18/02/2007

D’Hiver Rock Festival @ Maison de la Culture de Tournai 17/02/07

Dimanche 18 février 2007, 12h12.

 

Voilà c’en est fini de cette folle semaine. Avec l’occasion de dresser un petit bilan statistique (Oui oui je sais vous adorez ça) : Une trentaine de groupes vus sur scène, un total de 24 heures de concerts, une dizaine de bière bues, une bouteille de champagne, un resto St-Valentin, 16h de cours, 2h de médecin, 0h de grasse mat, 3h de Pro Evolution Soccer, plus de 5h de rédaction pour ToX, très peu d’heures de sommeil, 4 cartes de visites données, 2 interviews, quelques poignées de mains serrées (poignées de mains ou mains serrées, il faut choisir), 1 autographe signé, 1 fois interviewé, 1 photo de groupie, le mot « tchussss » utilisé près de 30 fois et surtout quelques rencontres surprenantes, captivantes et super intéressantes. (Non non, je vous assure j’ai pas (encore) la grosse tête).

 

Voila si un producteur passe dans le coin, y’a pas de soucis pour en faire un film, je suis dispo.

 

Bon ça c’est fait, c’était pour les stats de la semaine.

Passons maintenant à l’objet de ce post, la deuxième et dernière journée du D’Hiver Rock Festival.

 

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Bon allons tout de suite au but, comme ce fut le cas à la Boutik Rock, il y a eu un deuxième jour nettement moins bon à Tournai. Et ce tant au niveau de l’ambiance, que de l’affluence du public. Une malédiction cette semaine pour les deuxièmes jours donc.

 

Mais que s’est-il donc passé hier à Tournai pour qu’il y ait si peu de monde, si peu d’ambiance et si peu de bons groupes ?

Sur le papier, pourtant, l’affiche était assez alléchante, un festival qui commence à 15h pour se terminer 10h plus tard, un prix plus que démocratique, 2 scènes, une myriade de groupes, dont quelques plus grosses têtes d’ affiche comme The Tellers ou My Little Cheap Dictaphone.

 

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé… toujours est-il que le public a mis longtemps à arriver sur la grande scène. Au final, les deux prestations les plus convaincantes furent celles des Tellers et de My Little Cheap. Avec à côté de ça, une scène A très « Underground » totalement à l’opposée de la scène B, plus amène à plaire au grand public.

 

Premier élément marquant. Alors que hier je vous faisais l’éloge de Raoul et de Jacqueline (en photo sur le post précédent), ils ne sont plus présents en cette dernière journée à mon grand désarroi ! Dommage parce que l’idée était vraiment chouette et utile.

 

15h29 : Premier groupe à jouer cette journée, ce sont les lillois de Crisis Crew, lauréat du concours Open Stage de Mouscron. Et la journée commence au plus mal, puisque qu’un énorme problème de son oblige le groupe à meubler durant quelques interminables minutes.

Côté musical, c’est décrit comme une fusion néo-métal et rap pour un chant, deux guitares et un DJ qui n’a rien à envier aux groupes « habituels ».

C’est devant 20 personnes que le groupe a la « chance » de se produire… et apparemment ce ne fut pas très convaincant pour le public comme pour moi d’ailleurs…

 

16h15 : la journée tarde vraiment à commencer et c’est au tour de Sour Puss de monter sur scène et de tenter de mettre de l’ambiance. Je dis bien tenter car avec le manque de public ce n’est pas tâche aisée. Ils sont 3, viennent de Tournai et font du, accrochez-vous, Noisy Rotten Punk… Et en fait, j’ai pas mal aimé leur son, des morceaux courts, rapides, puissants et efficaces. Tellement court qu’en à peine 30 minutes, le concert était bouclé.

Leur style m’a fait pensé à celui de Jay Reatard que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup.

Un aperçu de la musique de Sour Puss sur leur MySpace : http://www.myspace.com/sourpusses

 

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16h40 : Changement de salle et changement de registre avec Al Dente.

