20/03/2007

Exactitudes

Exactitudes

 

De retour avec l’exactitude me direz-vous ?

 

Non, laissons Louis XVI et « L’exactitude est la politesse des rois » de coté pour un moment.

 

Je vous propose ici de découvrir « L’exactitude n’est pas la vérité », une citation d’Henry Matisse.

 

Mise en situation : Mardi, journée normale de cours. On commence en beauté avec de 8 à 10h, de l’anglais. On se retrouve à une petite dizaine, tous en rond à discuter sur des sujets hautement philosophiques tels que la pauvreté, la micro finance ou le micro crédit. Le tout sans interruption, rien de tel pour commencer la journée.

 

Ensuite, je me retrouve dans une salle d’étude, qui rappelle étrangement le blocus, à lire de la sociologie de la maladie et de la médecine. Au programme, quelques notions très intéressantes notamment sur le modelage culturel de la maladie et l’expérience de la douleur. Ainsi j’apprends les différences entre les irlandais et les italiens dans la façon de décrire leurs symptômes ou d’exprimer leur douleur. Ou encore dans certaines sociétés, le fait que des phénomènes que la médecine occidentale juge pathologique ne sont pas considérés comme des symptômes : les vers intestinaux par exemple. (Si un billet sur le sujet vous intéresse, ce serait avec plaisir)

 

Interruption des nouvelles, il est 16h30 et je viens de recevoir sous ma porte une feuille A4 extraordinaire. Dimanche soir en arrivant, des affiches avaient été collées sur les portes des différents étages : « Soirée des logements, jeudi soir 20 heures, 2€ » le tout mis en scène assez pitoyablement. Heureusement, un vengeur masqué, se baladant toujours avec son bic, se chargea de laisser quelques commentaires sur ces affiches, une sorte de boycott…Une vague histoire d’indépendance…

La surprise : A peine 24h après cette action, de toutes nouvelles affiches sont distribuées en dessous de chaque porte, avec ajouté à l’indélébile « Attention, Apero gratos » « APERO COMPRIS !!! »

Mission réussie, qui valait bien une petite interruption !

 

Pas le temps de souffler, juste de faire deux matchs de PES…

De 14 à 16h, cours d’histoire de la pensée sociologique. Et, alors que je m’endormais au dernier rang en entendant pour la nième fois parler de Spencer, Durkheim et compagnie, j’ai été attiré par un projet génial : Exactitudes. (On y vient enfin). On abordait un vieux sociologue allemand, Georg Simmiel, qui nous racontait, il y a 100 ans, des trucs assez intéressants, notamment sur le concept d’action réciproque. Les relations entre individus ont des tendances à la cohésion (un pont qui relie) et/ou à la dispersion (une porte qui sépare). Et dans ce cadre là, un truc génial défile sur le diapo PowerPoint : Le projet Exactitudes.

 

Exactitudes est un projet initié par le photographe Ari Versluis et la styliste Ellie Uyttenbroek, tout deux basés à Rotterdam. Depuis octobre 1994, il étudie les impacts des codes vestimentaires de différents groupes sociaux. Le résultat est une exposition de plusieurs photographies confrontant différents individus obéissant aux mêmes règles sociales.

 

They call their series Exactitudes: a contraction of exact and attitude. By registering their subjects in an identical framework, with similar poses and a strictly observed dress code, Versluis and Uyttenbroek provide an almost scientific, anthropological record of people's attempts to distinguish themselves from others by assuming a group identity. The apparent contradiction between individuality and uniformity is, however, taken to such extremes in their arresting objective-looking photographic viewpoint and stylistic analysis that the artistic aspect clearly dominates the purely documentary element.

 

L’idée est géniale : prendre dans la rue des passants et leur demander individuellement de si ils veulent bien se faire photographier. On fait ça pendant quelques années, on photographie plein de gens différents (enfin en apparence), et puis on classe tout ça en catégorie pour en faire, entre autre, une expo. Le résultat est captivant, intéressant, original, artistique et sociologie.

