18/07/2007

Déboire, un roman d’Augusten Burroughs

déboire


Déboire, un roman d’Augusten Burroughs

 

Dans ma vie, entre études, sorties, amis, musique, concerts, ToX et tout le reste, je garde et j’ai  toujours gardé une place importante pour la lecture et ce, depuis ma jeunesse.

Un livre, c’est pour moi, mon meilleur compagnon d’oreiller. Il est calme, fidèle et jetable, se laisse prendre partout, tout le temps, par tous les temps et ne demande rien. En bref, il est parfait. A la limite, c’est même mieux qu’un chien.

Seulement voilà, j’ai beau beaucoup aimer la lecture, je ne m’y connais absolument pas et surtout, gros problème, je ne sais pas ce que j’apprécie.

Alors qu’en musique par exemple, je peux facilement me positionner, c’est une chose que je n’arrive pas à faire en lecture… Certes, dans les grandes lignes, je ne suis pas fan du fantastique et j’aime plutôt les romans écrits à la première personne… Mais ça s’arrête là. Pas d’auteurs favoris, pas de style, pas de courants,… RIEN.

 

Résultat : J’achète, je loue et j’emprunte. Les livres s’accumulent mais rares sont ceux que j’ouvre et encore plus rare ceux que je finis. Un domaine dans lequel je n’arrive décidemment pas à trouver ma voie.

En 2006, mon roman de l’année avait été ‘Les secrets amoureux d’un Don Juan’ de Tim Lott. Il y a quelques temps, j’avais aussi été beaucoup touché par le témoignage d’Alain Marécaux dans ‘Chronique de mon erreur judiciaire, victime de l’affaire d’Outreau’.

 

En 2007, mon fidèle compagnon de ces derniers mois aura été ‘Déboire’ d’Augusten Burroughs. Tellement bien qu’il sera l’objet de cette chronique et qu’il inaugurera une nouvelle rubrique, encore une, ‘Lectures’. (si vous avez un peu d’originalité pour le nom de la rubrique, n’hésitez pas :p !)

 

‘Déboire’, c’est tout d’abord un format de poche, car claquer 18€ pour un livre à sa sortie c’est une chose que je ne sais pas encore faire. J’apprendrai, peut-être…

C’est ensuite, une couverture flashy, un tas de pailles jaunes, oranges et roses.

Et Puis c’est au tour de ma petite note de première page qui a directement suivi mon achat. Histoire de me rappeler que j’ai acheté ce bouquin pour 7,73€ le 14 mai 2007 à 16h24 à l’opératrice Rebecca et à 48h de mes examens. Histoire aussi de m’en souvenir dans 10 ou 20 ans et de pourquoi pas me faire décocher un petit sourire.

 

La Quatrième de Couverture :

 

Augusten, autodidacte ambitieux et la vingtaine bien tapée, se trouve propulsé comme créatif dans l'univers impitoyable de la publicité à New York. Seulement voilà, toujours hanté par les démons de son passé, le jeune homme voue un amour immodéré à l’alcool sous tous ses dérivés. Une tare qui l’expulse illico de sa boîte de Pandore pour le catapulter dans un centre de désintoxication aussi gay qu'invraisemblable et tout bonnement décalé. … Avec son style incomparable, un humour et une détresse touchants, Augusten Burroughs nous surprend une fois encore en nous offrant une nouvelle tranche de sa drôle de vie et une belle leçon de fraternité.

 

L’auteur :

 

Augusten Burroughs est né en 1965 en Pennsylvanie. Écrivain et journaliste, il puise son inspiration dans sa propre vie, qui tutoie depuis l'enfance des sommets de tragi-comédie. Il a écrit quatre ouvrages dont Courir avec des ciseauxDéboire et Possible Side Effects, paru en 2006 aux États-Unis. Augusten Burroughs vit aujourd'hui à New York.

 

burroughs-augusten-051117


Ce livre m’a vraiment fait ressentir des sensations uniques, que j’atteins rarement  en lecture. Emotion, tristesse, délicatesse et justesse.

Écrit à la première personne, je me suis rapidement trouvé attaché au personnage, à son histoire, à ses aventures.

 

En parcourant les critiques du livre sur le net, j’ai découvert quelques éléments intéressants (histoire d’avoir un peu plus de profondeur que moi) :

 

L’auteur nous montre dans ce nouveau livre un homme profondément écorché par les événements de son existence, et nous décrit, avec une simplicité touchante et une détresse désarmante, son inexorable descente dans l’enfer de l’alcool et des drogues, dont il sort indemne par le plus grand des miracles. (Fnac.com)

 

Grâce à un point de vue plutôt subtil, ni trop cynique ni trop mélo, Augusten Burroughs réussit à toucher sans écoeurer. La force de son roman, c’est d’utiliser le récit d’une dépendance à l’alcool pour soulever toute une foule de questions bien trop lourdes pour être abordées de front : traumatisme, peur de ressentir et peur de souffrir, angoisse de mort, quête de sens, autodestruction… Ces thèmes-là semblent danser la valse autour du couple que forment le héros et l’alcool.

