11/12/2007

Ed Harcourt @ Botanique

Ed Harcourt @ Botanique

 

Il y a quelques mois, ‘The Man Of Rennes Steals Our Hearts’ m’a permis de découvrir Ed Harcourt et son splendide ‘Of Every Sphere’. Je suis tombé sous le charme de cette ballade pop mais je m’en suis néanmoins arrêté là dans la découverte de l’artiste anglais. Après être passé en coup de vent en Belgique en mai dernier, le temps de quelques morceaux pour accompagner sur pote trompettiste Erik Truffaz, Ed Harcourt est de retour, en solo cette fois, pour un concert unique au Botanique.

 

16€ sous la Rotonde et puisque chaque année, l’adhésion à la Bota’Carte offre une place de cette valeur et puisque c’est plutôt le calme plat niveau concert en ce moment, je saute sur l’occasion. Et c’est un ‘quitte ou double’ car ne connaissant qu’un seul morceau de l’artiste et ayant juste parcouru un Best-Of aux sonorités pas toujours aussi pop, planantes, élégantes et envoutantes que je l’aurai aimé… Ce sera surprise et découverte sur scène. 

 

Ed Harcourt


20h46. Accompagné d’un guitariste discret mais indispensable, Ed monte sur scène. Avec un concert prévu initialement à 20h et après avoir du attendre une heure seul, je tenais là une bonne raison (ou pas) de pondre une chronique énervée et assassine… mais même avec la meilleure volonté du monde, ce sera vraiment difficile, tant ce moment était délicat et sublime.

 

De temps à autre, sur cd comme sur scène, il y a bien un petit côté ‘Piano Bar’ que je trouve assez détestable mais par la grande majorité de ces compositions, impeccables, Ed a vite fait de balayer tout ça.

Devant deux cents personnes majoritairement assises, un talentueux musicien multi-instrumentaliste, excellent aussi bien au piano qu’à la guitare, heureusement qu’il est un peu moins bon quand il s’agit de souffler dans son harmonica, c’est rassurant. Par contre, quand il s’agit de se transformer en un magicien audacieux et en fou de la pédale d’enregistrement, il impressionne. Un par un, il enregistre ainsi une diversité de sons assez incroyable, je pense par exemple aux barres métalliques qu’il a déniché en backstage ou au battement de son pied sur le sol. Ensuite, une fois le tout mêlé et enregistré, non sans quelques ratés inévitables, il le passe en boucle pour rejoindre son piano ou sa guitare et enfin commencer son morceau. Du grand Art.

Il alterne d’une facilité déconcertante entre ses deux instruments de prédilection.

Il aurait pu s’arrêter là, à être un grand artiste au talent musical et vocal indéniable, mais à côté de ça, il y a un gars respectable, charismatique et … complètement fou. Il s’amuse, il est heureux, il prend un réel plaisir à jouer et ça se voit. Il enchaîne les blagues, il peste sur son affreux piano électrique qu’il pousse dans les sonorités les plus étranges et amusantes. Il est content de nous jouer des mélodies de dessins animés, de la techno et ce genre de trucs dont seuls les synthés sont capables.

 

Près de 2h d’un set agréable et surprenant que ce soit par la diversité musicale ou par la bonne humeur de l’artiste, il n’y a pas une minute à jeter. Du grand Art.    

 

Ed Harcourt (2)


07/12/2007

The Vagabonds & Hey Hey My My @ Botanique

The Vagabonds & Hey Hey My My @ Botanique

 

Mercredi 28 novembre 2007, Bruxelles.

 

Si tu t’avais envie de l’ambiance ‘cours de récré’, avec une moyenne d’âge de dix-sept ans et demi, replie de sales gosses irrespectueux qui ne savent pas fermer leurs gueules durant les concerts, qui ne peuvent s’empêcher de se prendre en photos ou de voyager pour aller chercher des boissons alcoolisées, c’était au Bota, sous la rotonde qu’il fallait être… 

Un public pathétique, comme vous l’aurez compris pour accueillir deux groupes francophones : les belges de The Vagabonds, la première partie qui a amené ce public, et les français de Hey Hey My My.

