à la tâche. Nous réfléchissons, levons, disposons… mais ne nettoyons pas. Un résultat à la hauteur de nos attentes. Surprenant. Fier de nous, il ne nous reste plus qu’à sortir par cette même fenêtre. Le coup était réussi… Restait à voir la réaction…Pour certains, elle serait énervée de part l’effraction, pour d’autre, comme moi, elle serait enthousiaste.

 

Jackpot à la vue de ce sms. Que du bonheur. Voilà qui pourrait bien clore cette saison mais non, même si les deux derniers mois qui nous attendent risque d’être remplis de concentrations et de tensions, j’espère (et je suis persuadé) que cette saison et loin d’être terminée… L’aventure, toujours l’aventure.

 

Merci aux quatre participants de cette gigantesque blague et surtout merci à toi d’avoir si bien réagit à celle-ci.

 

Tchusss les macs.    

 

Ps: Je tenais à m'excuser auprès de mes lecteurs qui en ont rien à cirer de ma vie quotidienne et de mes tranches de vie!