20/02/2007

Actu diverse et on ne peut plus sérieuse.

On commence avec le Billet de Robert Solé en dernière page du journal Le Monde de ce mardi 20 février.

 

Zapping

 

CO-INVENTEUR de la télécommande pour télévision, l’Américain Robert Adler vient de mourir aux Etats-Unis, à l’âge de 93 ans. Faut-il le considérer comme un bienfaiteur de l’humanité ? La télécommande est entrée dans nos vies, elle est devenue aussi indispensable que l’aspirateur ou la brosse à dents. Grâce à ce prolongement de la main et du cerveau, le petit écran se gouverne à distance. Il suffit d’effleurer les touches de cette boîte à merveilles pour changer de chaîne, d’époque ou de genre, passant de la fiction à la réalité, du génocide à la gaudriole… La télécommande, c’est la liberté, le vagabondage, le nomadisme. C’est le monde à portée de la main, au bout des doigts. Nomades ou sédentaires ? Nous ne quittons plus notre fauteuil. Au moindre ennui, nous zappons. Les producteurs d’images ne savent plus comment épicer leurs mets pour nous retenir. La télécommande, c’est le papillonnage, l’impatience, l’infidélité. C’est la consommation effrénée, la goinfrerie sans limites. Illusion du voyage, et du pouvoir. La télécommande, c’est la télé qui commande.


J’aimerais aborder maintenant un sujet important, celui qui porte sur le Turkménistan. Ce pays entre le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et l’Iran, qui finalement n’est pas si loin de chez nous et où des choses inimaginables se déroulent et se sont déroulées.

 

map_country_turkmenistan


 

Un pays dont on ne parle pas beaucoup et qui avait attiré mon attention l’année dernière suite à un reportage de l’émission Envoyé Spécial sur France 2. Pour ceux qui à l’époque n’aurait pas entendu parler de cet épisode, voici un petit résumé :

 

Catherine Berthillier fut la première journaliste à avoir ramené des images non officielles du Turkménistan, l’une des dictatures les plus dures au monde. Reportage tragique puisque les deux reporters locaux, qui l’ont aidé dans la réalisation, ont été retrouvés, torturés et tués. (Mais ceci est un autre débat, qui a déjà eu largement sa place sur internet.)

 

Voici quelques extraits d’un entretien de Catherine Berthillier à l’occasion du passage du reportage à la télé :

 

Il est très difficile d'avoir un visa pour le Turkmenistan, comment avez vous procédé ?


J'avais très peu de chance d'avoir un visa de journaliste et même un visa de touriste implique d'être accompagné par un "guide". J'ai donc choisi le visa de transit en expliquant que je voulais aller en Ouzbekistan. J'ai filmé en camera cachée, 22 h sur 24 durant les 5 jours que durait mon séjour.

 

Comment fonctionne la dictature de Niazov ?


C'est comme une secte. Le culte de la personnalité est incroyable : Saparmourad Niazov est en permanence à la télé,contrôle tout,  il n'y a aucun media d'opposition. Au Turkmenistan, un tiers de la population a déjà été en prison où 20% des détenus meurent. L'endoctrinement est total, les jeunes turkmènes croient que Niazov est aussi puissant que Bush ou Poutine.

 

La situation sanitaire y est donc dramatique.


Oui pas qu'en prison. Parmi les 200 000 Russes qui ont quitté le Turkmenistan après la prise de pourvoir de Niazov, 30 OOO étaient médecins. On voit réapparaitre des maladies comme la peste, le choléra mais les médecins n'ont pas le droit d'effectuer les vrais diagnostics.

 

Source

 

Choquant, interpellant et surprenant.

Surprenant que les medias ne parlent pas plus de la situation de ce pays.

 

Chose qui a pourtant changé en décembre dernier avec la mort de ce dictateur. J’ai donc récolté quelques infos sur le sujet et je m’empresse de vous les faire partager.

 

Sujet, tout d’abord traité dans Le Monde du 16 Février, avec cet éditorial qui résume très bien à lui seul la situation. A lire ICI.

 

On continue sur ce sujet avec dans Le Monde d’aujourd’hui, un article de Sophie Shihab dont je vous retranscris l’intégralité ICI.

 

En espérant que ça puisse attirer votre attention, vous interpeller, éveiller un petit quelque chose en vous ou vous faire réagir. C’est un sujet que je voulais aborder depuis longtemps.


 

Sans transition aucune, je suis tombé sur un article surprenant et qui s’insére bien dans le fourre-tout qu’est ToX. Un article original, pour en plus se retrouver dans Le Monde, intitulé Ces chanteuses vénérées par les gays.

Intéressant et étonnant, et que vous pouvez lire dans son intégralité ICI.

