12/05/2007

Nuit Belge 2007 : mud flow, Sharko, Minérale, Sioen, Les Anges,…

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Nuit Belge 2007 : mud flow, Sharko, Minérale, Sioen, Les Anges,…

 

La fin de l’édition 2007 des Nuits Botaniques approche déjà. Surprises et déceptions se sont côtoyées durant cette quinzaine. Mais ce soir, les augures semblaient être bonnes. Au programme, la Nuit Belge, ou comment rassembler en une soirée et sur 3 scènes les artistes qui font la scène rock belge actuelle. La météo avait décidé d’être au rendez-vous et le temps c’était dégagé pour l’occasion.

 

Cette soirée était complète depuis quelques jours. Beaucoup de monde était donc au rendez-vous et trois solutions se présentaient aux nombreuses personnes qui cherchaient encore un ticket d’accès pour la soirée : Ramener des figurines pour l’équipe de la série d’animation « Panique au Village » pour les aider dans la réalisation de leur premier long-métrage, vous baladez avec une pancarte « Cherche places » aux alentours du Bota (et vous étiez nombreux à le faire !) ou encore, et c’est la dernière solution, attendre que je passe avec ma place en trop, avoir une tête sympathique et croiser mon chemin le premier.

Record d’affluence au Bota donc, et dès 19h30, une foule déjà importante est présente.

Juste le temps de descendre au Witloofbar, pour apercevoir l’accueil réservé aux nombreux VIP de la soirée. Impressionnant. Un buffet énorme de sandwich préparés et les Tellers occupés d’être interviewés dans un canapé sur le côté. Un sandwich jambon fumé kiwi pour la route et le marathon peut enfin commencer.

 

Mais dès 20h, place aux premières déceptions. Les Van Jets inaugurent la soirée et tant pis pour ceux qui arrivent à 20h05, la Rotonde est complète. Dommage, on m’en avait dis beaucoup de bien.

Qu’importe, ce soir les groupes se suivent et ce sont Les Anges qui ouvrent l’Orangerie. Là aussi, le public est au rendez-vous et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est extrêmement en forme ce soir. Et heureusement, ce n’est pas le son puissant des Anges qui pourrait les endormir. Mais pas le temps de s’attarder sur ces morceaux bien peu originaux, c’est une découverte (tardive!) qui ouvrait le Chapiteau : Minérale.

 

Enregistré par Peter Crosbie (Mint, Jason Donovan,…) avec le batteur de Mud flow, « Shrines » le premier album des Bruxellois de Minerale est déjà salué par la critique. Ils proposent des mélodies efficaces entrecoupées d’envolées pop très British. Leur univers, à la fois mélancolique et fougueux, s’apparente au trip hop.

 

Le Chapiteau était comble pour les accueillir, une ambiance de folie. Un rock agréable et mélodique dont les morceaux sont extrêmement efficaces en live, sans pour autant se démarquer et sans révolutionner le genre, Minérale s’en sort avec les honneurs, je suis conquis. Avec une mention spéciale pour l’univers scénique du groupe, très joli visuellement. Juste le temps d’être convaincu, je ne m’attarde pas et je vais re-rejoindre l’Orangerie.

 

Sioen. Pas grand-chose à dire sur sa prestation. Une ambiance et un public relativement calmes pour accueillir le gantois et son piano. Trop calme à mon goût. Et même si ses albums sont excellents, les quelques morceaux de Sioen vus sur scène ne m’ont pas donné l’envie de rester.

 

Surtout que du côté du Chapiteau, c’est Sharko qui s’apprête à monter sur scène.

 

Grâce à un son pop rock aux velours rugueux, Sharko remporte la finale du Concours Circuit en 1997. Depuis, le trio est devenu une référence de la scène rock belge, chez nous comme à l’étranger. Leur nouvel album «Molecule» est produit par Dimitri Tikovoi que l’on retrouve également derrière «Meds», le dernier album de Placebo. Parfois théâtrale, souvent drôle et toujours surréaliste, c’est sur scène que la personnalité du groupe surprend le plus.

 

C’était pour moi, la première occasion de voir Sharko sur scène et c’est sous les acclamations de la foule qu’il monte sur scène. Une ambiance qui atteindra le sommet de la soirée. Et dès les premiers morceaux, le chanteur se trouve transporté pour cette ambiance. Remerciements, pas de danse, passage dans la foule, refrains repris par le public, tout y passe. Rien à dire au niveau de la prestation scénique donc. Par contre, au niveau musical, les morceaux sont assez inégaux, l’excellent côtoie le moins bon et l’ambiance retombe rapidement lors de ces derniers. Sharko a néanmoins pu démontrer toute son énergie et ses qualités scéniques bien qu’il semblerait que l’accueil du public y contribue énormément.

