08/08/2007

Exil vers Bruxelles

Exil vers Bruxelles

 

Dimanche 5 août 2007. 11h51

L’annonceur numérique trônant au-dessus de la porte de train me signale que « Nous arrivons à Silly », mon cerveau en traduit rapidement qu’il me reste 30 minutes de trajet. Le retour des mes 24 heures d’exil à Bruxelles.

 

J’aime le train, j’adore le train, surtout celui du dimanche matin.

Le dimanche matin, pas d’éléments perturbateurs (je vous laisse les imaginer), pas de travailleurs alcooliques, pas de étudiants stupides. Juste quelques familles, des conjoints divorcés qui vont chercher leurs enfants le temps d’une journée, des personnes seules, jeunes ou moins jeunes, porteuses d’interrogations : Qu’est ce qu’elles peuvent bien faire dans un train Bruxelles-Tournai un dimanche matin de vacances ?

 

Enfin, j’y suis aussi. Je me suis même permis d’enlever mes chaussures, je suis donc pieds nus avec la délicieuse electro pop de ‘Au Revoir Simone’ dans les oreilles. Pour me bercer, pour observer.

Comme souvent dans le train, je fais office de repoussoir et rares sont les personnes à oser s’aventurer dans les places qui m’entourent, que ce soit avec ou sans mes chaussures. C’est souvent un plaisir, c’est parfois dommage, surtout quand les quelques jolies demoiselles du train sont passées, en ignorant les trois sièges vides qui m’entourent. Je n’ai jamais mangé personne pourtant. Parfois, j’aimerai bien qu’une vieille personne s’installe en face de moi et qu’elle discute avec moi. Je pense, je ne suis pas certain.

Enfin, le plus souvent ça m’arrange, je peux me mettre à l’aise, profiter de tout l’espace, allonger mes longues jambes sans avoir peur d’effleurer la personne d’en face et surtout de disposer de toute la tablette.

 

Dehors, la température dépasse déjà les 25°. Au-delà de cette barre fatidique, ma peau commence à suer (et à se colorer) au moindre effort physique. La Belgique me convient parfaitement. Je veux du froid et de la pluie, tout le temps. Le ciel est bleu azure, comme en vacances, pas de nuages à l’horizon. La climatisation, les sièges bleus, le modèle et l’ambiance du train me ravissent.

 

A ma droite, de l’autre côté du couloir, une vieille femme de, disons, 72 ans. Une mémé. Lunettes, cheveux blancs et courts, bermuda blanc, polo rayé et sandalettes. Une mémé assez cool. Elle est néanmoins trahie par sa lecture : ‘Femme Actuelle’. Son crayon à la main, elle complète les jeux. Il y a beaucoup de gens qui font les jeux de leurs magazines en fait.

 

À ma gauche, les merveilleuses plaines de la campagne belge.

 

L’objet de mon voyage en train : Mon exil, ma fuite vers Bruxelles (cfr billet du 4 août).

 

24 heures de vacances, d’achats, de rencontres, d’aventures. Un bien fou.

 

Dans l’après-midi, j’avais tout d’abord rendez-vous pour quelques heures avec mes deux enseignes favorites ‘Mediamarkt’ et la ‘Fnac’… j’en ressorts appauvri d’une septantaine d’euros.

À ‘Mediamarkt’, j’ai craqué pour :

- La sublime édition collector de l’excellentissime ‘Eternal Sunshine Of The Spotless Mind’ qui pour 9€ me donne droit à un joli coffret mais surtout à la splendide Bande Originale du film.

- Quelques cadeaux d’anniversaire.

- Deux Dvd’s à 1€ que je ne regarderai probablement jamais.

 

Du côté de la ‘Fnac’, je me suis longuement attardé sur le rayon ‘Sociologie’, histoire de me confirmer, si cela était nécessaire, que mes études me passionnent.

J’ai craqué (mon portefeuille) pour le dernier livre de mon ex… professeur, monsieur Claude Javeau. Et bien que j’ai du mettre ma rancune de côté envers ce prof retraité et pas toujours très juste, j’aime toujours autant sa plume, ses idées et sa microsociologie. (-15€)

Deux autres essais sociologiques complètent mes achats : ‘Premier matin, comment naît une histoire d’amour’ de J-C Kaufmann, ainsi que le moins réjouissant mais certainement le plus intéressant ‘Suicide : des issues de secours’ de Bertrand Verfailllie.

 

Pas le temps de traîner. Attendre et  prendre le bus. Direction le troisième étage des résidences universitaires. Quel plaisir de retrouver ‘mon’ couloir, ses douze portes de chambres, sa cuisine, ses deux ‘salles de bain’, sa salle d’étude, son lavoir et surtout Edmond, ami et ‘voisin d’en face’. Je constate avec plaisir/effroi que :

-         Ce long couloir ressemble à un couloir de la mort en période de vacances.

-         Durant mon absence, ma chambre est occupée par une présence féminine. Peut être n’y trouverai-je plus un seul gramme de poussières et qu’une délicieuse odeur y régnera à mon retour dans 40 jours…

-         Edmond est toujours vivant et qu’il n’a pas changé.

 

Bruxelles, ma belle, me manque. J’y retrouve son cosmopolitisme (ou son multiculturalisme c’est selon), ses bus, son agitation, ses histoires et surtout mes amis.

Les heures qui suivent sont une vague histoire de retrouvailles, de bières en terrasses, de discussions, de pizzas dans la canapé devant la télé, d’une douce nuit dans une ‘chambre d’amis’ inconnue avec l’horrible tête de Doc des 7 nains à 30 cm de ma tête, de croissants à 8h du mat, de ballades de chiens, de marchés et de train. Le retour en train.

 

Doc


 Merci à Edmond et à tout ceux qui arriveront à la fin de ce billet.      

 

 

10:26 Écrit par ToX dans Tranche de vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |

Commentaires

yeahhhhhhhhhhhhhhh


Dans le train, j'ai déjà eu le vieil alcoolique qui me fait la causette et qui n'arrête pas de me proposer "une chopine", parce que selon lui, je dois pas être un mauvais gars.

Écrit par : Edmon | 08/08/2007

Mais si y'en a... Grande Taille, Ice ? ;)

Viva..les trains...nostagie du Go-Pass...Alors, profitez avant de passer au niveau supérieure du Rail-Pass ;)

Rem : me serai tapper sur un des trois sièges pour la simple raison que j'ai sans doute la facheuse tendance d'être une vraie pisseuse...juste POUR LE PLAISIR lalalalalalaaa lalalaaaaaaaa AAAAAAAAA... Pour le plaisir...

STROP :) oki !!!

Tiens Cathou n'est pas ici :(

Écrit par : Marguerite | 13/08/2007

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