Al Dente fait partie de ces groupes inclassables et indéfinissables. Il y a des sons électro, du saxo, de la trompette, un synthé, deux guitares… Un joyeux mélange qui donne du rock expérimental, décalé et imaginatif.

Mélange dantesque d'harmonies et de rythmiques aériennes, où s’entrecroisent joyeusement Rock, Fanfares, Pop, Jazz ludique, opéra, techno, cirque, transe et autres expérimentations délirantes en tout genre.

Dans une salle encore une fois bien peu remplie, le chanteur nous accueille avec un « Salut les filles » « Ca va les filles ? » le tout enroulé dans une jolie écharpe rose… Machin Bazar.

Kitch et Sympa.

 

Mais une interrogation revient : Ou est passée l’ambiance qui régnait ici même lors de la première journée ?

 

18h : C’est au tour de Pillow et on dirait que la soirée va enfin commencer. Le public arrive peu à peu, les groupes présents sont de plus en plus connus et c’était l’occasion pour le groupe de nous présenter leur nouvel album, sorti cette semaine. On notera au passage qu’ils partent la semaine prochaine pour une mini tournée en Angleterre. Bonne nouvelle pour eux !

Niveau musical, c’est du Post-Rock, une musique instrumentale, d’ambiance, bien sympathique avec 3 guitaristes (!) et les traditionnels batteurs et bassistes.

On pouvait lire dans leur présentation : Leur influence vont de Explosion in the sky, Interpol, dEUS, Radiohead,…  Une vaste blague et c’est surtout à Mogwaï que j’ai pensé en écoutant leur musique… manquant à mon goût quelque peu d’originalité… Qu’importe 18h30, le public est de plus en plus réceptif, ce qui sera rassurant pour la suite des hostilités : Les Tellers et My Little Cheap Dictaphone

 

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Dans la salle A, appelons-la « la salle underground », par contre, c’est toujours un public peu réceptif pour accueillir Driving Dead Girls. C’est du Rock’n’roll garage aux riffs énergiques, simples, directs et explosifs.  

Un groupe pas si mal dans son genre, le garage rock, un rock puissant et efficace.

 

19h20, c’est Monsoon qui est attendu. Sympathique quoiqu’un peu répétitif. J’me suis senti un peu seul devant la scène, mais c’est avec plaisir que j’assistais à une bonne prestation scénique de la chanteuse… :-)

 

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A 20h, enfin un peu de musique festive sur la scène A avec les français de Zetlaskars. Ils sont 7 sur scène et nous présente leur prochain album « Les fables de la foutaise » qui sortira en septembre. C’est la fête sur scène, mais un peu moins dans le public avec quelques échauffourées venant de quelques imbéciles. Même le chanteur interviendra pour les remettre à l’ordre. Leur musique est d’influence Ska et festive, leurs textes sont comme je les aime avec des morceaux comme « J’en ai rien à foutre » ou « Dieu est un manouche ».

 

20h30 sur la scène B, c’est l’arrivée des groupies… pour accueillir les Tellers :-) Voila qui mettra un peu d’ambiance en cette journée même si la salle n’est toujours pas remplie.

 

Fraîchement atterri sur 62 TV (Girls in Hawaï, Malibu Stacy, Austin Lace, Etc.), ce tout jeune duo (20 et 21 ans) de Bousval n’était jusqu’il y a peu qu’un secret de chambre à couche. L’histoire de deux grands gamins, pas vraiment intéressés par les études, qui passent leurs journées à composer des chansons, un genre de folk éminemment rock, à la croisée des chemins de Dylan, des Libertines ou de Violent Femmes.

Une signature sur V2 en France et un album pour la fin du printemps…Dire s’ils ont le vent en poupe !

 

Hier soir, c’est eux qui l’ont emporté à l’applaudimètre mais aussi au groupiemètre et au nombre d’autographes signés. Bien qu’ayant leur EP, c’était la première fois que je les voyais sur scène. Surprise ! Dans la présentation, on nous parle du duo. Mais qui est le bassiste de ce « duo » ? J’ai du être le seul à le remarquer hier soir, Fabrice Detry le leader de Austin Lace. J’en reparlerai.