 

Joshua commence en retard, ce sera donc pour une prochaine fois…

 

20 minutes après le show de Sharko, c’est à mud flow, tête d’affiche de la soirée, de se produire.

 

Quelque part entre Radiohead et Echo and the Bunnymen, les Bruxellois alternent ballades mélancoliques, instrumentation de rock alternatif et envolées pop autour de la voix lancinante de Vincent Liben. Après le succès international de leur troisième opus «A Life On Standby», ils reviennent avec «Ryunosuke» un nouvel album produit par Rudy Coclet (Sharko, Arno) sur le label No vice MUSIC.      

 

Depuis la sortie de leur dernier album il y a quelques mois, les concerts de mud flow sont annoncés au compte goûte. Leur concert privé en janvier (à lire dans les archives), leur show à l’Ancienne Belgique en février et depuis pas grand chose… Juste la sortie de ‘Ryunosuke’, une énorme déception… Début juillet, ils seront aux Ardentes de Liège et fin août, ils viennent d’être annoncés pour le Pukkelpop. (Non non, la récente présence de néerlandophone dans le groupe n’y contribue pas).

Septième fois que je les voyais sur scène, des surprises parfois, des déceptions souvent. Mais ici, après cet album très peu convaincant, mud flow jouait très gros (pour moi) ce soir. Le concert de la dernière chance en quelque sorte. Pour l’occasion, je n’ai donc pas hésité à attendre 20 petites minutes pour être aux premières loges.

 

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Ponctuels à 23h, ils montent sur scène. Surprise, ce sont les premières notes de ‘Ryunosuke’, ma chanson préférée du dernier album, qui inaugure le set. Cependant, je comprends rapidement, trop vite peut être, que ce sera la dernière surprise de la soirée.

Un son horrible, exécrable, imparfait. Et ce n’est pas les nombreuses demandes des musiciens vers l’ingénieur (!?) du son qui changeront quelque chose. Le son pourri gâchera l’intégralité du concert. Le son pourri mais pas seulement… S’ajoute à cela, la prestation de Vincent, leader du groupe. Evidemment leurs morceaux ne se prêtent pas à des effusions de joie et de bonne humeur, n’empêche… Vincent n’aura que très peu de considération pour son public ce soir… Il s’en tient aux traditionnels « merci » ou encore « heureusement qu’il pleut ce soir »… rien d’autre, et ce, même durant les quelques réglages du son, il attend mais ne communique pas. L’ambiance qui était à son comble avec Sharko retombe à zéro. Et même dans les premiers rangs.

 

Peut encore s’ajouter à cela une tracklist très peu convaincante… Seulement 2 morceaux du précédent album viendront s’ajouter à ceux du dernier. (et dire qu’ils en sont à leur 4ième album !) Vincent s’obstine à nous balancer des morceaux très peu accrocheurs issus de l’exécrable ‘Ryunosuke’.

La convergence de ces 3 facteurs donne La Pire des prestations et la déception de 2007. Il ne me reste plus qu’à me mettre à l’évidence, attendre 2 ans le prochain album (si il y en a un).

Je quitte le chapiteau 5 minutes avant la fin. Ce qui me donne l’occasion de le traverser pour voir que je ne suis pas le seul décu. Aucune ambiance, des dizaines de personnes se bouchant les oreilles… Voila qui me rassure. Tchusss mud flow.

 

Au final, après tant de médiocrité, une réflexion se pose : Que vaut réellement la scène rock belge ?

Certes, le public est au rendez vous, mais n’est ce pas un peu trop ? Trop pour ça ? C’est l’impression que j’ai pu avoir ce vendredi soir… Un public qui vient pour faire la fête, fier d’assister à une si belle affiche de groupes belges, pensant qu’il ne peut être déçu tellement on en parle. Et au final, un public plus à la hauteur que les groupes et leurs prestations.

Voir certains artistes ayant déjà une très grosse tête, en plus négliger leur public, est ce vraiment nécessaire? .…

 

La scène rock belge actuelle peut-elle s’exporter hors du plat pays ? Rien n’est moins sur.

Une éventuelle percée en France, mais après ? Ont-ils vraiment l’ampleur nécessaire pour s’exporter ?

Cette soirée m’a semblé avoir montré les limites de la scène belge.   

