16/07/2007

Dour Festival 2007 : Les dernières heures.

dour festival

Dour Festival 2007 : Les dernières heures.

 

Dimanche 15 Juillet 2007. Quatrième et dernier jour de festival. Une journée loin de toute l'agitation des trois premiers jours et de leurs rythmes marathoniens. Repos, calme et adieux. 

 

8h. Après quatre heures d’un sommeil non réparateur, me voilà déjà debout, réveillé par l’horrible chaleur ambiante d’une tente exposée en plein soleil.

En ce jour du Seigneur, Dieu merci, mes voisins sont aussi matinaux que moi.

Programme de la matinée : Plier bagages, redécouvrir les bouses de vaches aplaties depuis le premier jour sous la tente, devoir mettre le sac de couchage dans son (toujours trop) petit sac de rangement et finalement tenter de replier tant bien que mal les tentes ‘x’ secondes. Réjouissant. À cela s’ajoute encore les quelques kilomètres de marche pour retrouver la voiture sur le parking VIP/Presse.

Sur la chemin, des milliers d’autres festivaliers prennent déjà la route sans même assister à ce dernier jour de festival.

 

Heureusement, après ces épreuves particulièrement douloureuses le dernier jour d’un festival, vient le réconfort : retrouver le café ‘En Avant’ de la Place de Dour, sa terrasse et ses bières à 1,20€ (chose toujours très impressionnante pour nos voisins français). Le tout, accompagné par la fine équipe d’artistes avec qui j’ai passé ces quatre merveilleux jours.

 

J’ai toujours eu l’impression que le destin était précisément calculé et qu’au final, il était parfait. Le débat philosophique est bien entendu ouvert, si il n’a pas déjà eu lieu; d’ailleurs cette célèbre citation d’un grand philosophe belge me revient à l’esprit : Rien n’est parfait mais tout le devient.

Ainsi, même si je me suis retrouvé en partance pour Dour tout seul, le fait d’avoir une première fois oublier d’emporter mes essuies (mes serviettes, pour les français) d’avoir du rouvrir ma valise, ensuite de devoir refaire la même opération après mettre rendu compte d’avoir oublié de prendre mon K-way, d’être parti de chez moi à 10h07, d’avoir eu des travaux sur l’autoroute, d’avoir perdu 20 minutes à cause de l’excellente organisation du festival, toutes ces choses anodines et certainement encore beaucoup d’autres choses m’ont permis de rencontrer dès mes premiers instants de festival cette fine équipe de parisiens en Renault Kangoo avec qui je me suis lié d’amitié.

 

Et si finalement, c’était ça l’esprit de Dour. Malgré toutes les choses qui ne sont pas toujours roses dans ce festival et auxquelles il m’aura fallu un petit temps d’adaptation, la météo pourrie du premier jour, les problèmes d’organisation, un camping rempli, un festival étouffant, ce que je retiendrai de ce Dour Festival 2007 outre la programmation musicale qui me plaisait d’avance, ce sont mes rencontres. Celle de Greg, de Baba et de Mimi tout d’abord, rapidement rejoints par Rozenn et Marion ensuite pour compléter l’équipe avec laquelle j’ai passé la majorité de mon temps lors de ces 4 jours.

Certes, une génération nous sépare mais que c’est bon de découvrir d’autres univers, d’autres personnalités et d’autres façons de penser. Une diversité autour d’une certaine unité. J’ai appris beaucoup en ces quatre jours et j’ai rencontré des gens géniaux. Merci à eux.

 

Je me souviendrai aussi de mes rencontres un peu plus éphémères, celle de Simon le chanteur de ‘Aaron’ pour un moment sympa, décontracté et sincère juste avant qu’il se retrouve derrière les caméras de la RTBF et leurs questions bateaux et modèles de journalistes pro. Celle de Jérôme Colin aussi, un gars que j’admire tant j’aime son parcours et ce qu’il entreprend. Là aussi une génération nous sépare et nos points de vue s’en trouvent parfois touchés. Mais l’essentiel est là, une discussion et un échange de points de vue. J’ai beaucoup apprécié ses conseils, sa compréhension et son ouverture.

 

Ma première journée fut marquée par l’aventure, les imprévus, la découverte et les rencontres.

Ma deuxième journée fut marquée par une programmation musicale plus qu’impressionnante et par la mise en exécution de mon programme marathonien pour voir la plupart des groupes de celui-ci. Elle fut aussi marquée par la prise de ma seule et unique douche du festival…

De ma troisième journée, marquée par un nombre impressionnant de km en voiture et à pied et par un retour urgence/express, je retiendrai cette extraordinaire soirée électronique alcoolisée, ses danses endiablées et interminables. (Oui, oui, je confirme pour danser sur la trance du market, il faut y aller.)