Au niveau de leur prestation, ce fut sympathique. Ben, le chanteur, a une voix particulière, à la fois chouette et originale. Leur présence sur scène est bien aussi, ils jouent bien le jeu et communiquent bien avec le public. De plus, Ben semble vraiment apprécier son statut de « star pour groupies » et il y contribue pas mal. Marrant.

Un concert de 40 minutes, qui malgré sa courte durée, comporte tout de même quelques temps morts, quelques chansons un peu moins bonnes. Mais les morceaux les plus connus sont là pour réveiller les troupes et rehausser le niveau.

Pour le moment, ils n’ont qu’un EP de 6 titres qui commence à dater un peu et ils vont vraiment devoir assurer au niveau de l’album.

 

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Petite pause dans ce récit avec ce que j’appellerais « L’épisode Tellers ». J’ai longuement hésité à l’insérer dans la rubrique tranche de vie, mais finalement je vais vous le proposer dans son contexte, entre deux concerts à D’Hiver Rock.

 

Tournant de la soirée, dans les coulisses je rencontre les gars de www.cecinestpasuneradio.net et quelques moments extraordinaires suivront. Pendant le concert, ils discutaient avec le manager pour avoir un interview pour leur nouveau projet, à la base ils s’occupent d’une radio sur le net mais ils voudraient développer un nouveau côté, une approche sympa : se balader avec leur caméra et leur micro et interviewer les artistes avant et après les concerts. Ils s’intéressent un peu à tout et ne font nullement ça pour un but lucratif, un peu comme ToX.

Je leur présente alors ToX et leur demande si je peux les suivre pour l’interview des Tellers. Ce qu’ils acceptent immédiatement. Et c’est parti pour l’aventure ! On attend les Tellers devant leur loge en attendant qu’ils fument leur clope. On rencontre une autre équipe télé qui veut nous piquer notre place et qui use de méthodes journalistiques crapuleuses :-), c’est la loi de la jungle. A ce moment-là, c’est Xaxier, le bassiste de My Little Cheap qui sort de sa loge, l’occasion de le saluer. Les Tellers n’arrivant pas, les petits gars de cecinestpasuneradio décident de m’interviewer. Au programme, présentation de ToX, de son point de vue, de mes idées sur la musique, les groupes, le festival,… J’ai été surpris, ils utilisent les même méthodes que moi, rien de préparé, des questions et des réponses qui viennent sur le moment. Une chouette expérience.

Le manager des Tellers débarque enfin pour nous dire que le groupe est retenu en haut, sur leur stand et qu’on va aller faire l’interview là-bas. Et c’est parti. Les affaires marchent pour eux, pas mal de cd’s vendu ce soir là, de séances photos et dédicaces. C’est surtout Ben qui est à la tâche, puisqu’il semble apprécier. L’occasion de s’attarder sur les autres membres du groupe. Et de m’entretenir plus particulièrement avec Fab bassiste remplaçant pour les Tellers, et pourquoi pas définitif. On discute de sa participation avec les Tellers, de son concert d’il y a 2 ans au même endroit, de l’actualité d’Austin Lace, de Tox, de Myspace. Super moment, très intéressant. On reçoit des bières, on nous prend en photo,… :D

 

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Allez assez parlé, je redescends les pieds sur terre…

22h10, c’est au tour de My Little Cheap Dictaphone. Je les avais vu il y a 6 mois au 100% Festival d’Hannut et j’étais quelque peu resté sur ma faim. Mais à Tournai, ce fut tout autre. Une très belle prestation, une bonne ambiance, un concert super sympa. Une alternance de country, de pop rock et de chansons d’amour.

 

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23h, les Astro Zombie sur la scène « underground ». Ils ont acquis un nom dans le monde de psychobilly.

Les remarques du chanteur sur l’ambiance fusent : « Tout le monde dort en Belgique à cette heure-ci ? », ce sont exactement sept « Non ! » qui émergent de la salle.

De la musique, qui personnellement ne me déplait pas trop, mais qui ne fait « bouger » que les quelques punks de la salle...

