07/12/2007

The Vagabonds & Hey Hey My My @ Botanique

The Vagabonds & Hey Hey My My @ Botanique

 

Mercredi 28 novembre 2007, Bruxelles.

 

Si tu t’avais envie de l’ambiance ‘cours de récré’, avec une moyenne d’âge de dix-sept ans et demi, replie de sales gosses irrespectueux qui ne savent pas fermer leurs gueules durant les concerts, qui ne peuvent s’empêcher de se prendre en photos ou de voyager pour aller chercher des boissons alcoolisées, c’était au Bota, sous la rotonde qu’il fallait être… 

Un public pathétique, comme vous l’aurez compris pour accueillir deux groupes francophones : les belges de The Vagabonds, la première partie qui a amené ce public, et les français de Hey Hey My My.

Sur ce coup de gueule, je laisse la parole à mes chroniqueurs et je reviens dans quelques lignes pour à mon tour livrer quelques unes de mes impressions. Plus sympa ou pas, je vous laisse la surprise.

Ah oui, au fait, c’est la seconde édition du concept ‘Un concert, Trois Chroniques’. Merci au Bota, à Julia et à Thomas de s’être prêter au jeu. Merci aux joyeux lurons de Hey Hey My My de s’être prêté au jeu de la rencontre d’après-concert.

 

C’est déjà presque devenu une habitude,  ce mercredi 28, je me rends à mon traditionnel concert hebdomadaire. Cette  fois-ci, je ne suis plus seul à accompagner Thomas.  En effet, sa charmante sœur et Julia  « dit jenny » sont également du déplacement. Nous arrivons au Botanique quelques minutes avant l’heure fatidique et c’est déjà l’affluence à l’intérieur. Mais tous ces gens ne sont pas venus pour voir le même groupe que nous. C’est Kate Nash, à l’orangerie qui est la star de ce soir.

Nous entrons donc dans la rotonde, nous attendant à une salle quasi vide. Mais à notre plus grande surprise,  c’est une salle malgré tout plutôt bien fournie, du sexe faible notamment, qui accueillera la première partie de ce soir.

Il s’agit des belges de Vagabonds.  C’est sous de timides applaudissements peinant à dissiper le brouhaha ambiant qu’ils montent sur scène.  Un bref « bonsoir » et ils débutent leur première chanson. D’abord trois membres, ils sont rapidement rejoint par un quatrième avant que je ne découvre le batteur parfaitement dissimulé derrière le guitariste. Le décor est planté, ce sera donc cinq petits gars qui nous offrent de la country plutôt sympathique. Les deux guitaristes (une de campeur) témoignent d’une assez belle complicité. Dommage que le bassiste à droite de la scène semble ne pas partager cette complicité, se laissant souvent fort isolé et bien triste sur scène.  A chaque fin de chanson, on peut sans peine distinguer le détachement de groupies qui s’agitent à un mètre de la scène. Les papas et mamans des protagonistes sont également là pour encourager leur rejeton. Bien que l’âge de ceux-ci avoisine les 23 ans, on a malgré tout l’impression qu’ils ne dépassent pas 18 ans. L’un des chanteurs, vagues sosies des Tellers se charge de remercier le public avec un « merci beaucoup » qu’il ressort inlassablement ne voulant apparemment pas trop discuter avec le public. Un groupe peu expansif mais offrant une bonne première partie… De la country à groupie, un nouveau genre ?

La suite du programme :

Après avoir épié Kate Nash quelques instants par la porte ouverte de l’orangerie, il est temps de regagner la rotonde pour la suite.  Apparemment, certaines jeunes filles ont décidé de  s’en aller et n’assisteront donc pas à Hey Hey My My, grave erreur !

 Les voila qu’ils arrivent, les 2 Juliens accompagnés de deux autres compères. Ils débutent leur « show ». Ou plutôt son « show », car Julien est un véritable « amuseur public » ne cessant de bavarder avec le public après chaque chanson. Un public ou une certaine partie du public qui ne lui rend pas trop sa sympathie, préférant chercher des bières à écouter la musique. Regrettable.

Une musique,  assez particulière se partageant à mon sens en trois grandes catégories, les chansons douces, les moins douces et les carrément plus rock incorporant parfois de longs riffs instrumentaux à la manière du rock seventies.

Après le concert et quelques minutes d’attentes, nous sommes à la rencontre du groupe. Des musiciens particulièrement sympathiques et bons esprits. Ils nous en apprennent plus sur leur façon de concevoir leur clip et je ne peux que vous encourager à aller d’urgence le visionner. Ce sont de véritables perles de second degré.