Sur ce coup de gueule, je laisse la parole à mes chroniqueurs et je reviens dans quelques lignes pour à mon tour livrer quelques unes de mes impressions. Plus sympa ou pas, je vous laisse la surprise.

Ah oui, au fait, c’est la seconde édition du concept ‘Un concert, Trois Chroniques’. Merci au Bota, à Julia et à Thomas de s’être prêter au jeu. Merci aux joyeux lurons de Hey Hey My My de s’être prêté au jeu de la rencontre d’après-concert.

 

C’est déjà presque devenu une habitude,  ce mercredi 28, je me rends à mon traditionnel concert hebdomadaire. Cette  fois-ci, je ne suis plus seul à accompagner Thomas.  En effet, sa charmante sœur et Julia  « dit jenny » sont également du déplacement. Nous arrivons au Botanique quelques minutes avant l’heure fatidique et c’est déjà l’affluence à l’intérieur. Mais tous ces gens ne sont pas venus pour voir le même groupe que nous. C’est Kate Nash, à l’orangerie qui est la star de ce soir.

Nous entrons donc dans la rotonde, nous attendant à une salle quasi vide. Mais à notre plus grande surprise,  c’est une salle malgré tout plutôt bien fournie, du sexe faible notamment, qui accueillera la première partie de ce soir.

Il s’agit des belges de Vagabonds.  C’est sous de timides applaudissements peinant à dissiper le brouhaha ambiant qu’ils montent sur scène.  Un bref « bonsoir » et ils débutent leur première chanson. D’abord trois membres, ils sont rapidement rejoint par un quatrième avant que je ne découvre le batteur parfaitement dissimulé derrière le guitariste. Le décor est planté, ce sera donc cinq petits gars qui nous offrent de la country plutôt sympathique. Les deux guitaristes (une de campeur) témoignent d’une assez belle complicité. Dommage que le bassiste à droite de la scène semble ne pas partager cette complicité, se laissant souvent fort isolé et bien triste sur scène.  A chaque fin de chanson, on peut sans peine distinguer le détachement de groupies qui s’agitent à un mètre de la scène. Les papas et mamans des protagonistes sont également là pour encourager leur rejeton. Bien que l’âge de ceux-ci avoisine les 23 ans, on a malgré tout l’impression qu’ils ne dépassent pas 18 ans. L’un des chanteurs, vagues sosies des Tellers se charge de remercier le public avec un « merci beaucoup » qu’il ressort inlassablement ne voulant apparemment pas trop discuter avec le public. Un groupe peu expansif mais offrant une bonne première partie… De la country à groupie, un nouveau genre ?

La suite du programme :

Après avoir épié Kate Nash quelques instants par la porte ouverte de l’orangerie, il est temps de regagner la rotonde pour la suite.  Apparemment, certaines jeunes filles ont décidé de  s’en aller et n’assisteront donc pas à Hey Hey My My, grave erreur !

 Les voila qu’ils arrivent, les 2 Juliens accompagnés de deux autres compères. Ils débutent leur « show ». Ou plutôt son « show », car Julien est un véritable « amuseur public » ne cessant de bavarder avec le public après chaque chanson. Un public ou une certaine partie du public qui ne lui rend pas trop sa sympathie, préférant chercher des bières à écouter la musique. Regrettable.

Une musique,  assez particulière se partageant à mon sens en trois grandes catégories, les chansons douces, les moins douces et les carrément plus rock incorporant parfois de longs riffs instrumentaux à la manière du rock seventies.

Après le concert et quelques minutes d’attentes, nous sommes à la rencontre du groupe. Des musiciens particulièrement sympathiques et bons esprits. Ils nous en apprennent plus sur leur façon de concevoir leur clip et je ne peux que vous encourager à aller d’urgence le visionner. Ce sont de véritables perles de second degré.