Avec la mention du chanteur «  Pas mal, peu mieux faire ». Deux chansons plus tard, son discours change un peu : « Vous êtes encore debout avec toutes les bières que vous avez bu ? ». Et au final, « Vous êtes sage en Belgique hein, pourtant on est pas loin… »

 

Quelques réflexions qui reflètent bien l’ambiance qui a régné toute la journée dans cette salle.

 

Minuit, on finit, un peu fatigué, avec le groupe Kofeee. Pas vraiment une grosse pointure pour clôturer ce festival…

 

Ouf, voila c’en est fini pour le récit de mes aventures de la semaine. J’ai pu y survivre et j’espère que vous survivrez à la lecture (ça doit être long à lire, non ?)

 

C’était vraiment une très chouette expérience, merci à Cathy de m’avoir permis de la vivre à D’Hiver Rock !

 

En conclusion, deux journées drôlement différentes, avec tout de même une préférence pour la première, mais la seconde m’a fait vivre des choses drôlement sympa.

 

J’espère que mes récits vous ont plu. Merci de vos visites en nombres ces derniers jours. Merci pour les commentaires, pour les rencontres pendant les concerts. Merci pour tout.

 

Prochain compte rendu, ce sera celui du délicieux trio féminin de Au Revoir Simone, jeudi soir au Bota, il reste encore des places et pour 10€, sachez que c’est une très bonne découverte.

 

Je vous salue et ne vous dirais pas (cette fois) Tchusssss

 

Ps: On notera la création d'un Myspace pour ToX : http://www.myspace.com/tox_blog

 

17/02/2007

D’Hiver Rock Festival @ Maison de la Culture de Tournai 16/02/07

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Vendredi 17 février, 18h30, ouverture des portes pour la cinquième édition de D’Hiver Rock et apparemment le public est déjà présent en nombre pour cette première soirée. Soirée sous le signe de l’énergie dans la salle A, avec des groupes comme Wash Out Test, Black Sheep ou Skarbone 14 et  dans la salle B, une ambiance toute différente avec plutôt de la chanson française, à textes et des groupes comme Les fils de Sammy, La Réplik ou les Blaireaux.

 

Notons au passage l’organisation avec, cette fois-ci, jamais 2 concerts en même temps, ainsi le public alterne entre les scènes en même temps que les différents groupes. Cela permet, pour les plus rapides, de ne pas manquer une minute.

 

18h48, belle initiative de la part de l’organisation, un couple de présentateur, pseudo comique mais super sympa, viendront tout au long de la soirée nous présenter les groupes ! C’est un petit détail, mais c’est vachement sympa et utile aussi. C’est donc Raoul et Jacqueline qui auront cette tâche tout au long du festival.

 

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18h50, c’est à Wash Out Test d’ouvrir le festival.

 

En 1995, 4 amis originaires de Lessines fondèrent l’institution Poulycroc dont, l’objectif est de faire la fête en démolissant les standards de la pop et du folklore belge. Il seront, à cette fin, vite aidés par des amis trompettistes issus des fanfares locales. En 2001, l’envie de faire plus de punk-rock se ressent et ils lancent un nouveau défi : ils créent Wash Out Tes au sein duquel ils composent dans un style comparable à Less Than Jake, Big D and the Kids Table, Catch 22,…Une démo en 2007 et un album en 2003 et des concerts en Belgique et à l’étranger notamment aux côté de groupes tels que Undeclinable, Real McKenzies, Flatcat, Unconmmonmenfrommars, Funeral Dress, Big D.and the Kids Table, Street Light Manifesto ou encore Ska-P. Un nouvel album devrait voir le jour d’ici peu…

 

Wash Out Test, groupe régional donc et dont c’était la première fois que je les voyais sur scène. Ils sont 5, ils chantent en anglais, ils viennent du Hainaut Occidentale, ils font du punk-ska, leur album commence à dater un peu et… ils sont super géniaux.

