12/02/2008

Stars @ ABClub

Stars


Stars (7)

09:56 Écrit par ToX dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : stars, ancienne belgique, abclub |  Facebook | | |

02/02/2008

Yoav @ Botanique

Yoav

Yoav @ Botanique

 

« Meilleur concert de ce début 2008 »

 

Bruxelles. Vendredi 1 Février 2008.

 

Changement de derrière minute. Je me laisse finalement tenter pour un vendredi soir bruxellois et par une soirée au Botanique. Au programme, un artiste inconnu au bataillon : Yoav.

 

Influencé par des groupes différents allant de Beck à Radiohead en passant par Massive Attack, Yoav allie, avec subtilité, sonorités trip hop à son univers pop mélancolique. Seul avec sa guitare, le jeune compositeur israélien remplace le traditionnel sample par des sonorités rappelant étrangement une batterie et un synthétiseur. Après avoir assuré la première partie de la tournée de Tori Amos, il vient nous présenter son premier album «Charmed & Strange» sorti sur le label américain Verve Forecast.

 

7€ la découverte. Allez, pourquoi pas. Qui est partant ? Moi, elle et lui. Et finalement, une toute petite centaine de personnes, toutes assises sur les petits nuages qui flottaient dans la Rotonde ce soir là…

 

Sans vraiment le savoir, un peu par hasard, par goût de la découverte, une petite centaine de personne a assisté, comme moi, à une prestation époustouflante et à ce qui restera comme le meilleur concert de ce début d’année 2008.

 

Quelques minutes avant le début du set, j’avais pourtant encore quelques doutes. A la lecture des quelques articles et chroniques qui traînent sur le net au sujet de Yoav, à l’écoute de quelques morceaux, j’avais peur de revivre le cauchemar « Justin Nozuka en live bis ». Chronique du désastre par ici. C’est vrai que leur timbre de voix peut être comparable et que tous les deux peuvent avoir un débit de paroles et des tonalités parfois « très R&B », très Justin Timberlake. Mais ces quelques doutes sont rapidement balayés. A la différence de Justin Nozuka, sur scène, Yoav est un artiste d’exception, un génie exceptionnel.    

Mais d’abord, c’est un artiste seul. Absolument seul. Un peu comme Hayden l’était en première partie de The National (ICI). Sur la scène, une paire de bottines, un ampli, quelques précieuses pédales d’effets, une guitare acoustique et un homme à lunette, en T-shirt/Jeans et à pieds nus.

En l’écoutant sur cd, il est difficilement imaginable que cet artiste est seul sur scène. Pourtant, il l’a démontré de la plus belle des manières ce soir à la Rotonde. Uniquement accompagné de son talent, de sa guitare et de quelques pédales d’effets et d’enregistrements, Yoav prouve à l’assemblée qu’il s’agit bien de lui, et lui seul, le génie qui est derrière toutes ces compos. Sa guitare lui sert tantôt de gratte traditionnelle, tantôt de porte-voix improvisé, mais souvent aussi, il la tambourine et s’en sert pour en sortir, avec ses doigts habilles, toutes sortes de sons étranges et de percussions. Ce mec est capable de vous jouer des sonorités techno/house en tambourinant sur sa guitare, ça l’amusera d’ailleurs de le prouver au public.

 

Aucune fausse note. Evidemment, tout n’est pas parfait, parfois ça s’essouffle, un peu, la faute à un léger manque de diversité. Mais quelques morceaux d’exceptions sont là pour balayer tout ça. Je pense par exemple à la superbe reprise de Where is my mind des Pixies, au tubesque et dansant There is Nobody ou encore à Beautiful Lie, étrangement très proche l’hymne qu’Underworld avait composé pour le film Trainspotting. Trois morceaux vraiment emballants et qui pour moi, à eux seuls, ont valu cette soirée improvisée.

 

Seul, Yoav impressionne et conquit la salle. Ses quelques mots en français et sa communication avec le public ne font qu’ajouter au charisme de ce charmant personnage. Pas de doute, on en ressort heureux, heureux d’avoir assisté en comité restreint à cette prestation, heureux de se dire que ce n’est sans doute qu’un début et que Yoav pourrait facilement remplir, dans quelques mois, des salles beaucoup plus grandes, et beaucoup moins intimistes par la même occasion.