 

HeyHeyMyMy


 

Believe it or not, it was my very first time in the Botanique. After a quick look at the fish swimming about in small ponds I found myself in a round, tall hall “Rotonde”. From the bottom to the top it all sparkled and shined with little stars. This was the most spectacular venue for the concert I’ve ever seen, not because of its’ capacity but because of its atmosphere.

Lately, I’ve been to quite a few concerts and so I’m a bit at the sea as I’m not used to such an intense cultural life. Anyway, I’ll try my best to share all the emotions I’ve experienced during yesterday’s concert.

 

The lights go off and the show begins. Four artists of The Vagabonds (the fifth one will join them later) start playing. The public begins to listen raptly to their first song, but wait the minute, they look like a bunch of 16 year-old boys... Well, their not but it wasn’t untill after the concert that I’ve found out (sorry guys!). So anyway, I’m sitting there, pretty amaized by what these teenagers are able to produce. All together they perform eight songs out of which three are really stuck in my head. One of them is “Lucky Luck”, the closest to the country style, with very characteristic sound of violin and rhythmical stamping. Another track must be entitled “Six Feet Under” and is, in my opinion, the most commercial one, as it would perfectly fit into, pretty much, any radio station playlist. And last but not least, a song where I’ve found traces of imitating yodeling.

According to my observations, given that they’re close to being correct, apart from the artists’ age obviously, The Vagabonds create a magic mixture of rock, country and ethinc elements. I found their style still a bit chaotic and messy but generally I’ve enjoyed it.

 

After a short interval Hey Hey My My take control of the stage. The group consisting of four artists starts immediately and that’s when the real show begins. It’s not long after they begin, when I get the impression that the percussionist leads the group, which makes the band sound very confident. Their second track “I Need Some Time” energizes the public with an extraordinary guitar solo and a great vocal.

Hey Hey My My performs all together thirteen songs the majority of which starts calmly and then “boom!” explodes. Among these more remarkable ones I find a lullaby that could easily put me to sleep, don’t get me wrong, it’s just its’ peaceful melody and the tones of the instruments that render the sleepy atmosphere. I also discover a track where the guitar leads and gives the impression of somebody crying, “In The Lake”. There are two very vocal tracks, amidst them “A True Story” during which the percussion takes a rest, which makes a nice change. What I also notice is that in one of the songs guys introduce a different, from their usual, way of singing. They lengthen some of the sounds, which I personally find innovative and fresh.

They finish with quite an ordinary track and disappear but after a thunderous applause come back to perform one more song as an encore. I leave the place satisfied, pleased and happy!

 

That was an outstanding evening in an outstanding venue and with an outstanding company, thank you.

 

 

 

Me voici de retour aux commandes de ToX ! Merci à Julia et à Thomas, c’était très sympa à lire. De mon côté, je serai nettement plus critique envers les Vagabonds. En lisant les quelques extraits de coupures de presse sur leur MySpace, je pensais et j’espérais éviter un ‘Tellers-like’. Un mauvais caricaturiste pas vraiment emballé par cette première partie a même pu noter la phrase suivante : « Sur scène, des petits bourgeois bruxellois de 17 ans. Dans le public, des petites bourgeoises bruxelloises de 16 ans. »

On se croirait à ‘l’école des fans’. C’est pire que la Star’Ac et à voir les minettes dans le public, les Vagabonds sont partis pour suivre le succès populaire de leurs amis les Tellers. Du côté des gagnants de ToX, on se croirait à l’école des chroniqueurs en herbes, je me demande s’ils apprécient…plus que moi.   

Les petits gars sont de talentueux musiciens et c’est pourtant pas si mal comme musique mais il y a quelque chose qui ne prend pas. C’est juste, beau et talentueux… un peu trop peut-être…

Une chronique remplie de jalousie malsaine… ou pas…

La comparaison avec les Tellers est malgré tout, beaucoup trop inévitable, et de mon côté, ma préférence va pour les premiers.

 

Cette première partie aura eu le mérite de remplir la salle pour Hey Hey My My. Avantage ou inconvénient ? C’est le débat qu’on aura quelques minutes après le concert. Selon les gars de Hey Hey My My, c’était plutôt un avantage et ils ont déjà vu bien pire comme public (pas moi) ! Selon les quelques personnes qui appréciaient et connaissaient Hey Hey My My (dont moi), c’était un net désavantage qui n’a pas permis de profiter complètement de la prestation. Sur scène comme sur cd, leur son est sympa quoiqu’un peu inégale, l’excellence côtoie l’un peu moins bon.

