03/09/2007

L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

Ilha_das_Flores_01


L’île aux fleurs, une belle leçon de vie.

 

« Actuellement, nous marchons dans une plantation de tomates et nous pouvons voir debout, devant nous, un être humain. En l’occurrence un japonais. Les japonais se distinguent des autres êtres humains par la forme de leurs yeux, leurs cheveux noirs et leurs noms caractéristiques.

Les êtres humains sont des animaux bipèdes qui se distinguent des autres mammifères  principalement par deux caractéristiques : le télé-encéphale hautement développé et le pouce préhenseur. »

 

L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien sorti en 1989 et réalisé par Jorge Furtado.

 

Douze minutes : c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 22% de Brésiliens qui meurent de faim.

 

Le début du film commence par ces quelques mots en portugais :

"Este nao é um filme de ficçao" = "Ceci n'est pas une fiction"
"Existe um lugar chamado ilha das flores" = "Il existe un lieu appelé île aux fleurs"
"Deus nao existe" = "Dieu n'existe pas"

 

Derrière ces quelques petits messages, un court métrage frappant et intelligent.

Pas de réelles prises de positions ni de jugements de valeurs, juste une narration, un point de vue extérieur et détaché. Dès les premières secondes, il y a cette impression géniale d’une analyse ‘extraterrestre’ de l’espèce humaine. Un exercice dans lequel de nombreux auteurs/réalisateurs se sont déjà cassés les dents… (Cfr Bernard Wercher ‘Nos amis les humains’)

Mais dès les premières minutes, on comprend rapidement que ça ne sera pas le cas dans ce documentaire…

Par un savant mélange d’humour et de vérité, l’être humain est directement remis à sa place, dans les mammifères.

 

La premier aspect marquant, et sans doute l’aspect essentiel, c’est que ce documentaire, 18 ans après sa sortie, n’a pas pris une ride et reste malheureusement (plus que jamais ?) d’actualité…

Et là où d’autres films sortis en 1989 peuvent paraître dépassés, entre autre à travers des détails liés à la technologie, L’île aux Fleurs ne souffre nullement de ce vieillissement pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucune trace de la technologie dans ce documentaire.

Dix-huit ans plus tard, on cueille toujours des tomates à la main, on les cuisine et on les jette.

Dix-huit ans plus tard, on ramasse toujours les poubelles, les déchets sont transportés dans des décharges et sont récupérés.

Pareil pour les cochons. Pareil pour les supermarchés. Pareil pour l’économie.

 

Un film prenant, choquant, intelligent. A découvrir absolument.

 

12 minutes de film valent mieux qu’un grand discours.

 

Portez vous bien.

 

Le Film:

 


29/08/2007

Pour la route : Hey There Delilah

 

 

Pour la route : Hey There Delilah

 

Mardi 28 août, 15h57. Les vacances touchent à leur fin…

Trois mois de vacances qui se terminent comme ils ont commencé, dans un train. But... I Like Trains.

 

Trois mois de vacances pas franchement géniaux, assez tristes, sauvés de justesse par mes quatre festivals (Werchter, Les Ardentes, Dour et Pukkelpop), mes rencontres et par mes quelques barbecues/cuites/murges mémorables.

 

Mais des vacances qui pourraient, bien qu’un peu tardivement, ne commencer qu’à décoller dans les prochains jours. Avec… de l’aventure.

Avec pour commencer, une semaine chargée en rencontres/retrouvailles/adieux mais surtout avec mon départ pour l’aventure, ce sera dans 8 jours avec un objectif : le Danemark, en passant par les Pays-Bas et l’Allemagne. (Et plus si affinités…)

 

A peine une journée pour souffler et j’enchaînerai avec les premiers épisodes de la quatrième saison de ‘ToX à l’université’… enfin plutôt de ‘ToX dans les résidences universitaires’ car c’est bien là que l'essentiel a lieu. J’attends avec on ne peut plus d’impatience de réaménager dans ce couloir de 12 chambres et surtout de découvrir les nouveaux personnages fraîchement pour cette nouvelle saison.

 

Ce n’est pas fini puisque du 21 au 24 septembre, je partirai en voyage d’affaire à Paris rejoindre Vincent Duke pour, je cite, « une expérience sociologique sur les milieux alternatifs parisiens et les modes de consommation de produits stupéfiants parmi les milieux sus cités ».

 

Quand je disais que mes vacances ne faisaient que commencer…

 

Et puis, il y a ce morceau, qui résonne en boucle dans mes oreilles depuis le début du voyage, ma découverte musicale de la journée. Il paraît que c’est un énorme succès aux Etats-Unis, qu’importe, je ne l’ai pas encore entendu dans nos contrées.