 

HeyHeyMyMy


 

Believe it or not, it was my very first time in the Botanique. After a quick look at the fish swimming about in small ponds I found myself in a round, tall hall “Rotonde”. From the bottom to the top it all sparkled and shined with little stars. This was the most spectacular venue for the concert I’ve ever seen, not because of its’ capacity but because of its atmosphere.

Lately, I’ve been to quite a few concerts and so I’m a bit at the sea as I’m not used to such an intense cultural life. Anyway, I’ll try my best to share all the emotions I’ve experienced during yesterday’s concert.

 

The lights go off and the show begins. Four artists of The Vagabonds (the fifth one will join them later) start playing. The public begins to listen raptly to their first song, but wait the minute, they look like a bunch of 16 year-old boys... Well, their not but it wasn’t untill after the concert that I’ve found out (sorry guys!). So anyway, I’m sitting there, pretty amaized by what these teenagers are able to produce. All together they perform eight songs out of which three are really stuck in my head. One of them is “Lucky Luck”, the closest to the country style, with very characteristic sound of violin and rhythmical stamping. Another track must be entitled “Six Feet Under” and is, in my opinion, the most commercial one, as it would perfectly fit into, pretty much, any radio station playlist. And last but not least, a song where I’ve found traces of imitating yodeling.

According to my observations, given that they’re close to being correct, apart from the artists’ age obviously, The Vagabonds create a magic mixture of rock, country and ethinc elements. I found their style still a bit chaotic and messy but generally I’ve enjoyed it.

 

After a short interval Hey Hey My My take control of the stage. The group consisting of four artists starts immediately and that’s when the real show begins. It’s not long after they begin, when I get the impression that the percussionist leads the group, which makes the band sound very confident. Their second track “I Need Some Time” energizes the public with an extraordinary guitar solo and a great vocal.

Hey Hey My My performs all together thirteen songs the majority of which starts calmly and then “boom!” explodes. Among these more remarkable ones I find a lullaby that could easily put me to sleep, don’t get me wrong, it’s just its’ peaceful melody and the tones of the instruments that render the sleepy atmosphere. I also discover a track where the guitar leads and gives the impression of somebody crying, “In The Lake”. There are two very vocal tracks, amidst them “A True Story” during which the percussion takes a rest, which makes a nice change. What I also notice is that in one of the songs guys introduce a different, from their usual, way of singing. They lengthen some of the sounds, which I personally find innovative and fresh.

They finish with quite an ordinary track and disappear but after a thunderous applause come back to perform one more song as an encore. I leave the place satisfied, pleased and happy!

 

That was an outstanding evening in an outstanding venue and with an outstanding company, thank you.

 

 

 

Me voici de retour aux commandes de ToX ! Merci à Julia et à Thomas, c’était très sympa à lire. De mon côté, je serai nettement plus critique envers les Vagabonds. En lisant les quelques extraits de coupures de presse sur leur MySpace, je pensais et j’espérais éviter un ‘Tellers-like’. Un mauvais caricaturiste pas vraiment emballé par cette première partie a même pu noter la phrase suivante : « Sur scène, des petits bourgeois bruxellois de 17 ans. Dans le public, des petites bourgeoises bruxelloises de 16 ans. »

On se croirait à ‘l’école des fans’. C’est pire que la Star’Ac et à voir les minettes dans le public, les Vagabonds sont partis pour suivre le succès populaire de leurs amis les Tellers. Du côté des gagnants de ToX, on se croirait à l’école des chroniqueurs en herbes, je me demande s’ils apprécient…plus que moi.   

Les petits gars sont de talentueux musiciens et c’est pourtant pas si mal comme musique mais il y a quelque chose qui ne prend pas. C’est juste, beau et talentueux… un peu trop peut-être…

Une chronique remplie de jalousie malsaine… ou pas…

La comparaison avec les Tellers est malgré tout, beaucoup trop inévitable, et de mon côté, ma préférence va pour les premiers.

