15/02/2007

Boutik Rock @ Botanique 14/02/07

Hier soir, avait lieu la première soirée de l’édition 2007 de la Boutik Rock.

Au programme de cette première soirée : The Only Room, Akro, Bern Li, Camping Sauvach, The Caroloregians, Atomic Leaf et pour finir Me & My Machines. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir ces derniers puisqu’ils passèrent à 0h30…et que le dernier tram était à 0h40…machin bazar...

 

Malgré la Saint Valentin, le public ne s’est pas trompé et il était au rendez vous.

 

20h : C’est The Only Room qui va ouvrir la Boutik Rock à la rotonde.

 

Jeune groupe liégeois de quatre musiciens, The Only Room se rencontre et tapisse ses murs en été 2004 en partageant leurs idées musicales.

Une première démo deux titres voit le jour en mars 2006 et l’aventure commence : The Only Room remporte le concours Puredémo avec le très entraînant morceau This Honey Fights, se retrouve en finale du Verdur-Rock, est lauréat au concours Who’s next, et partage l’affiche de la fiesta du rock avec Yel, Hollywood P$$$ Stars et Montevideo. The Only Room continue d’épater la galerie avec ses prestations live à la fois énergiques, fraîchement mélodiques, et furieusement rock, emmenées par la charismatique chanteuse Natalie.

N’hésitez surtout pas à frapper à la porte de cette « seule chambre », vous n’en sortirez pas déçus.

 

Un groupe résolument rock, c’est important de le préciser puisque ce ne fut pas spécialement le cas d’autres groupes lors de cette soirée. Et c’est un vent de fraîcheur, de gaieté, d’originalité et de plaisir qui a soufflé sur la rotonde pendant 30 minutes. Un groupe, ma foi, fort sympathique et très prometteur. Des mélodies, du rythme et une chanteuse Nathalie, qui à la fois par sa voix, son style vestimentaire et sa prestation scénique nous fait découvrir un univers, celui de The Only Room. Mon premier coup de cœur de la soirée. A suivre de très près. Même si, pour l’instant, ils n’ont pas encore d’album dans les bacs.

 

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De 20h45 à 22h, c’est un vent de Hip Hop qui envahit le Bota. Avec tout d’abord, Akro, membre fondateur de Starflam, venu accompagné de deux choristes et d’un Dj nous présenter son projet solo. Bien que le Hip Hop et moi fassions deux, je suis resté durant tout le concert. Boutik Rock et Hip Hop… Ok ça rime un peu… mais à part ça… Akro fit son possible pour tenter d’éveiller une éventuelle âme de Hip Hoppeur cachée en nous… Il bouge, chante pas mal, ces textes ne sont pas si mal que ça, on a vu pire dans le genre mais je n’arrive décidément pas à trouver ma place dans ce genre de concert… Ainsi je citerai Akro en personne : « Cette chanson s’appelle Paradoxe…Parce que la société est pleine de paradoxes »

Qui a dit que Hip Hop et Boutik Rock en était un ?...

 

Allez au suivant. 21h30, c’est au tour de Bern Li d’occuper pour 30 minutes la rotonde.

 

Bern Li c'est le nom du rappeur qui cache la forêt. Et dans la forêt, il y a Seb (le bassiste) à la tronçonneuse, Dj Sausé (platines) qui se moque des ours et Tchenn (MPC / KORG) qui fait de l'alcool de baie. En cherchant bien, on y trouve une clairière où Maud (graphisme) cultive un jardin japonais et où Pierre tente de vendre les cd's du groupe à des lapines ; quant à Gaston (ingé son), il essaye de dresser une colonie de fourmis. Ayant accumulé aujourd’hui plus de 40 concerts, Bern Li est prêt à offrir un set à la hauteur de ses ambitions. Bern Li jouera plusieurs dates en 2007 avec le chanteur « Belgo Trop Drôle » Cédric Gervy.

 

 

  Cette présentation ne me parlant pas beaucoup, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec Bern Li… et au final, le groupe continuera dans la lancée d’Akro pour me faire passer 1h très pauvre en découverte musicale…

Pour décrire Bern Li, je reprendrai le refrain d’une de leurs chansons : « Je voudrai être un peu tout ça : Electro-Rock, Rap et Raga. ».

Une photo de leur « style » vous aurait facilement démontré qu’ils sont loin d’être rock. C’est vrai, il y a une guitariste qui enchaîne entre guitare et basse… mais à part ça… je n’y adhère pas…

On notera tout de même un petit parallèle avec Akro. Avec des discours assez similaires, notamment que dans la vie y’a des gagnants et des loosers… HumHum…

 

22h15, c’est au tour des namurois de Camping Sauvach d’occuper l’orangerie et passons tout de suite à la conclusion…. Ce fût une énorme surprise !