 

Le morceau adéquat avec ce qu’il faut de mélancolie pour me remémorer trois mois de souvenirs mais aussi un morceau qui m’accompagne sur la route, pour un nouveau départ.

 

Ce sont les américains de Plain White T’S avec le morceau ‘Hey There Delilah ; il me touche, il me transporte, il en est à sa 8ième boucle, il est 16h12, j’arrive en gare de Ath. Je pense à vous, du moins à tous les posteurs de commentaires avec qui j’ai pu me lier d’amitié.

 

Portez vous bien. 

 

Le Clip Original :

 


 

Les Paroles :

 

Hey there Delilah
What's it like in New York City?
I'm a thousand miles away
But girl tonight you look so pretty
Yes you do
Times Square can't shine as bright as you
I swear it's true

Hey there Delilah
Don't you worry about the distance
I'm right there if you get lonely
Give this song another listen
Close your eyes
Listen to my voice it's my disguise
I'm by your side

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
What you do to me

Hey there Delilah
I know times are getting hard
But just believe me girl
Someday I'll pay the bills with this guitar
We'll have it good
We'll have the life we knew we would
My word is good

Hey there Delilah
I've got so much left to say
If every simple song I wrote to you
Would take your breath away
I'd write it all
Even more in love with me you'd fall
We'd have it all

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me

A thousand miles seems pretty far
But they've got planes and trains and cars
I'd walk to you if I had no other way
Our friends would all make fun of us
and we'll just laugh along because we know
That none of them have felt this way
Delilah I can promise you
That by the time we get through
The world will never ever be the same
And you're to blame

Hey there Delilah
You be good and don't you miss me
Two more years and you'll be done with school
And I'll be making history like I do
You'll know it's all because of you
We can do whatever we want to
Hey there Delilah here's to you
This ones for you

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
What you do to me.

 

 

Le Bonus: Plain White T S - Hey There Delilah [ToX].mp3

 

Une jolie reprise acoustique.

 

Plain White


20/08/2007

iLiKETRAiNS – Terra Nova

iLiKETRAiNS – Terra Nova

 

iliketrains2


 

En Juin 2006 sortait sans aucun battage médiatique ‘Progress Reform’, le premier mini-album de 7 titres des anglais de iLiKETRAiNS.

 

Octobre 2006, quatre mois plus tard. Pour inaugurer ma longue saison de concert au Botanique, j’opte pour la découverte de iLiKETRAiNS à la Rotonde devant une petite centaine de personnes. Une découverte effectuée quelques heures auparavant sur leur MySpace qui me pousse à absolument vouloir découvrir leur excellent premier single ‘Terra Nova’ en live.

 

Un excellent souvenir. Une ambiance sombre et pesante.

Les cinq membres portent d’anciens uniformes de la société de chemin de fer britannique. Sur le devant de la scène, un des membres a pour seule fonction de faire fonctionner un vieux projecteur avec des images et des vidéos d’époque illustrant les morceaux du groupe.

 

Oubliez les voix graves de Interpol, Editors ou The National. Celle de David Martin est encore plus froide, plus caverneuse. Juxtaposée à un son on ne peut plus basique et simple (entendait par là, pas d’arrangements électronique), cette voix d’outre tombe transporte le spectateur dans les récits touchants de ses morceaux.

Un rock atmosphérique qui sort des sentiers battus pour proposer quelque chose de vraiment original et prenant, quoique très particulier par son côté très ‘noir’. 

Mélancolique, froid et hanté.

 

Mon titre favori, objet de cette chronique, est le prenant ‘Terra Nova’. Ce morceau rend hommage à l’expédition ‘Terra Nova’ menée en 1910 par Capitaine Robert Scott qui périt en 1912 avec son équipage lors de ce dernier voyage en Antarctique. Le clip associé au morceau est tout aussi excellent et, pour une fois, est vraiment en rapport avec le morceau.

 

Le 1 Octobre sortira ‘Elegies to Lessons Learnt’ leur premier album. Il traîne pour le moment dans un coin de mon disque dur et je risque bien d’en reparler.

En attendant, pour éveiller votre curiosité, je vous laisse profiter de ‘Terra Nova’.   

 

Le Clip :

 

 

Les Paroles :

How could I
Have led these men to their demise
And they just follow?
Exploration's last great prize
It
wasn't mine

And mores the shame
You will remember my name

Great god
This is an awful place
And I do not think that we can hope
For any better things now
Oh the end
Cannot be far
It cannot be far
I cannot wait
Explorations last great prize
A saving grace
It wasn't mine

And mores the shame
You will remember my name

 

 

Portez vous bien et ne soyez pas sage.