01/03/2007

The Album Leaf @ Botanique 28/02/2007

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Incroyable soirée hier soir au Botanique.

 

Au programme dans la rotonde, deux groupes américains : Corrina Repp et The Album Leaf.

 

Et il fallait être là à l’heure!

20h pétante, à peine le temps de souffler et de s’installer que le premier concert commence. C’est Corrina Repp qui ouvre la marche.

Songwriter originaire de Portland, Corrina Repp sort son premier album «The Absent and the Distant» sur le label Caldo Verde Records, structure créée par Mark Kozelek (Sun Kill Moon, Red House Painters). Elle pose sa voix avec assurance sur des compositions instrumentales minimalistes.

Groupe originaire de Portland, Oregon, Usa. Dans un style décrit comme pop folk.

Groupe où la parité est de mise, avec deux demoiselles et deux messieurs. Des gens on ne peut plus simple, autour d’un piano, d’un violon et de deux guitares.

Mais Corrina Repp, c’est surtout une voix féminine, superbe. Des compositions intimistes, laissant une grande place aux instruments. Et au final, 40 minutes de bonheur.

Une ambiance très particulière régnait dans la salle. Tout d’abord, tout le monde était assis. Une salle remplie de gens assis. Mais surtout une atmosphère, de bien être, de détente, de quiétude. Et ce qui choquait, c’était le silence qui traversait la rotonde et ce, même entre les morceaux, et c’est assez rare par le signaler, aucun bruit… que des applaudissements. Un très bon groupe et un très bon concert. A découvrir : http://www.myspace.com/corrinarepp

 

Mais l’affiche de la soirée, c’était The Album Leaf.

 

The Album Leaf est le projet solo crée en 1998 par le californien Jimmy LaValle. Pianiste et musicien de formation classique, il a collaboré à de nombreux projets en tant que pianiste notamment aux côtés de Tristeza, The Locust, GoGoGo Airheart, Black Heart Procession et se fait remarquer par Sigur Ros avec qui il crée le projet In a Safe Place. Sur son dernier album « Into the Blue Again », il propose un post rock ambiant romantique et mélancolique influencé tant par le classique que par le jazz.

21h04, c’est debout cette fois et dans une rotonde pleine à craquer que nous accueillons les quatre gars d’Album Leaf. Fini le charme féminin des deux demoiselles de Corrina Repp, ici on a à faire à des mecs, des vrais, des barbus :-)

Avec quatre artistes totalement atypiques. A gauche de la scène, entouré de ses consoles, de ses claviers et de temps en temps avec une guitare autour du coup, Drew Andrews, lunettes, barbe, bonnet noir, entièrement vêtu de noir, dans un style « informaticien » avec, dirait on, une bonne bouille. L’homme à tout faire.

Au centre, la plupart du temps assis sur son tabouret, maniant le violon à merveille, Matthew Resovich. Il semble le plus vieux et est déjà dans un état de dégarnissement avancé. De temps à autre, il rejoint Jimmy au synthé et l’accompagne vocalement sur certains morceaux, comme sur le single Always for you.

En arrière plan, à la batterie, toujours droit comme un i, c’est Timothy Reece. Dans un style très « robot » avec ses lunettes de soleil, le seul membre non barbu. (Normal pour un robot, me direz vous)

Et pour finir, le leader du groupe, Jimmy Lavalle, quelques tatouages, notamment le logo du groupe, un vieux t-shirt trouvé et une belle barbe bien entretenue. Il ne quitte jamais son piano et ses synthés, nous honore d’arrangements musicaux et prête sa voie aux morceaux adéquats.

Voila pour la présentation de l’équipe qui vient de nous faire passer un concert génial. 1h35 de concert, 2 rappels et un public semblant plus que ravi de leur prestation.

Un son parfait et harmonieux mêlé à un spectacle visuel tout aussi attirant. En effet, presque chaque morceau est accompagné de visuels, de films projetés sur un écran géant derrière le groupe. Au programme, des cow-boys, des ongles qui se remplissent de vernis, des avions, des molécules, des schémas, des scènes de toutes sortes… très plaisants à suivre.

Au niveau des morceaux, c’est une alternance entre des morceaux purement instrumentaux, avec une grande place accordée au piano et au violon et de morceaux chantés par Jimmy. Peut être peut on regretter que ces derniers soient un peu trop rares mais c’est pour mieux les apprécier et les savourer.