De ma dernière journée, je retiendrai le réveil et ses discussions matinales (notamment avec Chouchou et Loulou) et les adieux au camping, à la boue et aux bouses.

Mais surtout ces quelques derrières heures passées avec ces personnages que je ne connaissais pas 3 jours plus tôt. Les dernières bières, les dernières discussions, les dernières piques, les dernières frites, les réserves de Red Bull, pour enfin regagner le site du festival et sa pseudo ambiance de dernier jour. Juste le temps de s’installer sur la bute, notre endroit de ralliement, de n’assister à aucun concerts, juste de mieux se connaître, une dernière fois.

Partir, sans se retourner, des souvenirs pleins la tête. Un festival incroyable, formidable et unique.

 

L’aventure, le destin, c’est fini pour quelques temps puisque je reprend le boulot dès demain, rasette à la main et vêtu d’un ciré jaune, à marcher sans arrêt 8h par jour… ça limite grandement l’aventure.

 

Encore merci à tous ceux qui ont fait de ce festival un moment unique et mémorable. Merci aussi à tous ceux qui m’ont fidèlement suivi sur ToX en direct du festival et à ceux qui ont participé en commentant et me soutenant.

 

J’attends avec impatience les aventures de ToX à Paris.        

 

Rock’n’roll

 

 

Tant que j’y suis, voici mes impressions globales du festival que j’avais écrit pour radiolibre :

 

‘Après quelques heures d'adaptation, à l'odeur, à la boue, à la marche à pied, aux difficultés de circulation, au fait d'avoir sa tente au fin fond du camping, aux seulement 3 ordis de l'espace presse (dont un squatté pour un gars qui semblait faire son mémoire), au fait de ne pas être étonné de voir des gars transportés inconscient sur civières, le festival se termine déjà. Que ce soit au camping ou sur le site, il y avait un mon goût un peu trop de monde mais sinon tous les défauts cités à propos de Dour, ce sont eux qui font le charme du festival et qui au final le rendent si attachant non?

De mon côté, c'était la première fois que j'étais du côté 'presse' et où j'ai tenté de couvrir le festival en direct sur mon blog. Une très chouette expérience.

 

Au niveau musical, j'ai encore un fois beaucoup apprécié 'Hot Chip' sur la grande scène, j'ai été agréablement surpris par 'Clap Your Hands Say Yeah' et un peu déçu par 'The National' que j'attendais avec impatience. Sans parler des gars de 'Justice' et de tout leur label 'Ed Banger' d'ailleurs, beaucoup trop lissent et n'abandonnant toujours pas leur dj set. On veut du liveeee. Déçu par le set de Vitalic aussi.

 

Mais Dour, c'est aussi beaucoup d'aventures et de chouettes rencontres et ça c'est merveilleux. C'est peut être ça le plus important.’

 

 

 

21:35 Écrit par ToX | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | | |

Commentaires

C'est vraiment ca Je viens de parcourir ton aventure a Dour,et tu as super bien traduit l'univers de ce festival,
bonne route a toi et a l'année prochaine

Écrit par : le funambule | 17/07/2007

ooooh *je verse une petite larme mon petit... *

:o)

Écrit par : Cathou | 17/07/2007

Ahhhh @ le funambule: Merci beaucoup pour tes compliments. Ça fait plaisir!

@ Cathou: Content de susciter ne fut ce qu'un peu d'émotion ;)
Dommage que tu ne sois plus vraiment dans le bateau ToX, ça devient vraiment une chouette expérience riche et enrichissante; à tous les points de vue, tu as vu ce nouvel espace publicitaire en haut à droite... il me rapporte plus que ce qu'une certaine personne nous donne à Bxl pour survivre. La rentrée s'annonce...parfaite.

Écrit par : ToX | 17/07/2007

Journée Record Lundi 16 Juillet 2007, journée record sur ToX. Les stats ont explosé pour atteindre ce record impressionnant: 865 pages chargées pour près de 650 visites journalières. Merciiii

Écrit par : ToX | 17/07/2007

"cette célèbre citation d’un grand philosophe belge me revient à l’esprit : Rien n’est parfait mais tout le devient."


Je ne connais pas du tout ce philosophe mais je le considère déjà comme une grande âme. Bravo à lui.

Et à toi...

Écrit par : edmond blattchen | 17/07/2007

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