 

L’Esperanz’ah ! 2005 donne le coup d’envoi en révélant Camping Sauvach à un large public. Le bouche à oreille fonctionne et, bien vite, le groupe acquiert une dimension nationale. En mars 2006, Camping Sauvach remporte le deuxième prix du concours Musique à la Française après avoir enflammé le Botanique de Bruxelles ! Trois mois plus tard, il prouve qu’il faut toujours compter avec les
« régionaux de l’étape » en remportant la deuxième place du tremplin Verdur Rock de Namur. Cette dernière leur permettra d’exporter la fête Sauvach jusqu’au Québec, au cours d’une mini-tournée prévue en avril prochain. Mais les Sauvach n’en oublient pas leurs origines ! Petit Monde, le premier album de Camping Sauvach est désormais dans les bacs grâce à une distribution nationale signée Bang!.

 

Quelle claque, quelle bonne humeur, quel concert !

Je ne sais pas si ils apprécieraient ce genre de comparaison, mais ils m’ont beaucoup fait penser au groupe Tryo. C’est vraiment une bande de potes qui monte sur scène. Ils sont nombreux, 7 membres avec un accordéoniste, un violoniste et les traditionnels bassistes, guitaristes et batteur. Un style festif, des gars déjantés, de la bonne humeur, de la diversité, de la danse… Ce sera LA surprise de ce premier jour de la Boutik Rock. A défaut d’avoir une bonne équipe de foot, les namurois pourront au moins se vanter d’une chose : d’avoir au moins un très bon groupe rock. (Bon, c’est vrai y’a aussi des gars très sympa et des bons comédiens acteurs de ce côté là).

A titre anecdotique, j’ai aimé l’intro du morceau La chasse aux sorcières, « un morceau qui fait peur, ça tombe bien parce que le 14 février est un jour qui fait peur.»

A suivre de très très près.

 

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23h, la fatigue commence à se faire sentir et ce n’est pas les premiers morceaux de The Caroloregians qui nous réveilleront… C’est ainsi que je glisse à mon voisin et invité « C’est plutôt endormant, non ? » « Non, ça va. Ça fait musique d’ascenseur » Ou alors de Mario Bross.

Un groupe qui fait dans le Funky Reggae comme ils appellent ça…Un style de musique qui m’a plutôt endormi… Y’a bien eu une très belle reprise de Satisfaction des Stones (version funky reggae bien sur !) pour me sortir un peu de ma somnolence…Mais malgré les nombreuses tentatives du chanteur du groupe, je n’ai pas réussi à me réveiller et a apprécier…   

 

23h45, les salles se vident déjà peu à peu et c’est un public assez clairsemé qui accueille Atomic Leaf. L’ambiance, malgré une musique festive et dynamique tombe elle aussi peu à peu. Néanmoins, c’est un bon groupe de ska festif qui est présent sur scène.

 

C’est ainsi que se fini cette première journée de la Boutik Rock.

2 choses à retenir : Camping Sauvach et The Only Room. Tout deux très prometteurs.

 

Et puis ben pour la route, ben que la société est pleine de paradoxes. (Dixit Akro), qui emporte le prix de la phrase de la soirée.

Une soirée sous le signe de la St Valentin et plus précisément dédicacée à tous les célibataires présents (en nombre) hier soir, avec des nombreuses références de la part des différents groupes.

 

C’est reparti pour la deuxième journée de la Boutik Rock ce soir, avec un programme très intéressant.

 

Rendez vous demain.


 

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14/02/2007

The Servant @ Botanique 13/02/07

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Mardi 13 février 2007, 20h, la rotonde se remplit peu à peu pour accueillir The Servant. Un public varié avec tout de même une petite prédominance du genre féminin avec une tranche d’âge est comprise entre 15 et 20 ans.

 

20h36, la salle est remplie, le show peut commencer. Pour plaire à ces demoiselles, Dan Black ne s’était pas trompé, il avait sorti pour l'occasion ses plus belles chaussures blanches… et surtout son plus beau français. Ma source était donc fiable : Dan Black parle français, du fait que sa petite amie soit parisienne (désolé mesdames) et ce fût pour notre plus grand plaisir.

 

Un concert qui commence plutôt bien puisque, et c’est assez rare pour le signaler,  il commence avec une intro... et quelle intro. Le batteur et le guitariste sont les premiers à monter sur scène, et tandis que le premier nous gratifie d’un solo à la batterie, le second use d’un archet de violon sur sa guitare. C’est ensuite au tour du bassiste de venir les rejoindre. Tout ça avec en arrière plan, des diapositives noir et blanc représentant les portraits des membres du groupe. Et puis, sous les applaudissements du public, c’est au tour de Dan de débarquer. Le show pouvait alors commencer.

 

Dès les premières minutes, le ton était donné. Le groupe (enfin surtout Dan Black, leader et chanteur) était en grande forme, visiblement content d’être présent et le public réceptif et répondant à l’appel. Ainsi dès la première chanson, l’ambiance et les applaudissements étaient lancés. Et tout me laissait espérer de passer une très bonne soirée… ce qui fut le cas…quoique…

 

A l’écoute du dernier album, je fus marqué par un tout assez plat… et malheureusement, ni la scène, ni le personnage Dan Black n’ont pu m’enlever ce sentiment… Un concert au final assez inégal, avec des moments où j’eus l’occasion de me dire « Wouaaa, j’m’embête un peu… vivement la prochaine chansons connue ». Car c’est vrai, il y a des morceaux qui sortent malgré tout du lot… notamment les singles Orchestra, Liquefy ou le récent How to destroy a relationship. Ces morceaux contrairement à d’autres dégagent vraiment quelque chose sur scène et le public ne s’y trompe pas.

 

Reste, et ce fut là l’attraction de la soirée, Dan Black… un grand homme… enfin plutôt grand par sa taille que grand homme, où il faudra attendre à ce sujet quelques années avant de se prononcer, mais surtout un grand gamin, qui fait sourire et qui fait plaisir à voir sur scène. Sa démarche, ses mimiques, ses danses, sa maladresse aussi parfois, son amusement… un gars génial. Mais bon, Dan a aussi de grandes jambes et dans une démarche maladroite, lors des premiers morceaux, il renverse sa bière, un technicien vient alors éponger les dégats pendant le morceau et à la fin de celui-ci, Dan nous sort un hilarant « Merde, j’ai perdu du bière avec mon pied…with my foot ». D’autres phrases, dans un français tout aussi marrant mais surtout dites d'une manière si…British viendront ponctuer le show. Aussi, il annonce la couleur dès le début : il parle français ; et les communications avec le public furent nombreuses.

Autre anecdote marrante, quand entre deux morceaux Dan se rafraîchit en buvant quelques gorgées de bières, un spectateur lance un « Na, na, na », Dan surpris répond un : « Papa ? », « Merde, tu ne devrais pas boire autant ! ».

La petite salle et la disposition de la salle rendent possible toutes ses interactions ; mais aussi la prestance de Dan et son occupation de l’espace. D’ailleurs, les premiers rangs devaient avoir une belle vue sur… ses jambes, tellement il était grand et rapproché du public. Ainsi durant les morceaux il nous regarde, nous observe, se moque aussi parfois par exemple quand une spectatrice continua à applaudir toute seule.

 

Ben oui… il est comme ça Dan, un grand gamin… il bouge, il saute, il danse, il regarde le public, il chante sublimement bien, il rigole, il boit, il joue de la guitare aussi, il fait des blagues, il s’enroule dans son micro, il parle français… mais aussi il est un peu perdu à l’occasion… ainsi après chaque morceau, il doit regarder sa tracklist pour voir où il en est, qu’elle sera la chanson suivante et savoir si il doit prendre son instrument ou non…

 

 

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Personnage excentrique certes mais qui ne donne pas l’impression d’en faire trop, simplement d’être lui-même. Mais ce personnage, cet hurluberlu a beau être là… il ne peut pas tout sauver et reste des morceaux assez faiblard…ainsi après un rappel, à 21h58 quand les dernières notes raisonnent… il est temps que le concert finisse. Le principal, c’est que les fans ont eu l’air d’apprécier ! Pour ma part, je me souviendrai des singles et de quelques bons morceaux, de l’ambiance qui n’était pas si mal et surtout de l’excentrique Dan Black et de sa prestation… Pour le reste, la faiblesse et la « plateure » se sont bel et bien faites ressentir. Autre élément interpellant, la cohésion du « groupe »… assez bizare… puisque en effet Dan occupe les devants de la scène, vient ensuite son bassiste avec lequel il entretient une bonne entente, discute et rigole… et plus qu’au second plan, le batteur et surtout le guitariste, qui font « bande à part » ; ne sont que très peu présent et semblent ne pas faire parti du groupe.

 

Bonne soirée et bon moment pour un non-spécialement-fan du groupe et surtout pour 7€… un bon rapport qualité prix, diront certains.