 

Une dernière critique sera pour le Botanique. Tout d’abord, concernant le nombre de personnes présentes hier soir, trop de places auraient-elles été vendues ? Un passage difficile, des couloirs remplis, des salles combles,… Il n’était pas aisé de circuler ni de s'approcher de la scène, encore fallait il avoir l’occasion d’y entrer…

S’ajoute à cela, une programmation horaire pas top… Comme vous pouvez le voir plus haut.

Ok, c’est un festival… n’empêche…

 

La déception est donc au rendez vous de cette Nuit Belge. La prestation de mud flow y est certainement pour beaucoup. Néanmoins, voir autant de personnes rassemblées au Botanique pour voir nos artistes belges, fait extrêmement plaisir… Ne reste plus qu’à avoir des groupes vraiment à la hauteur… Rendez vous l’année prochaine !

 

Tout ceci n’étant que mon humble avis personnel, n’hésitez pas à laisser le votre ou vos réactions dans les commentaires !

Quant à moi, je file étudier avant de retrouver une dernière fois le Botanique ce soir avec les Two Gallants. L’impatience monte, avec la certitude d’une valeur sure qui ne pourra me décevoir.

11/05/2007

Nuits Botanique 10/05 : Loney Dear, Basia Bulat, Patrick Watson

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Nuits Botanique 10/05 : Loney Dear, Basia Bulat, Patrick Watson

 

C’est la petite et charmante salle de la Rotonde qui m’avait donné rendez-vous en ce jeudi soir pour une soirée découverte.

 

20h. C’est la canadienne Basia Bulat qui a la dure tâche d’ouvrir la soirée devant un public, clairsemé et allongé, d’à peine une dizaine de personne.

 

Pour son premier album « Oh, my darling », enregistré par Howard Bilerman, Basia Bulat propose avec sa voix envoûtante un judicieux mélange de folk et de mélodies acoustiques.

 

Malgré le peu de personnes présentes, une jolie ambiance ne tarde pas à s’installer. Nous avons devons nous une jeune demoiselle radieuse et toute émerveillée de jouer dans un si bel endroit. Elle est accompagnée d’une harpe un peu particulière, de sa guitare et de 5 autres musiciens, chacun jouant un instrument différent. . Les morceaux s’enchaînent, passant de la douce balade folk à un son plus puissant, mélangeant guitares, violons et batterie et dégageant une certaine énergie.

Un très chouette moment durant lequel Basia s’exprime dans un français presque parfait. Un peu de calme et de douceur dans son monde de brut, ça ne peut pas faire de mal Et quand après un peu plus d’une demi heure, la fin se fait sentir, elle nous exprime avec émotion ses remerciements et sa joie d’être à Bruxelles pour la première fois ce soir. Une demoiselle extrêmement attachante et ce, encore plus après la rencontre d’après concert. De très beaux souvenirs, de jolies paroles échangées et un magnifique Cd dédicacé pour fiston.

 

Restons sur le continent américain avec le deuxième groupe de la soirée, les américains de  Patrick Watson.

 

Réalisé entre Montréal, New York et Helsinky, et mixé entre autres par Amon Tobin, “Close to Paradise” est le nouvel album de Patrick Watson, figure montante de la scène anglophone montréalaise. Le quatuor, qui porte le nom de son chanteur et parolier, se nourrit d’influences complexes et variées (Eric Satie, Pink Floyd, Nick Drake) pour faire naître une pop planante et onirique. La délicatesse du piano, la force narrative du chant ainsi qu’une orchestration enivrante contribuent à créer une atmosphère particulière, à la fois intime et inquiétante.

 

Nous avons ici à faire avec un habitué puisque c’est déjà la troisième fois pour lui qu’il joue au Botanique. Surprise, il s’exprime aussi en français ! Décidément, les francophones sont gâtés ce soir. Ce qui marque directement lors de son premier morceau, c’est la voix de Patrick, extrêmement proche de celle de Chris Martin, le chanteur de Cold Play. Quant aux morceaux, ils sont agréables, surtout quand Patrick passe derrière son synthé. Les morceaux sont sympathiques et planants mais n’arrivent pourtant pas à décoller, ce qui donne au final un concert agréable certes, mais assez lassant. Pour le dernier morceau, le groupe éteint les micros et amène ses instruments pour jouer au milieu du public. Superbe moment.

 

22h. La tête d’affiche de la soirée, c’est Loney, Dear.