En accompagnement de cet article une superbe photographie peinte de Mireille Matthieu.

 

QUO

 

 

A très bientôt!

09/02/2007

Commu-ni-quer

En attendant les prochains concerts, je ne me lasse pas de vous faire partager quelques articles surprenants et/ou interpellants issu de mes lectures.

Ceux-ci sont extraits du journal Le Monde.

 

Avec pour commencer, un chiffre : 170  

 

170 jours

Record de détention

Un journaliste américain, Josh Wolf, âgé de 24 ans, est emprisonné depuis l’été 2006 pour avoir refusé de remettre à la justice la vidéo d’une manifestation à San Francisco (Californie) contre le sommet du G8 qui s’était tenu en juin 2005 en Ecosse.

Les images en cause montreraient l’incendie volontaire d’un véhicule de police. Le nombre de jours – 170 à la date du 7 février – passés par ce journaliste en prison pour avoir refusé de révéler ses sources constitue un record pour un tel motif, affirment des groupes de défense de la presse. Le précédent record d’incarcération pour un journaliste protégeant ses sources aux Etats-Unis était jusqu’alors détenu par Vanessa Leggett, emprisonnée pendant 168 jours en 2001 et 2002.

 

Extrait du journal Le Monde du 9 février 2007

 

 

Et maintenant place au désormais traditionnel billet, celui de Robert Solé, en dernière page du quotidien. Et comme d’habitude… je vous en laisse la réflexion.

 

Commu-ni-quer

 

ON CONNAÎT les « Justes », ces citoyens qui, au péril de leur vie, ont sauvé des juifs pendant le nazisme. Mais comment qualifier ceux d’entre eux qui ont refusé d’en parler après la guerre ?

Un rabbin britannique, cité par le Financial Times, révèle que le patron de la célèbre firme Leica, Ernst Leitz II, a aidé des centaines de ses employés juifs à fuir l’Allemagne dans les années 1930. Ce protestant ne s’en est jamais vanté par la suite : même ses petits-fils l’ignoraient. « Faites du bien, leur disait-il, et n’en parlez pas. »

Aujourd’hui, cette discrétion passerait pour pathologique. Il faut absolument « communiquer » ce que l’on a fait. Commu-ni-quer, pour défendre des idées, promouvoir une image ou gagner de l’argent.

Tout le monde s’y est mis : partis, entreprises, syndicats, Eglises, ONG… Sans compter les mendiants dans le métro et, bien sûr, les terroristes. « Communiquer » ne signifie plus entrer en relation avec quelqu’un, mais le conquérir, le séduire, voire le piéger. Agir ne sert plus à rien si l’on ne sait pas en parler. A la limite, il n’est pas nécessaire de faire : l’important est de faire savoir.

 

Mais je ne peux pas vous laisser comme ça… sans vous faire part de cette chanson The Story of the Impossible. Ce n’est pas tout nouveau mais si vous ne connaissez pas encore alors ça risque de vous faire passer un agréable week-end avec cette mélodie qui ne vous quittera plus et puis ce serait bête de passer à coté…

C’est extrait de l’émission Taratata, c’est Peter Von Poehl, c’est The Story of the Impossible et c’est sublime.

 

 

Voila, il me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon week-end et de vous dire à très bientôt.

 

Bien à vous,

08/02/2007

Overdoses

Quittons quelque peu l’univers musical avec un petit billet, celui de Robert Solé, issu du journal Le Monde du 7 février 2007. Et dont je vous laisse la réflexion.

 

Overdoses

 

Condamné à six mois de prison pour consommation de drogue, un Saoudien a bénéficié d’une peine de substitution : il dispose d’un semestre pour apprendre le Coran par cœur et devra passer un examen final devant le juge. A Djedda, tout le monde peut être content : le condamné, qui échappe au violon, en attendant d’apparaître comme un bon musulman ; et le tribunal, qui s’est montré imaginatif, tout en faisant œuvre pieuse.

 

En France, un juge qui voudrait s’inspirer de cette décision serait bien embarrassé. Quel livre choisir ? La Bible, l’Evangile ou le Coran porterait atteinte à la laïcité.

Et le magistrat qui donnerait à apprendre Les Trois Mousquetaires, À la recherche temps perdu ou le programme du Parti socialiste serait sommé de s’expliquer sur ses préférences littéraires. Seul l’annuaire téléphonique ferait l’unanimité, à supposer que son étude apparaisse d’une quelconque utilité.

 

C’est quand même plus simple en terre d’islam ! Reste le problème de la drogue. Quand la religion devient l’opium du peuple, plus personne n’est en mesure d’en restreindre la consommation.

 

13:21 Écrit par ToX dans Culture & Société | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |