13/06/2014

Mouv'Session : Fink - In Bloom (Nirvana Acoustic Cover)

S'il y a bien une chose qui me manque à ne plus habiter près de la frontière française, c'est de ne plus recevoir certaines chaînes TV et radio hexagonales. Parmi celles-ci, la fréquence radio du Mouv' que je pouvais capter depuis Lille. Fort heureusement, le net permet de combler en partie ce manque.

Hier par exemple, Le Mouv' recevait Fink (dont je vous parlais déjà en 2007)  pour une session acoustique. Parmi les morceaux joués, une surprenante reprise acoustique, celle de In Bloom de Nirvana. Sans dénaturer ce classique du rock, on retrouve quand même la patte et la réinterprétation du songwriter anglais.


Fink - In Bloom (reprise de Nirvana) par LeMouv

Découvrez d'autres Mouv'Sessions et de nombreuses autres reprises surprenantes sur la chaîne Dailymotion du Mouv' 

Envie de découvrir Fink ? Ecoutez mon morceau préféré Blueberry Pancakes

20/04/2008

Merz Ukulélé Session & concert @ Botanique

Merz

Merz Ukulélé Session & concert @ Botanique

 

Depuis quelques semaines, il occupe mes journées, il m’accompagne sur les routes, il me fait pleinement vivre et découvrir sa musique. Lui, c’est Conrad Lambert aka Merz et son merveilleux troisième album, Moi et mon camion. Vendredi 18 Avril 2008. Hier soir, il se produisait à Paris. Demain soir, à Bruxelles. Six jours plus tard, il sera pour une soirée en Suisse. Il se lancera, ensuite, à la conquête de l’Allemagne. Sans enchainer les dates, sans enchainer les semaines interminables de tournée, simplement en prenant le temps. Il est comme ça Merz, sur la route comme en studio, il prend son temps et ce, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi qu’aujourd’hui, pour sa journée de repos (pour ne pas dire de promo), il offre une session Ukulélé au journal Le Soir. Le principe de ces sessions est simple et efficace, au lieu de laisser parler les mots, l’équipe Ukulélé enregistre, dans une disposition particulière, quelques morceaux de l’artiste invité, avec comme seule contrainte de manier l’ukulélé (ou tenter de le faire).

 

 

16h30. Aujourd’hui, le temps est printanier, beau et doux ; parfait pour accueillir l’anglais du côté des jardins du Botanique. Si dehors, le temps est radieux, ça n’aura pas beaucoup d’importance sur le déroulement de la session puisqu’avec l’équipe Ukulélé (deux personnes seulement !!!) nous nous dirigeons vers les sous-sols du Botanique et plus précisément dans son cinéma (dont cela faisait apparemment plusieurs semaines qu’il n’avait plus été aéré). Le genre de vieille salle de cinéma parfaite pour un film d’horreur… Quelques instants plus tard, c’est Merz et son équipe qui débarquent. Moi, un peu idéaliste, je m’imaginais Merz comme un homme seul et introverti, dans son univers… Du coup, ça m’a fait bizarre de le voir arriver avec une équipe au style plutôt hip-hop, en tout cas dans un style très différent du sien. Comme on lui laisse le choix des morceaux et des instruments, il choisi de se faire accompagner par sa drôle d’équipe. Avec, pour cette session acoustique, un batteur (Adidas style et indispensable casquette de rappeur) qui utilisera ses gros mollets tatoués en guise d’instruments, un contrebassiste recouvert d’une capuche noire, un joueur d’ukulélé au centre et enfin Merz, Conrad Lambert, presque oublié avec sa guitare … Autour de lui, ça rigole et ça blague… c’est assez étrange… Pour eux, ça doit faire partie de la promo, juste une session promo.

 

Merz (2)


 

Juste une prise de son et c’est parti. La fine équipe commence par interpréter Lucky Adam, le morceau le plus enjoué de l’album. Ça me fait très plaisir qu’ils le choisissent et qu’ils le jouent en acoustique puisque je l’avais justement choisi pour vous présenter Merz. Dans la salle, plantés dans les sièges de ciné, nous ne sommes que quatre, ce qui contribue vraiment à ce moment inimaginable pour moi. Juste après Lucky Adam, ils enchainent avec Call Me, la perle de l’album. C’est beau, c’est magique, pourtant je n’arrive pas à me laisser toucher. Pas de complicité et pas grand-chose qui passe. C’est étrange de voir Merz jouer un si joli morceau et trente secondes plus tard de le voir déconner avec ses musiciens. Ça aurait pu être touchant mais ça ne l’ai pas vraiment… ça doit être ça de se trouver dans un moment privilégié comme celui-ci, ça doit être ça de découvrir le visage d’un artiste, un visage qui peut être différent de celui qu’il propose sur scène, un artiste dans son intimité…

 

A la fin de la session, après ces deux morceaux réalisés en une seule prise, il repart, pose un dernier regard sur nous, en nous considérant comme des random people… 

 

De cette session Ukulélé, j’en ressors ravi mais pas bouleversé et plutôt perturbé…

Reste ces quelques photos vraiment magiques et surtout la session Ukulélé en question, bientôt dispo sur Fronstage au milieu de toutes les autres sessions déjà enregistrées : http://blogs.lesoir.be/festivals/ukulele-sessions/    

 

http://blogs.lesoir.be/festivals/2008/05/02/merz-ukulele-...