 

Loney Dear est le projet d’Emil Svanängen, multi-instrumentiste et expert en enregistrement maison. Ce dernier a en effet déjà quatre albums à son actif, tous enregistrés dans son appartement et distribués par ses propres moyens. Le dernier en date, intitulé “Loney, Noir”, vient d’être réédité par le label américain Sub Pop. Qualifié “d’Arcade Fire boréal” par Libération, le jeune Suédois délivre des compositions pop folk aériennes et chaleureuses, qui naviguent entre allégresse et mélancolie.

J’avais pu lire dans une interview donnée aux inrocks que Loney Dear n’aimait pas spécialement la scène. « Je ne suis pas si heureux que cela. C’est tellement une longue tournée. Je préférerais être à la maison, boire du café et enregistrer ma musique… Bien sur, c’est bien d’avoir une telle opportunité, tous les groupes en passent par là, je sais que ça va être bien mais je préférerais rester chez moi. Composer et enregistrer de la musique, voila ce que j’aime. » Et c’est ce qui ressort de sa prestation, Loney Dear n’est pas taillé pour la scène. Sa voix et ses morceaux pop sont excellents mais l’émotion et le contact passent difficilement. Loney Dear s’en tient à jouer ses morceaux, point. Comparé à d’autres de ses compatriotes suédois, Loney Dear fait figure d’iceman. Cependant, c’est un très bon moment et sur scène tout comme sur Cd, les morceaux et les mélodies de Loney Dear sont accrocheurs, excellents et ne laissent pas indifférents. C’est ainsi que c’est avec plaisir que je retrouve ses plus beaux morceaux comme ‘Saturday Waits’ ou ‘The City The Airport’. Ne nous emballons cependant pas, Loney Dear est loin de pouvoir être qualifié « d’Arcade Fire boréal »…

 

Au final, à quelques mètres du concert de Justice ou d’Anaïs, c’était une soirée calme et très agréable à la Rotonde. La rencontre avec Basia Bulat restera un des moments forts, vraiment très touchante et charmante.

La Rotonde est bien loin d’être remplie, ce qui nous a laissé l’occasion de rester assis pour assister et apprécier ses trois prestations.

 

Il ne me reste plus qu’à remercier fiston pour l’accompagnement et à donner rendez vous avec le Bota dès ce soir avec La Nuit Belge.

10/05/2007

Nuits Botanique 09/05 : Kissaway, Peter Von Poehl

Nuits Botanique 09/05 : Kissaway, Peter Von Poehl

 

Première surprise de taille en entrant en ce mercredi soir dans l’Orangerie : l’agencement de la salle, c’était en effet la disposition en places assises qui avait été choisie. Ambiance tranquille en perspective donc, et vu mon état de fatigue ce n’était pas plus mal. C’était néanmoins la première fois que je voyais l’Orangerie dans une telle disposition… et Dieu sait si l’ambiance dans la salle s’en ressent…

 

Deux formations françaises étaient chargées d’ouvrir la soirée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut extrêmement peu convainquant. 20H, Superflu (l’histoire dira que je ne compris que 1h plus tard que c’était Superflu et non Seb Martel) commence une prestation bien fade, aucune émotion, aucune présence scénique et ce ne sont ni leurs textes ni leur prise de position politique qui viendront les sauver.

 

1h plus tard, c’est au tour de Seb Martel. On aurait pu croire qu’il n’aurait pu faire que mieux que Superflu…Erreur… Une prestation anecdotique à oublier au plus vite. Et ce n’est pas l’attitude de Seb qui viendra sauver les meubles. En effet, ce jeune homme (guitariste de M au passage) n’a aucune reconnaissance envers le public, c’est à peine si il nous remercie et ne peut que se plaindre sur le fait que ce soit des places assises… Tchusss Seb Martel.

 

22h, laissons de côté les prestations de piètre qualité de ces artistes français. Place à ce vent du Nord qui s’abat depuis quelques mois sur l’Europe, avec d’excellents artistes nordiques et scandinaves. C’est que pour le moment, ces artistes scandinaves occupent la part belle de la scène rock européenne.

 

Oublions donc la première partie de soirée. Et recommençons à zéro avec tout d’abord, The Kissaway Trail.

 

Anciens membres du groupe Isles, le groupe danois a changé d'identité pour devenir The Kissaway Trail. La voix perçante du chanteur accompagne les compositions planantes aux tonalités d’un rock alternatif. Remarqué via Myspace, leur premier album éponyme enregistré par Mandy Parnell (Sigur Rós, Depeche Mode) est sorti chez Bella Union en 2007.

