28/10/2007

Elvis Perkins @ ABClub


ElvisPerkins

Elvis Perkins @ ABClub

 

Samedi 27 Octobre. J’ai rendez-vous à l’ABClub avec Elvis Perkins.

19h45. Quel plaisir de monter ce long escalier pour atterrir dans l’ABClub. La dernière fois que j’y étais retrouvé, c’était pour voir Just Jack. L’endroit n’a rien perdu de son charme, un pièce en parquet, une proximité extrême avec la scène et le charmant petit bar à fond de cette minuscule salle, le tout sous un éclairage merveilleux. Je tire la porte et je me retrouve au milieu de… 5 personnes… Il n’y aura pas foule ce soir, c’est une évidence et ce n’est pas plus mal. En face de moi, un stand merchandising avec d’affreux T-shirts à l’effigie du groupe, des Cds et des vinyles aussi… Curieux, je m’approche. Assis derrière la table, une femme lit un livre. Elle lève son regard, lâche un ‘Hello’ et replonge aussitôt dans son bouquin. Elle est blonde, assez bien portante et surtout elle chique la bouche ouverte. Je m’écarte et passe 10 minutes à observer cette scène digne d’un pseudo film américain. Cette femme, seule ; qui lit et qui ne lui manque plus qu’un tricot à la main et quelques gosses qu’elle engueulerait à ses pieds pour décrocher haut la main l’oscar du meilleur rôle…

 

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Le décor est planté mais je m’éloigne un peu du sujet. Je suis venu pour voir Elvis Perkins, rappelez-vous.

A 20h, début la première partie. C’est Mel Dune qui s’en charge.

Une jeune femme, accompagnée de trois musiciens, qui propose de la folk, dans la plus pure tradition, si ce n’est avec un petit accent flamand qui trahit ses origines. De la folk flamande en anglais en quelque sorte. Assis contre la scène, j’ai beaucoup de mal à me laisser prendre par ces sonorités touchantes mais sans réelle âme. Pourtant, après quelques morceaux, j’arrive peu à peu à me laisser toucher par l’univers du groupe, triste voir dépressif…mais trop tard…30 petites minutes et puis s’en vont… Un concert acoustique qui ne laissera pas un souvenir impérissable puisque vous pouvez encore ajouter à cela qu’elle ne s’exprime qu’en néerlandais et que je n’ai donc pas compris grand-chose à son charabia entre les morceaux…

 

En attendant 21h et Elvis, quelques bières me font patienter. Ce qui est bien avec l’Ancienne Belgique, c’est qu’on paye le prix du (super) gobelet en plastique dans lequel est versée la bière, on peut donc les reprendre chez soi pour en faire une collection… (Pourtant à 2,20€ la pisse de chat, ça pourrait paraître excessif mais après un passage par ce que propose nos amis français, je reste calme !)

 

21h. L’air de rien, Elvis Perkins débarque seul sur scène, guitare acoustique autour du cou et harmonica au bec, deux instruments qu’il ne quittera pas d’une seule seconde durant son concert.

 

Cet Elvis-ci n'est autre que le fils d'Anthony Perkins, l'acteur de 'Psychose'. Ceci étant dit, il est nettement plus pertinent de faire remarquer qu'ELVIS PERKINS est apparu pour la première fois sur la scène de l'AB en début d'année, en première partie de Clap Your Hands Say Yeah. Ce singer-songwriter était à l'époque totalement inconnu mais il a sorti depuis un 'Ash Wednesday' à vous donner des frissons. L'album a été enregistré à Los Angeles en compagnie de quelques amis musiciens et du batteur Gary Mallaber (Van Morrison). Un album pop folk qui s'épanche sur les bons comme les moins bons moments de la vie et qui nous fait penser, de temps à autre, à Bob Dylan. Après quelques tournées couronnées de succès à travers les Etats-Unis avec Okkervil River et My Morning Jacket, Elvis Perkins viendra cette fois en Europe, accompagné de son trio DEARLAND.
Petite communication d'ordre pratique : Elvis Perkins n'est pas contraire aux enregistrements audio et vidéo à usage privé, dixit un communiqué officiel sur son site web.

