05/04/2007

Les Oubliés du World Trade Center

 
 
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The 9/11 Jumpers

 

Personne n’a oublié ces images…remontant déjà à plus de 5 ans

 

Des images marquantes, mais au-delà de cet aspect « choc », il y a certainement des choses à apprendre ou du moins à retirer. En effet, les médias aux USA ont progressivement occulté toutes  les images relatives aux personnes ayant fait le choix de sauter. On estime leur nombre à deux cents. Peu à peu, ces victimes-là ont perdu en visibilité, ont presque cessé d'exister.

Les avis divergent sur la question : Faut il les oublier, en parler, les montrer…

L’avis de l’Express est quant à lui clair à propos de ce sujet.

 

Un silence respectueux a entouré, depuis cinq ans, les jumpers, ces désespérés sautant des étages du World Trade Center. M6 brise le tabou en diffusant un documentaire qui tente d'établir l'identité du falling man, cet anonyme filmé durant toute sa chute, pantin disloqué dégringolant sous les yeux incrédules de la foule. Les images sont passées en boucle, dans les cris et les larmes, avec une complaisance morbide. Ce film gênant et dénué de réflexion flatte des instincts voyeurs et malsains comme on gratte une blessure mal cicatrisée.

 

Toujours est-il qu’on en parle très peu. J’ai retrouvé un article qui date de quelques mois, extrait du Nouvel Observateur, le N°2183 de septembre 2006, qui est revenu 5 ans après, sur les différents aspects de la tragédie et notamment sur ces « jumpers ». Cet article introduit le reportage « Les Oubliés du World Trade Center » qui est passé à l’époque sur M6.

 

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Avant la chute

 

Environ 200 personnes ont sauté des tours en flammes. Enquête sur des victimes que l’Amérique a préféré oublier.

 

Ce matin comme les autres, 2 600 personnes se lèvent, s’habillent, disent au revoir à leurs proches et rejoignent leur lieu de travail. Les tours jumelles du World Trade Center dominent la ville la plus riche du monde ; sous le soleil de septembre, elles luisent comme des lingots.

 

Aucune de ces 2 600 personnes ne survivra. A 8h45, la tour Nord est percutée par un avion de ligne. Le bâtiment a été conçu pour résister à une collision avec un appareil de type Boeing 707 mais il s’agit d’un 767. Des centaines de personnes meurent instantanément dans les étages de 93 à 99. Près de 1 000 personnes sont prises au piège entre le centième et le sommet de la tour.

Une épaisse fumée s’échappe de la structure d’acier. L’incendie, alimentée par le kérosène, activé par le vent, transforme la tour en haut-fourneau. Au point d’impact, la température atteint 1000°C. Les captifs brisent les baies vitrées pour respirer, mais le courant d’air aggrave la situation. Les émanations toxiques redoublent, les ordinateurs fondent, le plancher brûle leurs pieds. Alors ils contemplent le vide, les immeubles géants, les voitures de pompiers minuscules, et certains préfèrent cette forme de mort.

 

Un deuxième avion a percuté la deuxième tour, piégeant 600 autres personnes, lorsque Richard Drew, photographe de l’agence Associated Press, arrive sur les lieux. Beaucoup d’hommes et de femmes ont déjà choisi. Leurs silhouettes tournoient pendant dix secondes dans le vide avant de s’écraser avec « un bruit de sac de ciment » qui horrifie les foules. Les plus croyants voient dans ce suicide de masse une autre forme de damnation. Richard Drew tire de son sac un téléobjectif de 200 mm. « Encore un ! » s’exclame un policier à côté de lui. Le photoreporter cadre un homme qui tombe avec une sorte d’élégance, les bras le long du corps, une jambe pliée, de façon presque détendue, et prend de lui une série de 12 clichés. Il continuera à photographier les « jumpers » jusqu’à l’effondrement de la tour Sud et de l’explosion du haut de la tour Nord.

 

La photo de « l’homme qui tombe » sera reproduite dans des centaines de publications avant que les médias ne renoncent à diffuser ce genre d’images, jugées malsaines et dérangeantes ; y compris sur internet, il deviendra difficile de trouver trace des 200 personnes (chiffre approximatif) qui ont sauté des tours en flammes.

 

Un écrivain américain, Tom Junod, a trouvé injuste cette radiation de la mémoire collective et a voulu rendre hommage aux victimes oubliées. Après des mois d’investigation, il a fini par découvrir l’identité e l’homme photographié dans sa chute. C’est son enquête qui est ici retracée. Qui était ce Noir qui portait des baskets et un tee-shirt orange ? Quel était son métier ? Pourquoi semblait il moins effrayé par le vide que les autres ?

Un documentaire poignant, à la limite de l’exhibition quelquefois. Eric de Saint Angel.

 

Documentaire : « Les oubliés du World Trade Center ». Réalisation : Henry Singer.

 

04/04/2007

Le Christ sous pression

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Encore un nouveau jeu d’alcoolique ? Réaliser des dessins avec la mousse de nos bières, me direz-vous …

 

Hé bien non (pas cette fois)… Parlons plutôt de notre ami Jésus.

 

Enfin c’est le Nouvel Obs qui en parlait, il y a quelques mois (N°2186).

 

Comment inciter les jeunes à se rendre à l’Eglise ? En faisant flotter Jésus dans la bière.

Une affiche montrant le visage du Christ dessiné dans les restes de mousse d’une chope vide sera bientôt diffusée en Grande-Bretagne. Son slogan : « Où le trouveras-tu ? »

« Le message est subtil mais simple : où est Dieu dans toute la consommation d’alcool de Noël ? Pour beaucoup, Noël consiste juste à boire et à faire la fête et Jésus est exclu », explique Francis Godwin, responsable de la communication du Churches Advertising Network. La campagne publicitaire sera accompagnée de spots radio reprenant des témoignages de jeunes sur les croyances.

