06/09/2007

AaRON Showcase @ UGC De Brouckère

Aaron


AaRON Showcase @ UGC De Brouckère

 

… always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don’t be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.

 

Mercredi 5 Septembre 2007. 17h08. 5ième wagon du train en direction de Bruxelles.

Nouveau train, nouveau départ, nouvelle aventure, celle d’avoir le privilège d’assister au concert privé que donne ce soir à Bruxelles le duo français d’AaRON dans…un cinéma, l’UGC De Brouckère.

 

8 mois et 7 jours, c’est l’âge de ToX. A sa création, lors une soirée hivernale de blocus où je devais sans doute m’embêter, j’étais loin de m’imaginer les aventures et les jolies choses auxquelles ‘il’ me donne accès…

 

En Février dernier je faisais découvrir (ou tenter de le faire) à mes lecteurs belges le groupe AaRON, totalement inconnu en Belgique, découvert sur les ondes française par leur tube ‘U-Turn (Lili)’ sorti de nulle part… enfin si, du film « Je vais bien, ne t’en fais pas ». Et si je me rappelle bien, le groupe n’avait suscité que peu d’intérêt chez vous…

 

Il y a deux mois, j’ai eu la chance de rencontrer un garçon génial, disponible et authentique, c’était au festival de Dour, c’était Simon, la voix et l’auteur compositeur d’AaRON.

Le même jour, j’ai eu l’occasion de découvrir le groupe sur scène… avec un avis plutôt mitigé.

Toujours le même jour, j’ai eu la chance d’assister à un mini session acoustique donnée par Olivier et Simon sur un tas de gravier, c’était ‘Mister K’ et c’est un grand souvenir. Heureusement, Jérôme Colin a filmé ça.

 

 

 Pourtant, il restait cet avis mitigé à propos des prestations scéniques du groupe. C’est l’ami Sylvain Fesson qui m’avait mis la puce à l’oreille… Ils chantent une pop-rock triste avec le sourire des mecs qui maîtrisent. Ils vont bien, ne vous en faites pas. (…)

 

AaRON sur scène, c’était trop. Trop de monde, trop de sons préenregistrés, trop de démonstrations scéniques. Pour pas assez d’acoustique, pas assez d’intimité, pas assez de mélancolie.

AaRON c’est plutôt le groupe aimerait voir jouer dans son salon (ou au pire dans une petite salle) avec juste une guitare sèche et un piano. Seulement voilà, en moins d’un an, AaRON a acquis le statut de ‘star’, et remplit désormais des scènes de festivals ou des salles de concerts bien plus grandes que nos salons… Encore une fois, j’ai ce sentiment de m’être fait dérober… heureusement qu’il reste le cd…

J’en avais touché un mot à Simon qui m’annonçait l’éventualité d’une petite tournée acoustique. Affaire à suivre donc…

 

17h28. Dans une heure, c’est l’ouverture des portes, j’attends impatiemment ; impatient de découvrir l’approche que le groupe aura ce soir… intimiste… ou démonstratif…

22h46. De retour au bercail. Tout est fini… et comme en Juillet, reste un arrière goût amer, un résultat final mitigé… mais aussi de magnifiques souvenirs…

 

Quelques longues minutes, seul, dans la file d’attente. Pour me faire patienter, devant moi, invitées par le journal ‘Le Soir’, deux dames d’une soixantaine d’années discutant d’André Rieu et de sa probable nationalité. Selon l’une, il est allemand. Elle se trompe car comme son nom ne l’indique pas, il est néerlandais… Une chose est sure, je ressortirai moins con de cette soirée.

Les invités sont nombreux et variés. Quelques groupies, quelques fous de concours, quelques personnes plus âgées et bien sûr quelques (pseudo) VIP.

 

Imaginez ensuite une immense salle de cinéma, ‘L’Eldorado’, ostensiblement décorée façon « opéra/temple ». Au pied du gigantesque écran, ni podium, ni scène, juste la plateforme traditionnelle d’un cinéma. Au centre, un micro, celui de Simon. A gauche, un piano, celui d’Olivier. Autour, quelques amplis, rien de plus. Le ton est donné, leur prestation sera acoustique.

