14/04/2014

Deux nouvelles oeuvres de Banksy dévoilées

Banksy, le plus populaire mais également le plus mystérieux des artistes street art, a encore frappé.

Tout d'abord, l'une de ses œuvres (supposée) vient d'être découverte dans une rue de Cheltenham, une petite ville du comté de Gloucerstershire en Grande-Bretagne. Comme à son habitude, pour réaliser son graffiti, l'artiste britannique s'est inspiré du décor existant (une cabine téléphonique et une parabole) sur lequel il est venu greffer ses créations.

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On y voit trois agents secrets déployer leurs appareils pour mettre la cabine téléphonique sous écoute. Ce graffiti s'inscrit dans le contexte de l'affaire Snowden et des écoutes de la NSA. Pour la petite histoire, et ce n'est pas anodin, la ville de Cheltenham abrite le siège du GCHQ, le service de renseignements électronique du gouvernement britannique.

La seconde œuvre a été postée par l'artiste lui-même sur son site Internet. A l'heure actuelle, on ne connait pas le lieu où elle se trouve, mais certains éléments laissent penser qu'elle se trouve également en Grande-Bretagne. Les blogueurs street-art l'ont d'ores et déjà surnommé "Mobile Lovers" en référence à ces amoureux qui consultent leurs smartphones au lieu de s'embrasser.

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A quelques jours de Pâques, ces deux nouvelles créations dévoilées quasi-simultanément lancent-elles le coup d'envoi d'une nouvelle chasse aux œuvres de la part de Banksy ? Réponse dans les prochains jours !

08/04/2008

Bienvenue chez les belges

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"Drapeaux, bières et vélos : Bienvenue chez les belges"

Ça faisait un petit temps que je n'avais plus alimenté la rubrique Culture & Société sur ToX. Une rubrique et des sujets qui me tiennent pourtant beaucoup à cœur. Avec le temps, ToX a plutôt pris la tournure d'un blog musical. Et c'est peut-être pas plus mal. Pourtant ce midi, en feuilletant la rubrique sportive du journal Le Monde, j'ai de nouveau envie d'ouvrir ma gueule...

Ça a toujours été une grande histoire d'amour. Depuis de nombreuses décennies, les flamands cultivent un goût invétéré pour le vélo, pardon, pour le cyclisme. Il faut dire que, comme leurs voisins néerlandais, ils sont aidés par la platitude de leur relief.

Le vélo et les flamands, ça m'évoque beaucoup de choses.

Tout d'abord, le nombre impressionnant d'aménagements et de commodités pour les vélos en Flandre, et plus généralement dans les pays nordiques. Là-bas, le vélo est un moyen de locomotion courant et important. Ils sont prêts à enfourcher leur bécane pour aller à l'école, au boulot ou en discothèque ; et pour ça, respect.

Ça me fait penser aux parkings pour vélos à Amsterdam ou, plus proche de chez nous, à Bruges. La culture du vélo est bel et bien présente en Flandre.

Aujourd'hui, je suis tombé sur cette photo dans Le Monde. A première vue, elle n'a rien d'exceptionnelle, elle représente le vainqueur du dernier Tour des Flandres en plein effort. Pourtant, j'ai été attiré par une chose, un joli drapeau jaune et noir, le drapeau de la Flandre. C'est souvent le cas lors des courses cyclistes, que ce soit en Belgique ou ailleurs, vous voyez souvent ce drapeau le long du parcours ou pour accueillir les coureurs sur la ligne d'arrivée. Le drapeau flamand y est bien plus présent que le drapeau belge. C'est une sorte de tradition pour certains individus dans le Nord du pays, arborer fièrement leur drapeau flamingant. Ça me fait d'ailleurs penser au Rock Werchter Festival, festival flamand, un des plus grand festival européen, où chaque année, à l'entrée, des nationalistes flamands tiennent un stand où ils vendent avec plaisir des nombreux drapeaux, fanions ou accessoires du lion noir sur fond jaune.

Tout ça, pour au final vous partager un zoom de cette photo extraite du Monde du mardi 8 avril. On y retrouve une certaine culture en Belgique. Une association de la culture du vélo, de la culture du drapeau flamand et de la culture de la bière.  

Mesdames, messieurs, voici un belge.

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Bienvenue en Belgique.          

C'est promis, demain je reviens avec de la musique.

Au fait, je déteste le vélo.

18/11/2007

La crise du disque est un leurre

murat


Dimanche 18 Novembre 2007.

Petit interlude ‘Culture & Société’ sur ToX.

Devant le peu de succès qu’ils avaient rencontré, cela faisait longtemps que je n’avais plus publié d’articles d’actualité.

Celui d’aujourd’hui présentant un point de vue qui pourrait engendrer le débat… je me suis dis que pourquoi pas…

 

A la Une du Monde aujourd’hui : « Pour Jean-Louis Murat, la crise du disque est un leurre ».

 

Derrière ce titre ‘pseudo-accrocheur’ se cache une interview ‘pseudo-choc’ dont je m’empresse de vous faire partager quelques morceaux choisis.

Pour les plus intéressés d’entre vous, Murat évoque ici des sujets aussi divers et variés que le capitalisme, Internet, MySpace, les Arctic Monkeys, le statut d’artiste ou encore l’imagerie romantique du rock.

 

Internet ou la liberté de se goinfrer

 

La crise du disque est un leurre : l’offre est intacte, la demande croissante, explique le chanteur. Selon lui, le responsable des maux de l’industrie musicale est le Web, système qui autorise le vol, l’anonymat, l’hypocrisie, et qui mène à la délation.