Un souffle d’enchantement règne devant ces artistes.

Ils ne prennent pas la parole souvent mais est ce vraiment utile avec ce genre de musique ?

On notera au passage, la présence et l’accompagnement de la chanteuse de Corrina Repp pour un des morceaux lors du rappel pour un somptueux duo.

 

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Une musique calme mais tellement puissante, voir envoûtante. C’est ce qui se dégage de leur prestation.

Un spectacle sonore et visuel incroyable, pour un de mes concerts préférés de ce début 2007.

 

Pour couronner le tout et les honorer un peu plus, il ne manquait plus qu’à acheter leur album Into The Blue Again, sorti il y a quelques mois, et pour 12€, c’est chose faite.

 

Bref, retenez ce groupe, retenez ce nom The Album Leaf, et si vous avez l’occasion de les voir sur scène…Sautez dessus. Vous voila prévenu.

 

Quelques morceaux à découvrir sur leur Myspace : http://www.myspace.com/thealbumleaf

 

Incroyable pour un groupe dont j’ai découvert la musique il y a quelques semaines dans l’émission de France 2 Rendez Vous En Terre Inconnue.

 

Par la même occasion, c’en est fini de ce mois de février 2007, riche en concerts et en surprises musicales. Les prochaines semaines seront un peu plus calmes… en attendant les nuits du bota.

          

          

 

 

mud flow @ AB 28/02/2007

Hier soir, il y avait deux soirées en parallèle, d’un côté The Album Leaf au Botanique et de l’autre, le retour de mud flow à l’AB.

 

Ayant déjà découvert le nouvel album de mud flow en exclu mondiale il y a plus d’un mois ; hier soir, j’avais choisi le bota. Catherine, et il semblerait que ce soit ma grande sœur (voila pour le scoop), avait choisi l’Ancienne Belgique. L’occasion de tenter quelque chose de nouveau sur ToX : Publier la chronique de quelqu’un d’autre… enfin pas n’importe qui puisque c’est ma grande sœur et ma manageuse à l’occasion :o)

 

Avant de publier son texte, je vous joins ses commentaires pour cette « expérience ».

 

Mon texte. Publie ou pas. Je m'en fiche, j'l'ai pas écrit pour publier. C'est mon style, je ne prétends pas avoir du talent et cette poésie dégoulinante est p-ê lourde à lire. Sûrement. Et puis rien à voir avec ce que tu fais d'habitude... P-ê dans l'optique du blog comme un lieu d'échange mais sinon le ton est p-ê trop différent de ce qu'on lit d'habitude.

 

Voila, ToX comme espace de partage, pas de censure donc, je vous laisse l’intégralité de son texte… Machin bazar :D

 

 

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Peut-être que les meilleurs concerts sont ceux durant lesquels on s'oublie. Certainement.

Ceux durant lesquels ton esprit flotte si haut au-dessus de la foule que tu soupçonnes ton âme de s'être fait la malle pour Mars, le Népal. Le Nirvana? Tu crois?

Ces concerts pendant lesquels tes pensées sont absorbées par un flot d'argile qui les liquéfie en d'invisibles larmes qui coulent sur tes joues, pénètrent les Harmonies et s'y blottissent.

Ce sont certainement ces concerts après lesquels la plénitude envahi toutes tes cellules en dépit de l'ineffable mélancolie qui devrait te vouer à la tristesse.

S'il est des concerts où symbiose (entre quoi et quoi? d'insignifiants êtres humains et l'univers? soyons lyriques jusqu'au bout...) cesse d'être un mot vain, celui de mud flow ce soir à l'AB devait en être un. De ceux qui restent au firmament. A jamais extirpés de la substance boueuse qui condamne à être terrestre. Céleste, c'est ça...

Un mot contient toute cette essence : envolée.

Epoustouflée. Est-ce quand tu perds ton souffle? Ou est-ce quand tu le retrouves enfin?

 

Envolée.

 

 

Je déteste attendre que les concerts commencent. J'ai des exigences dix fois plus élevées pour les artistes qui jouent les stars et se font attendre. Pas difficile de m'imaginer bougonne, maugréant dans mon coin, pestant contre les emmerdeurs qui ont décidé de débuter à 21h un concert annoncé à 20h. Je suis la plus grande des râleuses... noms d'oiseaux à l'appui, je dénonce ceux qui se prennent pour des vedettes un  peu hâtivement. Il s'est rapidement avéré que je suis beaucoup trop hâtive dans mes jugements... fallait s'y attendre.