 

Dan ne change pas, continue à nous faire rire, à bien chanter (peut être n’ais je pas assez insister sur sa voix, vraiment impressionnante, juste et jolie), mais surtout continue à nous sortir quelques bons singles par album… ce n’est pas plus mal ainsi, et puis ça nous permet dans des petites salles comme celle de la rotonde ce soir.

Continue à nous sortir quelques tubes pour nous faire danser et quelques mimiques pour nous faire marrer… ne change pas.

 

 

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Ps : Vous noterez au passage la présence d’un nouveau compagnon, mon appareil photo. Si vous êtes intéressés par les photos en meilleure qualité, faites moi signe. En espérant que ces illustrations de compte rendu vous plaisent.

 

 

07/02/2007

D'Hiver Rock Festival

 
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Grande nouvelle pour ToX !

Mardi 6 février 2007, semaine de rentrée à l’ULB. Tout va pour le mieux. A 12h06, suite à une requête, je reçois un courriel de la part de la Maison de la Culture de Tournai.

La personne chargée de la communication, de la promo et de la presse du Festival D’Hiver Rock m’annonce cette grande nouvelle : Je reçois le badge d’accès et je couvrirai  les deux jours du festival !

 

« J’ai visité ton blog et serais intéressée par ton return du festival. »  

 

C’est donc avec honneur et une immense joie que je vous ferai part de cette nouvelle expérience !

 

Mais passons au festival. En 2002, alors que j’avais 15 ans, j’assiste lors de la première édition de D’Hiver Rock, à mes premiers concerts. C’est donc émerveillé que j’assiste, entre autres, aux prestations de « petits » groupes belges qui  ont fait leur petit bonhomme de chemin depuis lors : mud flow, Hollywood Porn Star ou encore Yel. Et c’est ainsi que je deviens adepte des éditions suivantes du festival.

 

Un festival centré sur la découverte, principalement de la scène belge, mais aussi de nos voisins français ou encore de quelques groupes locaux. Plusieurs salles, plusieurs styles musicaux, un endroit adapté avec un bon rendu sonore, le festival est lancé.

 

Mais c’est de l’édition de 2005 que je garde le plus beau souvenir : la découverte de Ghinzu en live. Un concert et une ambiance formidable ! C’est aussi à cette occasion que je découvrirai Austin Lace.

 

Venons en à cette cinquième édition (celle de cette année donc) avec au programme : encore et toujours de la découverte. Bon, c’est vrai que je ne cache pas une certaine déception suite à cette affiche 2007… J’aurais bien vu un groupe comme Montevideo dans la programmation… ou une pointure un peu plus importante de la scène belge… Zita Zwoon, Sharko,…

 

Un premier jour, le vendredi 16 février, plutôt punk avec des groupes comme Wash Out Test ou Skarbone 14 (Tout compte fait, il est pas si loin le temps où on allait les applaudir le vendredi soir au Bierstube :-) ). Mais aussi l’opportunité de découvrir le groupe lillois Les Blaireaux dont je n’ai entendu que du bien et qu’il me tarde de voir sur scène.

 

Le samedi sera quant à lui une journée plus pop rock et que je risque d’apprécier d’autant plus. Avec The Tellers (honte à moi que je n’ai encore jamais vu sur scène), My Little Cheap Dictaphone (vu cet été à Hannut) et puis d’autres découvertes qui me semble très intéressantes comme Pillow, Monsoon ou Ultraphallus.

 

Evidemment photos et impressions pour vous sur ToX et tous les détails croustillants… ou pas… de cette nouvelle expérience. Mais avant ça, mardi prochain, j’ai rendez-vous avec The Servant à la rotonde et qui sais un certain Boutik Rock pourrait se profiler à l’horizon.

 

Sur ce, Bien à vous et à très bientôt!

 

Toutes les infos concernant le festival sur www.dhiverrock.be

 

L'édition du D’hiver Rock 2007 se déroulera ces 16 et 17 février à la Maison de la Culture de Tournai

Au programme

Vendredi 16, à partir de 18h30 : Wash Out Test, René Binamé, Black Sheep, Kaophonic Tribu, Skarbone 14, La Réplik, Les Blaireaux, Les fils de Sammy

Samedi 17, dès 15 h00 : Les Zetlaskars et la Trompida, Crooner Mic Action, My Little Cheap Dictaphone, Kofee, Astro Zombie, Pillow, Driving Dead Girl, PHC, Interlude (sans avenir), Ultraphallus, Sourpuss, The Tellers, Goudrona $uper$tar, Al Dente, Monsoon et le lauréat de l’Open Stage 2007.