 

Cette première partie aura eu le mérite de remplir la salle pour Hey Hey My My. Avantage ou inconvénient ? C’est le débat qu’on aura quelques minutes après le concert. Selon les gars de Hey Hey My My, c’était plutôt un avantage et ils ont déjà vu bien pire comme public (pas moi) ! Selon les quelques personnes qui appréciaient et connaissaient Hey Hey My My (dont moi), c’était un net désavantage qui n’a pas permis de profiter complètement de la prestation. Sur scène comme sur cd, leur son est sympa quoiqu’un peu inégale, l’excellence côtoie l’un peu moins bon.

Par contre, j’ai beaucoup aimé rencontrer et échanger quelques mots avec le groupe. Au programme, du second degré encore et toujours, une discussion sur la place des chevaux et des ânes dans l’univers du groupe, les secrets de la réalisation de leur clip ou encore une séance de dédicace pour les deux lectrices de ToX présentes pour cet événement. Très bon esprit.

 

Résultat de la soirée : Belgique 0 - France 1

21:30 Écrit par ToX dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : hey hey my my, vagabonds, botanique, rotonde |  Facebook | | |

03/12/2007

I Was A Cub Scout & Minus The Bear @ ABClub

I Was A Cub Scout & Minus The Bear @ ABClub

 

Dimanche 2 Décembre 2007. Bruxelles.

 

I Was A Cub Scout. Découvert en juillet dernier par le single ‘Pink Square’, je pense que je devais faire parti des premiers amateurs de ce groupe inconnu.

Ce qui est assez amusant, c’est qu’au fond, je ne sais pas pourquoi j’apprécie ce groupe ; leur musique est légère, pré pubère et assez facile. Ici, ce sont bien les ados de 14/18 ans qui sont ciblés. Un peu comme Blink 182 le faisait à son époque avec le punk pop rock adolescent, I Was A Cub Scout le fait avec de l’Electro-pop…

Et ce tube, malgré son caractère léger et éphémère, est devenu pour moi une sorte d’hymne dont les paroles me reviennent plusieurs fois par semaine… Je m’en excuse auprès de tous les amateurs musicaux…

Le concert à Bruxelles, j’en avais même rêvé…

Pourtant, ce concert, je ne le sentais pas vraiment bien… Deux petits gars dont un qui s’occupe à la fois de la musique Electro, de la guitare et de ses nombreux effets et de la voix… il y avait pas mal de chances pour que lors de cette première tournée, ils se pètent la gueule…

JACKPOT.

 

Malgré que le concert soit annoncé depuis trois mois, la capacité maximale de 250 places de l’ABClub est assez loin d’être atteinte. Après deux concerts où le public était plutôt jeune, con et dissipé, quel plaisir d’arriver dans une salle presque vide avec un public de connaisseurs. J’ai donc le champ libre devant moi pour me placer juste devant le matos des deux anglais de IWACS. Les fans, et plus globalement les amateurs du groupe dans la salle, devaient être au nombre de quatre…

 

IWACS


Mettons nous tout de suite d’accord, il m’est quelques fois au cours de cette rentrée d’être déçu de quelques uns de mes concerts et de le faire ressentir dans mes chroniques (Cfr Beirut ou Fink), pourtant ces groupes, même si j’ai pu les critiquer, sont composés de véritables artistes qui jouaient très bien mais mon mécontentement se trouvait ailleurs. Ici avec I Was A Cub Scout nous n’avons simplement pas à faire à des artistes professionnels, du moins pas encore. Toutes mes craintes, tout ce que j’ai pu imaginer de pire à propos du groupe se réalise sur scène. Pour récapituler, aujourd’hui mes sonorités préférées ont été : 1) Minus The Bear 2) L’excellente fanfare qui jouait dans la rue pour le marché de Noël de Bruxelles 4) La musique qui passait entre les deux concerts 3) La musique classique qui passait autour du sapin de Noël sur la Grand-Place pour émerveiller les touristes 4) Un clochard qui chante 5) Mon duo de Pink Square avec Julia … … … très très loin derrière la prestation de I Was A Cub Scout. Même si j’ai vraiment pu les apprécier sur cd depuis quelques mois et même en mettant la meilleure volonté du monde, je ne peux réellement rien trouver pour les sauver. Ils sont mauvais. Si au moins ils étaient sympas… même pas. Deux adolescents qui ont certes du talent musical à exploiter et un bon feeling avec les instruments… pour le reste, on repassera…