Concert un peu court, propres, poétique. Parfait.

Il y a cette tache, ce que l'on appelle une chanson joyeuse, le single auquel je n'accroche pas "Monkey Doll". D'une légèreté qui le rend lourd et indigeste. Il y a la légèreté de toutes les autres chansons qui ne semble jamais gratuite, toujours tempérée par une gravité qui n'est pas pesante. Un sens du spleen qui donne sens aux gimmicks pops et aux riffs qui s'envolent vers des horizons inconnus.  Une harmonie, un fil de diamant qui relie tous ces morceaux pour donner une cohérence à ces minutes de plénitude.

La tâche n'était pas des moindres, séduire un public qui connaît le groupe avec un album qui n'est pas encore sorti. La part belle est donc judicieusement faite aux mélodies déjà connues du magnifique album précédent A life on standby. Illustrations dans le désordre:

- Song 1 (à vous arracher des larmes, ou à vous pousser à arracher les yeux des spectateurs bourrés qui tentent de vous gâcher un instant magique. A ce propos, mes deux connards, je n'ai pas envie de m'en tenir aux mots ou aux regards, on se retrouve quand vous voulez pour s'ôter des lambeaux de peaux dans la boue. De tels idiots ne parviennent pas toujours à me sortir de mes gonds mais lors d'un concert à fleur de peau durant lequel les émotions affleurent intouchables à la surface de la conscience, je ne parviens que difficilement à réprimer la violence que les harmonies réveillent au fond de mes tripes)

- Unfinished relief, une de mes chansons favorites, belle sur scène mais au final moins touchante que d'autres et reléguée parmi les chansons les plus faibles du concert. Un regret: je n'ai pas le numéro de cette copine à moi qui a repris cet intitulé pour veiller sur ses secrets. Je pense à elle, Séverine, fille extraordinaire, bien loin d'ici. Celle qui doit trépigner d'impatience dans l'attente des mes impressions sur le concert. (hey, miss, je te laisse quelque chose pour ta liste, le ministère ne sera pas très regardant *private joke*)

- Today. Pop sautillante. Le public adore, il connaît ses classiques. Allez zinneke, on va à la foire, on va à la mer, on va valser sous la pluie pour oublier les jours plus lourds.

- Tribal dance tout en force.

- Un puissant Chemicals pour ouvrir le rappel. Magistral.

 

Les ballades sont longues. Les secondes durant lesquels on plane avec elles ne semblent jamais superflues. Pas une de trop. Ni une de trop peu. After all, every second counts. Les youhouh de la dernière chanson, la vraie dernière, sont plein d'entrain tout en évitant le too-much. Ryonosuké (définitivement imprononçable), la plage titulaire comme on dit, sera certainement une de mes chansons préférées de l'album. In time qui se trouve sur myspace, excellent également. On m'excusera de ne pouvoir reprendre les autres chansons une à une mais je ne peux les nommer donc...

 

 

Pêle-mêle. La déclaration d'amour du bassiste à 'la femme qui partage son quotidien', émouvante, simple, ordinaire, forte pour dédicacer une chanson entraînante. Le look play-boy du chanteur qui n'est finalement pas dérangeant même si je suis loin d'y succomber. Une homogénéité plurielle, alchimie assurée à ce groupe dont aucun des membres ne manquent pas de charisme même si celui de Vincent éclipsera peut-être celui des autres dans les coeurs de quelques midinettes. Il y a un élan dans cette unité... Un public attentif.

 

Pour ne pas salir la beauté de ce concert, les affiches qui nous annoncent l'album mais aussi le graphisme de sa pochette laisse espérer que l'objet lui-même sera un trésor. Je croise les doigts également pour que le cd s'accompagnent de paroles, j'ai hâte de pouvoir m'imprégner davantage de ces textes qui ne semblent pas mal du tout.

 

Le 11 mai, ils seront avec d'autres bijoux à la Nuit Belge du Bota, le rédacteur de ce blog et son humble manageuse ont déjà leurs places.

 

Ne soyons pas hypocrites, je donne d'ores et déjà raison à tous ceux qui trouveront que cette chronique manque cruellement d'objectivité. Je vis la musique en mode intuitif. Je n'ai aucune qualification pour juger techniquement que la qualité d'un concert. Ce sont mes sens à l'abandon qui me dicte mes impressions.

