27/03/2008

Tunng – The Pioneers

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Tunng – The Pioneers

 

Il y a quelques mois, je vous avais fait part de mon coup de cœur pour les londoniens de Tunng (ICI). Dans les commentaires, Manu m’avait devancé et vous avait lâché le morceau : « Sorti un peu plus tôt, l'EP "The Pionneers" reprend également une cover du morceau éponyme de Bloc Party et "Pool beneath the pond", soit tout simplement deux des meilleurs de Tunng. »

 

Ça a tardé, beaucoup tardé, et peut-être même que vous ne vous souvenez plus de Tunng… Mais qu’importe, ils sont toujours aussi bons, et surtout ils sont de retour en Europe. Pour fêter cela et pour vous donner envie d’aller les voir en concert, rien de tel que cette splendide reprise de Bloc Party : The Pioneers. Une interprétation aussi bien originale qu'entrainante. A découvrir de toute urgence.   

La prochaine tournée de Tunng passera, entre autres, par Bruxelles, Tourcoing et Paris.

 

Dans le cadre des Nuits Botanique, Tunng sera en concert le 7 mai à l’Orangerie du Botanique et quelque chose me dit que je serai de la partie.

 

 

Les Paroles :

 If it can be broke then it can be fixed
It if can be fused then it can be split
It's all under control (x4)

If it can be lost then it can be won
If it can be touched then it can be turned
All you need is time (x4)
All you need is

If it can be broke then it can be fixed
It if can be fused then it can be split
It's all under control (x4)

If it can be lost then it can be won
If it can be touched then it can be turned
All you need is time (x4)
All you need is

We promised the world we'd tame it,
What were we hoping for? (x2)

A sense of purpose and a sense of skill
A sense of function but a disregard
We will not be the first (x4)
You said you were gonna conquer new frontiers
Go stick your bloody neck in the jaws of the beast

We promised the world we'd tame it,
What were we hoping for?
We promised the world we'd tame it

Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe out, breathe in
Breathe in, breathe out
Breathe in

So here we are reinventing the wheel
I'm shaking hands with a hurricane
It's a colour that I can't describe
It's a language I can't understand
Ambition, tearing out the heart of you
Carving lines into you
Dripping down the sides of you

We will not be the last. (x7)

 

 


 

 

Après le Danemark il y a quelques mois, mon tour de l’Europe continue. Dans quelques heures, je décolle pour Varsovie. Je serai très bientôt de retour avec de nombreux articles. D'ici-là, portez vous bien.  

18/03/2008

Liquido @ Botanique

Liquido


Liquido @ Botanique

           

 « Curiosité. Nostalgie. C’est fini. »

 

« Attention, clichés »

 

« Tut tut tut tut tut, tut tut tut tut, tututututututuuuu »

 

Dimanche 16 Mars 2008. 20h. Bruxelles.

 

En 1996, les allemands de Liquido débarquaient avec leur tube Narcotic. Un succès planétaire lorsque le single est réédité deux ans plus tard par Virgin. Quelques notes de synthé, vendues à plus de 700 000 exemplaires, qui ont fait le tour du monde. Un morceau culte, ou presque, qui a fait dansé toute une génération… née dans les années 80. Un succès qu’ils n’ont jamais pu réitérer…

 

 

On était une centaine à s’être déplacé. Un public essentiellement féminin, quelques groupies, mais aussi beaucoup de couples dont la principale occupation était de plus ou moins discrètement se caresser les fesses sur des morceaux de leur jeunesse. La plupart, ado-adu-lescent, était sans doute venue, comme moi, pour un tube, à la recherche d’un effet, celui que la petite madeleine avait procuré à Proust. Nostalgie quand tu nous tiens. 7€ le tube, qui dit mieux ?

 

Si les fans de ce morceau n’ont pas trop vieilli, les gars du groupe non plus. Ils se portent bien, et même s’ils n’ont pas beaucoup d’inspiration, ils sont encore et toujours capables de faire de la musique pour ados, de sautiller, de faire sautiller et surtout, de faire rêver quelques jeunes filles.

 

Aussi bien sur le plan scénique que musical, j’ai l’impression d’assister à un concert de boys band. Le genre de concert qui habituellement remplit facilement des grandes salles, mais qui cette fois se retrouve programmé dans la Rotonde devant cent cinquante personnes. Un boys band qui aurait loupé le coche ?

 

Liquido (2)


 

Mise à part une légère montée de frissons sur les premières notes de Narcotic, rien de très bandant mon lieutenant. Un set très moyen qui, du débout à la fin, débouche sur de nombreux clichés. Et ce, aussi bien du côté des membres du groupe qu’au niveau musical. Imaginez plutôt. Le gros guitariste, chauve, casquette sur le crane, habillé tout de noir. Le chanteur plutôt beau gosse, en veston-cravate. Le batteur et ses tatouages. Le bassiste dont le rôle principal est de sautiller et de faire taper le public dans les mains. Le pire, c’est que ça marche et que le public est conquis, du moins, il le semble. Ça sautille dans tout les sens et c’est plutôt bon enfant. Au niveau musical, les clichés s’alignent tout autant. De la ballade romantique en solo au piano, au hip-hop electro, jusqu’à l’open stage où toutes les minettes montent sur la scène, tout y passe. Du rock qui colle parfaitement aux comédies américaines pour adolescent. Tout ça me fait énormément penser aux pseudos groupes rock us qu’on voit ou qu’on voyait passer à longueur de journée sur MTV. Une catégorie qui colle bien à Liquido. Vous comprendrez que le tout manque évidemment énormément de profondeur. En 1h20, tout y passe.

 

Je porte un regard plutôt critique sur la chose, mais, bizarrement, je ne suis ni déçu, ni frustré. Je ne m’attendais ni à mieux, ni à pire.

 

Reste que, voir Narcotic en live. Ça, c’est fait.

16/03/2008

Menomena @ Botanique

Menomena (2)


Menomena @ Botanique

 

« Menomenal »

 

Vendredi 14 Mars 2008. 20h. Bruxelles.

 

Aucun doute. Le concert que Menomena (Portland, Oregon) avait livré en octobre dernier à la Rotonde du Botanique reste un de mes meilleurs souvenirs live de l’année 2007. C’était par ici. http://tox.skynetblogs.be/post/5066527/menomena--la-rotonde-botanique  

Même heure, même salle, même prix. Les revoici. A première vue, à peine cinq mois plus tard,  la question de l’intérêt de retourner les voir pourrait néanmoins se poser. Que pouvaient-ils apporter de plus à leur prestation/perfection? Je ne voyais pas. Ajoutez à cela qu’il y avait les geeks d’Hot Chip qui squattaient la salle d’à côté. Qu’on est vendredi soir. Et vous aurez un choix a priori pas évident. Pourtant, la question ne se pose pas. Impossible de résister à l’appel du trio américain de Menomena.

 

Comme souvenir de leur dernière prestation, ils m’ont laissé un magnifique poster et un excellent album. A une bonne partie du public, ils ont laissé les morceaux des œuvres que leur dessinateur réalisait en temps réel, avec l’inspiration du moment, derrière eux sur la scène. Et surtout, ils ont laissé aux belges, un morceau de leur journal de bord dans lequel on retrouve ce chaleureux message à propos de leur prestation bruxelloise:

 

"My favorite stop so far along this tour was Brussels, Belgium. We played at this incredible venue called Le Botanique, which is a massive botanical garden in the center of the city. The huge building was once an open-air arboretum that has since been converted into two performance spaces, an art gallery, theater, and restaurant. It was beautiful. The city surrounding the venue was amazing, too. We had a day off to explore the cobblestone alleys, bars, and historic buildings that seemed to pop out of every section of the city. Most memorable was the city’s most (in)famous statue, “Manneken Pis.” It’s a little fat kid urinating into a fountain. Like a mannequin pissing. Get it? You’ve probably seen it in history books. What you probably haven’t seen is the street leading up to the statue, which is lined with souvenir shops selling replicas with fully functional corkscrews in place of the little pervert’s member. Charming!"

 

Il n’en fallait pas beaucoup plus pour, une nouvelle fois, voir la Rotonde remplie pour les accueillir. Le bouche à oreille avait plutôt bien fonctionné.

 

Menomena

Cette fois, j’opte pour le premier rang. En face de moi, comme lors de leur précédent concert, le trio est parfaitement aligné et il s’attaque de front à une assemblée qui dès les premiers morceaux est totalement conquise. Justin Harris (clavier, laptop mac, xylophone, guitare, chant). Brent Knopf (saxo, guitare, basse, chant). Danny Seim (batterie, folie, chant). Trois génies, trois personnalités distinctes, trois artistes qui donneront le meilleur d’eux-même. Par contre, cette fois, ce sera (malheureusement) sans Craig Thompson, leur dessinateur attitré. Mais qu’importe. Le principal, c’est d’encore une fois, avoir en face de nous, un groupe en grande forme et super content d’être de retour à Bruxelles dans, je cite, la plus belle salle au monde. Et puis cette fois, il n’y a plus de place pour le hasard. Menomena s’impose, pour moi, comme le meilleur groupe indie sur scène. Et encore une fois, le groupe caresse une perfection qui ravie et conquit les deux-cents personnes ayant fait le déplacement. Encore une fois, j’en garderai un très bon souvenir. Un groupe stupéfiant. Un grand moment. Un très grand moment. (Qui se finira au bar avec quelques invités de marque).

 

Manu était aussi de la partie et son compte-rendu est par ici : http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=47#more-47

 

Pour ceux qui ne connaissent pas et qui voudraient réparer ça, Menomena c'est ça :