Dommage qu’ils aient du ouvrir le festival et jouer si tôt. Le public n’est pas encore aussi réveillé qu’il l’a été pour les groupes suivants. Dommage vraiment parce que la musique s’y prêtait super bien. Une musique digne des meilleurs groupes américains du même genre. A ce titre, le groupe nous touche un  mot de leur prochaine actualité : «  Nous sommes à Boston le mois prochain, en première partie d’Avril Lavigne et suivra ensuite une tournée en Amérique Latine » ^^

Malgré tout, ils nous font l’honneur de ne pas oublier leurs origines et reviendront dans nos petits bleds paumés et nous feront le plaisir de passer prochainement par Mons, Ath, Silly, Leuze.

Amis bruxellois ou autres personnes qui ne connaissent pas encore et qui aimez ce genre de musique, je vous invite à découvrir 4 de leurs morceaux sur Purevolume, http://www.purevolume.com/washouttest, ainsi que leur site web, http://www.washouttest.com/.

On suivra de près la sortie de leur nouvel album.

 

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19h30, changement de salle et changement d’ambiance par la même occasion. Laissons ici l’énergie survoltée, les jumps, les guitares électriques et l’anglais pour accueillir la chanson française des Fils de Sammy. Groupe originaire du Nord de la France, proposant de la chanson à texte. « Les Fils de Sammy prônent l'Amour, de la vie et de ses plaisirs et condamnent le travail en tant qu'aliénation de l'individu. » Machin bazar, perso je préfère le genre de discours qui circulent dans la salle A, juste une question de goût…

Mais ils sont là pour faire la fête pour nous faire bouger, et ils le font plutôt bien. Le public n’était vraiment pas nombreux, mais super réceptif et accueillant, comme il l’est souvent à Tournai et ça fait plaisir à voir.

« Nous sommes tous les amis de Sammy, nous voulons tous faire la fête avec lui ».

 

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Mais pas le temps du disserter sur l’humanisme des Fils de Sammy, ce sont les mouscronnois de Black Sheep qui sont prêt sur la scène A.

 

Black Sheep évolue dans un Skacore aux influences très diverses (Hardcore, Punk, Hip-hop). Le principal atout du groupe est l’énergie qu’ils restituent très bien en concert. Les thèmes abordés dans les paroles sont vastes mais ils traitent principalement de liberté et de révolte.

Black Sheep a déjà joué dans des endroits très différents les uns des autres, un peu partout en Belgique mais également en France et en Angleterre. Le groupe se prépare en ce moment même à la réalisation d’un albul.

En juillet 2006, le groupe signe sur le label Suisse « Trash compost records » volontaire pour promouvoir son prochain album. On parle aussi d’une éventuelle collaboration avec le label parisien « Beer records » ainsi que d’autre label divers d’un peu partout.

Après près de 80 concerts à son actif, Blach Sheep a eu l’occasion de partager certains concerts avec Five knuckle, Guerilla poubelle, Patates rats, Union jack, Nervous chilin, les Vieilles salopes, Adequate 7, Coquettish, Eric panic…

 

Un public très nombreux pour les accueillir et une ambiance qui monte de plus en plus. Slams et pogos s’enchaînent sur ce son assez violent et underground mais qui dégage vraiment quelque chose. Ces petits gars n’ont que 19 ans, mais quel professionnalisme. Au rendez vous, une prestation impeccable, une présence sur scène remarquée et une communication avec le public assurée. Le chanteur remercie le public (et les mouscronnois) d’être si nombreux.

« La folie : chansons dédicacée à tous les dingues de musiques, ceux qui font tous les concerts, les festivals, achètent les T-Shirt, les Cd’s » Et apparemment, ces derniers étaient nombreux dans la salle. Ceux qui fait plaisir à voir, même si la moyenne d’âge doit se situer entre 14 et 17 ans.

 

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Pour l’instant, je vous propose de découvrir leur myspace : http://www.myspace.com/bxsbelgium

Avec 2 chansons à télécharger, et c’est important de le signaler.

Je vous reparlerai très prochainement de ce groupe puisque j’ai interviewé Vankou, chanteur, guitariste et « leader » du groupe durant plus de 30 min dans sa loge. Moment vraiment sympa, avec au programme plein d’infos intéressantes sur la musique, leur tournée, leur prochain album, la vie du groupe, la conciliation étude/boulot/musique. Ce sera probablement dans le courant de

la semaine sur ToX.

 

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Allez, on change de salle et c’est le groupe La Réplik qui se prépare.

Ils sont 6, viennent de Bordeaux, existe depuis 10 ans et ont une belle série de concert derrière eux. Ils sont plus tout jeunes aussi, font de la chanson française festive, tiennent des discours très « esprit punk », et savent mettre l’ambiance et faire bouger le public de Tournai qui leur réserve une fois de plus un très bon accueil.

 

Contrebasse, banjo, guitare, accordéon,… sont autant d’ingrédients pour une bonne sauce punk aux accents java ou tsiganes.

Un condensé de chanson réaliste, témoin de son époque, qui ne regimbe ni sur ses idées, ni sur son franc parlé.

 

Leur dernier album en date est La folie des grandeurs.

Le genre de chansons ? « Le temps est assassin, plus encore que le Whisky ». « Le dimanche, chanson sur les lendemains matins…parce qu’il y a de très très bonnes montée… mais surtout des descentes très difficiles. » Ou encore « Cette chanson c’est quand t’invite ta petite sœur à une fête et que ben tous les gens sont mous. Ça s’appelle Les mous.

 

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Mou… c’est bien un adjectif qui ne convient pas aux gars de Skarbone 14.

 

Ils sont huit et ont un jour rêvé de dépasser les frontières de la ducasse du coin. Alors ils ont travaillé. Dur, très dur. Exercices de slams dans les champs de maïs, entrainements des cordes vocales sur les tubes de l’été, apprentissages de jumps les yeux bandés, endurance de l’estomac lors de houblonnades et développement de l’orientation pour aller le plus loin possible sans se perdre. Avec plus de 200 concerts en Belgique et à l’étranger aux cötés de groupes tels que Babylon Circus, Percubaba, les 100 gr de têtes, Big Mama, Steevo’s Teen, Skunk, et bien d’autres, les tournaisiens ont vite appris à transformer leur énerie en pure condensé de fête.

Skarbone 14, c’est une alchimie de styles qui a donné naissance à un ska festif explosif et énergique dans lequel se mélange rythmes sautillants et propos agités.

 

21h35, je m’approche de la scène A, le groupe n’est pas encore sur scène, qu’on entend déjà au loin l’appel de la foule « Skarbone 14, Skarbone 14 ». Voila qui doit leur faire plaisir, une foule qui scande leur nom et surtout une salle comble pour les accueillir. Dès la première chanson, l’ambiance atteint son paroxysme. Ce qui étonne le chanteur puisque c’est un nouveau morceau que le public ne connaît pas encore. Suivent les autres morceaux plus connus, Slams, pogos… mais aussi perte de lunette ou de baskets s’enchaînent. Le public était survolté et a beaucoup aimé. Pour ma part, le temps où je les découvrais il y a 4 ans au Bierstube semble bien loin… Au point même que le groupe me semble avoir pris un petit « coup de vieux »…surtout du côté de la prestation scénique du chanteur… enfin juste un avis perso.

 

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Je ne reste pas jusqu’à la fin du concert et vais interviewer Black Sheep.

 

A mon retour, l’ambiance semblait être tombé… La fatigue de tous les plus jeunes après 3 très bons concerts dans la salle A peut être… ou alors la fatigue d’une semaine de cours… ou encore l’absence de groupes risquant de les réveiller après 22h…

 

Pourtant, il y a bien Les Blaireaux sur la scène B.

 

Orchestrés pour six voix, deux guitares, un piano, un trombone, un saxo et une batterie, les contes blaireautiques vous promènent dans une étonnante galerie de portraits hauts en couleurs. On en ressort avec un large sourire aux lèvres. Grands gourmands de chansons, les Blaireaux épinglent avec tendresse le comique de situations mises en scène sans complexe.

 

Chanson à texte, chanson française qui n’a pas réussi m’attirer… Groupe le moins festif de cette soirée. L’ambiance est par la même occasion elle aussi tombée un peu plus.

