02/12/2007

Fink & Justin Nozuka @ ABClub

Fink & Justin Nozuka @ ABClub

 

Vendredi 30 novembre 2007, Bruxelles.

 

Un vendredi soir à Bruxelles avec une soirée à l’Ancienne Belgique qui se joue à guichets fermés. En tête d’affiche, Justin Nozuka. Mais cette fois-ci, c’est pour la première partie que j’avais décidé de faire le déplacement : Fink.

 

19h10. Plus mon putain de bus prend du retard, plus je vois ma place s’éloigner du premier rang.

19h25. Toujours pas de bus à l’horizon et c’est maintenant les premiers morceaux du concert que j’imagine s’éloigner. Grrr.

20h02. Après un jogging sous la pluie. Après une traversée de la Grand-Place illuminée de mille feu pour des centaines de touristes béats d’admiration et bercés par les douces et horribles mélodies des chants de noël, terrifié, j’entre enfin dans l’enceinte de l’AB. Je pensais enfin être au bout de mes surprises mais pas du tout. 1) Le concert n’est pas encore commencé, ouf. 2) Je pousse la porte et je tombe face à une salle comble d’un public assis amène le seul, majoritairement jeune, pseudo-branché et féminin… ce qui a l’avantage de me faciliter la tâche pour rejoindre le devant de la scène.

 

Pourtant, j’y tenais à mon concert de Fink…

 

Deux minutes plus tard, en toute simplicité, Fink alias Fin Greenall monte sur les planches. Sur scène, deux tabourets, deux micros, une batterie, une basse et une guitare sèche. Du côté du public, je devais malheureusement faire partie des cinq personnes qui connaissaient le groupe, qui l’appréciaient et qui étaient venues pour Fink et non pour Justin Nozuka.

Le set débute par ‘Biscuits’ extrait du premier album. Après un autre morceau du premier album, place à ‘This is the thing’, le premier single extrait de ‘Distance and Time’ leur nouvel album. J’attendais beaucoup de ce concert, pourtant, à part le brouhaha du public, la dimension scénique n’apporte que très peu et surtout elle n’apporte pas ce que j’espérais, à savoir de l’intimité, de l’émotion et de l’intensité. Du Fink, simple, trop simple peut-être et un public jeune et bruyant.

 

Fink


C’est beau, c’est simple mais pas assez touchant. Fin Greenall ne semble pas véritablement à l’aise sur scène, il communique très peu avec le public et se contente durant une heure d’enchainer compositions du premier et du deuxième album. Fink est un artiste excellentissime sur cd, il doit être excellent seul avec sa guitare dans votre salon… mais sur scène, ce n’est pas vraiment le cas et j’en suis déçu,… Comme sur l’album, quelques morceaux ressortent néanmoins du lot ‘Blueberry Pancakes’, ‘This is the thing’ ou ‘If Only’ mais crevé, après une heure je suis néanmoins content que le concert s’arrête. Petit déception donc. Déception aussi de croiser le groupe dans le public pour assister au concert suivant mais de ne pas voir ses produits au merchandising.

 

21h30. Avant que Justin Nozuka ne commence à jouer, en voyant le public de celui-ci, je partais déjà avec un énorme a priori. Il ne fallut que quelques minutes de son concert pour que cet a priori se confirme sur scène. Justin est un chanteur à minettes. De la musique aseptisée pour adolescentes en manque de je ne sais quoi. Sur scène, un jeune pseudo sex-symbol qui cultive son ancien côté R’N’B et qui l’introduit dans ses compositions. C’est lisse, assez mauvais et inintéressant. Je résiste dix petites minutes pour ensuite préférer laisser Justin à ses fans. Tchusss. 

 

La bonne nouvelle de la soirée : Menomena, après un concert mémorable le 5 octobre dernier, est de retour au Bota le 14 mars 2008 !!! Go Go Go        

 


Originaire de Brighton, FINK est loin d'être un inconnu à l'AB. En avril 2006, il ouvrait déjà pour Arsenal. A l'époque, nous le décrivions comme un croisement entre John Martyn et José Gonzáles. Fink est, il est vrai, le premier singer-songwriter à être repris sur le label Ninja Tune qui publie ici son troisième album 'Distance and Time'. Cette fois, c'est Andy Barlow de Lamb qui se colle à la production, créant un son somptueux et sophistiqué qui vient enrober la voix bluesy de Fink et son finger-picking à la guitare acoustique. Fink a tourné avec Zero 7, il a aussi étroitement collaboré avec Nitin Sawhney et a été l'un des premiers producteurs à travailler avec Amy Winehouse.