Imaginez le milieu de la deuxième rangée, à la même hauteur et juste en face du micro.

 

Pour la deuxième fois en deux mois, j’ai cette impression géniale d’avoir AaRON rien que pour moi.

 

Simon est souriant et communique beaucoup avec le public. Olivier lui est nettement plus en retrait.

Simon avertit qu’il est malade et que sa voix (à la Marge Simpson) risque de partir en couille, il s’en excuse et décide quand même de jouer. Pourtant sa voix est toujours aussi juste, parfaite, impressionnante.

 

Pas de surprises pour les spectateurs, pas de déception non plus puisque d’entrée de jeu on nous annonce que seuls six morceaux seront joués ce soir…

 

Six petits morceaux. Trente petites minutes, dont trois de rappel.

Quatre morceaux acoustiques excellentissimes (Angel Dust, U-Turn, Mister K, Leonard Cohen). Vingt minutes de bonheur.

Deux morceaux nettement moins acoustiques (Endless Song, Blow). Dix minutes de réflexions.

 

Commençons justement avec ces dix minutes de réflexions. Même dans une disposition acoustique, pour les interprétations de ‘Endless song’ et de ‘Blow’, ils n’auront pas pu s’empêcher de sortir de leur pc leurs affreux sons préenregistrés… agrémentés des désormais traditionnels démonstrations de Simon, entendez par là des ‘tourbillons’ en veux-tu, en voilà, et des petits sauts… Dommage. Ils auraient pu pour le même prix nous offrir le délicieux ‘Tunnel d’or’. Dix minutes de la face d’AaRON que j’apprécie le moins donc. Normal puisque vous devez connaître mon goût pour l’acoustique…

 

Mais les vingt autres minutes auront vite fait de balayer ces quelques déceptions. Notamment grâce à l’interprétation magistrale de ‘Angel Dust’, mon morceau préféré de l’album, réinterpréter dans une combinaison piano/voix fabuleuse, un grand moment.

‘Lili’ et ‘Mister K’ quant à eux furent sans réelles surprises.  Beaux mais sans surprises.

Après un (ridicule ?) rappel, place au cadeau, une découverte pour moi, une reprise d’un morceau de Léonard Cohen qui vient clôturer ce showcase de la plus belle manière qu’il soit.

 

La setlist :

-         Endless Song

-         Angel Dust

-         U-Turn (Lili)

-         Mister K

-         Blow

-         Leonard Cohen

 

Showcase qui sera suivi de la projection de « Je vais bien, ne t’en fais pas », déjà vu il y a quelques mois. Un film à l’image de ‘U-Turn (Lili)’, très joli mais pas ce qu’il y a de mieux pour donner la pêche.

Malheureusement, Simon et Olivier ne sont pas restés après le concert, overbookés, ils ont rapidement sauté dans le premier train… ça doit être ça avoir le statut de star… Dire qu’il y a un an ils étaient inconnus du grand public, chouette pour eux, un peu moins chouette pour Marguerite, puisque je n’ai pas pu t’avoir l’autographe que tu désirais tant…

Dommage pour moi, j’aurai encore aimé m’entretenir avec Simon…

 

Merci au label ‘Bang !’ pour cette jolie soirée, à Amandine mais aussi à Mr. l’attaché de presse d’Aaron.

 

Prochain passage d’AaRON en Belgique : Le 26 Novembre au Cirque Royal.

 

C’en est fini pour cette (trop ?) longue chronique. Pourtant je vais encore donner un peu de lecture aux plus courageux d’entre vous car… il n’y en aura plus durant une dizaine de jours…

Aujourd’hui, je réalise un rêve de gosse : partir à l’aventure vers le Nord. Une voiture, trois amis, une tente et pas mal de débrouillardise.

Pour ceux qui voudraient nous rejoindre ou nous suivre, les étapes de cette expédition danoise sont : Breda (ce soir), Amsterdam, Groningue, Hambourg, Esjberg, Alborg et Arhus.

Et puis, si vous vous embêtez, il y a toujours les archives de ToX.

 

Je penserai à vous. Portez vous bien et surtout ne soyez pas sage.

 

Ps : inutile de préciser que mon carnet de route complet et le récit de mes aventures danoises (sans mauvais jeu de mot) seront partagés sur ToX.