 

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Ainsi, Michel qui en se levant le matin a décidé, tout seul comme un grand, de mettre sa chemise à carreaux et son beau pantalon orange ; en fait se retrouvera avec André, Philipe, Christophe, Thierry et Matthieu habillés exactement comme lui. Ils ont tous mis ce matin là l’uniforme de leur groupe social. Et tout le monde fait ça, inconsciemment ou non. Les vêtements font passer énormément de choses, ce sont des invitations de contacts, d’interactions, mais aussi des interdictions à ces derniers.

 

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Demain matin, comme tout les autres, je me lèverais, et en pensant être unique, j’endosserais mon uniforme, celui du jeune étudiant de l’ULB en sociologie (ou pas). Mais qu’importe, l’habit ne fait pas le moine et puis après tout, c’est l’intérieur qui compte…

 

Et après tout, l’exactitude n’est pas la vérité…

 

Amusez vous et cliquez sur http://www.exactitudes.com/

 

Tchusss

 

C’était la leçon sociologique du jour.

 

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17:17 Écrit par ToX dans Culture & Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : exactitudes |  Facebook | | |

18/03/2007

ToX teste la Wii

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Depuis sa sortie, le Wii décembre, la Wii ne cesse de faire parler d’elle.

 

Quoi vous n’avez pas encore entendu parler de la Wii, la dernière console de Nintendo ?!

Hummm impossible d’y échapper pourtant, sauf si vous vivez dans une caverne… mais dans ce cas, vous ne feriez pas partie de mes fidèles lecteurs…

 

Donc partons du principe que vous avez déjà, ne fut ce que vaguement, entendu parler de la Wii. Alors que la guerre des consoles nouvelles générations fait rage, Nintendo a sorti son joker et, comme souvent, le constructeur a misé la carte de l’originalité.

 

L’originalité de la Wii : fini les manettes traditionnelles, place à des espèces de télécommandes, sans fils, équipées de détecteurs de mouvements appelées Wiimote

Le principe : vivre une expérience de jeu unique. Pour jouer, vous bougerez, vous vous agiterez, vous vous dépenserez et vous vivrez le jeu.

 

Sur le papier, c’est bien beau et, au vu des ventes de la console face à ses concurrentes, ainsi que du buzz qui tourne autour d’elle depuis sa sortie, le pari de Nintendo est réussi.

 

Vendredi, après quelques heures de cours, je m’apprêtais à regagner ma campagne natale, quand on m’annonce l’arrivée d’un colis pour moi. Ma mission : un week-end pour tester la Wii ! Je remercie au passage Christophe alias Jérémie alias mojito de m’avoir donné cette opportunité.

 

J’avais enfin entre les mains la Wii vendue dans son pack d’origine avec son contrôleur, la Wiimote, ainsi que le jeu Wii Sports ; 250€ en magasin. En accompagnement, j’avais une deuxième Wiimote vendue dans le commerce avec le jeu Wii Play pour 50€.

 

De quoi passer un bon week-end en perspective…

 

Pourtant, au final, un avis wii-tigé…

 

J’installe le tout sur mon écran Haute Définition Thompson, je place le capteur de mouvement au dessus de celui-ci et je lance la console. Les menus sont d’une grande simplicité et c’est finalement avec aisance qu’on dirige le curseur avec la Wiimote en main. Pas grand-chose à dire sur les menus, juste quelques options, la possibilité de créer un Mii (son personnage) et enfin une fois reliée à Internet, l’accès à quelques chaînes (météo, infos,…)

 

Mais qu’importe, passons au plus important, le lancement du premier jeu : Wii Sports. Après un avertissement indiquant comment bien attacher la Wiimote à son poignet, c’est parti.

 

Wii Sports fourni dans ce pack est un jeu vraiment excitant qui vous offre cinq disciplines sportives différentes (tennis, baseball, boxe, golf et bowling), chacune utilisant la Wiimote pour donner des sensations naturelles, intuitives et réalistes. Vous pourrez utiliser votre avatar Mii dans le jeu pour affronter les Miis de vos amis et ainsi personnaliser les matchs.     

