31/01/2008

The Do – On My Shoulders

The Do2


The Do – On My Shoulders

 

« Just Do It »

 

Actuellement, dans l’hexagone, ça buzz pas mal autour du duo The Do.

Il faut dire que, à priori, ils ont tout pour plaire au grand public. Ils sont deux, un duo/couple, un mec et une demoiselle. Ils sont jeunes, beaux et musiciens. Des origines finlandaises pour l’une, tunisiennes pour l’autre. Ils se retrouvent sur le devant de la scène grâce à un single accrocheur.

 

Si vous êtes un adepte télévisuel ou un fils de pub, alors leur son vous est sans doute familier. En effet, On My Shoulders, leur premier single, le tube sur lequel repose leur premier album, accompagne la campagne de pub d’un célèbre fabriquant de cahier.

Dans la foulée, quelques mois plus tard : quinze morceaux et un premier album. 

 

Au final, derrière ce premier opus sorti le 14 janvier dernier, pas grand-chose…

 

Parmi les quatorze titres, aucun n’arrive à atteindre l’efficacité de On My Shoulder.

 

Un album qui, part sa médiatisation, pourrait arriver à faire découvrir (de manière très « gentille » et lisse) la pop-folk au grand public ; un public plutôt jeune qui risque néanmoins d’être déçu par le manque d’efficacité des morceaux.

Mais, si ça permet aux ados d’entrer doucement dans un univers pseudo pop-rock, alors le pari est réussi !

 

Avis aux amateurs belges. The Do sera en concert le 27 mars à l’ABClub pour 12€… Ha ouais, 12€ ! L’Ancienne Belgique a profité du passage 2007/2008 pour augmenter ses prix de 2€… les salauds…  

 

 

De passage à Taratata :

 

Les Paroles :

Why would I carry such a weight on my shoulders ?
Why do I always help you carry your boulders ?
You wonder why I carry such a weight on my shoulders
And why would I tttts such a load

Cos someday you'll see
Next time I'll try it another way
Why would you try to make me friends with them soldiers ?
When you know that I've never been familiar with orders
When you know that my heart is in a pretty disorder
And you should know that in my heart you fill every corner

And someday you'll see that all I want is to please
Next time I'll try it another way

How long will I sit and wait like a soldier
How many summers will it take ?
How many summers will I wait ?
How many shoulders will I break ?

Why would I carry such a weight on my shoulders ?
Why am I always by your side when you're down ?
Why did I help you build a beautiful house ?
And why did I break my back for you in the cold ?

Cos someday you'll see
Next time I'll try it another way

Why would I have to quit if time makes me older ?
Why do they wonder why I never get bored ?
How could I tell them that I'll never let go
But hey, you're my man but they just won't understand

Cos someday you'll see
Next time I'll try it another way

How long will I sit and wait like a soldier ?
How many summers will it take ?
How many summers will I wait ?
How many shoulders will I break ?

Why would I carry such a weight on my shoulders ?
Why do I always help you carry your boulders ?
You wonder why I carry such a weight on my shoulders
And why would I tttts such a load

Cos someday you'll see
Next time I'll try it another way
How long will I sit and wait on that boulder ?
How many summers will I wait ?

 

26/01/2008

Soirée lancement Focus Vif

Jeudi 24 Janvier 2008. Bruxelles.

 

« ToX, Chroniqueur mondain ? »

 

Putain. Enfin. Après quinze jours d’une session d’exams somme toute assez tranquille. Après une dernière journée de sept heures de présentations orales et d’enfermement dans un bureau. Après un début 2008 assez calme. La libération. Mon année peut enfin commencer. Retour des concerts, des pseudos grasse mat’, des découvertes musicales et de ToX. Et mise à part le temps de merde qui s’abat sur Bruxelles, cette libération ne pouvait pas mieux commencer. Imaginez plutôt : une invitation pour le lancement d’un nouveau mag culturel belge, une ancienne centrale électrique qui fait maintenant office de centre d’art contemporain, quelques concerts et surtout le retour de Girls in Hawaii. Quatre ans…putain…

 

Hé ouais, quatre ans. Il y a quatre ans que le sextuor belge sortait From Here To There,  leur premier album. Quatre ans plus tard, après 60 000 exemplaires vendus, après une tournée européenne et quelques dates américaines, ils sont de retour avec Plan Your Escape, leur second album.  