 

3 bonnes raisons d'aimer Déboire, d'Augusten Burroughs :
Le style, à la fois dépouillé et plein d'images surprenantes
L'humour
Une façon à la fois retenue et touchante de traiter des thèmes très lourds.
1 bonne raison de bouder Déboire, d'Augusten Burroughs :
Si les problèmes des autres t'emmerdent autant que les tiens, pas la peine de lire ce récit dont le prétexte n'est  autre que l'alcoolisme.
(Madmoizelle.com)

 

 

Et puis, plus important qu’un tas de discours, voici un passage choisi par mes soins :

 

«  Je m’assieds devant mon ordinateur ; il reste un fond de Dewar’s dans la tasse posée sur la carton d’emballage de l’ordinateur que j’ai acheté il y a deux ans. C’est devenu ma table. Sa surface est concave, près de céder. Je bois dans une tasse à l’effigie du Père Noël achetée deux dollars au drugstore en bas de chez moi un jour où j’en avais ras le bol des verres en plastiques et où j’avais décidé que je méritais une vraie tasse.

Une pellicule de cadavres de moucherons flotte à sa surface.

Jamais plus je ne boirai un verre d’alcool dans ma vie.

Je ne suis pas en position de dire ça. C’est la seule chose qu’un alcoolique ne devrait jamais dire. C’est la seule chose dont un alcoolique ne pourra jamais être certain. C’est irréaliste et c’est en partie du déni. »

 

Un livre marquant, touchant et absolument génial que je vous conseille vivement.

 

Si vous avez aimé cette pseudo chronique, d’autres pourraient suivre.

 

10/07/2007

Dour 2007 : Festival Sold Out !!!

dour festival

 

Dour 2007 : Festival Sold Out !!!

 

Le moment était tant attendu. Nous y voilà, nous y sommes. Dans moins de 48 heures commence l’évènement de l’été pour de nombreux festivaliers : le Dour Festival 2007.

 

À affiche exceptionnelle, fréquentation exceptionnelle. Ainsi pour la première fois, le festival se déroulera à guichets fermés !

 

Comme le confirme ce dernier communiqué de presse reçu cet après-midi :

 

FESTIVAL SOLD OUT! PLUS AUCUN TICKET DISPONIBLE!
AUCUNE VENTE DE TICKETS NE SE FERA À L'ENTRÉE DU FESTIVAL PENDANT CELUI-CI!

Dans deux jours, vous serez CHAQUE JOUR près de 36 000 personnes à vous rendre au Dour Festival. Pour sa 19ème édition, le Dour Festival s'annonce une fois encore en pleine forme ! En croissance continue depuis la première édition en septembre 1989, notre festival se déroulera cette année à guichets fermés et cela du 12 au 15 juillet. Il confirme ainsi non seulement son statut de premier événement musical en Communauté française mais aussi celui de premier événement touristique en Wallonie. En effet, le festival accueillera sur les 4 jours près de 144 000 festivaliers dont environ 60% proviennent de France, de Flandre, d'Angleterre ou des Pays-Bas.

Il ne reste désormais plus aucun ticket disponible.
IMPORTANT : aucun PASS pour les 4 jours ne sera vendu le jour même au festival.
Nous ne vendrons pas non plus de tickets un jour. Le festival se déroulera à guichets fermés. Il est inutile de vous déplacer si vous n'avez pas acheté le ticket en prévente.
Tous ceux qui ont acheté un ticket 4 jours pourront se procurer un accès au camping à l'entrée du festival. Le camping coûte 15 euros.
Pour les détenteurs de tickets un jour : les bracelets camping sont en vente tant qu'il reste de la place disponible dans celui-ci.

 

 

soldout


J’espère que vous faites partis des chanceux (et prévoyant) à avoir une place.

 

De mon côté, la tension commence à monter. Un festival seul… et du côté des journalistes. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Ce sera l’aventure totale et je la partagerai avec vous en direct du festival.

Concernant l’intitulé de la rubrique consacrée à la couverture du festival, j’ai repris l’idée de Sylvain : Dour Of Perception.

Dès demain, je prends congé pour décortiquer l’afficher jour après jour. Je compte évidemment sur vous pour me (dé)conseiller.