 

Merz (5)


      

Merz m’avait un peu laissé sur ma faim… au point que j’attendais son concert avec un peu moins d’impatience. Pourtant, sur scène, même s’il est toujours accompagné de ses deux musiciens, l’ambiance est toute autre, un peu plus en adéquation avec celle de l’album oserai-je dire, calme et travaillée. L’album justement, c’est sur lui que Merz reposera la totalité son set bruxellois. C’est la première fois que je vois un artiste annoncé d’entrée de jeu qu’il jouera l’intégralité de son dernier album. Mais là où l’exercice devient encore un peu plus surprenant, c’est qu’il jouera Moi et mon camion dans l’ordre chronologique. Comme ça, au moins, il n’y a pas l’encombrement d’une setlist inutile. Moi et mon camion, Call me, Shun, Malcom, Silver Moon Ladders,… Tout est travaillé, tout est recherché. C’était parfait. Il reviendra ensuite pour interpréter trois morceaux plus anciens dont le sublime Lotus. Mais, puisqu’il y a un mais, les jours se suivent et se ressemblent, et Merz me laissera une nouvelle fois sur ma faim. Moi qui voulais échanger quelques mots avec lui, moi qui voulais acheter sa discographie, c’est raté puisqu’il ne reviendra pas…

 

Merz, c’est décidément un personnage énigmatique…

 

J’aurai pu vous parler bien plus longuement de ce concert mais je pense que j’en ai assez dit sur Merz. Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille la chronique de Manu, qui lui aussi été dans les parages et comme souvent, il aura certainement les mots justes. http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=62

 

Voilà, après deux jours passés avec Merz, je pense que cette fois, c’en est fini. Quelques regrets mais surtout des souvenirs pleins la tête… J’aurai juste voulu lui dire aurevoir et encore une fois, voir son énorme visage s’illuminé d’un grand sourire…

 

Un remerciement particulier à Pascale du Bota, à Cédric du Soir et à Conrad pour son album. Même si je ne pourrai sans doute jamais assez les remercier.

 

Merz (3)


24/10/2007

Arcade Fire…l’intervention…

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Arcade Fire…l’intervention…

 

Faut-il préparer un retour ? Je ne pense pas.

J’aurais pu vous parler de mes derniers concerts : Twisted Charm, The Victorian English Gentlemens Club, The Vismets, Montevideo, Superlux ou encore Sharko. Je ne l’ai pas fait. Je le ferai peut-être.

Je pourrais vous parler de tous les bons disques sur lesquels je tombe dernièrement ou encore vous faire découvrir quelques perles de reprises acoustiques… Je le ferai.

 

En dix mois de ToX, je n’ai jamais pris le temps (ou jamais eu l’envie) de parler d’Arcade Fire. Pourtant… il est temps.

 

Il y a quelques mois, à la sortie de ‘Neon Bible’ le deuxième album du groupe canadien, je me suis portant arrêter qu’au premier morceau que j’ai découvert de cet opus, le somptueux ‘Intervention’. Arcade Fire dans toute sa splendeur.

Arcade Fire ou cette faculté de tout transformer en hymnes, de donner des ailes. Je me suis arrêté à cette perfection.

 

Intervention en Live :

 


 

J’aurais difficilement pu imaginer une version acoustique de ce morceau d’Arcade Fire tant l’orgue y occupe une place centrale. Pourtant… ils l’ont fait. Juste quelques instruments acoustiques pour donner une toute autre délicatesse au morceau.

 

Parfait pour un retour !

 

Dans un élan de générosité et pour rattraper mon retard, vous trouverez aussi dans les bonus la reprise du groupe de ‘Poupée de cire, Poupée de son’ de France Gall, fraichement extraite du 45 Tours ‘Tour Split’ que partage Arcade Fire avec LCD Soundsystem.

 

Arcade Fire est de retour en Belgique le deux novembre prochain à Forest National pour 31€. Avis aux amateurs.

 

Ça valait la peine d’attendre, non ?

 

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  Les Paroles :

 

"Intervention"

The king's taken back the throne
The useless seed is sown
When they say they're cutting off the phone
I tell 'em you're not home

No place to hide
You were fighting as a soldier on their side
You're still a soldier in your mind
Though nothing's on the line

You say it's money that we need
As if we're only mouths to feed
I know no matter what you say
There are some debts you'll never pay

Working for the Church while your family dies
You take what they give you and you keep it inside
Ever spark of friendship and love will die without a home
Hear the solider groan, "We'll go at it alone"

I can taste the fear
Lift me up and take me out of here
Don't wanna fight, don't wanna die
Just wanna hear you cry

Who's gonna throw the very first stone?
Oh! Who's gonna reset the bone?
Walking with your head in a sling
Wanna hear the solider sing:
"Been working for the Church while my family dies
Your little baby sister's gonna lose her mind
Every spark of friendship and love will die without a home"
Hear the soldier groan "We'll go at it alone.

I can taste your fear
It's gonna lift you up and take you out of here
And the bone shall never heal
I care not if you kneel

We can't find you now
But they're gonna get the money back somehow
And when you finally disappear
We'll just say you were never here

Working for the church while your life falls apart
Singing halleluiah with the fear in your heart
Every spark of friendship and love will die without a home
Hear the solider groan, "We'll go at it alone"
Hear the solider groan, "We'll go at it alone"