 

Le premier problème vient de la voix : inaudible. Parfois, il arrivait même au chanteur de chanter à côté du micro… sans que ça ne change quelque chose dans les sonorités… Impossible de distinguer la moindre parole. Sur ‘Pink Square’, le morceau le plus acoustique, je pouvais les distinguer grâce à ma voisine alors que j’étais à trois mètres du chanteur. Le pire, c’est que c’est complètement voulu et que ce n’est pas du à un mauvais réglage. Le deuxième problème vient encore de la voix, et c’est là que je gagne le jackpot et que je peux aller buzzer pour avoir trouvé le secret du chanteur : c’est qu’il ne sait pas chanter. Juste ça. Ce qui peut aussi expliquer le premier problème. Evidemment, ils peuvent mettre ça sur le fait qu’ils soient crevés et sur leur longue tournée européenne. L’attitude du gars envers le public, pendant et après le concert, et elle-aussi assez pitoyable et pas très respectable. Ils étaient crevés, pas en forme, ils ont joué à peine trente minutes.

Je ne peux leur souhaiter que de l’inspiration, des progrès, de la sympathie, du professionnalisme, de la maturité et une bonne étoile aussi.

 

Sur leur MySpace, je peux constater qu’il fête le nouvel an à reprendre des morceaux de Blink 182, chacun sa passion. Je n’arrêterai pas la comparaison entre les deux groupes ici. Comme pour Blink a ses début, I Was A Cub Scout s’exporte nettement mieux en cd qu’en live, la faute à des prestations assez pourries et une voix loin d’être au point. Merci le travail en studio. Par contre comme Blink 182, l’énergie et l’envie de plaire à un public adolescent est bel et bien là. Le jeu du batteur fait d’ailleurs beaucoup penser à celui de Travis tant il se démène sur son instrument. Je ne peux que leur souhaiter le succès populaire de Blink 182 et de pouvoir toucher les ados avec de l’Electro-pop comme Blink a réussi à le faire avec du punk-rock.      

 

Heureusement, Minus The Bear était là pour assurer le show. Cinq artistes pour environ dix fois plus de pédales d’effets sur scène, vraiment impressionnant. Par rapport à leurs albums, c’est plutôt la puissance et le côté Rock qui se dégage sur scène. Une heure pour me séduire et me faire oublier la pseudo-déception de I Was A Cub Scout.

 

IWACS (2)


 

Je tenais aussi à laisser ici une place pour l’avis de Julia à propos de ce concert. Merci à elle.

 

I couldn’t express better how dissappointed I was by the I Was A Cub Scout, than by paraphrasing the lyrics of my favourite song “Pink Squares”. Unfortunately the group is Still A Cub Scout and is too cub to survive on the stage. Hopefully one day they’ll become stronger... I’ll be waiting patiently.

 

 

Purple Cubes

 

Shall I just let go this evening?

Another hour for me to try to forget and not to regret what I’ve seen

And yes, you are still young but I think that you should be sorry

Maybe you did not feel well or maybe you just didn’t care

 

Oh, oh, oh you are in trouble, you should practice more your voice

I couldn’t wait to see your gig, but you’ve let me down tonight

Oh, oh, oh, yes you’re in trouble, you should practice more your voice

I couldn’t wait to see your gig, but you’ve made me feel so sad