 

23h10, René Binamé.

 

René Binamé chante en français souvent, en wallon et en flamand parfois.

René Binamé n’aime pas le capitalisme, il n’aime pas être réduit au travail, il n’aime pas être soumis à l’argent.

René Binamé aime le pogo convivial, tendre, chaloupé, langoureux, pas le pogo bobo.

 

Le public avait changé pour René Binamé, place à un public plus âgé, plus ciblé, plus connaisseur.

Place aussi à la fin de soirée et tout ce qui va avec : la fatigue, les gars bourrés, les retours à la maison,… Place à une bonne nuit de sommeil.

 

Il y avait pourtant encore Kaophonic Tribu de minuit à 1h… berceuse pour mieux nous endormir.

 

Place à la journée de samedi qui s’annonce sous les meilleurs hospices.

 

Les premières conclusions pourquoi pas : l’organisation, au top (au passage, boissons à 1,50€, sandwich à 2€) et le public tournaisien (et français aussi qui étaient venus en nombre) parfait.

 

On finit avec la photo de la soirée: celle du guitariste de Black Sheep qui joue devant un petit garçons de 7 ans, d'abord sur les épaules de son papa et ensuite qui s'est "réfugié" sur un ampli sur le côté de la scène.

 

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Pour 10€, si vous n’avez rien à faire dans les heures qui suivent ce samedi, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Direction Tournai.

 

A suivre sur ToX : le compte-rendu de la dernière journée du festival, l’interview de Black Sheep et toutes les photos de ces 2 jours.

 

Pour tout contact : tox.skynetblogs@gmail.com

 

 

16/02/2007

Boutik Rock @ Botanique 15/02/07

 Autant aller tout de suite droit au but , cette deuxième soirée de la Boutik Rock fût plus que mitigée.

On fut d’ailleurs loin de l’affluence de la soirée précédente… et je noterai par la même occasion une ambiance nettement moins marquée. D’ailleurs, la soirée n’a au final jamais réellement décollé…

 

Pourquoi donc ?

 

Alors que pour moi, les deux mots forts de la Boutik Rock sont : découverte et diversité, je n’ai nullement trouvé ce dernier hier soir… Ainsi, la soirée était clairement placée sous le signe du métal, du hard rock et des puissants riffs de guitare.

 

C’est un vent de métal qui s'est abattu sur le Bota hier soir.

 

N’ayant pas vraiment eu de coups de cœur ou de surprises hier soir, je ne m’attarderai que très peu sur les groupes présents.

 

Il y a bien eu quelques groupes sympas malgré tout : les luxembourgeois de Holy National Victims (H.N.V), Shah Mat ou encore Melchior.

 

20h, c’est dans une rotonde quasiment vide que les 5 luxembourgeois de Holy National Victims débarquent.

 

Invité du Grand-Duché de Luxembourg, Holy National Victims a vu le jour en 1999, fondé par deux amis passionnés de guitares et fans de héros du rock, tels Jimi Hendrix ou Led Zep. Quelques tâtonnements plus tard passant par des reprises de leurs groupes fétiches, un premier CD autoproduit a vu le jour. Bien accueilli par le public luxembourgeois, ce premier opus personnel leur ouvre les scènes des plus importants festivals luxembourgeois. En 2006, après avoir honoré leurs obligations scolaires et universitaires, H.N.V. sort son premier album sous la forme d'un double CD, Take this ride or you will never know, sur le label luxembourgeois Winged Skull Records. L’album est vivement accueilli par les critiques internationales et une tournée se profile pour le mois d’avril 2007.