 

Après avoir débuté sa tournée à Copenhague, il y a deux jours, il ne reste déjà plus que quatre dates en Europe pour Yoav. Parmi celles-ci, La Flèche d’Or à Paris le 4 Février. Il s’envolera ensuite pour l’Amérique du Nord.

 

Son premier album Charmed & Strange ne sortira en Europe qu’en mars prochain. Vous en entendrez sans doute reparler mais d’ici là, voici quelques uns de mes morceaux préférés.

    

Yoav - Where Is My Mind

Yoav - Beautiful Lie

Yoav - There Is Nobody

  

A suivre…

 

Yoav (2)


Ah oui, comme d’hab, Jenny était de la partie et comme son avis m’intéresse, le voici :

 

What would you say for this – one man and one guitar? Seems quite dull and simple, eh? How about – one man unconventionally using his guitar? Any better? One man, one guitar, unconventional use, loop pedal, delay pedal and the magic atmosphere of the Rotonde – would you like to experience this one Friday evening?

Yoav.

And say, you’d listen to a few of his songs before the concert and you’d like them, just like, nothing more, but then you’d still decide to find yourself surrounded by some 40 other people and by a stage – microphone, loud speakers, two other pieces of equipment, guitar and.. a pair of shoes. Then you’d find out that the whole trick with the shoes is that the artist appears on the stage barefoot.

What would you think?

And then, let’s say that the show starts and it’s amazing to watch how one man, with nothing more, but a guitar and a head full of brilliant ideas can produce so many different sounds. Not only produce, but also record them, put together and spicy all this with smooth lyrics.

Still not convinced?

Well, what if I’d tell you that with his guitar he’s able to play drum‘n’bass, crazy rap beat, the sounds of morning breeze, sunshine, noises of meadows and tropical beaches? Then you’d hear it yourself in his best songs. You’d find an energizing “There Is Nobody” and quite rap-like “Club Thing”. You’d also hear some kind of an inner voice in “Where Is My Mind”. And you’d not believe your eyes [ears] but I’d tell you that all this magic appears thanks to one, single guitar. Then you’d see that it affects not only you, but also all the listeners around.

“Wow”, you’d say, “wow, how amazingly impressive can one man and one guitar be!!”

 

http://www.yoavmusic.com/

01/02/2008

Jennifer Gentle @ Botanique

« Psychédélique »

 

Mercredi 30 Janvier 2007. Bruxelles.

Après une trêve hivernale bien méritée, les concerts reprennent peu à peu leur rythme effréné  sur la capitale. Dans ce contexte, c’est une soirée particulièrement chargée (et éclectique) qui se profile au Bota. Yaël Naïm à la Rotonde, James Deano du côté de l’Orangerie et enfin Jennifer Gentle dans les sous-sols, au Witloof Bar. C’est cette dernière, ou plutôt ces derniers, puisque derrière ce nom de starlette américaine se cachent en fait cinq poilus italiens, qui nous intéresseront ce soir.

Au programme de la soirée : du psychédélisme made in Italia.

 

Autant vous l’avouer tout de suite : après quelques écoutes avant le concert, sur cd, les italiens de Jennifer Gentle étaient loin de m’avoir conquis. C’était donc avec une certaine appréhension que je me rendais au Bota…. En me disant simplement qu’un groupe au Bota, c’est souvent synonyme de belle découverte et que si en plus ils sont italiens, qu’ils n’en sont pas à leurs débuts et qu’ils se lancent dans une tournée européenne… je me dis que ça peut quand même le faire…

 

Alors en plus, quand c’est l’occasion d’inviter, de rencontrer et de boire des bières avec Manu de The Good Times Are Killing Me, l’un des bloggeurs musical belges les plus sympathiques (et le plus intéressant), que demander de plus ? Merci à lui, à Jenny et au Bota !