 

JUSTIN NOZUKA est un singer-songwriter canado-japonais dont la musique a été décrite comme un mélange de folk et de blues baigné de soul. Sorti cette année, 'Holly', le premier album de ce jeune homme de 18 ans, met essentiellement en valeur la maturité de sa voix. On retrouve en Nozuka le meilleur d'un Marvin Gaye ou d'une Lauryn Hill où pointe par moments l'ombre de Ray Lamontagne. Une véritable découverte.

'A 18 ans, Justin Nozuka joue dans la cour des grands. Celle des singers-songwriters qui ont une voix, une plume, et la musique chevillée au corps.' (La Libre Belgique)

 

Commentaires

Justin Nomusika Justin est un chanteur à minettes. De la musique aseptisée pour adolescentes en manque de je ne sais quoi :-))))))

Le pire, c'est que c'est en plein dans le mille. Dans le classement des cornichons de l'année, il va faire bonne figure, le Justin, avec ou sans moutarde.

Écrit par : Fab | 03/12/2007

bientôt de retour!!! coucou tout le monde! je suis bientôt de retour! Mon couloir et mes cokoteurs de feu me manquent! (ici=étage d'autistes!) dès mon retour je passerai vous dire bonjour et vous raconter mes nombreuses aventures! gros bisous à tous!!

Écrit par : marjo | 03/12/2007

Fink J'étais moi aussi au concert de Fink à l'AB. Je me retrouve dans tes propos: j'étais moi aussi venu prioritairement pour voir cet artiste hors pair; j'ai également été un peu déçu de sa prestation sur scène (ses 2 albums sont excellents et l'ambiance qui y règne ne se retrouvait pas vraiment en live); et j'ai été totalement dégoûté par le bruit et le brouhaha de ces jeunes qui n'ont aucun respect pour les artistes qu'ils viennent voir!
Quant à Justin Nozuka, je n'y suis resté qu'une quinzaine de minutes. La musique ne m'a pas plu et je n'ai pas supporté cet air que lui et son groupe se donnaient (ils sortent à peine du collège et se croient déjà de grands artistes, avec toute la mise en scène qui va avec!).
Enfin, conclusion: j'écoute et prends toujours autant de plaisir à écouter les albums de Fink que je n'hésiterai pas à retourner voir en concert si l'ocasion se présente...

Écrit par : Aliosha | 04/12/2007

Wow.. Qu'est ce qu'il vous a fait ce Nozuka?
On dit pourtant qu'il est humble et "down to earth" ce mec.
Que vous n'aimiez pas sa musique OK! Mais de là à lui coller une image de flambeurs a minettes... je trouve ca un peu culotté !
Pourquoi tant de méchanceté les mecs?

PEACE OUT

Écrit par : Nirail | 19/03/2008

Complètement d'accord J'ai toujours aimé Fink dans ses productions (sauf quand il était DJ, j'ai horreur de ça). J'ai tous ses albums et cont avoir le prochain. Le hic, évidement c'est sur scène. Il manque peut etre d'experience et ne se familiarise pas ... mais en tout cas c'est pas ça. Mais on ma dit qu'il était exellent dans les petites salles justement ou est a 2m du chanteur. L'acoustique est parfaite pour ce genre de chanteur.

Ensuite encore plus completment daccord avec vous sur le cas de Nozuka. Pour moi c'est une machine à commerce, un bon jeton pour les maisons de disques qui veulent se faire de la tune grâce "aux minettes". Pour c'est le mec qui aura fait une chanson bien et qu'on entendra plus l'an prochain, voir 2 ans, comme les Jonas Brothers ou tout ce que vous voulez.

Écrit par : Wilson | 30/04/2009

Fink c'est de la balle, nozuka a coté c'est un chanteur de feu de camp. Si j'avais été la bas, ce serai bien pour la premiere parti. Puis c'est vrai par rapport a ce qu'a dit "Wilson" aujourd'hui 2010 on entend plus parlé de "D'justiiiin"...

Écrit par : Bedos | 18/08/2010

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