07/04/2007

Goûts musicaux et stéréotypes... ou pas

01


Stéréotypes… ou pas

 

Les rappeurs des lascars, ceux qui écoutent Bob Marley des fumeurs de bedeaux, les métaleux fans de Satan, les amateurs de techno et les petites pilules ça fait deux, et les rockeurs (ben) ils ne se lavent pas… :D

 

Les stéréotypes à propos des goûts musicaux sont extrêmement nombreux… Mais à part sortir un peu, côtoyer des gens, assister à des concerts… il n’y a pas grand-chose pour les confirmer. Heureusement, il y a toujours un sociologue ou un psychologue dans les parages pour s’en charger.    

 

Des chiffres et des infos comme on les aime !

 

Ça rappelle les études d’un certain Pierre Bourdieu (éminent sociologue), il y a quelques (dizaines) d’années…

 

Et du Bourdieu en 2007, ça donne déjà quelque chose d’un peu plus passionnant (puisque ça nous parle en peu plus), c’est le Nouvel Observateur qui en parlait dans son N°2185 de septembre 2006 et c’est très amusant.

 

Sexe et hip-hop

 

Professeur de psychologie à l’université de Leicester (Royaume-Uni), Adrian North a lancé une vaste étude visant à relier les goûts musicaux des gens avec leur niveau de revenu, leurs mœurs sexuelles et leurs caractéristiques socioculturelles. A partir de cet échantillon de 2 500 volontaires, il a déjà constaté que 6,8% des amateurs d’opéra sont titulaires d’un doctorat. Que les fans de hip-hop ont plus de partenaires sexuels, mais pratiquent peu le tri sélectif des déchets. Ou que les adeptes de la musique classique, comme ceux du jazz, boivent davantage de vin que les accros à la country ou au reggae… Le docteur North voudrait toutefois étendre son échantillon à 10 000 personnes.

 

Amusant non ? Evidemment, j’ai voulu en savoir un peu plus sur le sujet et voici quelques détails supplémentaires.

 

Ainsi, 37,5 % des adeptes de hip-hop et 28,7 % de dance music ont eu plus d’un partenaire sexuel dans les cinq dernières années, alors que ce n’est le cas que de 1,5 % des fans de country…

Toujours concernant les adeptes du hip-hop, ils comptent également parmi les moins religieux, les moins susceptibles de favoriser le développement d’énergies alternatives, les moins adeptes d’une augmentation des taxes au profit d’un meilleur service public et les plus nombreux à avoir enfreint la loi ! 56,9 % des fans de dance music et 53,1 % de hip-hop admettent avoir commis un acte criminel (contre seulement 17,9 % des amateurs de classique).

Les fans de hip-hop et de dance music sont également les plus nombreux à avoir consommé des drogues illicites. Attention cependant à ne pas généraliser, puisqu’un quart des amateurs de musique classique et d’opéra avouent avoir fumé du cannabis, et 12,3 % des fans d’opéras se sont même laissés tentés par des champignons hallucinogènes.

 

Dis moi ce que tu écoutes et je te dirai que tu es ? Le débat est ouvert.

 

Justement dans mes lectures, je suis tombé sur un autre article du Nouvel Obs (N°2187) consacré à un documentaire « Mort sous death metal » et qui tente de confirmer un autre stéréotype : méfiez vous de ceux qui écoutent du death metal, ils sont satanistes… enfin presque tous. L’histoire se déroule en Italie et évidement, je compte sur vous pour avoir un détachement adéquat vis-à-vis de cette news.

 

« Les décibels de Satan »

 

Toutes les musiques n’adoucissent par les mœurs. Démonstration.

 

Le 17 janvier 1998, Fabio Tollis et Chiara Marino, respectivement 16 et 19 ans, passent une soirée entre amis au Midnight, à Milan, un club fréquenté par des fans de heavy metal. Outre Fabio, lui-même chanteur du groupe Circus of Satanis, et Chiara, il y a ce soir-là, Andrea Volpe et Mario Maccione, guitaristes du Circus, ainsi que Nicolas Sapone. Vers minuit, tout le monde sort du club. Quelques heures plus tard, les parents de Fabio et de Chiara déclarent la disparition de leurs enfants à la police. L’enquête piétine, mais le père de Fabio, Michele Tollis, refuse de se résigner. Selon lui, c’est du côté du death metal qu’il faudrait diriger les investigations. Pendant six ans, il va écumer les concerts de death metal en Europe, à la recherche du moindre indice. Ses conclusions : ce genre musical et le satanisme sont étroitement liés.

 

Ce documentaire retrace son enquête de l’Italie à la Norvège via la Californie, des interviews du leader de Deicide, le groupe préféré de Fabio, à celui de Necrobutcher, bassiste de Mayhem. Ils chantent le viol, la nécrophilie, la torture, le meurtre et le satanisme… pour l’entertainment. Jusqu’à la découverte des deux corps, en juin 2004. Fabio et Chiara ont été massacrés par leurs amis, Volpe, Maccione et Sapone, membres des Beasts of Satan, une secte satanique. Ils sont aujourd’hui condamnés à des peines de vingt à trente ans de prison. L’un des épisodes judiciaires les plus atroces de l’Italie des deux dernières décennies.