 

Ce soir, Le Vif L’Express lance son nouvel hebdomadaire Focus Vif. Un news culturel de 100 pages qui balaiera tout le spectre de la culture, de la musique au cinéma en passant par la télévision, les jeux vidéo, le multimédia, les livres, la BD et les DVD. (Toutes les infos sur le mag ICI)

 

Pour l’occasion, le moins que l’on puisse dire c'est qu'ils ont mis les petits plats dans les grands, avec en exclusivité, trois semaines avant la sortie de leur nouvel album et avant leur date sold-out au Cirque Royal, les belges de Girls in Hawaii. Aussi de la partie, Yaël Naïm dont la première date belge, le 30 janvier, affiche elle aussi complète ; et en guise d’apéritif, les belges de Minerale.

 

Focus


A l’entrée, la couleur de la soirée est annoncée : dispositif de sécurité, tenues de soirée, coupes de champagne et amuse-gueules en guise de bienvenue.

Dans la salle, la cinquantaine de personnes invitées par Le Vif est facilement (et timidement) reconnaissable parmi le gratin belge : personnalités, journalistes, petite bourgeoisie  bruxelloise branchée et autres représentants de la scène rock belge (Montevideo, Hollywood Porn Star ou encore Superlux). Ils sont tous là ou presque.

 

Le m’as-tu-vu des plus branchés l’emporte. Les paillettes et les tenues de soirée sont plus que conseillées.

 

Deux bars dans la salle. Derrière ceux-ci, six heures de bulles à volonté.

 

Et sur la scène alors ! Enfin un milieu avec lequel je suis plus un peu plus à l’aise…

Comme prévu, c’est Minerale qui se charge d’ouvrir les hostilités. Un set qui impressionne par… sa courté, 20 minutes ! Malgré un manque certain d’originalité et de personnalité, Minérale commence à trouver sa voie, plutôt pop, entre mud flow et Nada Surf. Ce soir, Minérale ose aussi. Le groupe ose reprendre le mythique Love Will Tear Us Appart de Joy Division. Plutôt réussi.

 

Une autre qui ose, c’est Yaël Naïm. Elle ose, à raison, débuter son set en s’en prenant au public, à son goût trop bruyant pour qu’elle puisse jouer dans de bonnes conditions.

En vain…

 

Focus (3)


Sur scène, la demoiselle qui alterne entre gratte et piano, mais aussi entre hébreux, français et anglais, est entourée de trois musiciens. Après Minérale qui s’attaque à Joy Division, Yaël Naïm, dans un autre registre, s’en prend quant à elle à Britney Spears et reprend Toxic au piano.

Elle tente d’imposer ses pop-soul-folk songs à un public de plus en plus alcoolisé. Une tentative pas vraiment réussie ; mise à part l’efficacité de son single New Soul et de sa reprise de Britney, ses autres compos nettement plus intimistes ont beaucoup plus de mal à s’imposer dans cette soirée. Malgré tout, en face de nous, un petit bout de femme impressionnant (et avec du caractère). Les premiers rangs sont conquis.

 

22h30. Les bars ferment (pour mieux se réapprovisionner), la salle se vide. N’y voyez (peut-être) pas de relation cause à effet. Un public pas vraiment venu pour la musique qui manquera la première prestation bruxelloise depuis trois ans de Girls in Hawaii.