 

C’est surtout la première partie de l’interview qui est intéressante et dont je vous retranscrirai les grandes lignes… La seconde partie est quant à elle consacrée à l’actualité de l’artiste car évidemment si il s’exprime c’est bien sûr pour ensuite faire un peu de promo…

 

 

V2, maison de disques indépendante à laquelle vous apparteniez, ferme ses portes fin novembre après son rachat par Universal Music. Qu’en pensez-vous ?

 

Les gros mangent les petits, c’est le capitalisme. Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France, applique la politique des dirigeants et actionnaires de Vivendi, qui espèrent qu’à la sortie de la crise du disque, ils auront absorbé les meilleurs afin d’alimenter en musique SFR, Canal+… A chaque rachat ou fermeture d’une maison de disques, des gens brillants sont broyés. Et les internautes crient hourra ! J’affirme que la crise du disque est un leurre, elle n’existe pas : l’offre est intacte, la demande croissante. Mais, chaque nuit, dans les hangars de la musique, la moitié du stock est volé. Imaginez la réaction de Renault face à des délinquants qui forceraient la porte quotidiennement pour dérober les voitures ! Des gamins stockent 10 000 chansons sur l’ordinateur familial, après les avoir piquées sur le Net. La société, des députés, des sénateurs trouvent cela vertueux ! Or, c’est un problème moral : tu ne voleras point, apprend-on à nos enfants. En outre, ces rapines via le Net s’effectuent dans l’anonymat. L’écrivain américain Brett Easton Ellis a dit : « Depuis la nuit des temps, l’Antéchrist cherche un moyen de prendre le pouvoir sur les consciences de l’homme, enfin il y est arrivé avec Internet.» Le Web rend les gens hypocrites, il incite à prendre des pseudonymes. C’est un monde de délation, intoxiqué de spams et de pubs.

 

Pourquoi les musiciens et chanteurs ne prennent-ils pas plus fermement position comme vous le faites ?

 

Chez les artistes, règne l’omerta. Dès qu’ils dénoncent les pratiques de voyou sur Internet, ils sont attaqués par des petits groupes d’internautes ; ceux-ci s’y mettent à une dizaine, se font un plaisir de mettre la totalité de la discographie de l’impétrant à disposition gratuitement, partout, dernier album compris. Ils sont sans visage. Les Arctic Monkeys, en Grande-Bretagne, ont eu recours à des shérifs du Net après s’être fait connaître sur le Web, et les internautes britanniques sont en train de leur faire la peau, au nom de la liberté. Mais quelle liberté veut-on ? Celle de se goinfrer ? Avec des gens qui ont 20 000 titres sur leur disque dur et ne les écoutent jamais ? Cette conception ultralibéraliste, qui est au-delà de tout système politique, se résume à peu : la goinfrerie. Internet favorise cela : toujours plus de sensations, toujours plus de voyages, de pénis rallongés, toujours plus de ceci, de cela…

 

La gratuité n’est-elle pas le meilleur moyen de démocratiser la culture ?

 

C’est une blague ! Cela nous tue. La démocratisation, c’est à l’école maternelle qu’elle doit être ancrée. Une fois les bases et l’envie acquises, chacun peut faire son choix. Par ailleurs, je ne suis pas démocrate, je suis happy few. La culture est le fait d’une minorité, d’une élite qui fait des efforts. Attention, pas une élite sociale ! La femme de ménage ou le facteur sont absolument capables de sentiment artistique. Mais la démocratisation, pour moi c’est le concours de l’Eurovision : chaque pays envoie son artiste fétiche. Et là, comme disait Baudelaire, la démocratie, c’est la tyrannie des imbéciles. Sur MySpace, vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page – j’y suis aussi, parce que sinon on me vole mon nom. Qu’est-ce qu’un artiste raté ? C’est celui ou celle qui fait la moitié du chemin, sans rien sacrifier. Le monde est plein d’artistes qui ne le sont que six heures par semaine, du samedi matin au dimanche soir. Ils sont d’une arrogance, ils veulent tout arracher ! Alors qu’être artiste, c’est un engagement total, où tous les risques sont pris. C’est une décision à laquelle on se tient. Quitte à dormir dehors, à vivre autrement. Tout le monde a en soi des capacités créatives, cela n’en fait pas un artiste pour autant. Etre artiste, c’est une affaire de vocation et de discipline, une discipline de fer. Etre artiste, c’est du travail, du travail, du travail et encore du travail.

 

Et enfin, un final de dissertation à propos de ‘La chanteur est-il un poète’ en… free-style

 

Le monde bourgeois du XIXe siècle a défini le poète comme un excentrique, un romantique, un mec qui se défonce. Dans le rock, l’imagerie romantique nous colle aux basques. Soit dit en passant, Pete Doherty aujourd’hui ne se défonce pas plus que Baudelaire hier, au vin, à l’opium, à l’absinthe… En comparant des gravures de Victor Hugo, Gérard de Nerval, Alfred de Vigny, avec des posters des rockers des années 1970, c’est frappant. Regardez le chanteur Jeff Buckley avant sa mort en 1997, ou Cliff Richard en 1972 : le look négligé calculé, être entre l’animal et l’ange.

 

Propos recueillis par Véronique Mortaigne

Illustration Julien Pacaud

 

Source : Le Monde N°-19539 Dimanche 18 – Lundi 19 novembre 2007.

 

18h. De retour dans les rues bruxelloises où quelques 30 000 belges ont aujourd’hui bravé le froid pour manifester pour l’unité de la Belgique… quelque chose comme ça… Ils étaient plus de 100 000 personnes la semaine dernière à assister aux 10 matchs de foot de la division 1 belge.

18:43 Écrit par ToX dans Culture & Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : crise du disque, monde, murat |  Facebook | | |