 

 

C’était pour eux l’occasion de nous présenter leur premier album qui vient de sortir. Un rock énergique, mélodique et entraînant… mais si peu original…

Malgré tous les efforts du chanteur, le public reste assis et l’ambiance ne monte pas aussi facilement qu’avec The Only Room qui ouvrait aussi la rotonde 24 heures auparavant. On ne pourra cependant pas reprocher au chanteur de ne pas avoir essayer. Celui-ci, ne jouant d’aucun instrument et  ayant ainsi les mains libres, nous offre un show énergique. Au programme, danses, pirouettes et culbutes….Une prestation individuelle qui présente un net contraste avec le reste du groupe, ainsi les deux guitaristes et surtout le bassiste nous offrent un bien pauvre prestation scénique… étonnant pour un groupe qui a  déjà tant de concerts à son actif… C’est l’expression « Balais dans le cul » qui circulait dans les méandres du Bota…

 

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Je ne m’attarderai pas sur Sport Doen, F.A.K.E, Pneumatic Head Compressor……. Dont je n’accrochais ni au style musicale ni au reste d’ailleurs.

 

Endormi, c’est la prestation de Shah Mat qui a réussi à attirer mon attention à 22h15 dans l’orangerie.

 

Shah Mat se forme en avril 2003 autour de JP Devox (guitare), Stef (chant), Fax (basse) et Gaby (batterie). En 2004, une démo 4 titres est enregistrée au studio Haut Regard produite par André Guilen. Shah Mat parcourt la plupart des scènes belges (Fiesta du Rock, Dour, Nandrin,...) et effectue quelques prestations remarquées en France. Le groupe enregistre son premier album avec Jhon Roo (Hollywood Porn Stars). En 2006, une signature est concrétisée avec Erwin Musper du label Yeayeayeah Records qui remixe l’album pour une version qui figurera sur les bonus du cd. En septembre 2006, Shah Mat s’envole aux U.S.A. pour 3 concerts et un enregistrement audio et vidéo. L’album sortira en février 2007 au Bénélux ainsi qu’en Allemagne, en France et en Espagne et sera distribué par Rock Inc et Bertus Hollande.

 

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Encore une fois, et je ne le répèterai plus, c’est un public clairsemé et bien mou qui a accueilli le groupe. Et malgré les efforts de la chanteuse… dur dur de réveiller l’esprit de métalleux qui sommeille en chacun de (Si si si j’vous promets). Malgré tout, ce fut une agréable surprise…peut être grâce à la présence féminine dans ce monde de « brutes », toujours est-il que c’est un groupe qui mérite d’être connu par les amateurs du genre et pourquoi pas même par un public un peu plus large.

 

23h, nous avions rendez vous avec Melchior dans la rotonde. Une prestation à la fois efficace et impressionnante. Un son puissant, des musiciens typés et au final un groupe sympa et professionnel.

 

Power-Band fondé fin 2002 à La Louvière, Melchior a déjà presté plus de 100 lives, notamment en support act de Hulk, Matmatah, Yel, Sharko… Le groupe s’est fait remarqué lors de trois concours prestigieux en Belgique : prix du public au concours Sacrés Belges en mai 2004, vainqueur du concours Pure Demo et du Concours Circuit 2005, catégorie rock dur. Dans la foulée, Melchior arpente les planches de quelques festivals renommés en Wallonie tels le Dour Music Festival, les Nuits de l’Entrepôt, la Fiesta du Rock, le Massif festival ou l’Autumn Rock.

 

 

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23h30, il ne reste que deux groupes qui, à lire leur résumé, ne me plairaient que difficilement ; je quitte donc le Botanique et cette soirée sur une bonne note avec la prestation de Melchior. Mais une soirée contrastée, assez éloignée de mes goûts musicaux et manquant à mon goût grandement de diversité et d’originalité.

 

Voila, c’en est fini pour moi de l’édition 2007 de la Boutik Rock.

J’aurais été curieux d’assister aux deux derniers jours de la Boutik Rock, avec The Tellers, The Diplomat, Piano Club ou Chris Dan, dont la musique est sans doute plus proche de mes styles musicaux. Mais ce sera pour une prochaine fois car c’est au tour du D’Hiver Rock festival de m’accueillir ce vendredi et samedi.

 

Je tenais à remercier le Botanique pour l’invitation. Ce fut une première expérience très enrichissante et agréable à la fois.

 

A très bientôt sur ToX pour le compte rendu de D’Hiver Rock. Merci de votre fidélité et plus particulièrement à Cath et à Fiston !