 

Les Girls qui annoncent directement la couleur en balançant This Farm Will End Up In Fire, premier single extrait de leur nouvel opus. Bien que lors des premiers morceaux, le son, légèrement mal réglé, noie les voix sous un déluge instrumental, le sextuor démontre rapidement qu’il revient en forme, en très grande forme. Une prestation très rock, puissante et énergique dans laquelle les six gars alternent entre nouveaux et anciens morceaux. Une sorte de répétition grandeur nature de 50 minutes qui prouve qu’ils sont désormais prêts à attaquer la tournée européenne qui les attend. Girls in Hawaii s’impose comme LE groupe belge à suivre en 2008. (Spoiler : les premières écoutes de l’album me laissent penser que ce dernier est vraiment excellent. A suivre, très rapidement)

 

Focus (2)


 

Minuit. Dernier bus. Pupilles dilatées. Un peu. Beaucoup. Passionnément. A la folie. Pas du tout. Il est temps de filer. Des souvenirs pleins la tête.

Merci Le Vif. Merci Le Vif Focus pour cette soirée 100% VIP.

 

J’pouvais pas finir comme ça, sans vous offrir un petit cadeau, ce sera This Farm Will End Up In Fire, le premier single extrait du nouvel album de Girls in Hawaii.

 

Girls In Hawaii - This Farm Will End Up In Fire [ToX].mp3

19/01/2008

Tunng - Good Arrows

tunng

Tunng – Good Arrows

 

Difficile de déjà émettre un avis sur les groupes ‘indie’, découvertes ou confirmations, qui feront l’année 2008. Heureusement, 2007 a été très riche, tellement riche que je suis passé à côté des londoniens de Tunng. Alors pour patienter, je vous propose de partir à la découverte de leur troisième album ‘Good Arrows’, un merveilleux disque pop-folk, sorti en 2007 mais que j’ai découvert il y a juste quelques semaines. Attention, Gros Dossier.

 

Rarement, j’ai trouvé un album pop aussi plaisant, varié, joyeux et inventif. Tunng l’a fait, et ce, dans la plus pure tradition ‘indie’. Des mélodies, des chœurs, des guitares souvent, des percussions, des claviers, quelques restes électroniques et surtout de nombreux bruitages maisons (un peu comme I’m From Barcelona le fait avec des ciseaux ou encore des bananes).

L’entrée en matière est splendide et magistrale avec Take qui, à mon goût, est l’un des meilleurs morceaux de cet album. Dans la continuité de celui-ci, Bricks le suit et reprend la même formule gagnante. Hands est, quant à lui, un morceau beaucoup plus calme et posé.

 

Vient ensuite le premier single extrait de cet opus, Bullets. La formule est un peu différente avec cette piste de six minutes, c’est du moins ce que la première minute pourrait laisser penser avec une intro uniquement piano-voix. C’était sans compter la capacité de Tunng à trimbaler l’auditeur dans d’incroyables et merveilleuses balades pop. Après ce single (qui n’en a pas vraiment l’air), place à Soup, sorte d’interlude instrumental, qui démontre parfaitement à quel point ces londoniens manient habillement les mélodies. S’ensuit six autres morceaux qui, comme les cinq premiers et tel une liste de course, reprennent la formule ‘Un mot par morceau’ : Spoons, King, Arms, Secrets, String, Cans.

 

Quelques mots synonymes de la simplicité et de l’apparente légèreté du groupe. Derrière eux, se cache pourtant un album exceptionnel, intelligent et ingénieux.

 

A noter que le groupe se (re)lance dès le mois de février dans une tournée européenne comportant quatre dates françaises (Vendôme, Paris, Lyon, Mulhouse) mais aucune en Belgique… Dommage… Je les ai ratés alors qu’ils étaient à l’AB fin 2007… C’est là mon seul regret, devoir attendre avant de les voir repasser en Belgique… mais au vu de la qualité de cet album, ils sont largement pardonnés.

 

Le Clip de Bullets :  

 

 

Take en acoustique lors d’une BBC Session :