Par contre, j’ai beaucoup aimé rencontrer et échanger quelques mots avec le groupe. Au programme, du second degré encore et toujours, une discussion sur la place des chevaux et des ânes dans l’univers du groupe, les secrets de la réalisation de leur clip ou encore une séance de dédicace pour les deux lectrices de ToX présentes pour cet événement. Très bon esprit.

 

Résultat de la soirée : Belgique 0 - France 1

21:30 Écrit par ToX dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : hey hey my my, vagabonds, botanique, rotonde |  Facebook | | |

28/11/2007

Aaron & The Good Life @ Botanique

Aaron & The Good Life @ Botanique

 

27 Novembre 2007. Une fin de journée. Une seule ville, Bruxelles. Un seul lieu, le Botanique. Deux concerts, le showcase privé de Aaron au Witloof Bar en adorable compagnie, suivi à 20h de The Good Life à la Rotonde, tout seul.

La course folle se poursuit avec une quatrième soirée de suite à la Rotonde.

 

… always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don’t be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.

 

19h39. La Rotonde, Botanique, Bruxelles.

La boule à facette scintille de mille feux sous la Rotonde. A 20 minutes du concert des américains de The Good Life, je fais partie des deux seules et uniques personnes présentes dans la salle. Juste quelques minutes pour prendre le temps de vous raconter cette journée complètement folle. Mais avant tout, je voudrais remercier Pascale sans qui ma fin de soirée aurait été impossible, Séverine et Marc sans qui je n’aurai pas assisté au showcase d’Aaron et puis aussi à Julia, Thomas et Dimitri pour la charmante compagnie de ce joli moment.

 

17h. Aaron, encore eux ! Alors qu’ils remplissaient haut la main le Cirque Royal vingt-quatre heures plus tôt, les revoilà à donner un concert privé devant une cinquantaine d’invités dans le Witloof Bar. Imaginez-vous descendre dans les sous-sols du Botanique. Dans les oreilles, pour la première fois dans un lieu public, l’album ‘Boxer’ de The National. Retrouvez-vous dans une pièce sombre remplie de canapés rouges. Après un peu de remue-ménage, affalez-vous confortablement à 5 mètres du micro de Simon et du piano d’Olivier. Dernier élément, trois de vos meilleurs amis à vos côtés. C’est dans cet univers parfait qu’a eu lieu un showcase très privé et très particulier.

Sur scène, juste un piano et un micro. Il n’en faut pas plus aujourd’hui au duo français puisque… ils ne joueront que deux chansons. (Pour cause de voix, d’avion à prendre et de blabla).

U-Turn (Lili), classique, ils ne pouvaient pas faire sans, et la fantastique reprise de ‘Famous Blue Raincoat’ de Léonard Cohen, un morceau en passe de devenir aussi un classique pour le groupe tant il est magnifiquement repris. Dix minutes d’émotion et d’intensité. Un moment qui pourrait presque égaler ma première rencontre avec le groupe… sur un tas de gravier à improviser ‘Mister K’ en acoustique.

En face du public, Simon et Olivier sont, comme souvent, épuisés. Ils tiennent depuis plusieurs mois un rythme vraiment infernal… et ils ne sont pas prêts de s’arrêter… peut-être qu’ils devraient…

Malgré tout, en face de nous, deux artistes disponibles, sympathiques, souriants et surtout bien les pieds sur terre malgré tout ce qui leur arrive. J’ai retrouvé là les deux gars sympas et marrants que j’avais eu l’occasion d’interviewer à Dour.

Après le concert, à la bonne franquette, un ‘Meet & Greet’ est organisé et animé par Alexandra Vassen de Pure Fm. Alors que cet exercice se révèle souvent chiant à la fois pour les artistes et pour le public, on assiste ici à 30 minutes de questions/réponses mais aussi de dialogues et d’histoires plus personnelles. Vraiment génial. Et puis, j’ai réussi à poser ma question : « Simon. Concernant ta voix. Tu parles souvent de ta voix et de tes problèmes de voix, c’était déjà le cas à Bruxelles en septembre dernier, si mes souvenirs sont bons tu n’as jamais suivi de formation au chant, tu n’as pas peur qu’un jour elle pète ? » Un peu hasardeux, il donne pourtant, une réponse sincère et intéressante.

Mais pas le temps pour eux de s’attarder, comme toujours, leur avion les attend ou plutôt ne les attend pas, direction Lausanne.

Quant à nous, direction le bar pour un moment tout aussi sympa avec Alexandra, Séverine, Julia, Thomas et Dimitri.

 

19h59. Il n’y a que vingt personnes dans la salle pour accueillir The Good Life qui se produira dans quelques minutes, un triste record de non-fréquentation…

J’ai ma place depuis plus de deux mois pour ce concert ; après juste quelques écoutes de leur dernier album, je suis tombé sous le charme, sans vraiment connaître. Soirée découverte et … bien-être.

 

Side project de Tim Kasher, chanteur et guitariste de Cursive, The Good Life est dans la lignée des groupes rock indépendants américains. Les textes élaborés évoluent sur des compostions pop folk déstructurées alliant tour à tour envolées lyriques et expérimentations. Après « Album of the Year », un album salué tant par la critique que par le public, ils préparent la sortie d’un nouvel album à paraître sur le label Saddle Creek.

 

TGL


20h22. Quarante personnes occupent la salle, la moitié debout, l’autre assise. Parfait pour accueillir cet excellent groupe. Un groupe d’américains, des vrais. Un rasta afro-américain à la batterie, une demoiselle en robe rouge style campagnard à la basse et deux barbus en chemise de bucheron aux guitares, le premier Tim Kasher, leader de groupe, est aussi au chant, le second passe de temps à autre derrière son synthé pour y jouer quelques notes.

La variété au sein du groupe se retrouve aussi dans leurs compos. C’est varié, plaisant, calme ou reposant et dans tous les cas, d’une grande justesse.

Pop, Rock, Folk, Reggae ? Qu’importe.

C’est reposant et de toute beauté. Et même si le groupe n’est pas beaucoup porté sur la communication après un peu plus d’une heure de set, j’en ressors entièrement satisfait.

 

Et si c’était ça la belle vie ?

25/11/2007

The New Pornographers @ Botanique

TNP


The New Pornographers @ Botanique

 

Ceux qui s’attendent à des détails d’un show « Pornographique » peuvent (malheureusement ?) arrêter la chronique ici. Ce drôle de nom est juste un clin d’œil à un certain Jimmy Swaggart, un gars qui a décrit la musique comme étant la nouvelle pornographie… La ressemblance s’arrête donc là, pour le moment en tout cas.

La Rotonde est pleine à craquer en ce samedi soir. Un public nombreux et… relativement « vieux », bien plus âgé que d’habitude en tout cas…

 

Alors, The New Pornographers, déjà papy du rock après 10 ans d’existence ? Juste un nom pour attirer les pervers ?

Ce sera plutôt la première hypothèse qui sera retenue…

 

Formé il y à plus de dix ans à Vancouver, The New Pornographers se revendique comme un groupe indépendant. Mené par le compositeur Carl Newman et souvent accompagné par Neko Case, les Canadiens débarquent avec « Challenger », un quatrième opus qui délaisse le son du synthétiseur au profit du piano, des mandolines et des cordes. Leur pop rock influencé tant par le Velvet Underground que par les Flaming Lips accompagne des textes personnels qui racontent des tranches de vie.

 

20h15. A ma grande stupeur, c’est un groupe un peu grisonnant qui monte sur scène. Moi qui m’attendait à voir débarquer une grande troupe de musiciens, je suis un peu déçu de voir qu’il n’y en aura « que » six ce soir. Parmi celui-ci, trois « acteurs » et trois « figurants ». Les acteurs se contentant de jouer, les figurants de figurer. Le début du set est assez catastrophique, des compos sans saveur qui s’enchaînent, un son pas tout à fait au point, un groupe qui se contente de jouer et de ne rien proposer de bien original. Du classique. Alors, je commence déjà à établir des théories du genre « en fait, les New Pornographers, c’est comme le porno c’est sans âme et si c’est mou ça ne prend pas ».

Pourtant sur le set de 1h20, il y a bien quelques morceaux qui font mouche, quatre ou cinq tout au plus, la reprise que le groupe à jouer il y a quelques jours à « Taratata » ou encore les ballades mélodiques sur lesquels c’est le piano et l’incroyable voix de la chanteuse qui l’emportent sur la guitare et la voix trop basse du chanteur.

Malgré tout, globalement ça reste très lisse, sans contacts et sans émotions. En dix ans de carrière, le groupe a acquis en professionnalisme mais a perdu en émotions et en intensité.

Le clou du spectacle sera la montée, ou plutôt le débarquement surprise, sur scène d’un petit gars du premier rang qui rejoindra Carl Newman au micro le temps d’une chanson, sa compagne, elle-aussi au premier rang, filme ce rendez-vous cocasse … C’est l’événement le plus palpitant de ce set, c’est dire l’intensité du spectacle.    

 

En bonus, une jolie photo et une vidéo prisent hier soir par Jean que j’avais rencontré au concert de The National il y a quelques semaines.

 

TNP2