 

Une prise en main nouvelle qui demandera quelques minutes d’adaptation, quelques heures pour les moins doués… Je commence par le sport qui me botte le plus, le tennis. Et là, je suis tout de suite marqué par le manque d’option. Avec comme seule option : Match en 1 jeu, en 2 jeu gagnants ou en 3 jeux gagnants… Très pauvre… Oubliez tout de suite l’idée de faire une compétition, un tournoi, choisir la surface ou même de faire un simple… Pas très compliqué quand même de fournir ces options. Seul face à la console, à gesticuler tout seul dans mon salon, j’ai vite compris les limites de la Wii. Ici, on ne déplace même pas son joueur, c’est la console qui s’en charge, il suffit juste de taper quand la balle passe, coup droit, revers avec quelques rares subtilités … J’engage ma petite sœur à participer… C’est un peu plus marrant… mais toujours aussi pauvre, avec au maximum un match gagné en 3 jeux, quelques minutes donc…

Dans les autres sports, j’ai aimé le Base-ball… quoique ça manque beaucoup de participation, soit taper dans la balle, soit la lancer… pas de possibilités de diriger les joueurs pour capter les lancés adverses par exemple … Les autres sports sont assez bateaux. Les matches de boxe sont défoulants bien que fort brouillons. Heureusement le jeu Wii Sports est fourni avec la console et qu’il n’a pas fallu payer 60€ pour l’acquérir.

 

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Passons maintenant à Wii Play, en espérant un peu plus de fun…

 

Wii Play est une compilation de neuf jeux divers et variés allant du jeu de tir à la Duck Hunt au tennis de table en passant par le billard et même le rodéo.
Jouez seul, c'est bien, mais chacun sait que jouer contre un adversaire, c'est encore mieux. C'est pourquoi une Wiimote est incluse avec chaque exemplaire de Wii Play pour vous permettre de jouer à ces neuf jeux en face à face contre un ami.

 

Neuf jeux… seulement… Le tour est vite fait… et même en multijoueur, ceux-ci n’ont que très peu d’intérêt…deux jeux sortent à mon goût un tout petit peu du lot : Champ de tir et Chars. Après 1 heure, le tour est fait et refait…

 

Plus rien à dire… déception… mais apparemment, je suis le seul ou presque… Et encore, je ne me suis pas attardé sur graphismes de la Wii… Marrants certes avec leur couleur et leur personnages mais indignes de 2007…

 

Peut être que mon avis aurait pu changer en testant quelques uns des (rares) bons jeux sortis pour le moment sur la console ; Zelda par exemple…

 

Mais pour l’instant, c’est très pauvre, peu complet, peu précis,… A mon avis, la console doit prendre toute son ampleur :

-         lors des murges entre amis, lors les soirées quelques peu arrosées.

-         Pour amuser vos neveux, cousins,… de moins de 12 ans…

-         Pour permettre au no life ou à certaines demoiselles (et messieurs bien entendu) de faire un peu de sport et de transpirer tout en restant dans son salon (Mais il y a d’autres moyens, si si j’vous assure)

-         Pour Christophe

-         Pour les non experts en jeux vidéo, qui ont du mal à manier les manettes traditionnelles et qui cherche une expérience plus intuitive et plus simple. (C’est comme ça que j’ai réussi à faire jouer ma maman et figurez-vous qu’elle ne se débrouille pas mal au tennis, par contre ma grande sœur, même pour ça c’est un cas désespéré !)

-        

 

Voila, le test de la Wii est wii-ni, pour ne pas dire fini… Trois heures de jeu sur le week-end, impossible de faire mieux et largement assez pour faire le tour de la console et de ses deux jeux. Au final, je me suis retrouvé avec quand même 300€ de matos dans les mains, c’est certes deux fois moins cher que la PS3 qui sortira dans quelques jours, mais ça reste cher pour ce que c’est… Pour quelques dizaines d’€ supplémentaires, je ne saurais que vous conseillez de plutôt opter pour la Xbox 360 de Microsoft, même si il semblerait que les deux consoles ne jouent pas dans la même catégorie.

 

Merci à Christophe alias Michel alias Mojito alias Jean-Paul d’avoir pensé à ToX.

 

Si vous avez d’autres choses (plus ou moins intéressantes) à me faire tester, n’hésitez pas !

 

Tchusssss     

08/03/2007

News du 8 mars

Retour à des infos plus sérieuses.

 

Avec tout d’abord, un classement, celui des pays les plus impopulaires de la planète.

 

Israël et l’Iran, pays les plus impopulaires de la planète.