 

Retour le 15 Septembre. 17 Septembre, rentrée universitaire. 18 Septembre, concert de ‘Maps’ au Bota. Du 21 au 24 Septembre, voyage d’affaire à Paris.

 

Tchusss

 

Thomas

   

Edit: LaLibre vient de publier son compte rendu de la soirée.

 

Si vous avez des photos ou vidéos de la soirée, je suis preneur !

 

 

… always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don’t be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.

 

 

 

19/08/2007

Pukkelpop 2007 – Saturday 18, Live Report

Pukkelpop 2007 – Saturday 18, Live Report

 

L’invitation de Toyota au Pukkelpop… Les Grandes Gueules (qui se reconnaîtront) l’auront ouvertes… Comme souvent, elles se seront trompées.

 

Chaque année, pour clôturer la saison des festivals estivaux, c’est la ville de Kiewit à quelques km de Hasselt qui accueille le Pukkelpop.

L’affiche des trois jours de festival était une fois de plus somptueuse… Malheureusement depuis quelques années, les prix du Pukkel n’ont cessé d’augmenter, pour aujourd’hui atteindre 69€ la journée… Le prix des 4 jours de Dour…

Plus de 50 000 personnes pour cette journée de samedi, impressionnant.

 

Pukkelpop


 

C’est Toyota qui m’a invité cette année pour la dernière journée du festival, ce n’est un secret pour personne.

Dans cette optique, je pouvais, nous pouvions (légitimement ?) nous attendre à une démonstration marketing, avec des consignes, voir des obligations, dans la rédaction d’un billet pseudo publicitaire pour la marque. Ce ne fut pas du tout le cas.

 

9h. Avec mon invité/collègue VIP et sa Saxo rouge, l’aventure peut commencer. Le temps est superbe, les éléments semblent être de notre côté. C’est parti pour 215 km de route, direction… Maastricht. Ville néerlandaise célèbre pour son Traité… mais pas que pour ça. Ce sera l’occasion pour moi d’entrer pour la première fois dans un coffee shop, une expérience… surprenante !

 

13h27. Arrivée (en retard) à l’entrée du festival et accueil pour les deux demoiselles de la marque. Direction le stand pour être reçu par le Marketing Manager, un gars super cool, en t-shirt qui nous parlera pendant 10 petites minutes au milieu de la plaine. Quelques rapides propos sur le positionnement de la marque par rapport à l’écologie. C’est tout. On reçoit un sac à dos et un petit questionnaire à remplir. Certains le feront en 2 minutes mais perso j’ai décidé d’y consacrer un peu plus de temps. Juste une (première ?) rencontre sympathique, rien de plus. Désolé pour tous les détracteurs ! :o)

 

A peine 14h et nous sommes déjà libre de profiter du Pukkelpop. Belle surprise puisque ainsi je peux aller rejoindre Albert Hammond Jr sous le Marquee. Je vous avez déjà parlé de lui, c’était ICI, ça m’a donc fait très plaisir de le retrouver pour la première fois en live. Bien sûr les conditions d’un festival ne sont pas toujours le must mais sa prestation me permet de découvrir les morceaux de son album dans un disposition beaucoup plus rock. Les ballades pop de Albert Hammond Jr sont porteuses de beaucoup plus d’énergie, grâce notamment à trois guitares électriques. Quelques dizaines de minutes qui me donneront vraiment envie de le revoir prochainement sur scène, dans une salle cette fois.

 

15h25. Le choix entre The Shins, Booka Shade et 120 Days était loin d’être facile.

Je me suis finalement laissé tenté par l’electro/house des allemands. Le duo Booka Shade était dans une disposition Live impressionnante et ont donné un grand show. Mon coup de cœur de la journée. Quel plaisir de retrouver l’immense Dance Hall du Pukkel. L’endroit, d’après certains dire, qui rassemblent les belles jolies filles de Belgique. Mini-short et lunettes de soleil étaient de rigueur.

Malgré le début d’après-midi et la dernière journée de festival, l’ambiance était bel et bien présente… Une ambiance que je ne trouverai plus vraiment dans la suite de la journée.

Booka Shade, un très grand moment. Je suis conquis et j’ai assisté à mon meilleur concert electro depuis quelques mois. Voila, c’est dit !

 

16h10. Malheureusement pas le temps de s’attarder puisque j’avais rendez-vous avec Kate Nash sous le Château, un petit chapiteau fermé et disposant de nombreuses places assises. Un endroit qui doit être très chouette quand il pleut… mais sous le soleil de ce 18 août, une chaleur étouffante y régnait, ce qui rendait l’atmosphère difficilement vivable. Dommage car j’avais prévu quelques concerts à cet endroit. Mais revenons à Kate Nash, une jeune fille on ne peut plus charmante. C’était son premier passage en Belgique.

Avec sa plus jolie robe rouge à pois blancs, la jeune anglaise passe de sa guitare acoustique au piano où elle excelle. Un batteur, un bassiste et surtout une violoniste l’accompagnent pour le plus bel effet. C’était vraiment sympa, petit, intime. A suivre de très près. J’en reparlerai très prochainement.

 

16h45. Sur la Main Stage, The Streets finissent leur set sur ‘I Love Rock’n’roll’. Le chanteur est déchaîné, pied nu il joue au frisbee sur la scène. Excellente ambiance.

 

Cassius et Armand Van Helden me déçoivent du côté du Dance Hall.

Ozark Henry est quand à lui très calme et reposant.

Les Cocorosie sont particulières.

Spoon est sympathique et plaisant bien que pas vraiment original. Il y manquait un petit quelque chose.

The Sounds me rappellent quelques bons souvenirs d’une excellente soirée au Botanique il y a quelques mois.  

Justice en Live n’est pas si mal, mais la pauvreté de certains morceaux de l’album se fait ressentir dans leur set. Le duo français m’avait plus impressionné l’année passée…

Andy C tentera de nous redonner quelques kilos de courage mais n’y arrivera pas.

L’ambiance tombe peu à peu.

Deux solutions se proposent. Retourner au parking boire quelques bouteilles dans l’espoir de retrouver un dernier souffle. Retourner sagement en voiture et ainsi éviter les embouteillages. C’est la solution sage et responsable qui est choisie !

1h. Je dors. Des souvenirs plein la tête. Une journée chargée et variée. Peu de grosses surprises au niveau des groupes. Booka Shade l’emporte. Kate Nash confirme son potentiel.  

 

Alors oui, peut-être était ce moi qui n’étais pas aux bons endroits, mais je n’ai pas trouvé l’ambiance de ce dernier jour excellentissime. Ou alors, était ce les deux premiers jours tellement biens qu’ils ont épuisé les festivaliers… Je ne sais pas mais pour la première fois au Pukkel, j’ai ressenti le syndrome du dernier jour.

 

Il semblerait bien que ma tournée des Grands Ducs touche à sa fin… :’(

Werchter, Les Ardentes, Dour, Pukkelpop. D’excellents moments, beaucoup de souvenirs.

J’espère remettre ça encore longtemps.

Dans un mois, c’est une nouvelle saison qui commence. Retour à la vie bruxelloise pour de nouvelles aventures.

 

Merci à toutes les gentilles et charmantes personnes qui me soutiennent/m’encouragent/m’accompagnent.    

14:25 Écrit par ToX dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tox, pukkelpop 2007, compte rendu, 18 aout, samedi |  Facebook | | |

10/07/2007

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

ToX @ Les Ardentes 07/07/07

 

« L’aventure un jour, l’aventure toujours : Nuit Blanche aux Ardentes. »

 

A peine le temps de souffler après une dure et fatigante semaine de travail que me voici déjà reparti sur la route des festivals. La tournée des Grands Ducs continue.

09h29. Départ de la gare de Tournai, accompagné de mon fidèle ami, l’économiste Romain Dupont. C’est parti pour traverser la Wallonie en 2h41.

Arrivés en gare de Liège, nous sommes directement accueillis par une navette qui nous emmènera gratuitement sur le site du festival. Premiers éléments marquants : On est bien loin des 15% de francophones de Werchter, ça fait plaisir ; par contre au premier coup d’œil le public semble lui plutôt jeune. Une bonne ambiance.

C’est aussi la découverte du site des Ardentes, du cadre très sympathique, de l’ambiance et surtout d’un accueil remarquable de la part de l’organisation. Un festival humain, enfin !

 

DSC02224

(La photo qui m'a vallu LE compliment de la journée:

 "Enfin quelqu'un d'intelligent")

 

"Les Ardentes" c'est aussi un cadre et une atmosphère incomparable qui classent d'emblée le festival parmi les manifestations les plus conviviales et agréables de Belgique. Cela grâce à l'un des plus beaux sites de festival : le Parc Astrid de Coronmeuse, lieu verdoyant en bord de Meuse situé à deux pas de la ville. 

 

Au-delà de l’affiche musicale, plus qu’honorable pour un festival qui n’en est qu’à sa seconde édition, c’est surtout l’ambiance et le côté humain du festival que je retiendrai. Des rencontres, des connaissances, des sourires, des pseudo discussions, le tout sur fond d’une grande diversité musicale et vous aurez la grande fête des Ardentes. Tous dans le même bateau pour une douzaine d’heure de musique, de soleil (!) et d’alcool.

 

Romain Dupont et ses 5€, Manon la drum & basseuse et ses copines qui n’existent pas, Jean-Luc Maitrank, Phil H, Benoît l’infirmier bourré de Soignies et son connard de pote de militaire, la serveuse de frites liégeoise avec son incroyable accent, Red Wine, the girl of stairs, les gens de la navette de 4h, les squatteurs de la gare,… MERCI    

 

13h. En 6 jours, c’est la deuxième fois que j’ai l’occasion de voir !!! (Chk Chk Chk). Malheureusement, fort est de constater qu’ils ont toujours la dure tâche d’ouvrir la journée et ils se retrouvent encore une fois à jouer en début d’après-midi, dans des conditions pas toujours simples ou efficaces. Dommage car leur présence, leur énergie et leurs prestations énergiques endiablées sont à découvrir absolument. C’est à la fois ‘triste’ et émouvant de voir un gars débordant d’énergie, qui se donne à fond sur scène et qui a la capacité de mettre une ambiance de folie, se retrouvant à ouvrir la journée et à jouer devant une foule compacte et peu motivée.

Dommage aussi qu’au niveau de l’organisation, le changement de programme de dernière minute n’a pas été mieux signalé ; ainsi une grande majorité du public présent devant ‘!!!’ pensait voir… Good Shoes…

 

Pas de temps de s’attarder et de profiter du beau temps allonger sur la plaine puisque ce qu’il y a de bien aux Ardentes c’est qu’il y a toujours une alternance bien calculée entre les deux scènes principales de sorte qu’il n’y a jamais deux concerts en même temps.

 

Direction la Halle des Foires, une grande scène intérieure d’une capacité de 4000 personnes, une sorte d’énorme entrepôt couvert et obscur dans lequel l’ambiance monte au quart de tour. Ça promet du grand spectacle pour les DJ de la soirée.

Pour le moment, ce sont les néo-zélandais de ‘The Datsuns’ qui occupent la scène. Je les avais découvert il y a déjà 4 ans au Pukkelpop et je retrouve leur garage rock et leur son puissant et ‘Heavy’. Un bon set, parfaitement rodé et une ambiance qui commence déjà à monter.

 

14h30. Il n’y a pas grand monde devant la main stage pour accueillir ‘Good Shoes’ et l’ambiance est apparemment restée du côté de l’entrepôt… Après avoir rencontré Baptiste, le plus grand fan belge de ‘Good Shoes’, je m’attendais à quelque chose d’impressionnant… ce ne fut pas vraiment le cas. C’est mélodique, énergique et rempli de bonnes intentions mais… ça ne prend pas. Rien de bien original ou de passionnant. Dans le même genre, ils m’ont fait penser à Franz Ferdinand qui fait bien mieux. Je retiendrai néanmoins cette magnifique phrase du chanteur « C’est vraiment étrange de jouer ici et de voir des mecs pisser. » (L’urinoir se trouvant en effet à 20 mètres de la scène.)   

(Tiens, il y a Maria Arena qui se ballade parmi la foule)

 

15h. Place à ma première claque de la journée : Absynthe Minded.