 

Globalement, et contrairement à leurs albums, en live, j’ai apprécié Jennifer Gentle. J’ai beaucoup aimé leur côté décalé, souvent psyché, parfois punk. J’ai aussi aimé la voix criarde et le look du chanteur, la brayette ouverte du bassiste, les ruptures dans les mélodies et dans les instruments. J’ai aimé leur côté rétro et nostalgique, aussi bien dans leurs compos que dans leur habillement, un côté  qui se dégage tout au long de leur set. Un côté atemporel, hors du temps, qui s’associe au côté a-géographique du groupe. En effet, impossible de deviner que ces cinq gars sont italiens.

J’ai aussi aimé la non-fréquentation de ce concert, trente personnes tout au plus. Un record de non-fréquentation qui, associé au lieu dans lequel ils se produisent, contribue à faire régner une ambiance underground.

 

De l’autre côté, et c’est malheureusement celui que je risque de retenir le plus, il y a ce rappel. Un rappel aussi inutile qu’ennuyant, aussi superflu que superficiel, mais surtout un rappel à l’image de certains morceaux de leur set : interminable. Ils développent, à n’en plus finir, les derniers souffles de leurs instruments. Certains groupes le font assez bien, mais ici c’est chiant. Déjà que le seul et unique morceau qui fut joué en rappel est répétitif et inintéressant mais quand en plus il s’éternise pendant plus de dix minutes dans des soupirs instrumentaux interminables, j’ai beaucoup de mal à comprendre la démarche, j’en ressors déçu et épuisé. Pourtant, il y avait quelques bonnes idées, originales et énergiques. Malgré tout, il reste de cette soirée, une expérience live plaisante et intéressante !

 

Finalement, comme prévu, je ne vous conseillerai pas l’album. Moi-même, ce n’est pas le genre de truc que j’écouterai dans mon salon. Par contre, en live, autour de quelques bières dans les sous-sols du Bota, c’est un moment sympathique, amusant et intéressant… (Quand il n’est pas trop long et interminable !)

 Jennifer Gentle


De son côté, Manu a aussi écrit et publié un compte rendu de la soirée (que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici). Morceaux choisis.

 

Lorsque le chanteur-guitariste Marco Fasolo, entame le premier morceau, on reconnait immédiatement la voix nasillarde et les riffs de guitare rodéo. Ce décalage entre les voix sous hélium (oui, les autres membres du groupe maltraitent également leurs cordes vocales ), les morceaux country et le look pantin déguindé de Fasolo donne un ton très cartoon à la première moitié du concert. Comme sur album c’est marrant mais assez répétitif. Le groupe récupère quand même l’attention du public sur quelques impros ponctuées de yi-haaa, de castagnettes et autres cris.

 

La deuxième moitié du concert dévoilera une autre facette du groupe que j’avais complètement zappé sur album. En fait, un bon nombre de leurs morceaux sont beaucoup plus calmes et planants.

Ces compositions sont de bonne facture, avec nappes de guitares floydiennes et des chœurs éthérés à la clé. C’est apaisant pendant un moment mais je finis finalement par décrocher un peu avant la fin du set.

Le public réduit est toujours présent et le groupe nous gratifie finalement d’un loooong rappel instrumental… rappel qui aura d’ailleurs raison de la patience de Thomas après quelques minutes

Bilan mitigé donc, Jennifer Gentle a su créer un son et une ambiance qui leur sont propres mais la recette tient difficilement sur la longueur. Quoiqu’il en soit, merci à Thomas pour l’invitation.

 

Pour finir, l’avis de Jenny, autre invitée de la soirée :

 

Would anyone say that this Italian Jennifer is Gentle? The concert was an interesting experience, I must admitt, but of all the songs they've performed I've enjoyed two.. I found the main singer's voice quite amusing, as it reminded me of the episode in the movie "My Best Friend's Wedding" when a guy swallows helium and sings. Maybe it's this voice that makes the gentleness of the group, contrary to the music, which is rather rough and full of weird sounds like creaks and squeks. To cut the long story short, this group is not my cup of tea.

 

Pics by Jenny !