 

En espérant, que ces données et ces chiffres vous ont autant passionné que moi.

06/04/2007

Le catholicisme en France : les chiffres

Je tombe d’abord sur une brève passionnante parue dans Le Point N°1791 de Janvier 2007.

Avec comme lancement, un chiffre : 52%.

 

52% des catholiques…

…croient en Dieu. Voilà un des plus surprenants enseignements de ce sondage réalisé par le CASA pour Le Monde des religions. 51% des français se déclarent catholiques, or l’écrasante majorité d’entre eux prie peu – 8% tous les jours – et n’assiste que rarement à la messe dominicale – 8%. 33% ne savent pas que la Pentecôte est la fête correspondant à la descente de l’Esprit saint sur les apôtres. Enfin, 81% des catholiques français sont favorables au mariage des prêtres.

«  La France n’est plus un pays catholique, c’est un pays laïque dans lequel le catholicisme restera sans doute encore longtemps la religion la plus importante », conclut Frédéric Lenoir, directeur du Monde des religions.

 

Tout semblait dit. Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de creuser un peu plus le sujet et de pourquoi pas, obtenir d’autres chiffres tout aussi intéressants et plus de détails au sujet de cette enquête. Jackpot !

 

On commence par le début : A la question ouverte : « Quelle est votre religion si vous en avez une », 5% des français répondent spontanément : chrétienne. En regard, 51% des français se déclarent catholique, 31%, sans religion, 4% musulman, 3%, protestant, 1% juif, 1% autres religions. Et 4% ne se prononcent pas. Ainsi, les 5% de français qui se déclarent d’emblée chrétiens, sont une petite minorité, mais ils arrivent néanmoins au troisième rang. En  n’oubliant pas de tenir compte du fait que la question était ouverte et que si la catégorie chrétienne avait été proposée, le chiffre serait sans doute bien plus important.

 

Revenons maintenant aux catholiques.

 

7% de ces catholiques déclarent que Dieu n’existe pas ; 17% qu’il n’existe probablement pas et 32% ne savent pas s’il existe. Waw !

Sur les 52% qui croient que Dieu existe (”C’est probable” :26 % et “c’est sûr” : 26 %), 79% se le représentent comme une force, une énergie, un esprit tandis que 18% se le représentent comme une personne.

26% des catholiques pensent qu’il n’y a rien après la mort tandis que 53% pensent qu’il y a quelque chose mais ne savent pas quoi. 10% seulement croient en la doctrine officielle de la résurrection des morts tandis que 8% se donnent une seconde chance dans la réincarnation (une doctrine bouddhiste d’origine). En revanche, 64% croient aux miracles, 58% à la résurrection du Christ, 39% à la virginité de Marie, 37% à la sainte trinité, 33% au diable.

Le mariage des prêtres, un peu plus de détails : 35% y sont très favorables et 41% plutôt favorables, 28% sont très favorables et 51% favorables à l’ordination des femmes.

05/04/2007

Coquilles pour hommes

104230-4


Regardez attentivement cette photo. Qu’est ce que cet homme a et que vous et moi, amis masculins, n’avons pas ?

 

Des abdos un peu trop haut :-p ? Des grandes oreilles ? Une pilosité élevée ?

 

Non non rien de tout ça ! Descendez un peu…oui ç’est ça. Quel beau slip ! Ho et c’est tout rond en plus !


Quand on lui parle du Wonderman, Sara pouffe de rire : « Je ne peux pas dire aux hommes que c'est un slip destiné à faire valoir leurs attributs, affirme cette jeune vendeuse d'un grand magasin à Paris. Alors je leur explique que c'est pour les protéger des coups. »

 

Le Wonderman ? Autrefois on appelait ça un « suspensoir ». Des bandelettes de coton retenaient le sexe des messieurs, pour avantager leurs formes. Aujourd'hui ? La marque Scandale le décline depuis cette rentrée en deux versions. L'objet ressemble à une coquille de gardien de but. Il y a la classique « avec juste une coque ampliforme » (29 euros), et la sexy, en voile « dévoré », comme le précise l'entreprise : en dentelle et transparent (33 euros). Surprise : les amateurs sont légion. Le mâle moderne triche, lui aussi.


Vous pensez sans doute que les amateurs de cette nouveauté sont des farfelus ? Erreur. « Des femmes l'achètent pour leur compagnon ou leur mari, précise Laurence Bouhsira, directrice du marketing de Scandale. Mais il y a aussi des clients hommes, les métrosexuels, ces célibataires urbains qui ont des moyens et qui aiment soigner leur corps. » Martine Gilson.
Nouvel Observateur - 2186  -  28/09/2006

 

Mesdames, messieurs exprimez vous. Et pourquoi pas un prochain test sur ToX…