 

LONDRES. Israël est, selon un sondage publié mardi 6 mars par la BBC, le pays le plus impopulaire de la planète, devant l’Iran. 56 % des 28 000 personnes interrogées dans 27 pays ont une opinion négative d’Israël (17 %ont une opinion positive). Suivent l’Iran (54 %d’opinions négatives, 18 %de positives), les Etats-Unis (51 %et 30 %) et la Corée du Nord (48 %et 19 %). Le Canada et le Japon (54 % d’opinions positives), suivis de la France (50 %), sont les pays jugés le plus favorablement. – (AFP.)

 

En creusant un peu plus cette brève parue dans Le Monde du 6 mars, j’ai trouvé quelques infos qui mériteraient d’être signalée. En fait, les personnes interrogées ont devant elles une liste de 12 nations sur lesquelles elles doivent donner leur avis. Ne nous étonnez donc pas de ne pas retrouver la Belgique… Les 12 nations étaient : Grande-Bretagne, Canada, Chine, Corée du Nord, États-Unis, France, Inde, Iran, Israël, Japon, Russie, Venezuela. Assez bateau au final…

 


 

Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de la Femme. Bonne journée mesdemoiselles.

Evitons le genre de remarque « ça manque un peu de féminité sur ToX » puisque (encore une fois) je pense à vous. Et je vous ai dégoté le traditionnel billet de Robert Solé, paru dans Le Monde du 7 mars.

 

Artistes

 

Le couturier Dolce & Gabbana a célébré la Journée internationale des femmes (8 mars) avec un peu d’avance. Sa publicité montre une jeune fille plaquée au sol par un homme au torse nu, sous le regard impassible de plusieurs autres mâles. Il s’agit naturellement d’une « photo artistique ». Et les Espagnols qu’elle a indignés sont « un peu retardataires ». Comme le sont sans doute les treize membres du Sénat italien qui ont publié un communiqué de protestation. La publicité est donc passée de la traditionnelle exploitation de la femme-objet à l’élégante allusion au viol collectif. Il ne s’agit pas d’une bavure. Le couturier italien, qui s’était déjà distingué en septembre 2006 par une initiative semblable, réussit une fois de plus à faire parler de lui. Chaque protestation le comble. Comment réagir sans entrer dans son jeu ? N’employons pas le mot « boycottage », qui pourrait heurter des oreilles sensibles : nous sommes dans le domaine de la création et du bon goût. Disons simplement que le meilleur moyen de sanctionner cette ignominie est de ne plus acheter les produits Dolce & Gabbana.

 

Révoltez vous mesdames… et vous aussi messieurs, y’a pas de raisons.

Bon à coté de ça la remarque de Robert est un peu contradictoire puisque Le Monde est chaque jour rempli de pub pour… Dolce & Gabbana… Alors Robert… tu sors s’il te plait.


 

 

On finit cette news avec un dernier article, le point de vue de nos voisins français et en particulier de notre ami Robert Solé sur le goût pour la Belgique… HumHum. C’est extrait du Monde d’aujourd’hui, le 8 mars.

 

Belgitude

 

Ils exagèrent, ces Belges ! L’immense Johnny Hallyday n’arrête pas de déclarer sa flamme à la petite Belgique, et elle fait sa mijaurée. Trop grand pour elle ? A Bruxelles, les députés ont encore repoussé de six mois l’examen de la demande de naturalisation du chanteur, sous prétexte de « vérifications nécessaires ». Vérifier quoi ? L’attachement de Jean-Philippe Smet à ses racines a-t-il besoin d’être démontré ? On ne veut tout de même pas l’obliger à mettre le feu en flamand ! L’affaire devient gênante, voire inconvenante. Au-delà d’un amour contrarié, c’est un plan de carrière qu’on assassine. Notre chanteur américain, qui s’est installé provisoirement en Suisse, a besoin de la nationalité belge pour résider à Monaco sans payer d’impôts. Une adresse monégasque lui permettra peut-être ensuite de poser son sac au Liechtenstein ou aux îles Caïmans…

Puis avec cet argent-là On s’achèterait Panama chantait pour rire son collègue et voisin Guy Béart, qui a eu la bonne idée, lui, de rester citoyen des Hauts-de-Seine.