 

La tente (2sec light), le sac de couchage et la lampe de poche, ça c’est fait. Il ne me reste plus qu’à dresser une petite liste du matériel nécessaire et indispensable… dans l’espoir de ne rien oublier.

 

A demain, Bonne soirée à tous

17:57 Écrit par ToX | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dour festival 2007, tox, sold out, complet |  Facebook | | |

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

 

« L’aventure un jour, l’aventure toujours : Nuit Blanche aux Ardentes. »

 

A peine le temps de souffler après une dure et fatigante semaine de travail que me voici déjà reparti sur la route des festivals. La tournée des Grands Ducs continue.

09h29. Départ de la gare de Tournai, accompagné de mon fidèle ami, l’économiste Romain Dupont. C’est parti pour traverser la Wallonie en 2h41.

Arrivés en gare de Liège, nous sommes directement accueillis par une navette qui nous emmènera gratuitement sur le site du festival. Premiers éléments marquants : On est bien loin des 15% de francophones de Werchter, ça fait plaisir ; par contre au premier coup d’œil le public semble lui plutôt jeune. Une bonne ambiance.

C’est aussi la découverte du site des Ardentes, du cadre très sympathique, de l’ambiance et surtout d’un accueil remarquable de la part de l’organisation. Un festival humain, enfin !

 

DSC02224

(La photo qui m'a vallu LE compliment de la journée:

 "Enfin quelqu'un d'intelligent")

 

"Les Ardentes" c'est aussi un cadre et une atmosphère incomparable qui classent d'emblée le festival parmi les manifestations les plus conviviales et agréables de Belgique. Cela grâce à l'un des plus beaux sites de festival : le Parc Astrid de Coronmeuse, lieu verdoyant en bord de Meuse situé à deux pas de la ville. 

 

Au-delà de l’affiche musicale, plus qu’honorable pour un festival qui n’en est qu’à sa seconde édition, c’est surtout l’ambiance et le côté humain du festival que je retiendrai. Des rencontres, des connaissances, des sourires, des pseudo discussions, le tout sur fond d’une grande diversité musicale et vous aurez la grande fête des Ardentes. Tous dans le même bateau pour une douzaine d’heure de musique, de soleil (!) et d’alcool.

 

Romain Dupont et ses 5€, Manon la drum & basseuse et ses copines qui n’existent pas, Jean-Luc Maitrank, Phil H, Benoît l’infirmier bourré de Soignies et son connard de pote de militaire, la serveuse de frites liégeoise avec son incroyable accent, Red Wine, the girl of stairs, les gens de la navette de 4h, les squatteurs de la gare,… MERCI    

 

13h. En 6 jours, c’est la deuxième fois que j’ai l’occasion de voir !!! (Chk Chk Chk). Malheureusement, fort est de constater qu’ils ont toujours la dure tâche d’ouvrir la journée et ils se retrouvent encore une fois à jouer en début d’après-midi, dans des conditions pas toujours simples ou efficaces. Dommage car leur présence, leur énergie et leurs prestations énergiques endiablées sont à découvrir absolument. C’est à la fois ‘triste’ et émouvant de voir un gars débordant d’énergie, qui se donne à fond sur scène et qui a la capacité de mettre une ambiance de folie, se retrouvant à ouvrir la journée et à jouer devant une foule compacte et peu motivée.

Dommage aussi qu’au niveau de l’organisation, le changement de programme de dernière minute n’a pas été mieux signalé ; ainsi une grande majorité du public présent devant ‘!!!’ pensait voir… Good Shoes…

 

Pas de temps de s’attarder et de profiter du beau temps allonger sur la plaine puisque ce qu’il y a de bien aux Ardentes c’est qu’il y a toujours une alternance bien calculée entre les deux scènes principales de sorte qu’il n’y a jamais deux concerts en même temps.

 

Direction la Halle des Foires, une grande scène intérieure d’une capacité de 4000 personnes, une sorte d’énorme entrepôt couvert et obscur dans lequel l’ambiance monte au quart de tour. Ça promet du grand spectacle pour les DJ de la soirée.

Pour le moment, ce sont les néo-zélandais de ‘The Datsuns’ qui occupent la scène. Je les avais découvert il y a déjà 4 ans au Pukkelpop et je retrouve leur garage rock et leur son puissant et ‘Heavy’. Un bon set, parfaitement rodé et une ambiance qui commence déjà à monter.

 

14h30. Il n’y a pas grand monde devant la main stage pour accueillir ‘Good Shoes’ et l’ambiance est apparemment restée du côté de l’entrepôt… Après avoir rencontré Baptiste, le plus grand fan belge de ‘Good Shoes’, je m’attendais à quelque chose d’impressionnant… ce ne fut pas vraiment le cas. C’est mélodique, énergique et rempli de bonnes intentions mais… ça ne prend pas. Rien de bien original ou de passionnant. Dans le même genre, ils m’ont fait penser à Franz Ferdinand qui fait bien mieux. Je retiendrai néanmoins cette magnifique phrase du chanteur « C’est vraiment étrange de jouer ici et de voir des mecs pisser. » (L’urinoir se trouvant en effet à 20 mètres de la scène.)   

(Tiens, il y a Maria Arena qui se ballade parmi la foule)

 

15h. Place à ma première claque de la journée : Absynthe Minded.

 

Groupe belge préféré d'Arno et de Tom Barman, Absynthe Minded vient de sortir un troisième album salué par toute la presse du Nord mais aussi du Sud du Pays. Avec cette première sortie sur une "major", les Gantois font très fort. Chaque morceau est un hit en puissance. On pense ainsi à de grosses machines américaines, mais ici bien dégraissées, et dotées d'une certaine subtilité. En effet, la bande à Bert Ostyn n'évolue pas toujours dans les schémas habituels du rock. En effet, leur musique est aussi teintée d'influences jazzy, voire parfois manouches. Sur scène, ces influences donnent des ailes à ces excellents musiciens qui livrent alors des prestations à la fois "cool" et enlevées. Une formation qui a de "l'énergie positive" à revendre, et qui laisse toujours un excellent souvenir là où elle est passée!

www.absyntheminded.be

 

Et ça faisait longtemps qui je n’avais plus ressenti un tel engouement pour un groupe belge ;  en voici enfin un qui sort du moule. Ces flamands produisent un son  puissant et original entre Jazz et Pop et la présence d’instruments comme la piano ou le violon rendent le tout vraiment très plaisant et impressionnant. À suivre.

 

15h40. Nous retrouvons notre place assise dans l’herbe pour admirer de loin The Blood Arm. Un moment sympathique. Et quand je suis réveillé à deux morceaux de la fin par ‘I like all the girls and all the girls like me’, je suis tout d’abord très heureux d’apprendre que c’est Blood Arm qui chante ce titre, ensuite je me remémore leur passage mouvementé à Tararata pour ce même tube. Heureux de constater que le chanteur est le même sur scène qu’à Taratata, ç’est à dire qu’il passe la moitié de son concert au milieu du public. Pour le dernier morceau, il invite même une dizaine de personnes à le rejoindre sur scène. Une bonne ambiance.

 

DSC02226


(Il le voulait. Voilà c'est fait, il a sa photo sur Internet)

(et son nom sur Google par la même occasion)

Il devait être 17h et me voila un peu embêté puisque mes notes s’arrêtent ici… Le reste est une vague histoire de bouteilles de Maitrank, d’escaliers et de tatouages Pure Fm.

 

Le Maitrank… apéritif traditionnel arlonais

Le Maitrank est un apéritif artisanal et naturel.
Il est élaboré par macération d'aspérule odorante, plante aux multiples vertus, dans du vin blanc sec. Son goût est sauvage et fruité. Il se déguste bien frais, avec une tranche d'orange.

 

Il y a pourtant bien eu les chirurgiens masqués de Clinic, les londoniens de Infadels, le quattuor de Liverpool Ladytron et leur electro vintage-pop sympathique, le fameux Joey Starr (qui n’a pas fait le cri du Jaguar qui m’avait demandé des jours d’entraînements) ou encore l’excellent duo de DJ liégeois The Others, auxquels j’ai jeté un œil plus ou moins attentif mais…l’important n’était pas là…

 

22h50. Après avoir ingurgité un paquet de frites sans sauce (0,5€ pour celle-ci ça fait mal :o) c’est le prix d’un pot en magasin !), je suis pseudo retapé pour affronter GHINZU et leur retour tant attendu. Et même si vous pouvez lire partout qu’ils ont donné une prestation extraordinaire, je ne suis pas vraiment de cet avis. C’était la troisième fois que je les voyais sur scène et pour moi c’était juste du bon Ghinzu mais pas du grand Ghinzu. Quel plaisir néanmoins de retrouver John Stargasm et sa bande, son synthé, ses fantastiques pas de danse, sa façon bien à lui de se la jouer, ses quatre bières à portée de mains, son charisme, sa prestance et surtout les tubes de son album précédent ‘Blow’. Après plus d’un an d’absence, j’aurai aimé voir monter sur scène sur une autre intro que la traditionnelle marche impériale de Star Wars. J’aurai aussi aimé les voir débuter par un autre morceau que celui qu’ils ont choisi, un morceau du prochain album pas vraiment passionnant. Et même si les quelques nouveaux morceaux ne m’ont pas vraiment plu et sont (pour le moment ?) nettement moins envoûtés et envoûtant que ceux de l’album précédent ‘Blow’, ‘The Dragster-Wave’ ou ‘High Voltage Queen’, c’est toujours le même plaisir qui m’habite à l’écoute de ces morceaux plus anciens. Excellent. Un bon concert, un bon retour, un bon moment, une assez bonne ambiance, mais rien d’exceptionnel.

