01/02/2008

Jennifer Gentle @ Botanique

« Psychédélique »

 

Mercredi 30 Janvier 2007. Bruxelles.

Après une trêve hivernale bien méritée, les concerts reprennent peu à peu leur rythme effréné  sur la capitale. Dans ce contexte, c’est une soirée particulièrement chargée (et éclectique) qui se profile au Bota. Yaël Naïm à la Rotonde, James Deano du côté de l’Orangerie et enfin Jennifer Gentle dans les sous-sols, au Witloof Bar. C’est cette dernière, ou plutôt ces derniers, puisque derrière ce nom de starlette américaine se cachent en fait cinq poilus italiens, qui nous intéresseront ce soir.

Au programme de la soirée : du psychédélisme made in Italia.

 

Autant vous l’avouer tout de suite : après quelques écoutes avant le concert, sur cd, les italiens de Jennifer Gentle étaient loin de m’avoir conquis. C’était donc avec une certaine appréhension que je me rendais au Bota…. En me disant simplement qu’un groupe au Bota, c’est souvent synonyme de belle découverte et que si en plus ils sont italiens, qu’ils n’en sont pas à leurs débuts et qu’ils se lancent dans une tournée européenne… je me dis que ça peut quand même le faire…

 

Alors en plus, quand c’est l’occasion d’inviter, de rencontrer et de boire des bières avec Manu de The Good Times Are Killing Me, l’un des bloggeurs musical belges les plus sympathiques (et le plus intéressant), que demander de plus ? Merci à lui, à Jenny et au Bota !

 

Globalement, et contrairement à leurs albums, en live, j’ai apprécié Jennifer Gentle. J’ai beaucoup aimé leur côté décalé, souvent psyché, parfois punk. J’ai aussi aimé la voix criarde et le look du chanteur, la brayette ouverte du bassiste, les ruptures dans les mélodies et dans les instruments. J’ai aimé leur côté rétro et nostalgique, aussi bien dans leurs compos que dans leur habillement, un côté  qui se dégage tout au long de leur set. Un côté atemporel, hors du temps, qui s’associe au côté a-géographique du groupe. En effet, impossible de deviner que ces cinq gars sont italiens.

J’ai aussi aimé la non-fréquentation de ce concert, trente personnes tout au plus. Un record de non-fréquentation qui, associé au lieu dans lequel ils se produisent, contribue à faire régner une ambiance underground.

 

De l’autre côté, et c’est malheureusement celui que je risque de retenir le plus, il y a ce rappel. Un rappel aussi inutile qu’ennuyant, aussi superflu que superficiel, mais surtout un rappel à l’image de certains morceaux de leur set : interminable. Ils développent, à n’en plus finir, les derniers souffles de leurs instruments. Certains groupes le font assez bien, mais ici c’est chiant. Déjà que le seul et unique morceau qui fut joué en rappel est répétitif et inintéressant mais quand en plus il s’éternise pendant plus de dix minutes dans des soupirs instrumentaux interminables, j’ai beaucoup de mal à comprendre la démarche, j’en ressors déçu et épuisé. Pourtant, il y avait quelques bonnes idées, originales et énergiques. Malgré tout, il reste de cette soirée, une expérience live plaisante et intéressante !

 

Finalement, comme prévu, je ne vous conseillerai pas l’album. Moi-même, ce n’est pas le genre de truc que j’écouterai dans mon salon. Par contre, en live, autour de quelques bières dans les sous-sols du Bota, c’est un moment sympathique, amusant et intéressant… (Quand il n’est pas trop long et interminable !)

 Jennifer Gentle


De son côté, Manu a aussi écrit et publié un compte rendu de la soirée (que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici). Morceaux choisis.

 

Lorsque le chanteur-guitariste Marco Fasolo, entame le premier morceau, on reconnait immédiatement la voix nasillarde et les riffs de guitare rodéo. Ce décalage entre les voix sous hélium (oui, les autres membres du groupe maltraitent également leurs cordes vocales ), les morceaux country et le look pantin déguindé de Fasolo donne un ton très cartoon à la première moitié du concert. Comme sur album c’est marrant mais assez répétitif. Le groupe récupère quand même l’attention du public sur quelques impros ponctuées de yi-haaa, de castagnettes et autres cris.

 

La deuxième moitié du concert dévoilera une autre facette du groupe que j’avais complètement zappé sur album. En fait, un bon nombre de leurs morceaux sont beaucoup plus calmes et planants.

Ces compositions sont de bonne facture, avec nappes de guitares floydiennes et des chœurs éthérés à la clé. C’est apaisant pendant un moment mais je finis finalement par décrocher un peu avant la fin du set.

Le public réduit est toujours présent et le groupe nous gratifie finalement d’un loooong rappel instrumental… rappel qui aura d’ailleurs raison de la patience de Thomas après quelques minutes

Bilan mitigé donc, Jennifer Gentle a su créer un son et une ambiance qui leur sont propres mais la recette tient difficilement sur la longueur. Quoiqu’il en soit, merci à Thomas pour l’invitation.

 

Pour finir, l’avis de Jenny, autre invitée de la soirée :

 

Would anyone say that this Italian Jennifer is Gentle? The concert was an interesting experience, I must admitt, but of all the songs they've performed I've enjoyed two.. I found the main singer's voice quite amusing, as it reminded me of the episode in the movie "My Best Friend's Wedding" when a guy swallows helium and sings. Maybe it's this voice that makes the gentleness of the group, contrary to the music, which is rather rough and full of weird sounds like creaks and squeks. To cut the long story short, this group is not my cup of tea.

 

Pics by Jenny !

 

Commentaires

Concert Review Le blog Concert Review était aussi présent lors du concert de Jennifer Gentle.
Pour les rares intéressés, je vous invite à découvrir leur excellent compte rendu par ici: http://concerts-review.over-blog.com/article-7363972.html

Écrit par : ToX | 02/02/2008

j'ai compté Désolé, mai au plus fort du concert, nous n'étions plus loin de la quarantaine de personnes pendant ce très chouette concert...

J'ai aussi apprécié la totale non attitude mercantile du groupe qui laissa ses CD et LP à vendre sans surveillance pendant 5 bonnes minute à l'issue de sa prestation

Écrit par : yannick hustache | 03/02/2008

Merci pour le lien vers notre critique. Si je comprends bien il n'y avait que des habitués du Bota à ce concert.

Écrit par : Greg | 04/02/2008

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