 

Groupe belge préféré d'Arno et de Tom Barman, Absynthe Minded vient de sortir un troisième album salué par toute la presse du Nord mais aussi du Sud du Pays. Avec cette première sortie sur une "major", les Gantois font très fort. Chaque morceau est un hit en puissance. On pense ainsi à de grosses machines américaines, mais ici bien dégraissées, et dotées d'une certaine subtilité. En effet, la bande à Bert Ostyn n'évolue pas toujours dans les schémas habituels du rock. En effet, leur musique est aussi teintée d'influences jazzy, voire parfois manouches. Sur scène, ces influences donnent des ailes à ces excellents musiciens qui livrent alors des prestations à la fois "cool" et enlevées. Une formation qui a de "l'énergie positive" à revendre, et qui laisse toujours un excellent souvenir là où elle est passée!

www.absyntheminded.be

 

Et ça faisait longtemps qui je n’avais plus ressenti un tel engouement pour un groupe belge ;  en voici enfin un qui sort du moule. Ces flamands produisent un son  puissant et original entre Jazz et Pop et la présence d’instruments comme la piano ou le violon rendent le tout vraiment très plaisant et impressionnant. À suivre.

 

15h40. Nous retrouvons notre place assise dans l’herbe pour admirer de loin The Blood Arm. Un moment sympathique. Et quand je suis réveillé à deux morceaux de la fin par ‘I like all the girls and all the girls like me’, je suis tout d’abord très heureux d’apprendre que c’est Blood Arm qui chante ce titre, ensuite je me remémore leur passage mouvementé à Tararata pour ce même tube. Heureux de constater que le chanteur est le même sur scène qu’à Taratata, ç’est à dire qu’il passe la moitié de son concert au milieu du public. Pour le dernier morceau, il invite même une dizaine de personnes à le rejoindre sur scène. Une bonne ambiance.

 

DSC02226


(Il le voulait. Voilà c'est fait, il a sa photo sur Internet)

(et son nom sur Google par la même occasion)

Il devait être 17h et me voila un peu embêté puisque mes notes s’arrêtent ici… Le reste est une vague histoire de bouteilles de Maitrank, d’escaliers et de tatouages Pure Fm.

 

Le Maitrank… apéritif traditionnel arlonais

Le Maitrank est un apéritif artisanal et naturel.
Il est élaboré par macération d'aspérule odorante, plante aux multiples vertus, dans du vin blanc sec. Son goût est sauvage et fruité. Il se déguste bien frais, avec une tranche d'orange.

 

Il y a pourtant bien eu les chirurgiens masqués de Clinic, les londoniens de Infadels, le quattuor de Liverpool Ladytron et leur electro vintage-pop sympathique, le fameux Joey Starr (qui n’a pas fait le cri du Jaguar qui m’avait demandé des jours d’entraînements) ou encore l’excellent duo de DJ liégeois The Others, auxquels j’ai jeté un œil plus ou moins attentif mais…l’important n’était pas là…

 

22h50. Après avoir ingurgité un paquet de frites sans sauce (0,5€ pour celle-ci ça fait mal :o) c’est le prix d’un pot en magasin !), je suis pseudo retapé pour affronter GHINZU et leur retour tant attendu. Et même si vous pouvez lire partout qu’ils ont donné une prestation extraordinaire, je ne suis pas vraiment de cet avis. C’était la troisième fois que je les voyais sur scène et pour moi c’était juste du bon Ghinzu mais pas du grand Ghinzu. Quel plaisir néanmoins de retrouver John Stargasm et sa bande, son synthé, ses fantastiques pas de danse, sa façon bien à lui de se la jouer, ses quatre bières à portée de mains, son charisme, sa prestance et surtout les tubes de son album précédent ‘Blow’. Après plus d’un an d’absence, j’aurai aimé voir monter sur scène sur une autre intro que la traditionnelle marche impériale de Star Wars. J’aurai aussi aimé les voir débuter par un autre morceau que celui qu’ils ont choisi, un morceau du prochain album pas vraiment passionnant. Et même si les quelques nouveaux morceaux ne m’ont pas vraiment plu et sont (pour le moment ?) nettement moins envoûtés et envoûtant que ceux de l’album précédent ‘Blow’, ‘The Dragster-Wave’ ou ‘High Voltage Queen’, c’est toujours le même plaisir qui m’habite à l’écoute de ces morceaux plus anciens. Excellent. Un bon concert, un bon retour, un bon moment, une assez bonne ambiance, mais rien d’exceptionnel.

