14/03/2008

Cocoon Showcase @ FNAC

cocoon


Cocoon Showcase @ FNAC

 

« Cocoon… ou pas… Chronique d’un non-concert »

 

Jeudi 13 Mars 2008. 12h30. Bruxelles. Cocoon nous pose un lapin.

 

Ça aurait pu être (encore plus) anecdotique si :

1) Nous avions été prévenu

2) En face de nous, il y avait autre chose qu’une excuse bidon.

 

Cocoon surfe sur la vague pop-folk française. Mais le duo réussit-il à se démarquer de celle-ci ? C’est ce que j’aurai voulu savoir… ça aurait pu être sympa… et ça commençait plutôt bien. Une place au premier rang, une petite vingtaine de personnes, une dispo acoustique synthé/guitare. Et puis, ils étaient là en plus, Morgane et Mark, jeunes, sympas et charmants. Histoire de confirmer que pour réussir dans la pop-folk française il faut être : en couple, beau et passer à Taratata. C’était réussi. Les minutes défilent. Morgane, sur l’un des deux portables qu’elle a dans les mains, discute avec un certain Bastien. Leur manager sans doute… Ils l’attendent. Nous aussi. Et quand il arrive enfin, c’est pour annoncer crânement que le concert est annulé pour cause de raisons médicales. On n’y croit pas une seconde. Mes voisins, d’un certain âge déjà, attendaient depuis déjà une heure. Ils sont déçus. Moi aussi. Nous sommes déçus. Déception et frustration. Les deux compères Morgane et Mark, juste à côté, ne viendront même pas s’excuser… ni même jouer un petit morceau… alors que tout est installé et accordé… Ils n’opposent aucune résistance à Bastien. Ce dernier nous donne rendez-vous le lendemain, même heure, dans un autre endroit bruxellois… Les raisons médicales s’envolent très vite... Quant à Morgane et à Mark, ils préféreront sans doute aller faire un peu de shopping.

 

Cocoon débute dès demain une mini-tournée belge et seront présents aux Nuits Botanique. Par contre, je ne pourrai pas vous les conseiller. Et puis surtout, ils risqueraient de vous poser un lapin… 

   

13:45 Écrit par ToX dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cocoon, live, concert, showcase, fnac, bruxelles, folk |  Facebook | | |

13/03/2008

Boutik Rock 2008 [Depotax, Diplomat, Bambi Kramer,...]

Me revoici, en douceur, avec l’article que Skynet m’avait aimablement censuré et supprimé.

 

« The Depotax Show »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.

Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.

Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.

 

Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.

Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

 

Boutik Rock  (2)


 Dans un registre complètement différent, j’enchaine avec Bambi Kramer (http://www.myspace.com/bambikramer). Après les avoir beaucoup apprécié à Dour en Juillet dernier, ils étaient sans doute le groupe que j’attendais le plus lors de cette Boutik Rock.

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.

 

De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public. (Dommage que ce soit le manipulateur Eric Lowie qui soit derrière le groupe.)

 

Boutik Rock  (3)


23h. C’est sans grande conviction que je me dirige vers la prestation des bruxellois de Suture (http://www.myspace.com/suturebxlz) dont je n’avais jamais entendu parler. Laissant une grande place aux instruments, leurs premiers morceaux sont intéressants. Mais malgré le peu de temps qu’il leur est accordé, leur set sombre dans la répétitivité et dans une certaine monotonie. J’n’accroche pas vraiment.

 

La fin de la soirée approche, les couloirs du Bota se vident peu à peu. Pourtant, il aurait été dommage de manquer la prestation de Two-Star Hotel (http://www.myspace.com/2starhotel). Au début, n’y voyant qu’une simple copie, quelque part entre The Hives et Sissor Sisters, je suis assez septique.  C’était sans compter leur bonne humeur, leur sympathie, leur accoutrement, leur professionnalisme et leurs morceaux amusants et dansants. Au final, ça donne quelque chose d’original et de plaisant. Un petit coup de cœur. Déjanté et dansant. Ça prend facilement, c’est bon et amusant. Excellente prestation scénique.

 

Boutik Rock


Il est presque 1h. Seuls quelques irréductibles sont encore présents. Nous rejoignons la Rotonde pour y découvrir Frank Shinobi (http://www.myspace.com/frankshinobi). Leurs posters sont sympas, mais je ne trouve pas leur concert vraiment captivant. La fatigue peut-être… ou les bières…

 

Il est temps d’aller se reposer, après une soirée surprenante, remplie de bon concerts et de jolies surprises. Je ne me voyais pas écrire autant de bien sur la Boutik Rock et sur des groupes belges, mais je me suis réellement bien amusé !!!