 

photo_322_640x480


(John Stargasm. Photo extraite du Blog de Pure Fm.)

Minuit. A peine le temps de ‘boire’ (pour ne pas dire affoner) mes quatre derniers verres de Maitrank de la soirée que c’est déjà Martin Solveig et sa house commerciale qui envahissent la main stage. Ça commence très fort avec un léger remix de ‘Never Be Alone’ de Justice, le reste étant nettement moins passionnant nous suivons mes conseils et nous dirigeons vers l’aquarium pour le set de ‘datA’.

 

À 20 ans tout juste sonné, David Guillon aka datA sort il y a presque un an son premier morceau "J’aime pas l’Art" via Myspace. En l’espace d’un semestre, les commentaires affluent, les blogs s’agitent (l’américain Music for Robots ou encore le franco-anglais Fluokids), Libération cite datA a plusieurs reprises dans son dossier consacré au phénomène MySpace, un label japonais manifeste son intérêt pour une licence, bref, le buzz est là. Ses morceaux conquièrent le statut de club hits en puissance pour kids nourris aux écuries BPitch, Institubes ou Ed Banger. Son premier EP, le bien nommé "Trop Laser" Ep, est une histoire d’amour entre la musique pop, le rap et l’electro. Au rang des influences, datA cite pêle-mêle Daft Punk, Jacques Lu Cont et ses Rythmes Digitales, les classiques de Michael Jackson, le trop fluorescent Jean-Michel Jarre, Vladimir Cosma, et plus récemment Chroméo, Justice et Digitalism. Mais peu importe à quoi ou à qui pourrait ressembler tel ou tel morceau de datA, tant son enthousiasme et sa maîtrise, aussi bien au niveau de ses sets que de sa déconcertante capacité à composer des mélodies entêtantes, sortent du commun. On signe et on lève les bras en l’air.

www.myspace.com/0data0

 

C’est parti pour 1h de set incroyable ! Cela faisait 10 mois et le Pukkelpop 2006 que je n’avais pas autant apprécier un DJ-set. A quelques mètres de nous, le jeune parisien, hyper concentré, ne quitte jamais les yeux de ses platines et enchaîne les tubes et les remix. Quel bonheur de retrouver ‘Around The World’ de Daft Punk côtoyer les derniers tubes de Justice décidemment très (trop ?) souvent présent chez les DJ actuels. DatA => À suivre de très très près. Ça fait extrêmement mal.

1h30. Le set de DatA s’achève. Je n’ai plus de pieds, plus de genoux et la fatigue de cette journée semble m’achever définitivement. J’irais néanmoins jeter un coup d’œil sur ‘Birdy Nam Nam’ impressionnant mais pas très dansant et surtout sur ‘Joakim’ que je n’avais pas eu l’occasion de voir aux dernières ‘Nuits Botaniques’. Et malgré tout les problèmes de sons et d’installations son live m’a beaucoup plu. C’est toujours très agréable et impressionnant de voir un DJ jouer en Live accompagné sur scène d’un batteur, d’un guitariste et d’un bassiste. J’ai vraiment hâte de le revoir.

 

Reste à errer encore un peu. Prendre la navette de 4h remplie de gars bourrés/drogués/endormis/lourds/chiants, grand moment. Squatter la gare de Liège et attendre le train en direction de Bruxelles de 05h50 sous des températures hivernales, ça, c’est fait.

8h40. Arrivée en gare de Tournai.

9h. Ma nuit peut commencer.

 

Superbe journée et excellent moment aux Ardentes. Je retiendrai surtout l’ambiance extraordinaire, la découverte de ‘Absynthe Minded et celle de ‘datA’.

Un festival qui après sa seconde édition joue déjà dans la cour des grands. Le rendez-vous pour l’année prochaine est pris.

 

La tournée des Grands Ducs continue avec le Dour Festival dans… 2 jours !

 

Tchusss    

 

PS: 1000 points ToX à celui qui aura eu le courage de lire l'entiéreté de la chronique! ^^