 

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(John Stargasm. Photo extraite du Blog de Pure Fm.)

Minuit. A peine le temps de ‘boire’ (pour ne pas dire affoner) mes quatre derniers verres de Maitrank de la soirée que c’est déjà Martin Solveig et sa house commerciale qui envahissent la main stage. Ça commence très fort avec un léger remix de ‘Never Be Alone’ de Justice, le reste étant nettement moins passionnant nous suivons mes conseils et nous dirigeons vers l’aquarium pour le set de ‘datA’.

 

À 20 ans tout juste sonné, David Guillon aka datA sort il y a presque un an son premier morceau "J’aime pas l’Art" via Myspace. En l’espace d’un semestre, les commentaires affluent, les blogs s’agitent (l’américain Music for Robots ou encore le franco-anglais Fluokids), Libération cite datA a plusieurs reprises dans son dossier consacré au phénomène MySpace, un label japonais manifeste son intérêt pour une licence, bref, le buzz est là. Ses morceaux conquièrent le statut de club hits en puissance pour kids nourris aux écuries BPitch, Institubes ou Ed Banger. Son premier EP, le bien nommé "Trop Laser" Ep, est une histoire d’amour entre la musique pop, le rap et l’electro. Au rang des influences, datA cite pêle-mêle Daft Punk, Jacques Lu Cont et ses Rythmes Digitales, les classiques de Michael Jackson, le trop fluorescent Jean-Michel Jarre, Vladimir Cosma, et plus récemment Chroméo, Justice et Digitalism. Mais peu importe à quoi ou à qui pourrait ressembler tel ou tel morceau de datA, tant son enthousiasme et sa maîtrise, aussi bien au niveau de ses sets que de sa déconcertante capacité à composer des mélodies entêtantes, sortent du commun. On signe et on lève les bras en l’air.

www.myspace.com/0data0

 

C’est parti pour 1h de set incroyable ! Cela faisait 10 mois et le Pukkelpop 2006 que je n’avais pas autant apprécier un DJ-set. A quelques mètres de nous, le jeune parisien, hyper concentré, ne quitte jamais les yeux de ses platines et enchaîne les tubes et les remix. Quel bonheur de retrouver ‘Around The World’ de Daft Punk côtoyer les derniers tubes de Justice décidemment très (trop ?) souvent présent chez les DJ actuels. DatA => À suivre de très très près. Ça fait extrêmement mal.

1h30. Le set de DatA s’achève. Je n’ai plus de pieds, plus de genoux et la fatigue de cette journée semble m’achever définitivement. J’irais néanmoins jeter un coup d’œil sur ‘Birdy Nam Nam’ impressionnant mais pas très dansant et surtout sur ‘Joakim’ que je n’avais pas eu l’occasion de voir aux dernières ‘Nuits Botaniques’. Et malgré tout les problèmes de sons et d’installations son live m’a beaucoup plu. C’est toujours très agréable et impressionnant de voir un DJ jouer en Live accompagné sur scène d’un batteur, d’un guitariste et d’un bassiste. J’ai vraiment hâte de le revoir.

 

Reste à errer encore un peu. Prendre la navette de 4h remplie de gars bourrés/drogués/endormis/lourds/chiants, grand moment. Squatter la gare de Liège et attendre le train en direction de Bruxelles de 05h50 sous des températures hivernales, ça, c’est fait.

8h40. Arrivée en gare de Tournai.

9h. Ma nuit peut commencer.

 

Superbe journée et excellent moment aux Ardentes. Je retiendrai surtout l’ambiance extraordinaire, la découverte de ‘Absynthe Minded et celle de ‘datA’.

Un festival qui après sa seconde édition joue déjà dans la cour des grands. Le rendez-vous pour l’année prochaine est pris.

 

La tournée des Grands Ducs continue avec le Dour Festival dans… 2 jours !

 

Tchusss    

 

PS: 1000 points ToX à celui qui aura eu le courage de lire l'entiéreté de la chronique! ^^