 

Le Soir a déjà écouté l'album :  http://lesoir.be/culture/musiques/2007/02/26/article_musique_ryunosuke_le_nouvel.shtml

 

 

Voila, ça c’est fait! Merci à elle pour les impressions. N’hésitez pas à réagir!

 

Tchusss

 

 

Petit cadeau qui n’a rien à voir avec hier soir, une reprise de Madonna pour mud flow. C’était lors de leur tournée en 2005.

 

23/02/2007

Au Revoir Simone @ Botanique 23/02/2007

Y’a des jours comme ça où rien ne va.

Hier en était un.

Il me restait pour sauver ma journée : un concert que j’attends avec impatience depuis plusieurs semaines celui d’ Au Revoir Simone.

Mais y’a des jours comme ça, où vraiment rien ne va…

Puis y’a des jours comme ça où j’aime bien râler. Ça tombe bien !

 

Au Revoir Simone... rares sont les personnes dans mon entourage à qui je n’ai pas parlé de ce groupe. Mon coup de cœur de ce début d’année.

Résumé de l’histoire pour ceux qui aurait manqué l’épisode.

Au Revoir Simone c’est avant tout un trio féminin new-yorkais. C’est ensuite, car ils sont indissociable, leurs synthés. 3 filles et 6 claviers sur scène. Ça donne un premier album incroyable, The Bird Of Music, qui vient de sortir. C’est mélodique, harmonieux, touchant, parfois entraînant, mais surtout enchantant. C’est avant tout un très bon cd de pop, le tout habillement mêlé à des sons électro.

 

C’était donc avec impatience que j’attendais cette date. Trop d’impatience peut être…

 

Jeudi 23 février 20h, la Rotonde se remplit pour accueillir les trois filles. Pas de première partie, un concert qui ne devrait pas durer bien longtemps, mais qu’importe.

La boule à facette était de sortie. Un public de connaisseurs, pas de kids cette fois, ni de jeunes filles de 16 ans electro-punk-à-la-mode. Et au finalement, une Rotonde quasiment remplie.

 

20h15, le concert peut commencer. La désillusion aussi…

 

Avec deux éléments marquants, d’entrée de jeu, un son exécrable et puis une voix, celle de la chanteuse principale, pas vraiment toujours au point, ni très juste. C’est ainsi que le concert s’ouvre avec mon morceau préféré, celui qui ouvre aussi l’album, The Lucky One. Morceau massacré en live… :-(

Les morceaux s’enchaînent… sur un son pourri, persistant tout au long de la soirée. 50 minutes de concert, un rappel et au final une déception. Bien qu’ayant un nom francophone, les trois filles ne lâcheront pas un seul mot de français. D’ailleurs même dans leur langue natale, ce fut bien plat…

Plat et fade, deux adjectifs qui pourraient aussi s’accorder avec la prestation du groupe. Du goût et de la saveur, voila ce qu’il manquait… alors qu’ils sont bel et bien présents sur l’album… Un côté très « amateur » s’est dégagé de leur prestation.

 

La soirée s’achève… un goût de trop peu à la bouche… Pourtant le public en redemande… Comme moi restait-il sur sa faim et en voulait-il plus? Ou alors avait-il réellement apprécier la prestation du groupe? Malgré les applaudissements, le groupe ne reviendra pas pour un deuxième rappel… elles sont déjà derrière leur stand, à vendre leur album 15€… (10€ sur leur site officiel)

Pour illustrer ce post, j’utiliserai cette représentation du groupe.

 

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Les trois demoiselles dans une bibliothèque… Il y a quelques jours, je me demandais si elles maniaient l’ironie. La réponse de hier soir fut plutôt, qu’elles eurent juste le temps de déposer leurs bouquins avant de monter sur scène… Oubliant peut-être de passer par le bar… C’est pas ça, y’en a bien une qui a eu le temps de prendre un Kidibul Red Bull… et qui l’a rendue en pleine forme. Marrant. Mais les autres… un peu trop studieuses ?!

 

Le mot de la fin, tellement facile,….

….

Au Revoir Simone

 

Mais il reste cet album, The Bird Of Music, une pure merveille.

 

 

Y’aura bien un petit coup de gueule supplémentaire à pousser envers certains imbéciles dans le public… qui apparemment ne connaissent pas grand-chose au respect et qui ne peuvent s’empêcher de discuter (dans une langue très douce et harmonieuse) durant tout le concert…

Enfin…