22/02/2008

Boutik Rock 2008 [dEPOTAX, Two-Star Hotel, Diplomat,…]

« The Depotax Show »

 

Un célèbre adage, issu de mon imagination, a l’habitude de grossièrement considérer la Boutik Rock comme étant quelque chose du genre : 100% de groupes belges, 75% de découvertes, 50% de trucs chiants et inintéressants, 25% de groupes un peu plus captivants.

Chaque année, le même principe. Une petite dizaine de groupes par soirée. Trente minutes pour séduire. Trente minutes pour se vendre. Ce qui donne des sets courts mais efficaces, alternants impeccablement, dans un timing parfait, entre l’Orangerie et la Rotonde, les deux scènes du Botanique.

 

Jeudi 21 Février 2008. Bruxelles.

Je décide finalement de faire l’impasse sur la soirée du mercredi… pour mieux apprécier celle du jeudi.

Devant une petite centaine de personnes assises dans la Rotonde, ce sont les invités hongrois de la soirée qui sont chargés d’ouvrir les hostilités. The Trousers (http://www.myspace.com/thetrousershu), des hongrois donc et c’est bien là leur seule originalité. J’ai du mal à comprendre la raison de leur venue. C’est vrai que d’un côté, ils auraient pu être un petit groupe belge comme on en fait mille mais non, ils sont hongrois. C’est pas vraiment mauvais, c’est pas mal joué, mais c’est pas passionnant.

 

Par contre, là où ça devient nettement plus passionnant, c’est sous l’Orangerie avec Depotax (http://www.myspace.com/depotax). Il y a quelques jours, je me demandais justement comment on pouvait encore innover en musique ; être en rupture totale avec ce qui se fait et ce qui a été fait. Sur scène, Depotax me repondra de la plus belle des manières.

Un homme masqué, mi-singe, mi-extra-terrestre, arrive en rampant sur scène. Terrifiés, les premiers rangs sont désertés. Rapidement, l’énergumène est rejoint par un homme mi-Saddam, mi-singe derrière les consoles, ainsi que par deux guenons sexy pour les chœurs (et les chorégraphies). Deux écrans de projection accompagnent les incantations, les danses, les cris et les chants de ces mystérieux personnages masqués. Aussi bien sur un plan musical que scénique, c’est du plus bel effet. La musique du troisième millénaire…peut-être…

 

Boutik Rock  (2)


 Dans un registre complètement différent, j’enchaine avec Bambi Kramer (http://www.myspace.com/bambikramer). Après les avoir beaucoup apprécié à Dour en Juillet dernier, ils étaient sans doute le groupe que j’attendais le plus lors de cette Boutik Rock.

Ils optent pour un set calme, planant, voir chiant. Je n’y retrouve plus leur côté The Postal Service qui m’avait beaucoup plu, je n’y retrouve même pas leur plus joli morceau The Saddest Meltdown. Je retiendrai surtout le manque d’assurance de ces deux jeunes gens. Incapables de parler et de communiquer avec le public, ils tentent quand même de le faire, c’est certainement une erreur et ça ne fait que gâcher un peu plus le spectacle. Dommage. On était pourtant bien durant trente minutes, à se surprendre à rêvasser. C’est pourtant excellent en cd, mais j’en resterai là concernant les prestations live de Bambi Kramer.

 

De tous les groupes présents ce soir, The Diplomat (http://www.myspace.com/diplomatrock) n’est peut-être pas le meilleur mais c’est certainement celui qui a le plus grand potentiel radiophonique. Celui qui a le plus de groupies aussi, cinq. Je les avais déjà vus plusieurs fois en plein air et ils ne n’avaient jamais vraiment attiré. Pourtant, cette fois, je trouve leurs sonorités pop-rock accrocheuses, parfois proche d’un Bryan Molko de Placebo. Mais je suis surtout impressionné par leur débauche d’énergie. Un set acharné, techniquement et scéniquement parfait, avec cependant une profusion de décibels un peu trop élevée pour nos pauvres oreilles. Sur cd par contre, The Diplomat a tendance à un peu trop tomber dans les clichés de la pop-rock sans grande originalité. Un groupe taillé pour la scène, les ondes et le grand public.

 

Commentaires

« Au début [...] je suis assez septique... »
... comme la fosse du même nom?
(Sorry, c'est mon côté « instit' inside », j'ai pas pu m'en empêcher!)

A part ça, c'est vrai qu'ils sont bien les Two Star Hotel. Je les avais vus aux Ardentes 2006, et je les avais plaints, parce qu'il faisait chaud et qu'ils étaient habillés en LATEX (en latex BLEU, même, je précise)... Ils s'étaient quand même bien remués, et j'avais passé un bon moment. Je vois qu'ils ont toujours la niaque même si leurs costumes ont l'air un pitipeu plus sobres.

Écrit par : Wini | 22/02/2008

Concert Review Moi je déteste et je trouve ça illisible mais si vous aimez le style d'écriture de Michel de Concert Review, alors jetez un oeil sur son compte rendu de la soirée: http://concerts-review.over-blog.com/article-17039877.html

Écrit par : ToX | 26/02/2008

Je trouve la chanson de dEPOTAX, que tu as mise en lien, totalement exquise! Merci beaucoup!

Écrit par : Anaïs | 28/02/2008

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