 

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Découvert il y a quelques jours, j’attendais beaucoup de les voir sur scène. Ces 5 danois ont énormément de talent et ont prouvé qu’il faudra compter sur eux dans les années à venir. Alors que la plupart des nouvelles formations rock ont désormais tendance à insérer un claviériste pour donner ce petit côté électro qui marche si bien pour le moment, Kissaway laisse la part belle aux voix et aux guitares. En effet, 5 membres sur scènes et 5 micro pour une harmonie pourtant toujours au rendez-vous. Le son est fort, puissant et mélodique à la fois. Leur prestation est certes assez courte (35 minutes) et les places assises ne permettent pas de créer une ambiance et un accueil digne de ce nom, mais ils ont cependant eu l’occasion de nous montrer tout leur potentiel. Et même si leur prestation scénique n’est pas parfaite, la puissance de leurs morceaux est présente et se retrouve avec plaisir sur leur excellent premier album. A suivre et rendez-vous dans quelques jours sur ma platine, puisque et c’est une agréable surprise, à l’achat de leur album, nous recevons gratuitement l’album de Isles, leur précédente formation !

 

Après cette agréable surprise, c’est au tour de Peter Von Poehl, la tête d’affiche de la soirée, de se prester.

 

Après avoir assuré la première partie de Dominique A au Cirque Royal, Peter Von Poehl revient lors des Nuits Botanique. Encouragé par Burgalat qui l’a engagé comme guitariste, il compose et écrit de sublimes ballades folk. “Going to where the tea trees are”, au départ un modeste 45 Tours, devient le titre de son premier album sorti fin 2006.      

 

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Le moins que l’on puisse dire c’est que Peter a largement assuré son statut de tête d’affiche. Sur scène tout d’abord, l’éclairage et la disposition créent une ambiance intimiste vraiment très chouette. Peter est accompagné d’un claviériste, d’un bassiste et d’un batteur mais sur scène c’est vers lui que les regards sont tournés. Peter a cette certaine classe et fait la plus belle des impressions. Ajoutez à cela le français exemplaire de ce suédois et une communication avec le public omniprésente et vous obtiendrez la cerise sur le gâteau. Sa voix est sublime, exactement comme sur son disque et nous emmène dans des ballades folk très agréables. Toujours en français, Peter nous fait pousser la chansonnette (ou du moins il le tente) et nous raconte des anecdotes et histoires pas toujours drôles à propos de ses enregistrements ou encore de ses superstitions. (Serait ce d’ailleurs pour cela qu’il a un chiffon blanc noué à l’arrière de sa ceinture ?) Je suis conquis. Pour le rappel final, après une petite heure de concert, il nous revient seule sur scène pour nous interpréter ‘Tooth Fairy Part 1’.

Merci Peter, tu nous a prouvé (mais était ce nécessaire ?) qu’il faut réellement compter sur les suédois dans le paysage musicale actuelle.

 

Minuit et quart, l’Orangerie ferme ses portes mais nos aventures sont loin d’être terminée. En effet grâce à une gestion sans faille, la STIB (Société des transports en communs bruxellois) à cette heure si tardive, ne propose plus aucun service… Pour éviter de payer le taxi, nous voila donc lancé dans la traversé pédestre et nocturne de la capitale européenne. 1h15 plus tard, je suis enfin chez moi, n’attendant qu’une chose… que mon réveil sonne, 5h30 plus tard, pour me rappeler d’aller en cours. Machin Bazar.

 

Ce soir, c’est reparti pour de nouvelles aventures avec l’invitation du Botanique à la Rotonde.

 

 

Et pour finir, l’avis de Télémoustique à propos de cette soirée :

 

Ce devait être une soirée tout en douceur et finesse. Ce le fût presque, si l'on excepte la performance de The Kissaway Train, un jeune groupe danois sympa mais dont le rock progressif manquait de toute once de subtilité.

Pour le reste, les lillois de Superflu firent ce que l'on attendait d'eux avec un set bien en place et des mélodies folk impeccables tandis que l'excellent Seb Martel épatait la galerie avec une succession de petites perles pop au goût délicieux. Dans la foulée, le plus francophile des artistes suédois, Peter Von Poehl (qui a, entre autres collaboré au dernier album de Vincent Delerm) entamait son set sur un mode mineur interprétant les chansons les plus complexes de son album Going Where The Tea Trees are. Puis, moment miraculeux, il fit une reprise somptueuse, seul à la guitare de Heartbreak Hotel d'Elvis avant d'enchaîner avec ses plus belles chansons, le tubesque Story Of The Impossible, suivi du pêchu Broken Skeleton Key, pour terminer avec le très joli Tooth Fairy (part 1). Une belle soirée dans une orangerie assisse mais bien pleine.