Remettez-nous ça, patron !

 

Je ne peux que vous conseiller un (rapide) tour sur le site web http://www.churchads.org.uk/ , sur lequel vous pourrez télécharger les affiches en hautes qualités A4 et A3 pour en faire des posters, mais aussi télécharger leurs spots radio ou encore les rajouter comme amis MySpace.

 

17:09 Écrit par ToX dans Culture & Société | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |

02/04/2007

Les poissons en perte de vitesse?

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Hier, nous étions le 1 avril… et qui dit 1 avril, dit poisson d’avril.

 

Une tradition ancestrale pourtant. Petit historique.

 

Si l'origine du poisson d'avril est controversée, l'hypothèse la plus courante le fait naître au 16ème siècle. En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier. Un changement a également décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.

 

Si les farces sont désormais connues sous le nom de "poisson d'avril", cela remonte là encore à ce cher 16ème siècle. Les cadeaux que l'on s'offrait en avril étaient souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l'un des pièges les plus courants était l'offrande de faux poissons.

 

La tradition de la blague du 1er avril, au départ occidentale, s'est peu à peu diffusée. Elle s'exprime de différentes manières en fonction des pays. En Angleterre, par exemple, le 1er avril est l' "April's fool day". Les farces ne se font que le matin et si vous êtes piégé, vous êtes "une nouille". En Ecosse, soyez deux fois plus vigilant qu'en France car les farceurs peuvent également sévir le 2 avril. Au Mexique, l'unique tour consiste à subtiliser le bien d'un ami. La victime aura en échange des bonbons et un petit mot lui indiquant qu'il s'est fait avoir. Il existe même une version indienne du poisson d'avril : elle a lieu le 31 mars et se nomme la fête d'"Huli ". Source 

 

Pourtant, j’ai eu cette étrange impression de ne pas avoir connu de premier avril en 2007… Peut-être du fait que celui-ci soit tombé un dimanche, je ne sais pas… toujours est-il qu’il me laissa un goût amer dans la bouche : Personne ne m’en a fait (ou n’a osé m’en faire !) et je n’en ai fait à personne :-s (même pas une petite blague de merdre). C’est alors que naît cette interrogation hautement philosophique : Serait-on entrain de perdre la tradition du 1 avril ?

 

Où est le bon temps où l’on se baladait avec nos poissons, dessinés et découpés, pour tenter de les coller chez les amis, les passants ou les profs ?

 

Cependant, ce qui est certain c’est que les médias n’ont quant à eux pas oublié cette tradition ! Voici un petit tour d’horizon des différents poissons d’avril que j’ai pu découvrir. Par contre, leur qualité laisse vraiment à désirer…

 

Avec tout d’abord un hebdomadaire, le Télépro, sorti dès le jeudi 29 mars, nous pouvions donc avoir notre poisson débile avant l’heure. En plus, c’est drôlement facile avec eux puisqu’il se trouve chaque année à la même page et dans la même rubrique…

 

Deux films X en wallon. Culotté ! 30.000€ pour notre cinéma rose.

 

Deux films X subventionnés à raison de 15.000€ chacun : « Mononk voit rose » et « Mi binamé en tchesse ». Un article pitoyable qui ne vaut pas une intégrale retranscription sur ToX. Par contre, quelques lignes plus loin, on trouve un excellent poisson d’avril : « Britney Spears… reprend sa vie en main » Hahahaha

 

Une certaine chaîne de télévision belge a lâché qu’à partir du 1 juillet, il serait interdit de fumer au volant. On s’améliore un peu…

 

Passons aux quotidiens, avec celui de la Libre Belgique : Antennes GSM bridées ou désactivées!

Bon ici ce qui foire un petit peu c’est qu’ils mettent la mention Exclusif à côté, et un premier avril, c’est grillé sur le champ ! Et puisque insérer des mentions en dessous de l’article semble à la mode (cfr ceci n’est pas une fiction) et Libre nous a gentiment laissé en bas de son article, dans l’après-midi, Ceci était le poisson d'avril de la Libre.be.

Retrouvez l’article ICI

 

On va élever un peu le niveau (ou pas) avec celui du site web de RTL et celui là je le trouve vachement sympa ! Bref et précis, un vrai poisson ! Les Wallons vont devoir payer une taxe sur les barbecues.  

 

Une nouvelle taxe vient d'être décidée par le gouvernement wallon. Les Wallons devront payer une taxe lorsqu'ils feront des barbecues. L'objectif de cette mesure : lutter contre le réchauffement climatique. Les barbecues produisent en effet beaucoup de CO2, entre 50 et 100 g de CO2 par barbecue. La taxe sera de 20 euros par barbecue, et ce à partir du mois de juin. Afin de contrôler que tout le monde respecte cette mesure, le gouvernement va faire appel à un hélicoptère. Une société privée est mandatée pour survoler la Wallonie. Une caméra thermique sera utilisée. Elle détecte les sources de chaleur.

Et c’est ICI !

Allez si vous n’êtes pas encore lassé, un dernier pour la route. Celui du site web de skynet. Poisson d’avril politique. Bidon. Elio Di Rupo devient bourgmestre de Charleroi.

C’est aussi peu marrant que convaincant et ça se lit ICI.

 

Voilà, c’était le tour d’horizon des poissons en Belgique, j’espère que la découverte de ceux-ci vous a plu. Si vous en avez d’autres n’hésitez pas à les faire partager.