       

25/02/2008

Boutik Rock 2008 [Elvy, Blue Velvet, Puggy…]

« Accro »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Bruxelles. Vendredi 22 Février 2008.

 

Après une courte nuit et une longue chronique, la Boutik Rock est de retour en ce vendredi soir.

On tache d’arriver cette fois un peu en retard de sorte d’éviter soigneusement King Lee ; mais pas trop pour quand même pouvoir jeter un œil sur Jakob Maersk (http://www.myspace.com/jakobmaersk). Un groupe inconnu pour moi mais qui, avec sa présentation plutôt élogieuse, me laissait entrevoir du lourd…et du bon. Ces liègeois ont parfaitement digéré les influences punk américaines et la tornade Franz Ferdinand. Jakob Maersk est bien parti pour devenir le porte-voix du rock belge dans les mois avenir. 

Pourtant, mise à part leur 110 décibels, rien de très impressionnant. Ils se détachent néanmoins de la pop wallonne en proposant du punk rock us. C’est lourd, puissant et rempli de tatouages. Ça manque de mélodies à mon goût mais ça a le mérite de me replonger dans les groupes punk rock de mon adolescence.

 

Boutik (2)


 
Elvy (http://www.myspace.com/elvymusic). Ou un instant de douceur dans ce monde de brutes. Elvy, seul sur son tabouret, guitare à la main, propose une pop-folk délicate et subtile dans une Rotonde où l’on pourrait entendre une mouche voler. Magique et reposant. Joli mais prévisible. A la fin de son set, après avoir offert une des plus jolies prestations du festival, il reçoit une standing ovation totalement méritée. Ce qui rend le personnage encore plus intéressant et sympathique, c’est que tous ses albums sont téléchargeables gratuitement sur son site web http://www.elvy.be/ A découvrir de toute urgence. 

 

22h15. On préfère les bières à Akro… mais de là à dire que nous sommes accros aux bières…

Pour ce qui est de son concert, je suppose que ça n’a pas énormément changé depuis l’année dernière. Je vous renvoi donc par ici : http://tox.skynetblogs.be/post/4175381/boutik-rock--botanique-140207

 

Boutik (3)


 
Après cette accalmie et ces quelques bières, je suis (presque) en pleine forme pour profiter pleinement du concert de Blue Velvet (http://www.myspace.com/bluevelvetbe). Après les avoir déjà vu cet été, ils n’ont fait que confirmer tout le bien que je pensais. C’est sympathique, énergique et plaisant. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils n’explosent pas plus sur le devant de la scène belge.

 

Minuit. La fin de la soirée approche déjà. Pourtant, la foule est venue en nombre pour soutenir Puggy (http://www.myspace.com/puggyband). Après avoir tourné en 2007 avec Incubus et après avoir, plus récemment, ouvert pour les Smashing Pumpkins à Paris Bercy, les voici de retour en Belgique. Et même si le public est conquis, j’avoue avoir eu beaucoup de mal avec Puggy. C’est-à-dire que dès la première note j’y ai décelé (ou j’ai cru y déceler) des sonorités orientales… autrement dit un petit côté Tarkan. :o) Du coup, ça ne m’a pas quitté durant tout le set, même durant leur reprise de Jacques Brel, et j’ai donc eu beaucoup de mal à apprécier leur prestation, la trouvant bien trop lisse, gentille, superficielle et surtout si peu surprenante. Je dois néanmoins reconnaitre une bonne prestation scénique, plus qu’appréciée par un public (presque) conquis d’avance.

 

Boutik


Minuit trente. Une fois de plus, il ne reste plus que quelques irréductibles. La Rotonde, presque déserte, se transforme en fumoir de Coffee Shop. Quelques gars bourrés ne cachent pas leur enthousiasme et leur entrain pour Elvis Ghettoblaster (http://www.myspace.com/elvisghettoblaster). De mon côté, après avoir découvert le groupe il y a deux ans au même endroit, je suis déçu de ne plus retrouvé Grégory à la tête de Elvis Ghettoblaster. Il n’en reste plus qu’un trio… un peu comme un groupe qui aurait perdu son âme. Et puis, un peu trop fatigué, on quitte rapidement la salle… histoire d’être en grande forme pour le dernier jour de la Boutik Rock (qui ne sera pas chroniqué, faute d’intérêt pour les groupes en présence Soy Un Caballo, The Vismets, Poison Heart, Saint André,...)

 

Les grands gagnants de la soirée : Elvy, Blue Velvet et … Damien Diop. Merci à lui et à toute l’équipe derrière la Boutik Rock 2008. Un cru 2008 très réussi pour un festival toujours aussi sympathique au fils des années. Le rendez-vous pour l’année prochaine est déjà pris !