 

Après un premier morceau solo, Elvis se fait rapidement rejoindre sur scène par trois brillants musiciens multi-instrumentalistes. Une atmosphère étrange se dégage. Un univers dont je ne sais pas s’il est issu dans mon imaginaire ou non mais qui se juxtapose parfaitement à celui de la femme qui tient le stand merchandising. Imaginez à la fois des hippies dans les années 60 aux Etats-Unis et des jeunes fermiers américains tout droit tirés de leur ranch, mélangez les deux et vous aurez Elvis et ses musiciens. Elvis n’est pas très beau, sa barbe n’est pas très jolie. Il porte une chemise blanche et un vieux pantalon, un style assez négligé. Il porte autour du cou un long collier ainsi qu’un médaillon (avec une photo du christ ?). Le bassiste l’accompagne dans ce style hippie tandis que les deux autres cultivent plutôt le style bucheron avec de jolies chemises…de bucherons.

 

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Elvis est plutôt antipathique et peu communiquant, il est plongé dans son univers, un univers pas très joyeux. Durant les morceaux, il garde toujours les yeux fermés. Entre les morceaux, il change d’harmonica et de guitare et lance quelques mots au public, le plus souvent un vulgaire ‘Heyyy’.

Pourtant, le concert se déroule parfaitement, sans accros. C’était le Elvis Perkins que j’attendais. Avec un plus, les joyeux musiciens qui l’entoure. Je pense que tout seul, il doit être assez peu amusant… voir chiant… mais voir ses musiciens sourire entre eux et à toujours changer d’instruments rend le spectacle très attachant. Le nombre d’instruments joué par ces trois là durant le concert est vraiment impressionnant. Basse, contre-basse, violoncelle, trombone, grosse-caisse,… Ce qui fait qu’on peut rapidement passer de morceaux pop folks assez déprimants sur lesquels c’est Elvis qui occupe le devant de la scène à d’autres morceaux où l’on assiste à une véritable cacophonie multi-instrumentale. Dans ce bordel magnifique, le batteur qui prend la grosse caisse y joue pour beaucoup ! On s’éloigne de l’album, c’est varié, plaisant, de nombreux nouveaux morceaux sont joués… mais malgré tout, après 1h de concert, la majorité du public n’attend qu’une chose, son tube et certainement son meilleur morceau : While You Were Sleeping. Un morceau qui ne tombera finalement qu’en rappel et qui sera suivit d’un excellent morceau sur lequel les instruments se déchaînent et qui pour clôturer les 80 minutes de ce set, nous laissera partir avec un sentiment de gaieté et de bonne humeur…

1h20 de concert. Elvis n’ayant qu’un seul album, j’en suis agréablement surpris.

Du premier rang, j’ai passé un excellent moment, dans un univers particulier auquel j’étais déjà habitué… ce qui m’a facilité la tâche.

Ce n’est pas le concert de l’année mais Elvis Perkins m’a touché.

 

(Et pour 10€, c’est ce qu’on appelle : une bonne affaire).

 

0h42. Il y a 3h, j’étais à deux pas d’Elvis Perkins. Maintenant, je pense avoir fini cette chronique et je pense avoir tout dit. Reste cet interminable ‘While You Were Sleeping’ qui tourne en boucle…

 

Commentaires

Et ben il se relâche ELvis, cet été à St Malo il était rasé de près! (oui, ce commentaire est très intéressant :)

Écrit par : erwan | 28/10/2007

Petit passage et petit coucou.... Qui est allé, samedi soir, voir Mud Flow au Botannique? Moi j'ai aimé. C'est la première fois que je les voyais. Ils sont super!!!!!!!!!
Bon, eh bien, voilà passage terminé. Au prochain....

Écrit par : IAMWHATIAM | 29/10/2007

Zuis déjà de retour.... Ai oublié de demander si personne n'avait des places pour Mika. Il y a moyen d'en obtenir par ebay mais le double du prix, pffff....

Écrit par : IAMWHATIAM | 29/10/2007

J'ai franchement pas accroché. Mais j'avoue avoir eu des frissons pendant while you were sleeping (c'est pour toute l'histoire du 11 septembre) et je n'ai pas le frisson facile.

Elvis, il est moche. Ses bûcherons sont bien sympathiques ma foi...

et mes commentaires sont pertinents. ik weet het!

Écrit par : Cathou | 03/11/2007

toutes les impressions.

Écrit par : pauline | 04/11/2007

Les commentaires sont fermés.